Archives de Catégorie: Marqueurs de résultats

Approche par consensus pour la priorisation des programmes de soins

Le 27 octobre 2011, nous vous avions partagé l’affiche présentée congrès de clôture des fêtes du cinquantenaire de l’A.P.E.S. L’objectif de ce projet était d’élaborer une approche par consensus pour attribuer un rang de priorisation de la pratique pharmaceutique aux programmes de soins selon les résultats de santé, de coûts et de soins sécuritaires. L’article est maintenant publié.

Le résumé de notre projet se trouve ci-bas :

Objectives To establish a consensual and coherent ranking of healthcare programmes that involve the presence of ward-based and clinic-based clinical pharmacists, based on health outcome, health costs and safe delivery of care.

Methods This descriptive study was derived from a structured dialogue (Delphi technique) among directors of pharmacy department. We established a quantitative profile of healthcare programmes at five sites that involved the provision of ward-based and clinic-based pharmaceutical care. A summary table of evidence established a unique quality rating per inpatient (clinic-based) or outpatient (wardbased) healthcare programme. Each director rated the perceived impact of pharmaceutical care per inpatient or outpatient healthcare programme on three fields: health outcome, health costs and safe delivery of care. They agreed by consensus on the final ranking of healthcare programmes.

Key findings A ranking was assigned for each of the 18 healthcare programmes for outpatient care and the 17 healthcare programmes for inpatient care involving the presence of pharmacists, based on health outcome, health costs and safe delivery of care. There was a good correlation between ranking based on data from a 2007–2008 Canadian report on hospital pharmacy practice and the ranking proposed by directors of pharmacy department.

Conclusions Given the often limited human and financial resources, managers should consider the best evidence available on a profession’s impact to plan healthcare services within an organization. Data are few on ranking healthcare programmes in order to prioritize which healthcare programme would mostly benefit from the delivery of pharmaceutical care by ward-based and clinic-based pharmacists.

Vous pouvez consulter notre article publié dans l’International Journal of Pharmacy Practice.

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Classé dans Autres marqueurs, Groupe de discussion, Soins pharmaceutiques, URPP

Transmission du bilan comparatif des médicaments au département de pharmacie

Le 29 septembre 2011, nous vous avions partagé l’affiche présentée au Colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM). L’objectif de ce projet était d’évaluer la conformité des bilans comparatifs des médicaments transmis au département de pharmacie. L’article est maintenant publié.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Classé dans Avant/après, Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, Soins pharmaceutiques, URPP

Contamination de surface par trois antinéoplasiques dans une clinique externe d’oncologie

Dans la foulée de nos études multicentriques québécoises réalisées respectivement en 2008-2010, en 2012 et en 2013, nous avons effectué une courte étude additionnelle sur la contamination de surface retrouvée dans la clinique externe d’oncologie. Deux des douze prélèvements réalisés à la clinique externe se sont avérés positifs au méthotrexate. Aucun prélèvement positif n’a été obtenu pour le cyclophosphamide ou l’ifosfamide.

Compte tenu du nombre restreint de prélèvements effectués à la clinique externe, nous avons choisi de ne pas soumettre ces résultats pour publication dans une revue. Nous désirons néanmoins rendre ces résultats disponibles afin de contribuer aux données de surveillance environnementales publiées dans la littérature.

Vous pouvez consulter notre article dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

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Classé dans Annales de l'Unité de recherche en pratique pharmaceutique, Descriptive, Effets indésirables, Santé et sécurité au travail, Transversale, URPP

Migraine, thrombose et contraceptifs oraux

Depuis les avis de la Food and Drug Administration et de Santé Canada, les contraceptifs oraux combinés de troisième génération font fréquemment les manchettes en raison du risque accru de formation de caillots sanguins.

Nous présentons le cas d’une patiente ayant subi une augmentation de ses épisodes de céphalées, accompagnées de symptômes d’engourdissement des mains associés à l’utilisation d’un contraceptif oral combiné.

