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Morbidité

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L’équipe de l’URPP a participé à la réalisation d’une revue Cochrane sur l’utilisation des circuits fermés. Les revues Cochrane rassemblent des données de qualité en réponse à des questions spécifiques.

Notre mission consistant à fournir une information accessible et fiable pour appuyer la prise de décisions éclairées n’a jamais été plus importante ou utile pour améliorer la santé au niveau global.[http://www.cochrane.org/fr/about-us]

Le protocole a été publié le 13 novembre 2017 et la revue a été publiée le 27 mars 2018. Tant le protocole que la revue ont été révisés par les pairs.

L’objectif de cette méta-analyse était de savoir si l’utilisation des circuits fermés en plus des manipulations sécuritaires permet de réduire l’exposition des travailleurs aux médicaments dangereux intraveineux, par rapport à l’utilisation de manipulation sécuritaires seulement.

Rappelons qu’il est connu depuis de nombreuses années que des traces d’antinéoplasiques (une catégorie de médicament dangereux) sont retrouvées sur les surfaces de travail où sont manipulés ces médicaments. L’équipe de l’URPP mène des études multicentriques au Canada depuis 2008. Nous ne savons pas à quelle concentration une trace de médicament dangereux peut être nocive pour la santé des travailleurs. Nous savons toutefois que cette exposition peut mener à risques pour la santé du travailleur (risques reproductifs, génotoxique, cancerogène, etc.). L’objectif est donc de réduire au minimum l’exposition des travailleurs. Les pratiques sécuritaires incluent notamment le nettoyage des fioles de médicament à leur arrivée, un entreposage sécuritaire, une préparation à l’intérieur de hottes, une manipulation respectant les normes, une administration réalisée par du personnel informé et compétent, une gestion adéquate des déversements accidentels et l’élimination sécuritaire des déchets. Les équipements de protection personnels demeurent essentiels.

Les circuits fermés sont des dispositifs offerts par plusieurs compagnies qui peuvent être utilisés pour la préparation et pour l’administration des médicaments dangereux pour éviter que le médicament ne soit en contact avec l’extérieur. Un doute persiste quant à leur utilité pour réduire l’exposition des travailleurs. De plus, ces dispositifs à usage unique sont très dispendieux.

Pour la revue, 23 études ont été incluses. Toutes les études incluses avaient des risques de biais sérieux  et présentaient des données de qualité faible. Aucune étude ne présentait des résultats sur la santé. Selon la méta-analyse, il n’y avait pas de différence significative dans la proportion des travailleurs avec des médicaments mesurés dans leur urine si un circuit fermé était utilisé. De même, aucune différence significative n’a été trouvée pour la majorité des médicaments testés. La concentration de cyclophosphamide mesurée sur les surfaces des pharmacies utilisant un circuit fermé était significativement plus faible de 50 pg/cm². Compte tenu des faibles concentrations mesurées sur les surfaces au départ, il est incertain qu’une telle réduction ait un effet sur la santé des travailleurs. De plus, d’autres sources d’exposition demeurent importantes pour les travailleurs.

Dans l’état actuel des connaissances, l’utilisation de circuits fermés ne peut être ni recommandée ni réfutée. La réalisation d’études de bonne qualité est encouragée pour limier les biais et obtenir des données de qualité.

L’équipe de l’URPP poursuit ses travaux afin de contribuer à la sécurité des travailleurs, notamment par l’étude canadienne de surveillance environnementale, l’évaluation pilote de la surveillance biologique, la participation à la révision du guide de l’ASSTSAS, l’évaluation des coûts des circuits fermés, l’évaluation des méthodes de nettoyage et autres projets.


The URPP team participated in the creation of a Cochrane review on the use of closed-system drugs transfer devices. Cochrane reviews contain quality data that answer specific questions.

Our mission to provide accessible, credible information to support informed decision-making has never been more important or useful for improving global health. [http://www.cochrane.org/about-us]

The protocol was published on November 13, 2017 and the review was published on March 27, 2018. Both protocol and review were peer-reviewed.

The objective of this meta-analysis was to find out if the use of closed-system drug transfer devices in addition to safe handling can reduce exposure to infusional hazardous drugs, compared to safe handling alone.

It has been known for many years that traces of antineoplastic drugs (a category of hazardous drugs) can be found on surfaces where they are handled. The URPP team has lead a multicenter study in Canada since 2008. We don’t know at what concentration a hazardous drug trace can be harmful for the healthcare workers. However, we do know that exposure is a risk for their health (reproductive risks, genotoxicity, cancer, etc.). The objective is to reduce workers exposure as much as possible. Safe practices include cleaning vials upon receipt, safe storage, compounding inside a hood, handling according to the guidelines, safe adminitration by trained workers, adequate management of spills and safe elimination of waste. Personnal protective equipment remain essential.

