archive

Morbidité

En septembre 2013, nous vous avions partagé notre affiche présentée sur une analyse pré-post réalisée suite à l’implantation d’une nouvelle règle d’utilisation de la vancomycine, qui avait été présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada.

L’article découlant de ce projet a maintenant été publié.

Article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien

Article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien

Vous pouvez consulter notre article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien.

Publicités

Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol à dose élevée durant des périodes prolongées. Nous avons réalisé une étude rétrospective à partir d’une série de six patients pédiatriques ayant reçu du pentobarbital, de la phénytoine ou du phénobarbital pour au moins 12 heures. Aucun cas d’acidose lactique n’a été rapporté chez ces six patients.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Affiche présentée au RQRUM

Affiche présentée au RQRUM

Introduction : Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol (PG) à dose élevée durant des périodes prolongées.

Objectifs : Évaluer la présence d’acidose lactique chez les patients traités avec phénytoine (8,29 mg/mL de PG), pentobarbital (8,31 mg/mL de PG) et phénobarbital (6,56 mg/mL de PG) aux soins intensifs pédiatriques.

Méthodologie : Étude descriptive et rétrospective de cas exposés.  L’étude se déroule au CHU Sainte-Justine, un établissement mère-enfant de 500 lits.  À partir du dossier pharmacologiques informatisé, nous avons identifié les patients ayant reçu de la phénytoine, du pentobarbital et du phénobarbital pour une période d’au moins 12 heures.  Ont été inclus tous les patients du 1er janvier au 31 décembre 2011.  Pour chaque patient, nous avons calculé la dose en mg/kg/jour de PG reçue, calculé le trou osmolaire et documenté le pH sanguin.

Résultats : Six patients ont reçu des combinaisons de ces trois médicaments pour des épisodes de 4 à 15 jours de traitement pour une dose totale cumulative de PG de 964 à 3184 mg/kg.  Tous les patients ont reçu du pentobarbital et de la phénytoine; deux patients ont reçu du phénobarbital. Les patients ont reçu Aucun patient n’a présenté d’acidose lactique avec des valeurs minimales et maximales de pH [7,37-7,44] et des valeurs moyennes de trou osmolaire respectivement de 7,4; 9,1; 11,3; 12,1; 18,3 et 18,4.

Conclusion : L’utilisation de médicaments comportant du PG comporte des risques théoriques d’acidose lactique. Aucun cas n’a été rapporté chez les six patients traités avec trois médicaments contenant du PG.  Il n’apparaît pas utile de procéder au monitorage sérique de PG. Toutefois, une étude chez un plus grand nombre de patients à doses cumulatives plus élevées pourrait être envisagée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Québec, Canada.

Depuis la publication de la pratique organisationnelle requise  d’Agrément Canada sur la gérance des anti-infectieux et la circulaire du Ministère de la Santé et des Services Sociaux sur la mise en œuvre d’une programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé, ceux-ci ont été appelés à développer des outils de surveillance et d’analyse.  Nous souhaitons partager les rapports que nous avons développés en lien avec ces exigences.

Étapes d'un rapport de surveillance de l'usage des antimicrobiens

Étapes d’un rapport de surveillance de l’usage des antimicrobiens

Nous avons publié « L’expérience d’un CHU mère-enfant en gérance des antimicrobiens : données sources et traitement de données aux fins d’élaborer un rapport de surveillance » dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique. Cet article présente des données supplémentaires à l’article paru dans le Pharmactuel.

Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

English will follow

Seattle, Washington

Seattle, Washington

Nous souhaitons remercier Nancy Simcox et le Department of Environmental and Occupational Health Sciences, University of Washington School of Public Health, pour avoir invité l’URPP à présenter lors de la journée de formation tenue le 5 septembre 2014 à Seattle, Washington. Parmi les présentateurs à cette formation, notons Dr Melissa McDiarmid, University of Maryland School of Medicine’s Occupational Health Program, et Dr Tom Connor, National Institute of Occupational Safety and Health, Division of Applied Research and Technology. L’État de Washington a été le premier État à adopter un Règlement concernant les médicaments dangereux.

Lors de cette présentation de 45 minutes, nous avons discuté des recommandations de manipulation sécuritaire des médicaments dangereux de l’Ordre des pharmaciens du Québec et de celles de l’ASSTSAS, et avons résumé les principaux résultats des études multicentriques de surveillance environnementale canadiennes.

À venir! La liste des médicaments dangereux NIOSH 2014 devrait paraître dans les prochains jours, et contient maintenant 3 listes, soit :

  • 97 antinéoplasiques
  • 47 non-antinéoplasiques
  • 40 non-antinéoplasiques comportant principalement des effets au niveau de la reproduction

We would like to thank Nancy Simcox and the Department of Environmental and Occupational Health Sciences, University of Washington School of Public Health, for inviting the Pharmacy Practice Research Unit to present during the course on September 5th, 2014 in Seattle, Washington. Among the featured speakers, Dr Melissa McDiarmid, University of Maryland School of Medicine’s Occupational Health Program, and Dr Tom Connor, National Institute of Occupational Safety and Health, Division of Applied Research and Technology. Washington State has been the first State to adopt a rule on hazardous drugs.