Le résumé de notre projet se trouve ci-bas :

Les contraceptifs oraux combinés (COC) sont des stéroïdes synthétiques dérivés des hormones féminines naturelles, soit les oestrogènes et la progestérone. Sur le marché canadien, le seul composé oestrogénique disponible est l’éthinyloestradiol, tandis que le progestatif peut varier selon le COC. De nos jours, les COC sont utilisés principalement dans le but d’empêcher une grossesse, mais ils peuvent parfois être utilisés pour certains avantages non contraceptifs, tels que la diminution des symptômes prémenstruels, la réduction des saignements dysfonctionnels, etc. Le premier contraceptif oral, l’Enovid™, apparu sur le marché au début des années 1960, contenait 150 μg de mestranol et 9,85 mg de noréthynodrel. À la suite de sa mise en marché, les premiers rapports de cas d’événements thrombotiques sont rapidement apparus. À cette époque, l’effet prothrombotique avait été associé à la composante oestrogénique, entraînant une diminution progressive des doses d’oestrogènes. Parallèlement à ce changement, une évolution des progestatifs avait aussi été observée, consistant plutôt en un changement dans leur composition chimique.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Cas, Effets indésirables, URPP

Mise à jour de nos travaux sur les ruptures d’approvisionnement de médicaments

Nous avons regroupé plusieurs projets complétés ayant pour thème les ruptures d’approvisionnement de médicaments.

Le nombre de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été quantifié de 2006 à 2010 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), puis mis à jour avec les données de 2010 à 2011 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), et de 2011 à 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral et affiche présentée au Colloque annuel de l’Association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal le 13 février 2013, à Montréal). Ces deux études ont mis en évidence un nombre constant de ruptures d’approvisionnement de médicaments entre 2006 et 2011, variant de 442 à 680 ruptures comptabilisées. Pour l’année 2011 à 2012, une forte augmentation à 1081 ruptures a été constatée.

Une revue des obligations réglementaires au Canada, en France et aux États-Unis a mis en évidence que les obligations juridiques françaises devraient inspirer les décideurs canadiens quant à l’obligation des fabricants de déclarer à l’avance tout risque de pénurie de médicaments (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral). Une comparaison du nombre de ruptures d’approvisionnement en médicaments rapportée en France et au Canada a également été réalisée, où en moyenne 47 produits étaient en ruptures en France contre 348 au Canada durant le mois de mars 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral).

Un diagramme d’Ishikawa a permis d’illustrer 35 causes possibles de ruptures d’approvisionnement (article publié dans le Pharmactuel).

Les projets suivants ont été présentés en tant que présentation par affiche lors de congrès; les manuscrits sont en processus de révision.

Une analyse des ruptures d’approvisionnement des agents antimicrobiens a compté 11 antimicrobiens (représentant 7 dénominations communes) en France, et 47 antimicrobiens (représentant 20 dénominations communes) au Canada (affiche présentée au congrès de l’ESCP du 30 mai au 1er juin 2012, à Leuven, Belgique).

La prise en charge de cinq cas type de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été décrite, incluant l’identification de 15 modes de défaillance associés (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Finalement, nous avons comptabilisé 30 recommandations émises par l’ensemble des intervenants, et, un an après la crise vécue, 10 des recommandations comportent des actions concrètes (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Comment sont vécues ces pénuries? Un sondage réalisé auprès de professionnels de la santé (746 répondants) met de l’avant que de 63% à 99% des répondants pensent que le cadre réglementaire fédéral doit être revu afin de mieux encadrer l’industrie pharmaceutique et que de 85% à 100% des répondants pensent que l’industrie doit rendre davantage de compte quant aux ruptures (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).  La mobilisation des ressources pour répondre à la crise vécue en 2012 dans les cinq CHUs a été estimée à près de 10 000 heures de travail et 0,5 millions $CAD (affiche APES affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

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Classé dans Autres marqueurs, Bon usage des médicaments, Circuit du médicament, Coûts, Descriptive, URPP

Affichage du poids et utilisation de pompes intelligentes en pédiatrie

La population pédiatrique est à haut risque d’erreurs médicamenteuses du fait de l’individualisation des doses en fonction du poids du patient. L’utilisation de certaines technologies telles que les pompes intelligentes peut aider à réduire des erreurs d’administration en pédiatrie. Le CHU mère-enfant Sainte-Justine a implanté en novembre 2011, 645 pompes et 400 pousse-seringues intelligents.

Nous avons simulé des situations où une erreur de saisie de l’ordre de 10 fois le poids était réalisée. La pompe intelligente ne parvenait pas à détecter cette erreur de saisie. Pour consulter le poids entré, le personnel soignant doit appuyer sur la pompe; le poids n’est pas affiché en permanence.

Au CHU Sainte-Justine, la gestion des risques d’erreurs médicamenteuse liés au poids a fait l’objet de nouvelles procédures. Les praticiens doivent mentionner le poids de prescription qui est retranscris dans le dossier pharmacologique et qui apparaît sur la feuille d’administration des médicaments, la concentration du médicament, le débit dose et de perfusion.

Vous pouvez consulter notre lettre à l’éditeur publiée dans l’American Journal of Health-System Pharmacy. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque sécurité des soins au Québec, les 26-27 avril 2012, à Montréal.

