archive

Santé et sécurité au travail

Depuis 2010, notre équipe a réalisé six études multicentriques sur la contamination environnementale par des antinéoplasiques, dont le cyclophosphamide, l’ifosfamide et le methotrexate.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective et longitudinale au sein de notre centre afin d’évaluer la contamination des surfaces.

Un total de 72 échantillons a été prélevé entre 2010 et 2016. Chacun a été analysé pour 3 médicaments différents. 50% des échantillons étaient positifs au cyclophosphamide, 32% à l’ifosfamide et 19% au methotrexate. expoprof31

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès European Association of Hospital Pharmacists, du 22 au 24 mars 2017 à Cannes, France.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy disponible en ligne.

Publicités

Selon la liste du National Institute for Occupational Safety and Health, les antinéoplasique représentent la majorité des médicaments dangereux. De plus, les professionnels de la santé sont de plus en plus exposés aux antinéoplasiques dans le cadre de leur travail.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons fait une revue de la littérature scientifique concernant la surveillance urinaire de professionnels de la santé exposés aux antinéoplasique dans leur travail.

24 articles ont été retenus. Les médicaments dangereux étudiés sont principalement le cyclophosphamide, les platines et l’alpha-fluoro-béta-alanine, métabolite urinaire du 5-fluorouracile. La proportion de travailleurs qui ont été déclarés positifs aux médicaments dangereux s’étendait de 0% (n = 10 études) à 100% (n = 4 études). Si on retient que les études permettant de calculer le taux de travailleurs ayant au moins un prélèvement positif (n = 23), la proportion est de 21%. EXPOPROF27

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières, QC, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le  Journal canadien de la pharmacie hospitalière disponible en ligne.

Afin de protéger les travailleuses des dangers réels que le milieu professionnel peut présenter pour la grossesse, le foetus ou le bébé allaité, le Québec s’est doté en 1981 du programme « Pour une maternité sans danger » (PMSD). Ce programme assure la réaffectation ou le retrait préventif des travailleuses enceintes. Depuis 1981, les assistantes-techniques et pharmaciennes peuvent bénéficier du PMSD.EXPOPROF25

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une revue de la littérature afin d’établir un état des lieux du PMSD et présenter son application dans le domaine de la pharmacie.

En pharmacie, une majorité des travailleuses pouvait être réaffectée sans qu’un retrait préventif soit requis, en raison de la diversité du travail. Douze recommandations sont proposées, telles qu’une réaffectation hors de la zone de préparation de médicaments dangereux ou le maintien à la prestation de soins en clinique si des mesures de protection sont prises.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières, QC, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmactuel disponible en ligne.

English will follow

Nous avons complété notre plus grande étude multicentrique de surveillance environnementale! En 2017, 83 hôpitaux à travers le Canada ont participé à notre étude. 953 échantillons ont été analysés pour la présence de 10 antinéoplasiques : cyclophosphamide, ifosfamide, méthotrexate, cytarabine, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel et vinorelbine. Autre nouveauté cette année, les participants avaient accès à leurs résultats à partir d’un site web leur permettant de consulter leurs résultats historiques ainsi que de se comparer au reste du Canada. Il n’existe pas de limite sécuritaire d’exposition aux médicaments antinéoplasiques pour les travailleurs; nous permettons à nos centres participants d’identifier quels sites de prélèvement sont à cibler (c’est-à-dire ceux dont les concentrations mesurées étaient supérieures au 75e ou au 90e percentile mesuré à partir des résultats canadiens).

Les résultats ont été présentés au congrès Midyear Clinical Meeting de l’ASHP et il nous fait plaisir de partager l’affiche qui peut être consultée ici. Nous constatons que la majorité des surfaces demeurent contaminées au cyclophosphamide, mais que la concentration mesurée est basse et diminue au fil des années. Les surfaces les plus contaminées demeurent la grille de la hotte, le plancher devant la hotte et les bras des fauteuils où les patients reçoivent de la chimiothérapie.

Le recrutement pour l’année 2018 débute, vous êtes invités à nous contacter si vous êtes intéressés à participer.

Publications reliées :

Étude 2008-2010 : The Canadian Journal of Hospital Pharmacy  / Affiche présentée au congrès CSHP’s 43rd Professional Practice Conference (PPC) 2012, 4-8 février 2012, Toronto, Canada
Étude 2012 : International Archives of Occupational and Environmental Health / Affiche présentée au congrès CSHP’s 44th Professional Practice Conference (PPC) 2012, 2-6 février 2013, Toronto, Canada
Étude 2013 : Journal of Occupational and Environmental Hygiene / Affiche présentée au congrès 2013 Midyear Clinical Meeting de l’ASHP, Orlando 8-12 décembre 2013
Étude 2014 : The Canadian Journal of Hospital Pharmacy / Affiche présentée au congrès 2014 Midyear Clinical Meeting de l’ASHP, Anaheim 7-11 décembre 2014.
Étude 2015 : Journal of oncology pharmacy practiceAffiche présentée au congrès CSHP’s 47th Professional Practice Conference (PPC) 2016, 30 janvier – 3 février 2016, Toronto, Canada.
Étude 2016 : Journal of Occupational and Environmental Hygiene /  Affiche présentée au congrès EAHP Congress, 22-24 mars 2017, Cannes, France.
Étude 2017 : Publication à venir. / Affiche présentée au congrès ASHP Midyear Clinical Meeting, 4-7 Décembre 217, Orlando, USA.
Étude 2018 : Recrutement en cours.


We have completed our largest environmental surveillance study to date! In 2017, 83 hospitals across Canada participated. 953 samples were analyzed for the presence of 10 antineoplastic drugs: cyclophosphamide, ifosfamide, methotrexate, cytarabine, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotecan, docétaxel, paclitaxel and vinorelbine. New this year: participants can access their results through a website that allows them to see their historical results and also to compare with the rest of Canada. There is no safe exposure limit for antineoplastic drugs; our study helps participating centers identify which sampling site should be targeted (those with concentrations measured above the 75th or 90th percentile that was calculated from Canadian results).

The results were presented at the ASHP Midyear Clinical Meeting and we are happy to share the poster that can be consulted here. The majority of surfaces were contaminated with cyclophosphamide, but the concentration measured was low and is reduced over the years. The surfaces that were the most contaminated were the front grille of the hood, the floor in front of the hood and the arm rests of the chairs were chemotherapy is administered.

Recruitment for 2018 starts, you are welcome to contact us if you are interested.

Linked publications:

2008-2010 studyThe Canadian Journal of Hospital Pharmacy  / Poster presented at CSHP’s 43rd Professional Practice Conference (PPC), February 4-8 2012, Toronto, Canada
2012 studyInternational Archives of Occupational and Environmental Health / Poster presented at CSHP’s 44th Professional Practice Conference (PPC), February 2-6 2013, Toronto, Canada
2013 studyJournal of Occupational and Environmental Hygiene / Poster presented at ASHP Midyear Clinical Meeting, Orlando December 8-12 2013
2014 studyThe Canadian Journal of Hospital Pharmacy / Poster presented at ASHP Midyear Clinical Meeting, Anaheim December 7-11 2014.
2015 study: Journal of oncology pharmacy practicePoster presented at HP’s 47th Professional Practice Conference (PPC), January 30 – February 3 2016, Toronto, Canada.
2016 studyJournal of Occupational and Environmental Hygiene /  Poster presented at EAHP Congress, March 22-24 2017, Cannes, France.
2017 study: Publication to come. / Poster presented at ASHP Midyear Clinical Meeting, December 4-7 217, Orlando, USA.
2018 study: Ongoing recruitment.

Dans le cadre de la journée Sécurité 2017 du CHU Sainte-Justine, l’équipe de la pharmacie a présenté une affiche et un kiosque sur la sécurité du circuit du médicament.  Grâce à la présence et la contribution de Claire Lambert, assistante de recherche à l’URPP, nous avons présenté différentes astuces disponibles sur l’Intranet accompagné d’un quizz visant à distinguer les médicaments, les médicaments dangereux, les produits dangereux et les médicaments à haut risque (alerte élevée).  Les participants étaient invités à pairer une carte identifiant chaque catégorie de médicaments/produits à un sac contenant une sélection de médicaments/produits correspondant.  Toutes les activités de cette journée visent à sensibiliser l’ensemble du personnel soignant et de soutien à la réduction des risques et l’amélioration de la qualité.

En pharmacie, la sécurité passe notamment par la contribution des pharmaciens, des assistants-techniques séniors en pharmacie, des étudiants, des résidents et des assistants de recherche et le personnel administratif.

  

Claire Lambert, kiosque sur la sécurité et les médicaments, 31 octobre 2017, CHU Sainte-Justine.

7La sensibilisation aux risques pour la santé des médicaments dangereux et la nécessité de protéger les travailleurs de la santé ont augmenté depuis la publication de l’alerte de l’Institut national pour la sécurité et la santé (NIOS ) en 2004 portant sur le sujet.expoprof23

Les pharmaciens, techniciens en pharmacie et autres acteurs impliqués dans le processus d’utilisation des médicaments doivent être conscients des risques potentiels associés aux médicaments dangereux et connaître les mesures préventives et correctives afin de réduire leur risque d’exposition. Un récent sondage auprès des pharmaciens communautaires à travers le Canada a souligné que la majorité des répondants n’utilisent pas de mesure de protection lors de la manipulation des médicaments anticancéreux par voie orale ; par exemple, seulement 6,8 % ( 24/352 ) utilisaient des gants et 27,3% ( 96/352 ) utilisaient un plateau de comptage séparé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons publié un article mettant en évidence les lignes directrices publiées sur le sujet et décrivant les procédures que le personnel de la expoprof23-1pharmacie devrait suivre pour aider le personnel de la pharmacie à manipuler la chimiothérapie par voie orale et autres médicaments dangereux de façon sécuritaire et minimiser les risques. L’article aborde également la contamination de l’environnement par les médicaments dangereux dans les pharmacies communautaires, comment réduire le risque et comment surveiller la contamination. La manipulation sécuritaire de la chimiothérapie par voie orale par les patients est également brièvement mentionnée.

Nous croyons que les pharmaciens ont la responsabilité d’informer et de protéger leur travailleurs ainsi que de surveiller leur contamination locale.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Practice.

Les gaz tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane peuvent présenter des risques pour la santé des travailleurs. Lors de la réception, de l’entreposage et du transport de ces gaz, il existe un risque de bris accidentel. Au moment de l’anesthésie, lors de la connexion du contenant à son INHALE4bévaporateur, une certaine quantité de gaz peut s’évaporer. Pendant l’administration, des fuites sont possibles. À la fin de l’anesthésie, les patients exhalent des gaz pendant plusieurs heures. Un volume résiduel de gaz peut demeurer dans les contenants au moment où ceux-ci sont jetés.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons résumé les résultats d’études ayant mesuré le sévoflurane dans l’air et chez l’humain, un gaz anesthésique pour inhalation fréquemment utilisé. Nous présentons également des recommandations pour une utilisation sécuritaire de ces gaz.

Nous vous invitons à consulter notre article publié dans la revue Objectif prévention.