Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux en établissement de santé: quoi penser du Guide de prévention?

Au Québec, l’encadrement de la manipulation sécuritaire des médicaments dangereux est géré par plusieurs organismes. L’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur des affaires sociales a émis en 2008 le Guide de prévention – Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux. Les recommandations ne se sont pas arrêtées là et de nouvelles ont été publiés depuis.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une enquête auprès des chefs des départements de pharmacie des établissements de santé du Québec offrant des services en hémato-oncologie dans le but de recenser les pratiques relatives à la manipulation des médicaments dangereux par les travailleurs québécois des établissements de santé.

Sur 30 chefs de département contactés, 23 provenant de 41 installations différentes ont participé à l’enquête (73 %) ;

  • Satisfaction de la première édition du Guide : 90 % (37/41) se disait satisfait ou partiellement satisfait
  • Utilisation des mesures de précaution et de protection :
    • Médicaments du groupe 1 : généralement utilisées
    • Médicament du groupe 2 et 3 : peu utilisées
    • Modalités de nettoyage des surfaces : varie d’un établissement à l’autre

À partir des résultats de cette enquête, il a été possible d’évaluer le niveau de mise en oeuvre des mesures mentionnées dans le Guide. Quoique les pratiques ne cessent de s’améliorer depuis la publication du Guide en 2008, plusieurs des recommandations ne sont toujours pas mises en oeuvres en raison de contraintes en matière de ressources financières, matérielles et humaines.

On peut consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ.

Poster un commentaire

Classé dans Article original, Santé et sécurité au travail, Santé et sécurité au travail, Satisfaction, URPP

Financement à l'acte : est-ce le modèle approprié pour Québec?

Depuis 2004, le principal mode de gestion financière des établissements de santé (ES) français est la tarification à l’activité, appelée T2A en France. Il y a quelques années, au Québec, le Ministre de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) a annoncé son intention d’adopter un financement à l’acte pour l’ensemble du réseau québécois de la santé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive transversale dans le but de décrire les modalités d’application de la T2A pour ensuite pouvoir les comparer aux modalités prévues au Québec dans le cadre du financement à l’activité.

Le mode de gestion financière mis en place en France est complexe et comporte au moins cinq modalités de financements : financement par séjour comportant deux sous-catégories que sont les suppléments et les bornes extrêmes, le financement par prestation, le finance-ment en sus, le financement par dotation et le financement par forfait annuel. Plusieurs rapports et experts questionnent le modèle actuel français qui évolue depuis maintenant 14 ans. Cette étude permettra un avis critique sur l’implantation d’un tel système de gestion financière au Canada dans les années à venir.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmacien Hospitalier et Clinicien.

Commentaires fermés sur Financement à l'acte : est-ce le modèle approprié pour Québec?

Classé dans Article original, Descriptive, Pharmacoéconomie, URPP

Recherche évaluative : est-elle plus documentée en officine ou en hôpital?

En 2012, une plate-forme sur les rôles et les retombées des activités du pharmacien a été mis en place à des fins pédagogique et scientifique par l’Unité de Recherche en Pratique Pharmaceutique (URPP). À travers celle-ci, l’URPP vise à soutenir l’évolution de la pratique pharmaceutique en milieu hospitalier, communautaire ou autrement.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective dans le but de décrire et comparer les données relatives aux rôles et retombées de l’activité du pharmacien par milieu de pratique (hospitalier et communautaire).

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

Commentaires fermés sur Recherche évaluative : est-elle plus documentée en officine ou en hôpital?