For this 45 minutes presentation, we discussed recommandations on the safe handling of hazardous drugs from the Ordre des pharmaciens du Québec and from the ASSTSAS, and we highlited the main results from our canadian multicenter studies on environmental monitoring.

To come! The 2014 NIOSH hazardous drug list should be published in the next few days, and now contains 3 lists:

  • 97 antineoplastics
  • 47 non-antineoplastics
  • 40 non-antineoplastics with adverse reproductive effects

Le sildénafil est utilisé en pédiatrie pour traiter l’hypertension artérielle pulmonaire. Le 30 août 2012, la Food and Drug Administration émettait un avis contre l’utilisation du sildénafil en pédiatrie, en raison d’une hausse du risque de mortalité proportionnelle aux doses de sildénafil utilisées. Cet avis a été clarifié en mars 2014.

Avis de la Food and Drug Administration

Avis de la Food and Drug Administration

Les objectifs de cette étude étaient de comparer les doses prescrites de sildénafil chez nos patients vivants et décédés et de comparer le taux de décès en fonction des doses, de l’âge des patients et des renseignements cliniques.

Une étude observationnelle et descriptive de tous les patients ayant reçu une prescription de sildénafil entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012 a été réalisée au CHU Sainte-Justine.

Entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012, 129 patients ont reçu une prescription de sildénafil (n=99 patients vivants au moment de l’étude et n=30 décédés au moment de l’étude).  Les doses de sildénafil utilisées chez nos patients vivants et décédés n’étaient pas significativement différentes. Pour des doses <2 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses de 2 à < 4 mg/kg/jour, le taux de décès était de 17%. Pour des doses de 4 à < 8 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses ≥ 8 mg/kg/jour, aucun décès n’a été constaté.

Cette étude est rassurante quant à l’utilisation de sildénafil en pédiatrie, car la mortalité ne semblait pas reliée à la dose de sildénafil prescrite.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du RQRUM les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP.

La sédation et l’analgésie sont au cœur de la prise en charge des patients intubés aux soins intensifs. Le but de cette étude était d’obtenir un portrait de l’utilisation des sédatifs et analgésiques aux soins intensifs du CHU Sainte-Justine et de savoir quels étaient les déterminants associés à un changement pharmacothérapeutique chez ces patients.

Une revue rétrospective de dossiers des patients de 0 à 18 ans admis à l’unité entre le 1er novembre 2011 et le 1er novembre 2012 a été réalisée. Uniquement des patients ayant été intubés au moins 24h et ayant reçu une perfusion d’opioïde au cours de l’intubation ont été inclus.

Schéma de l'étude

Schéma de l’étude

En 11 semaines de collecte de données, 35 patients ont été inclus et 951 changements pharmacothérapeutiques ont été recueillis. La suite de la collecte et l’analyse de ces données permettront de tracer un portrait global de l’utilisation des agents sédatifs/analgésiques, de répondre aux questionnements des intervenants de l’unité et potentiellement d’influencer comment sont effectués ces changements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP

Il existe présentement peu de données sur l’utilisation de raltégravir pendant la grossesse. Nous avons rapporté un cas d’augmentation des niveaux de transaminase suivant l’utilisation de raltégravir à la 35e semaine de grossesse.

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

Le résumé se trouve ci-dessous :

Contexte : Malgré l’effcacité du raltégravir en matière de réduction de la charge virale chez les patientes présentant une infection au VIH, les données sur l’innocuité de son utilisation aux derniers stades de la grossesse sont rares. Un taux élevé de transfert placentaire a récemment été démontré.

Cas : Une femme de 34 ans, séropositive pour le VIH-1, vierge de tout traitement et d’origine africaine a entamé un traitement à la zidovudine/lamivudine, au lopinavir/ritonavir et au raltégravir à 35 semaines de grossesse. Après 11 jours de traitement au raltégravir, une baisse substantielle de la charge virale a été obtenue. En parallèle, elle présentait un taux sérique d’alanine aminotransférase 23 fois supérieur et un taux sérique d’aspartate aminotransférase décuplé; ces deux taux sont revenus à la normale à la suite de l’abandon du traitement au raltégravir. Un garçon en santé est né à terme. Les tests de dépistage du VIH menés chez l’enfant ont donné des résultats négatifs à cinq mois; aucun problème de santé n’a été constaté à huit mois.

Conclusion : Il s’agit, à notre connaissance, du premier exposé de cas à indiquer une hausse des taux sériques maternels de transaminase à la suite de l’utilisation de raltégravir chez une femme se trouvant à un stade avancé de la grossesse.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of obstetrics and gynaecology Canada, accessible sur Pubmed.