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Classé dans Erreurs, Observations, Opinion d'expert, Technologies, URPP

Déterminer le volume d’une seringue par visualisation numérique

Nous avons développé un algorithme de reconnaissance visuelle avec la suite logicielle Scorpion Vision Software (Tordivel, Norvège). Nous avons développé trois prototypes de seringues avec trois marqueurs visuels spécifiques, soit un sur le piston et deux sur le corps de la seringue. La concordance matricielle a été utilisée pour identifier les deux  marqueurs du corps de la seringue. Visionnez la vidéo démo sur YouTube.

Des calculs ont permis d’établir la distance entre les deux marqueurs et de déduire l’angle réel de la seringue sur l’image. La lecture du marqueur situé sur le piston permet de confirmer le volume total de la seringue. Enfin, la distance calculée entre le marqueur du piston et les deux autres marqueurs permet d’estimer le volume réel contenu dans la seringue à partir de l’éloignement du piston du corps de la seringue.

L’analyse du volume nécessite quelques secondes. Cette preuve de concept pourrait être intégrée à des stratégies de vérification contenant-contenu ayant recours aux codes-barres et permettre d’automatiser la vérification du volume de seringues.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

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Classé dans Descriptive, Erreurs, Technologies, URPP

Analyse des accidents et incidents liés à l’administration intraveineuse de médicaments

Nous avons réalisé une revue rétrospective des accidents et incidents (A/I) déclarés entre octobre et novembre 2010, soit avant l’implantation de pompes intelligente. Les A/I étaient liés aux médicaments dans 81% des cas. Les principales classes concernées étaient les solutés (33%), les anti-infectieux (20%), l’alimentation parentérale (11%) et les opiacés (9%). L’A/I le plus fréquent était la non-administration d’un médicament (14,3%). Près d’un tiers (29%) des A/I ont été considérés comme détectables par une pompe intelligente, en raison de l’utilisation d’une bibliothèque et d’alarmes.

Une analyse des A/I post-implantation sera réalisée afin de mesurer l’impact des pompes intelligentes.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

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Classé dans Circuit du médicament, Cohorte, Descriptive, Erreurs, URPP

Efficacité d’actions correctrices pour la réduction du bruit dans une pharmacie

Dans notre blogue du 15 septembre 2011, nous décrivions les zones bruyantes dans une pharmacie d’hôpital. En effet, le bruit est une des sources d’interruptions pouvant nuire aux travailleurs de la santé. Nous avons réalisé une étude pilote afin de constater les effets de certaines actions correctrices sur le bruit.

Parmi les actions correctrices, nous avons réaménagé l’espace afin de réduire les déplacements. Un mur de partition a été créé afin de délimiter la zone de validation. La transmission des ordonnances par fax a été remplacée par la transmission des ordonnances électroniques numérisées.

Les actions correctrices implantées n’ont pas été suffisantes pour diminuer significativement le niveau de bruit moyen dans les zones de la pharmacie (moyenne en pré 59±5 dB(A) contre moyenne en post 58±6dB(A); p=0,22). Les zones les plus bruyantes étaient les zones de préparation stériles, le sas et le centre d’information. Selon notre équipe de recherche, des niveaux de bruits moyens à 60 décibels sont inacceptables lorsqu’un haut niveau d’attention est requis. Des valeurs moyennes supérieures à 65 décibels devraient être évitées.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Practice. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

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Intégration des anti-infectieux à la bibliothèque d’une pompe intelligente

Les pompes intelligentes visent à rendre les infusions intraveineuses plus sécuritaires. Cette technologie nécessite qu’une bibliothèque  adaptée à chaque unité de soins soit créée.

L’intégration des anti-infectieux à notre bibliothèque s’est fait par consultation entre pharmaciens et médecins. Nous avons identifié 37 anti-infectieux devant être répartis entre neuf bibliothèques. De ceux-ci, 17 anti-infectieux ont pu être ajoutés avec des heures et concentrations standardisées. Les 20 autres anti-infectieux devaient être reconditionnés par les infirmières et n’ont donc pas pu être standardisés.

Trois mois suivant l’implantation, nous avons réalisé un sondage afin de connaître la satisfaction du personnel infirmier. Les éléments positifs étaient la facilité de sélection des anti-infectieux dans la bibliothèque, l’affichage du nom de l’agent en cours d’infusion et la disponibilité d’outils pour la préparation à partir des concentrations standardisées. Les éléments négatifs se rapportaient surtout à la présence de limites non pertinentes en certaines circonstances.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

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