Classé dans Article original, Descriptive, Pédagogie en santé, URPP

Processus d'application des connaissances : implication dans la pratique pharmaceutique

Le domaine de la santé, incluant le domaine de la pharmacie, a connu de nombreuses innovations au cours des dernières décennies, que ce soit du point de vue des connaissances, des technologies ou des modes d’intervention en santé. Ces innovations ont permis l’amélioration de la qualité et l’espérance de vie des humains, par contre, ils sont également associés à une augmentation des dépenses en santé limitant le transfert des connaissances. Étant au coeur du circuit du médicament, le pharmacien est mieux placé que quiconque pour assurer le bon usage des médicaments et l’atteinte des meilleurs résultats thérapeutiques.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous nous sommes intéressés au processus de mise en application des connaissances et à ses retombées potentielles en pharmacie. Nous avons ainsi réalisé une recherche documentaire à partir du moteur de recherche PubmedMD et de la littérature grise dans le but de dépeindre le processus de mise en application des connaissances et son intérêt en pharmacie.

Aucune définition ou modèle d’application des connaissances spécifique à la pharmacie n’a été trouvé dans les articles recensés, malgré les nombreuses possibilités existantes : dans le cadre du comité des médicaments, de l’éducation thérapeutique, de l’évaluation des pratiques, etc. L’application des connaissances restent toutefois bien documenté dans la littérature, et c’est avec les données recueillies que nous avons pu élaborer une démarche d’application des connaissances réalisable en pharmacie. Cette démarche comportent quatre étapes : analyse du contexte, synthèse des données probantes, dissémination des connaissances vers un patient ou un professionnel de la santé et évaluation de l’intervention.

Selon le contexte, le pharmacien peut être producteur, courtier et utilisateur de connaissances. La compréhension du processus d’application des connaissances, ainsi que la promotion de recherche et de développement d’interventions de la part des pharmaciens devraient être stimulé par ces propositions de définition et de modèle adaptés à la pratique pharmaceutique.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmacturel.

Commentaires fermés sur Processus d'application des connaissances : implication dans la pratique pharmaceutique

Classé dans Article original, Revue de littérature, Soins pharmaceutiques, Soins pharmaceutiques, URPP

Antinéoplasiques : surveillance biologique de 4 agents chez des professionnels de santé de 2 centres hospitaliers pour adultes

Les professionnels travaillant dans le domaine de l’oncologie, en particulier les pharmaciens, les assistants techniques en pharmacie et les infirmières, sont exposés quotidiennement aux médicaments antinéoplasiques. Cette exposition peut mener à certains effets indésirables incluant des risques de génotoxicité, des risques reproductifs (malformations congénitales, fausses-couches) et des risques de cancers.

Dans les cadres des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude pilote dans le but d’évaluer l’exposition potentielle à quatre antinéoplasiques (cyclophosphamide, ifosfamide, méthotrexate, α-fluoro-β-alanine) par les professionnels de la santé travaillant dans deux centres hospitaliers pour adultes.

Vingt-huit travailleurs ont été recrutés de chaque centre pour un total de 56 participants : 15 assistants techniques, 17 pharmaciens et 24 infirmiers. La majorité des participants (54/56) travaillait en hémato-oncologie le jour d’échantillonnage d’urine, et un nombre similaire (49/56) avait travaillé dans le même département la veille. Aucun des 56 échantillons d’urine ne présentaient de concentrations détectables de l’un des quatre médicaments.

Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par de bonnes pratiques de manipulation, une faible contamination de surface et l’utilisation régulière de gants. Les études de surveillances environnementales dans lesquelles ces deux centres ont participé à travers les années ont également joué un rôle dans la sensibilisation des travailleurs aux risques d’exposition associé à la manipulation d’antinéoplasiques.

D’autres études sont nécessaires pour évaluer les besoins en monitorage biologique et pour optimiser la méthode avant de proposer un suivi de routine en dehors du contexte de recherche.

On peut consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

Commentaires fermés sur Antinéoplasiques : surveillance biologique de 4 agents chez des professionnels de santé de 2 centres hospitaliers pour adultes

Classé dans Article original, Autres marqueurs, Santé et sécurité au travail, Santé et sécurité au travail, URPP

Petite histoire : Henry Robert Gray (1838-1908) et son ordonnancier

L’année 2019-2020 marque le 100e anniversaire de la Faculté de pharmacie de
l’Université de Montréal, alors que l’année 2020 marque le 150e anniversaire de l’Ordre des Pharmaciens du Québec (OPQ). Afin de souligner ces anniversaires, nous nous sommes intéressés à l’ordonnancier d’Henry Robert Gray, pharmacien et troisième président de l’Association pharmaceutique de la province de Québec (APPQ) de 1875 à 1877 et de 1891 à 1893.

Ainsi, dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective dans le but de décrire et de situer le contenu de son ordonnancier dans le contexte de l’époque.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec – Grand Forum 2019, le 28 et 29 mars 2019 Québec, Qc, Canada.

Commentaires fermés sur Petite histoire : Henry Robert Gray (1838-1908) et son ordonnancier

Classé dans Descriptive, Histoire de la pharmacie, URPP

Pharmacovigilance : portrait de la pratique en établissement de santé au Québec

Tout établissement de santé se doit de déclarer les réactions indésirables graves à un produit thérapeutique en vertu des changements apportés à la loi sur les aliments et drogues (Loi de Vanessa).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive transversale dans le but de décrire l’organisation pratique de la pharmacovigilance en établissement de santé au Québec et la perception des chefs de départements de pharmacie. Nous avons également comparé les pratiques des établissements universitaires à celles des établissements non universitaires.

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Commentaires fermés sur Pharmacovigilance : portrait de la pratique en établissement de santé au Québec

Classé dans Descriptive, Effets indésirables, Législation pharmaceutique, Transversale, URPP

Codification : impact des effets indésirables médicamenteux sur les séjours hospitaliers

Le séjour des patients est codifié par les archivistes médicaux à partir de logiciels. Cette codification génère notamment un indice de gravité (IG) variant de 1 à 4, un indice de mortalité (IM) variant de 1 à 4 et un niveau d’intensité relative des ressources utilisées (NIRRU) variant de 0 à 99. Ces indicateurs donnent un indice de la lourdeur des cas : la lourdeur augmente si la valeur des indicateurs augmente. Ils pourraient même éventuellement influencer le financement axé sur les patients.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive dans le but de dépeindre l’impact de différents effets indésirables médicamenteux (EIMs) sur des séjours hospitaliers en simulant huit scénarios et en calculant leur IG, IM et NIRRU respectif.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec – Grand Forum 2019, le 28 et 29 mars 2019 Québec, Qc, Canada.

Commentaires fermés sur Codification : impact des effets indésirables médicamenteux sur les séjours hospitaliers

Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Effets indésirables, URPP

Documentation des interventions pharmaceutiques dans le dossier du patient : quelles sont les modalités?

Chaque pharmacien se doit de documenter ses interventions dans le dossier de ses patients, et ce pour assurer une meilleure réalisation, continuité et évaluation de ses actes. La SPFC définie une intervention pharmaceutique comme étant : « toute proposition de modification de la thérap[ie] en lien avec un/des produits de santé initiée par le pharmacien ».

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive dans le but de décrire les modalités de documentation des interventions pharmaceutiques dans le dossier du patient en France et au Québec, ainsi que leurs enjeux.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre du SNPHPU 2019, Marseille France.

Commentaires fermés sur Documentation des interventions pharmaceutiques dans le dossier du patient : quelles sont les modalités?

Classé dans Descriptive, Législation pharmaceutique, URPP

Pharmacovigilance : détermination des bonnes pratiques en pharmacie hospitalière au Québec

Les prestataires de soins ont à leur disponibilité plusieurs lignes directrices décrivant les meilleures façons de gérer les effets indésirables médicamenteux (EIMs) d’un patient. Or, il existe très peu de lignes directrices orientant la façon de promouvoir et gérer les EIMs identifiés dans les hôpitaux.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive de type Delphi dans le but de déterminer les bonnes pratiques de pharmacovigilance en pharmacie hospitalière tout en répondant aux exigences de la Loi de Vanessa.

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmacoepidemiology & Drug Safety.

Commentaires fermés sur Pharmacovigilance : détermination des bonnes pratiques en pharmacie hospitalière au Québec

Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Effets indésirables, Soins pharmaceutiques, Soins pharmaceutiques, URPP