Closed-system are devices available from many manufacturers that can be used to prepare and administer hazardous drugs and avoid any contact of the drug with the exterior. These single-use devices are very expensive.

For the review, 23 studies were included. All studies were at serious risk of bias and presented low quality data. No study presented health benefits. According to the meta-analysis, there was no significant difference in the proportion of workers with drugs measured in their urine if a closed-system was used. No significant difference was found for most of the drugs tested. The concentration of cyclophosphamide measured on surfaces from pharmacies that used a closed-system was 50 pg/cm² lower. Considering the low concentrations measured on surfaces, the effect of this reduction on the health of workers is not known. Furthermore, other sources of exposure remain.

With the current knowledge, there is no evidence to support or refute the use of closed-system drug-transfer devices. Well designed studies are encouraged to limit bias and obtain quality data.

The URPP team continues its work to contribute to workers safety, including our canadian environmental surveillance study, our pilot evaluation of biological monitoring, our participation to the review of the ASSTSAS safe handling guide, the evaluation of the costs of closed-systems, the evaluation of cleaning methods and other projects.


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En septembre 2013, nous vous avions partagé notre affiche présentée sur une analyse pré-post réalisée suite à l’implantation d’une nouvelle règle d’utilisation de la vancomycine, qui avait été présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada.

L’article découlant de ce projet a maintenant été publié.

Article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien

Article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien

Vous pouvez consulter notre article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien.

Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol à dose élevée durant des périodes prolongées. Nous avons réalisé une étude rétrospective à partir d’une série de six patients pédiatriques ayant reçu du pentobarbital, de la phénytoine ou du phénobarbital pour au moins 12 heures. Aucun cas d’acidose lactique n’a été rapporté chez ces six patients.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Affiche présentée au RQRUM

Affiche présentée au RQRUM

Introduction : Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol (PG) à dose élevée durant des périodes prolongées.

Objectifs : Évaluer la présence d’acidose lactique chez les patients traités avec phénytoine (8,29 mg/mL de PG), pentobarbital (8,31 mg/mL de PG) et phénobarbital (6,56 mg/mL de PG) aux soins intensifs pédiatriques.

Méthodologie : Étude descriptive et rétrospective de cas exposés.  L’étude se déroule au CHU Sainte-Justine, un établissement mère-enfant de 500 lits.  À partir du dossier pharmacologiques informatisé, nous avons identifié les patients ayant reçu de la phénytoine, du pentobarbital et du phénobarbital pour une période d’au moins 12 heures.  Ont été inclus tous les patients du 1er janvier au 31 décembre 2011.  Pour chaque patient, nous avons calculé la dose en mg/kg/jour de PG reçue, calculé le trou osmolaire et documenté le pH sanguin.

Résultats : Six patients ont reçu des combinaisons de ces trois médicaments pour des épisodes de 4 à 15 jours de traitement pour une dose totale cumulative de PG de 964 à 3184 mg/kg.  Tous les patients ont reçu du pentobarbital et de la phénytoine; deux patients ont reçu du phénobarbital. Les patients ont reçu Aucun patient n’a présenté d’acidose lactique avec des valeurs minimales et maximales de pH [7,37-7,44] et des valeurs moyennes de trou osmolaire respectivement de 7,4; 9,1; 11,3; 12,1; 18,3 et 18,4.

Conclusion : L’utilisation de médicaments comportant du PG comporte des risques théoriques d’acidose lactique. Aucun cas n’a été rapporté chez les six patients traités avec trois médicaments contenant du PG.  Il n’apparaît pas utile de procéder au monitorage sérique de PG. Toutefois, une étude chez un plus grand nombre de patients à doses cumulatives plus élevées pourrait être envisagée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Québec, Canada.

Depuis la publication de la pratique organisationnelle requise  d’Agrément Canada sur la gérance des anti-infectieux et la circulaire du Ministère de la Santé et des Services Sociaux sur la mise en œuvre d’une programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé, ceux-ci ont été appelés à développer des outils de surveillance et d’analyse.  Nous souhaitons partager les rapports que nous avons développés en lien avec ces exigences.

Étapes d'un rapport de surveillance de l'usage des antimicrobiens

Étapes d’un rapport de surveillance de l’usage des antimicrobiens

Nous avons publié « L’expérience d’un CHU mère-enfant en gérance des antimicrobiens : données sources et traitement de données aux fins d’élaborer un rapport de surveillance » dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique. Cet article présente des données supplémentaires à l’article paru dans le Pharmactuel.

Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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Seattle, Washington

Seattle, Washington

Nous souhaitons remercier Nancy Simcox et le Department of Environmental and Occupational Health Sciences, University of Washington School of Public Health, pour avoir invité l’URPP à présenter lors de la journée de formation tenue le 5 septembre 2014 à Seattle, Washington. Parmi les présentateurs à cette formation, notons Dr Melissa McDiarmid, University of Maryland School of Medicine’s Occupational Health Program, et Dr Tom Connor, National Institute of Occupational Safety and Health, Division of Applied Research and Technology. L’État de Washington a été le premier État à adopter un Règlement concernant les médicaments dangereux.

Lors de cette présentation de 45 minutes, nous avons discuté des recommandations de manipulation sécuritaire des médicaments dangereux de l’Ordre des pharmaciens du Québec et de celles de l’ASSTSAS, et avons résumé les principaux résultats des études multicentriques de surveillance environnementale canadiennes.

À venir! La liste des médicaments dangereux NIOSH 2014 devrait paraître dans les prochains jours, et contient maintenant 3 listes, soit :

  • 97 antinéoplasiques
  • 47 non-antinéoplasiques
  • 40 non-antinéoplasiques comportant principalement des effets au niveau de la reproduction

We would like to thank Nancy Simcox and the Department of Environmental and Occupational Health Sciences, University of Washington School of Public Health, for inviting the Pharmacy Practice Research Unit to present during the course on September 5th, 2014 in Seattle, Washington. Among the featured speakers, Dr Melissa McDiarmid, University of Maryland School of Medicine’s Occupational Health Program, and Dr Tom Connor, National Institute of Occupational Safety and Health, Division of Applied Research and Technology. Washington State has been the first State to adopt a rule on hazardous drugs.

For this 45 minutes presentation, we discussed recommandations on the safe handling of hazardous drugs from the Ordre des pharmaciens du Québec and from the ASSTSAS, and we highlited the main results from our canadian multicenter studies on environmental monitoring.

To come! The 2014 NIOSH hazardous drug list should be published in the next few days, and now contains 3 lists:

  • 97 antineoplastics
  • 47 non-antineoplastics
  • 40 non-antineoplastics with adverse reproductive effects

Le sildénafil est utilisé en pédiatrie pour traiter l’hypertension artérielle pulmonaire. Le 30 août 2012, la Food and Drug Administration émettait un avis contre l’utilisation du sildénafil en pédiatrie, en raison d’une hausse du risque de mortalité proportionnelle aux doses de sildénafil utilisées. Cet avis a été clarifié en mars 2014.

Avis de la Food and Drug Administration

Avis de la Food and Drug Administration

Les objectifs de cette étude étaient de comparer les doses prescrites de sildénafil chez nos patients vivants et décédés et de comparer le taux de décès en fonction des doses, de l’âge des patients et des renseignements cliniques.

Une étude observationnelle et descriptive de tous les patients ayant reçu une prescription de sildénafil entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012 a été réalisée au CHU Sainte-Justine.

Entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012, 129 patients ont reçu une prescription de sildénafil (n=99 patients vivants au moment de l’étude et n=30 décédés au moment de l’étude).  Les doses de sildénafil utilisées chez nos patients vivants et décédés n’étaient pas significativement différentes. Pour des doses <2 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses de 2 à < 4 mg/kg/jour, le taux de décès était de 17%. Pour des doses de 4 à < 8 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses ≥ 8 mg/kg/jour, aucun décès n’a été constaté.

Cette étude est rassurante quant à l’utilisation de sildénafil en pédiatrie, car la mortalité ne semblait pas reliée à la dose de sildénafil prescrite.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du RQRUM les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP.

La sédation et l’analgésie sont au cœur de la prise en charge des patients intubés aux soins intensifs. Le but de cette étude était d’obtenir un portrait de l’utilisation des sédatifs et analgésiques aux soins intensifs du CHU Sainte-Justine et de savoir quels étaient les déterminants associés à un changement pharmacothérapeutique chez ces patients.

Une revue rétrospective de dossiers des patients de 0 à 18 ans admis à l’unité entre le 1er novembre 2011 et le 1er novembre 2012 a été réalisée. Uniquement des patients ayant été intubés au moins 24h et ayant reçu une perfusion d’opioïde au cours de l’intubation ont été inclus.

Schéma de l'étude

Schéma de l’étude

En 11 semaines de collecte de données, 35 patients ont été inclus et 951 changements pharmacothérapeutiques ont été recueillis. La suite de la collecte et l’analyse de ces données permettront de tracer un portrait global de l’utilisation des agents sédatifs/analgésiques, de répondre aux questionnements des intervenants de l’unité et potentiellement d’influencer comment sont effectués ces changements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP