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Coûts

Un programme d’autorisation et de suivi de l’utilisation de médicaments émergents est en place depuis 2014 dans notre établissement. Il concerne les médicaments obtenus par le Programme d’accès spécial (PAS), très coûteux ou utilisés hors monographie (HM) et pour lesquels peu de documentation scientifique est publiée.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons décrit l’utilisation des médicaments émergents en pédiatrie au CHU Sainte-Justine.

EMERGENT6

  • Les médicaments émergents concernaient majoritairement les médicaments coûteux et les patients d’oncologie.
  • Seulement la moitié des traitements émergents avaient atteint leurs objectifs d’efficacité au moment de l’évaluation.
  • Peu de toxicité ont été rapportées.

Pour en savoir plus, on peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec du 25 au 27 avril 2018 à Drummonville, Québec, Canada

L’alimentation parentérale est une préparation médicamenteuse coûteuse. En 2016, la pharmacie a préparé 8777 sacs dont coûts en fournitures de préparations sont de 234 400$.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons déterminé les coûts à l’administration d’alimentation parentérale auprès des patients hospitalisés au CHU Sainte-Justine.

AMELIORE2

Pour les résultats, on peut consulter notre affiche présentée au 7ème colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur les médicaments du 30 septembre au 1er octobre 2017 à Québec, Canada

La hausse des dépenses en santé est liée à plusieurs causes: vieillissement de la population, utilisation croissante des services de santé, hausses des dépenses liées à la rémunération des professionnels, etc. Dans ce contexte, en 2007, la France s’est tournée vers un financement des établissements basé sur la tarification à l’activité plutôt que sur l’historique des dépenses.T2A2

Au Québec, l’idée de tarification à l’activité fait l’objet de discussions et de recommandations depuis au moins deux décennies.

À Sainte-Justine, nous avons développé une démarche d’encadrement de l’utilisation de médicaments dits émergents (médicaments non approuvés au Canada, médicaments utilisés dans des indications non approuvées et médicaments très onéreux).

Nous avons donc comparé le financement des médicaments onéreux en France et le système mis en place dans notre centre.

On peut consulter notre article publié dans le  Journal canadien de la pharmacie hospitalière disponible en ligne.

 

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L’équipe de l’URPP a participé à la réalisation d’une revue Cochrane sur l’utilisation des circuits fermés. Les revues Cochrane rassemblent des données de qualité en réponse à des questions spécifiques.

Notre mission consistant à fournir une information accessible et fiable pour appuyer la prise de décisions éclairées n’a jamais été plus importante ou utile pour améliorer la santé au niveau global.[http://www.cochrane.org/fr/about-us]

Le protocole a été publié le 13 novembre 2017 et la revue a été publiée le 27 mars 2018. Tant le protocole que la revue ont été révisés par les pairs.

L’objectif de cette méta-analyse était de savoir si l’utilisation des circuits fermés en plus des manipulations sécuritaires permet de réduire l’exposition des travailleurs aux médicaments dangereux intraveineux, par rapport à l’utilisation de manipulation sécuritaires seulement.

Rappelons qu’il est connu depuis de nombreuses années que des traces d’antinéoplasiques (une catégorie de médicament dangereux) sont retrouvées sur les surfaces de travail où sont manipulés ces médicaments. L’équipe de l’URPP mène des études multicentriques au Canada depuis 2008. Nous ne savons pas à quelle concentration une trace de médicament dangereux peut être nocive pour la santé des travailleurs. Nous savons toutefois que cette exposition peut mener à risques pour la santé du travailleur (risques reproductifs, génotoxique, cancerogène, etc.). L’objectif est donc de réduire au minimum l’exposition des travailleurs. Les pratiques sécuritaires incluent notamment le nettoyage des fioles de médicament à leur arrivée, un entreposage sécuritaire, une préparation à l’intérieur de hottes, une manipulation respectant les normes, une administration réalisée par du personnel informé et compétent, une gestion adéquate des déversements accidentels et l’élimination sécuritaire des déchets. Les équipements de protection personnels demeurent essentiels.

Les circuits fermés sont des dispositifs offerts par plusieurs compagnies qui peuvent être utilisés pour la préparation et pour l’administration des médicaments dangereux pour éviter que le médicament ne soit en contact avec l’extérieur. Un doute persiste quant à leur utilité pour réduire l’exposition des travailleurs. De plus, ces dispositifs à usage unique sont très dispendieux.

Pour la revue, 23 études ont été incluses. Toutes les études incluses avaient des risques de biais sérieux  et présentaient des données de qualité faible. Aucune étude ne présentait des résultats sur la santé. Selon la méta-analyse, il n’y avait pas de différence significative dans la proportion des travailleurs avec des médicaments mesurés dans leur urine si un circuit fermé était utilisé. De même, aucune différence significative n’a été trouvée pour la majorité des médicaments testés. La concentration de cyclophosphamide mesurée sur les surfaces des pharmacies utilisant un circuit fermé était significativement plus faible de 50 pg/cm². Compte tenu des faibles concentrations mesurées sur les surfaces au départ, il est incertain qu’une telle réduction ait un effet sur la santé des travailleurs. De plus, d’autres sources d’exposition demeurent importantes pour les travailleurs.

