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Bon usage des médicaments

Au Canada, la gestion des anti-infectueux est une pratique organisationnelle requise depuis quelques années et fait l’objet d’une évaluation ciblée lors des visites périodiques d’agrément des établissements de santé de chaque province.DDD12

Dans le cadre de nos activités de gestion des anti-infectueux, nous nous sommes intéressés à la prévalence des incidents et accidents liés à leur utilisation.

Durant les 12 mois d’étude, 301 incidents et accidents ont été recensés, dont 95% n’ont pas eu de conséquences pour les patients. Les événements les plus fréquents sont la non-administration de la dose et l’administration d’une dose incorrecte.

On peut consulter notre article publié dans les Archives de Pédiatrie.

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Un programme d’automédication existe au CHU Sainte-Justine pour les patientes admissibles: L’infirmière remet la trousse d’automédication ainsi qu’un
livret d’information sur les médicaments et procède à l’enseignement. La
mère doit par la suite consigner chaque prise de médicament sur la feuille
d’auto-administration des médicaments (FADM) prévue à cet effet. La
trousse contient de l’acétaminophène, du naproxène, de
l’acétaminophène-codéine, un onguent d’hydrocortisone-sulfate de zinc et
un gel de lidocaïne.

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Une enquête a été réalisée afin d’évaluer la perception des infirmières, médecins et pharmaciens exposés à ce programme à l’égard de l’efficacité, l’innocuité et du fonctionnement de ce programme.

Plus de 97% des professionnels de la santé ayant répondu au sondage sont d’avis que la douleur des patientes est bien soulagée par la trousse d’automédication et 90% trouvent que celle-ci entraîne rarement des effets indésirables chez les patientes.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières, QC, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmactuel disponible en ligne.

L’intégration de la pharmacogénomique dans la pratique de la pharmacie ne fait que commencer. De plus en plus, la réponse aux médicaments est associée à des polymorphismes génétiques. Cette précieuse information ouvre la voie vers des soins plus personnalisés pour les patients. PHARMACOGENOMIQUE4

Nous proposons ici une démarche en 4 étapes d’intégration de la pharmacogénomique en soins pharmaceutiques réalisée à partir des standards de pratique de l’OPQ. Les principales sociétés savantes et les ressources internet pertinentes de génomique ont également été identifiées.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières, QC, Canada.

Les médicaments de niveau d’alerte élevé (MNDE) peuvent causer d’importants préjudices aux patients. Le pharmacien doit donc prendre des précautions afin de réduire le risque qui leur est associé.

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Nous avons décrit les stratégies de gestion des médicaments de niveau d’alerte élevé utilisées au sein de notre centre hospitalier suite aux changements apportés à nos pratiques à partir des 11 procédures et 8 tests de conformité proposés par Agrément Canada.

Les outils et interventions qui ont été mis en place sont :

  1. Politique de gestion
  2. Révision de la liste MNDE et actions spécifiques (feuille d’ordonnances pré-rédigées, disponibilité restreinte des MNDE, etc)
  3. Logo conforme
  4. Double vérification
  5. Vérification spécifique des stocks de MNDE
  6. Intranet Pharmacie
  7. Intervention ponctuelle d’information et de formation
  8. Courte vidéo de formation

Les efforts requis pour mettre en place cette stratégie doivent nécessairement être fournis afin de sensibiliser le personnel soignant et changer les comportements.

Une liste de médicament de niveau d’alerte élevé est disponible sur le site de l’ISMP.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 4 au 8 février 2017 à Toronto, Ontario, Canada.

 

La gestion de la douleur postopératoire chez les patients pédiatriques connaît actuellement des changements importants. L’utilisation de la codéine est en baisse suite aux rapports de cas publiés et aux recommandations émises par les agences de réglementationsCUPIDOM des États-Unis, du Canada et e l’Europe. Dans notre hôpital universitaire pédiatrique de soins tertiaires, la morphine est maintenant utilisée dans ce contexte pour les patients hospitalisés, ainsi qu’à la maison après le congé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude prospective afin de décrire l’utilisation de la morphine à la maison dans un contexte de douleur postopératoire aiguë chez les enfants.

  • Un total de 243 sujets ont été recrutés.
  • 56 % des participants avec une prescription régulière de base ont reçu le médicament tel que prescrit.
  • Bien que 76 % des parents aient rempli la prescription de morphine en pharmacie lorsque prescrite au besoin, la plupart ont administré deux doses ou moins.
  • Dans un sous-ensemble de 77 sujets pour lesquels nous avons obtenu des données plus détaillées, seulement 9,2 % des doses prescrites ont été administrées.

Cette étude a révélé que de grandes quantités de morphine sont prescrites et dispensées au congé sans toutefois être administrées. Il est nécessaire de réévaluer la quantité de morphine prescrite et distribuée après les chirurgies en pédiatrie.

Vous pouvez consulter notre article publié dans The Journal of Pediatrics.

Dans le cadre du programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée, Minh-Thu Duong, Wen Ting Yu, Marie-Kim Héraut et Clara Elchebly en collaboration avec Stéphanie Tremblay, Marie-Élaine Métras, Denis Lebel, Niina Kleiber et Jean-François Bussières ont présenté lors du Rendez-vous de la recherche de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, les résultats de leur essai dirigé de maîtrise : « Patient Access to Compounded Drugs in Pediatrics After Discharge from a Tertiary Center ».  Ce projet met en évidence de nombreux problèmes associés à la prescription de préparations magistrales en pédiatrie et devrait contribuer à améliorer les modalités de prescription et de dispensation compte tenu des efforts de notre équipe auprès des différentes parties prenantes au Québec et au Canada.

De plus, dans le cadre du 14ème Séminaire de gestion pharmaceutique, les quatre résidentes du CHU Sainte-Justine ont présenté leurs travaux entourant l’utilisation de la simulation en pharmacie. Ces travaux ont notamment permis de compléter une revue documentaire et de mener une étude pilote incluant l’utilisation d’un oculomètre.

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De gauche à droite:  Jean-François Bussières, Minh-Thu Duong, Denis Lebel, Wen Ting Yu, Clara Elchebly et Marie-Kim Héraut à la Faculté de pharmacie – 1er décembre 2016.

La relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistance a été décrite il y a 30 ans. L’utilisation inadéquate des antibiotiques est maintenant un problème de santé publique.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude descriptive rétrospective sur cinq ans afin de décrire le profil de consommation des antibiotiques et le développement de résistances bactériennes dans un hôpital universitaire mère-enfant.

À notre connaissance, il s’agit de la première étude en population pédiatrique au Canada qui tentent d’établir une corrélation entre le taux de résistance et l’utilisation des antibiotiques.

Pour connaître les résultats, vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 30 janvier au 3 février 2016 à Toronto, Ontario, Canada.

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