Archives pour la catégorie Devis

Accidents et incidents liés à l’administration des médicaments par voie intraveineuse: une étude pré-post suivant l’implantation de pompes intelligentes dans un hôpital universitaire

Il est attendu des pompes intelligentes qu’elles préviennent et réduisent les erreurs médicamenteuses. L’implantation de ces pompes nécessite des efforts significatifs et la collaboration des médecins, des infirmières, des pharmaciens et autres intervenants.

POMPES5Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude descriptive rétrospective de type pré-post au sein de notre hôpital mère-enfant afin d’évaluer l’impact des nouvelles pompes intelligentes sur le nombre d’accidents et d’incidents rapportés associés aux médicaments (I/A).

  • phase pré: 2911 I/A rapportés et 1432 I/A associés à l’administration intraveineuse de médicament.
  • phase post: 3523 I/A rapportés et 1834 I/A associés à l’administration intraveineuse de médicament puis respectivement 2788 et 1389 la 2eme année.

L’implantation des pompes intelligentes n’a pu être associée à une réduction des risques.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le journal Drug Safety.

Perfusions continues et pompes intelligentes en néonatologie : une analyse « pré-post » des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC)

L’administration de médicaments par voie parentérale comporte davantage de risques que la POMPES8-amdecplupart des autres voies d’administration. En vue de sécuriser et d’améliorer l’administration parentérale
des médicaments, notre centre a décidé d’implanter des pompes intelligentes afin de remplacer son parc de pompes volumétriques devenu obsolète.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude de type AMDEC avant et après l’implantation des pompes intelligentes afin d’évaluer le risque théorique lié au processus d’utilisation des perfusions continues au sein du service de néonatalogie de notre centre universitaire.

L’analyse AMDEC a démontré une réduction globale du risque théorique lié à l’utilisation des perfusions intraveineuses continues, processus comportant des risques élevés d’erreurs médicamenteuses. La mise en place de prescriptions et de concentrations standardisées a diminué le risque théorique de l’étape de prescription et de préparation qui sont des étapes critiques du fait de l’individualisation des doses des médicaments en néonatalogie. On a démontré en revanche une augmentation de la criticité globale en phase postérieure à l’implantation pour l’étape d’administration.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

La perspective de pharmaciens de première ligne sur les enjeux de la pharmacie

La pratique de la pharmacie connaît actuellement de grands changements. Alors que depuis près de 30 ans l’Enquête sur la Pharmacie Hospitalière collecte des informations sur la pratique pharmaceutique hospitalière au Canada, il existe que depuis tout récemment une nouvelle enquête concernant les pharmacienspharmacists1 de première ligne.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé un article afin de présenter les résultats de cette enquête et de comparer les réponses obtenues par les pharmaciens salariés et les pharmaciens gestionnaires.

Au total, 680 pharmaciens de première ligne ont répondu aux questions proposées dans le sondage concernant notamment leur profil d’activités, le modèle de pratique en place au sein de leur pharmacie, les rôles et responsabilités des techniciens en pharmacie et les enjeux de la pratique.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy pour plus de détails.

Perception de la pharmacovigilance par les pharmaciens hospitaliers québécois

La surveillance de la sécurité des médicaments via un système de pharmacovigilance est essentielle. PHARMACOVIG7

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons développé un questionnaire web de 16 questions et l’avons envoyé aux pharmaciens hospitaliers québécois afin d’évaluer leur perception concernant leurs capacités à pratiquer la pharmacovigilance, les facteurs influençant leurs déclarations des effets indésirables médicamenteux et les mesures pouvant augmenter leur taux de déclarations.

  • 71% des pharmaciens hospitaliers ont répondu
  • Plus de 90 % des répondants ont considéré être capable de pratiquer les activités reliées à la pharmacovigilance.
  • Sur une année d’exercice, 98 % des répondants ont été confronté à au moins un effet
    indésirable médicamenteux grave ou inattendu et 77 % d’entre eux ont déclaré au moins un effet indésirable médicamenteux à Santé Canada.
  • Les facteurs incitant plus de 89 % des répondants à déclarer étaient : la sévérité, la rapidité d’apparition, la visibilité, le caractère inattendu et un effet indésirable médicamenteux dû à un médicament nouvellement commercialisé.
  • 69% des répondants ont considéré la surcharge du travail comme l’obstacle principal
    à la déclaration.
  • Une majorité de répondants ont soutenu la mise en place de 13/14 mesures
    proposées visant à augmenter le taux de déclaration.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises.

Modernisation du département de pharmacie du CHUSJ – révision de processus par cartographie

Dans le cadre des travaux de modernisation du CHU Sainte-Justine et de l’ouverture du nouveau bâtiment des unités spécialisés (BUS) en décembre 2016, des travaux complémentaires ont été menés afin de réaliser la modernisation du département de pharmacie, qui sera prochainement réaménagé à neuf dans le bâtiment existant.

Sur la photo, de gauche à droite, Suzanne Atkinson, pharmacienne et Caroline Comeau, coordonnatrice en amélioration continue, CHU Sainte-Justine

Un exercice de révision des processus a été mené par l’équipe pharmacie (Suzanne Atkinson et coll.) en collaboration avec Caroline Comeau, coordonnatrice en amélioration continue des processus clinico-administratifs de la Direction de la performance et de la qualité.

Une affiche sur la révision de processus menée au département de pharmacie du CHUSJ a été soumise et présentée le 10 mai 2017 au Rendez-vous annuel de l’amélioration continue 2017 de la Communauté virtuelle de pratique en amélioration continue (CvPAC).  Il s’agit d’un bel exemple de collaboration interdisciplinaire en amélioration continue.

 

Rapport sur l’usage à la maison de morphine dans un contexte postopératoire en pédiatrie

La gestion de la douleur postopératoire chez les patients pédiatriques connaît actuellement des changements importants. L’utilisation de la codéine est en baisse suite aux rapports de cas publiés et aux recommandations émises par les agences de réglementationsCUPIDOM des États-Unis, du Canada et e l’Europe. Dans notre hôpital universitaire pédiatrique de soins tertiaires, la morphine est maintenant utilisée dans ce contexte pour les patients hospitalisés, ainsi qu’à la maison après le congé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude prospective afin de décrire l’utilisation de la morphine à la maison dans un contexte de douleur postopératoire aiguë chez les enfants.

  • Un total de 243 sujets ont été recrutés.
  • 56 % des participants avec une prescription régulière de base ont reçu le médicament tel que prescrit.
  • Bien que 76 % des parents aient rempli la prescription de morphine en pharmacie lorsque prescrite au besoin, la plupart ont administré deux doses ou moins.
  • Dans un sous-ensemble de 77 sujets pour lesquels nous avons obtenu des données plus détaillées, seulement 9,2 % des doses prescrites ont été administrées.

Cette étude a révélé que de grandes quantités de morphine sont prescrites et dispensées au congé sans toutefois être administrées. Il est nécessaire de réévaluer la quantité de morphine prescrite et distribuée après les chirurgies en pédiatrie.

Vous pouvez consulter notre article publié dans The Journal of Pediatrics.

Étude de cas de ruptures d’approvisionnement de médicaments en établissements de santé

Les ruptures d’approvisionnement de médicaments ont des répercussions négatives sur les patients, les professionnels de la santé et le système de soins de santé de manière générale.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude afin de décrire la prise en charge de cas type de ruptures d’approvisionnement de médicaments afin d’illustrer la complexité et les risques inhérents à ces ruptures sur le circuit du médicament hospitalier et les patients traités.

RUPTURES2De septembre 2011 à août 2012, près de 1100 ruptures d’approvisionnement de médicaments
ont été rapportées sur le marché canadien. Au moins 52 dénominations communes ont été visées par une rupture d’approvisionnement au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine pour au moins une présentation pharmaceutique canadienne durant la même période et au moins 234 actions correctrices locales ont été initiées. Compte tenu du nombre sans précédent de ruptures d’approvisionnement, différentes mesures incluant les actions correctrices ont été mises en place. Les trois cas type retenus pour notre analyse descriptive portent sur les présentations pharmaceutiques commerciales de phosphore, tobramycine et sulfate de magnésium.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Risques et Qualité disponible en ligne.