Dans l’état actuel des connaissances, l’utilisation de circuits fermés ne peut être ni recommandée ni réfutée. La réalisation d’études de bonne qualité est encouragée pour limier les biais et obtenir des données de qualité.

L’équipe de l’URPP poursuit ses travaux afin de contribuer à la sécurité des travailleurs, notamment par l’étude canadienne de surveillance environnementale, l’évaluation pilote de la surveillance biologique, la participation à la révision du guide de l’ASSTSAS, l’évaluation des coûts des circuits fermés, l’évaluation des méthodes de nettoyage et autres projets.


The URPP team participated in the creation of a Cochrane review on the use of closed-system drugs transfer devices. Cochrane reviews contain quality data that answer specific questions.

Our mission to provide accessible, credible information to support informed decision-making has never been more important or useful for improving global health. [http://www.cochrane.org/about-us]

The protocol was published on November 13, 2017 and the review was published on March 27, 2018. Both protocol and review were peer-reviewed.

The objective of this meta-analysis was to find out if the use of closed-system drug transfer devices in addition to safe handling can reduce exposure to infusional hazardous drugs, compared to safe handling alone.

It has been known for many years that traces of antineoplastic drugs (a category of hazardous drugs) can be found on surfaces where they are handled. The URPP team has lead a multicenter study in Canada since 2008. We don’t know at what concentration a hazardous drug trace can be harmful for the healthcare workers. However, we do know that exposure is a risk for their health (reproductive risks, genotoxicity, cancer, etc.). The objective is to reduce workers exposure as much as possible. Safe practices include cleaning vials upon receipt, safe storage, compounding inside a hood, handling according to the guidelines, safe adminitration by trained workers, adequate management of spills and safe elimination of waste. Personnal protective equipment remain essential.

Closed-system are devices available from many manufacturers that can be used to prepare and administer hazardous drugs and avoid any contact of the drug with the exterior. These single-use devices are very expensive.

For the review, 23 studies were included. All studies were at serious risk of bias and presented low quality data. No study presented health benefits. According to the meta-analysis, there was no significant difference in the proportion of workers with drugs measured in their urine if a closed-system was used. No significant difference was found for most of the drugs tested. The concentration of cyclophosphamide measured on surfaces from pharmacies that used a closed-system was 50 pg/cm² lower. Considering the low concentrations measured on surfaces, the effect of this reduction on the health of workers is not known. Furthermore, other sources of exposure remain.

With the current knowledge, there is no evidence to support or refute the use of closed-system drug-transfer devices. Well designed studies are encouraged to limit bias and obtain quality data.

The URPP team continues its work to contribute to workers safety, including our canadian environmental surveillance study, our pilot evaluation of biological monitoring, our participation to the review of the ASSTSAS safe handling guide, the evaluation of the costs of closed-systems, the evaluation of cleaning methods and other projects.


La tyrosinémie de type I est un trouble génétique du métabolisme rare, mais grave. La prise de nitisinone en association à un régime pauvre en tyrosine et en phénylalanine est devenue le traitement de première intention en 1994.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une analyse coûts-conséquences pour chaque enfant ayant reçu un diagnostic de tyrosinémie de type I et ayant été traité au Québec entre le 1er janvier 1984 et le 1er janvier 2009 afin d’offrir une estimation des coûts Ntbc3médicaux directs des services de santé liés au traitement de la tyrosinémie de type I, tout en tenant compte de l’efficacité réelle de la nitisinone.

Cette étude nous a permis de conclure que le traitement par nitisinone améliore grandement les résultats thérapeutiques des patients souffrant de tyrosinémie de type I et réduit également le recours aux ressources en santé et à la greffe hépatique, diminuant ainsi les coûts associés.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

La semaine dernière, nous vous faisions part des changements dans les fonctions du comité de pharmacologie de notre centre. Un des changements implantés est le suivi des thérapies émergentes. Nous avons élaboré un outil d’aide à la décision pour la prise en charge des thérapies coûteuses émergentes.

Dans notre centre, cette démarche d’encadrement a été implantée en 2014. L’outil permet d’assurer une cohésion et une uniformité des décisions du comité de pharmacologie, du chef de département de pharmacie et du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens. On y note les approbations des autorités, le statut local, le niveau de preuve ayant mené à son approbation et le coût.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au 5ème Colloque Annuel du Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 2 juin 2015 à Québec, Québec.

Affiche présentée au RQRM

Affiche présentée au RQRM

Rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014

Rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014

L’équipe de l’URPP collabore au comité éditorial sur les pharmacies hospitalières canadiennes depuis 1996. Notre participation à cette enquête bisannuelle inclut une contribution à la méthode de recherche, au recrutement des participants, à l’analyse des données et à la rédaction des chapitres du rapport (notamment, aux chapitres clinical pharmacy practice, future trends in pharmacy practice, frontline pharmacists survey, pediatric pharmacy services).

Il nous fait plaisir de vous informer que la version anglaise du rapport 2013-2014 (~ 150 pages) vient d’être publiée. La version française du rapport sera publiée en août prochain.