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Cas

Les rapports de cas contribuent largement à la littérature scientifique en apportant de nouvelles connaissances dans le domaine de la santé, aussi bien médical que pharmaceutique. Les rapports de cas peuvent fournir des données scientifiques importantes qui n’ont pas été observées lors des essais cliniques et peuvent parfois engendrer de nouvelles recherches, voire modifier l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament. Le but est de fournir des sources essentielles d’informations sur la prise en charge des patients en partageant des expériences individuelles anecdotiques. Il peut s’agir d’un diagnostic ou d’une évaluation difficile, d’un traitement ou d’une prise en charge spécifique, ou encore d’un cas éducatif apportant une nouvelle perspective sur le sujet. Une rédaction succincte mais de bonne qualité d’un rapport de cas est essentielle afin d’espérer une publication. L’objectif de cet article est de présenter étape par étape la préparation d’un rapport de cas. Dans le cadre des Recettes de l’URPP, cet article est rédigé aux fins de soutenir des rapports de cas entourant la survenue d’un effet indésirable.  On peut consulter notre article dans le cadre des Annales de l’URPP et de nos recettes.

Recettes de l'URPP

Recettes de l’URPP

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Le syndrome neuroleptique malin est une réaction indésirable rare qui peut être mortelle dans 12 % à 20­% des cas. Nous présentons un cas d’un garçon de 12 ans ayant développé ce syndrome suite à la prise de dompéridone. Selon l’échelle de Naranjo, un score de 5 indiquant un lien probable entre le syndrom malin et la dompéridone a été calculé.

DOMPERIDONE

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

VORICONous avons rapporté un cas d’hallucinations secondaires au voriconazole chez un adolescent. Selon le score de Naranjo, le lien était catégorisé comme probable.

Le résumé du cas se trouve ci-dessous :

Objectif : Décrire le cas d’un adolescent qui a développé une toxicité au voriconazole intraveineux alors qu’il présentait de nombreux facteurs pouvant en influencer la pharmacocinétique.

Résumé du cas : Il s’agit d’un patient de 17 ans suivi après une greffe de moelle osseuse, hémodialysé trois fois par semaine, traité au voriconazole intraveineux pour une infection fongique pulmonaire qui a développé des troubles visuels et des hallucinations. Les concentrations plasmatiques de voriconazole chez ce patient étaient alors anormalement élevées. Aucune interaction médicamenteuse ne pouvait expliquer des valeurs aussi élevées. Un génotypage du CYP2C19 a révélé que le patient possédait le CYP2C19 (681G >A) responsable d’un phénotype de métaboliseur lent hétérozygote.

Discussion : L’association entre les effets indésirables subis par le patient et le voriconazole est probable. Les données probantes sur ce sujet, le lien temporel et l’exclusion des autres causes possibles parlent en faveur de cette association.

Conclusion : Ce cas démontre la nécessité de faire le suivi des dosages de voriconazole et l’importance de la pharmacologie dans les soins directs dispensés aux patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol à dose élevée durant des périodes prolongées. Nous avons réalisé une étude rétrospective à partir d’une série de six patients pédiatriques ayant reçu du pentobarbital, de la phénytoine ou du phénobarbital pour au moins 12 heures. Aucun cas d’acidose lactique n’a été rapporté chez ces six patients.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Affiche présentée au RQRUM

Affiche présentée au RQRUM

Introduction : Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol (PG) à dose élevée durant des périodes prolongées.

Objectifs : Évaluer la présence d’acidose lactique chez les patients traités avec phénytoine (8,29 mg/mL de PG), pentobarbital (8,31 mg/mL de PG) et phénobarbital (6,56 mg/mL de PG) aux soins intensifs pédiatriques.

Méthodologie : Étude descriptive et rétrospective de cas exposés.  L’étude se déroule au CHU Sainte-Justine, un établissement mère-enfant de 500 lits.  À partir du dossier pharmacologiques informatisé, nous avons identifié les patients ayant reçu de la phénytoine, du pentobarbital et du phénobarbital pour une période d’au moins 12 heures.  Ont été inclus tous les patients du 1er janvier au 31 décembre 2011.  Pour chaque patient, nous avons calculé la dose en mg/kg/jour de PG reçue, calculé le trou osmolaire et documenté le pH sanguin.

Résultats : Six patients ont reçu des combinaisons de ces trois médicaments pour des épisodes de 4 à 15 jours de traitement pour une dose totale cumulative de PG de 964 à 3184 mg/kg.  Tous les patients ont reçu du pentobarbital et de la phénytoine; deux patients ont reçu du phénobarbital. Les patients ont reçu Aucun patient n’a présenté d’acidose lactique avec des valeurs minimales et maximales de pH [7,37-7,44] et des valeurs moyennes de trou osmolaire respectivement de 7,4; 9,1; 11,3; 12,1; 18,3 et 18,4.

Conclusion : L’utilisation de médicaments comportant du PG comporte des risques théoriques d’acidose lactique. Aucun cas n’a été rapporté chez les six patients traités avec trois médicaments contenant du PG.  Il n’apparaît pas utile de procéder au monitorage sérique de PG. Toutefois, une étude chez un plus grand nombre de patients à doses cumulatives plus élevées pourrait être envisagée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Québec, Canada.

Il existe présentement peu de données sur l’utilisation de raltégravir pendant la grossesse. Nous avons rapporté un cas d’augmentation des niveaux de transaminase suivant l’utilisation de raltégravir à la 35e semaine de grossesse.

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

Le résumé se trouve ci-dessous :

Contexte : Malgré l’effcacité du raltégravir en matière de réduction de la charge virale chez les patientes présentant une infection au VIH, les données sur l’innocuité de son utilisation aux derniers stades de la grossesse sont rares. Un taux élevé de transfert placentaire a récemment été démontré.

Cas : Une femme de 34 ans, séropositive pour le VIH-1, vierge de tout traitement et d’origine africaine a entamé un traitement à la zidovudine/lamivudine, au lopinavir/ritonavir et au raltégravir à 35 semaines de grossesse. Après 11 jours de traitement au raltégravir, une baisse substantielle de la charge virale a été obtenue. En parallèle, elle présentait un taux sérique d’alanine aminotransférase 23 fois supérieur et un taux sérique d’aspartate aminotransférase décuplé; ces deux taux sont revenus à la normale à la suite de l’abandon du traitement au raltégravir. Un garçon en santé est né à terme. Les tests de dépistage du VIH menés chez l’enfant ont donné des résultats négatifs à cinq mois; aucun problème de santé n’a été constaté à huit mois.

Conclusion : Il s’agit, à notre connaissance, du premier exposé de cas à indiquer une hausse des taux sériques maternels de transaminase à la suite de l’utilisation de raltégravir chez une femme se trouvant à un stade avancé de la grossesse.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of obstetrics and gynaecology Canada, accessible sur Pubmed.

Nous présentons le cas d’une adolescente admise pour une pancréatite aiguë, dans un contexte de rechute de colite ulcéreuse traitée par azathioprine.

La survenue de pancréatites aiguës liées à l’utilisation de cette molécule est reconnue,  et il est important d’être vigilant pour ce type d’effet indésirable. Néanmoins, l’incidence reste faible. L’azathioprine demeure un traitement de choix dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales chroniques.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

Depuis les avis de la Food and Drug Administration et de Santé Canada, les contraceptifs oraux combinés de troisième génération font fréquemment les manchettes en raison du risque accru de formation de caillots sanguins.

Nous présentons le cas d’une patiente ayant subi une augmentation de ses épisodes de céphalées, accompagnées de symptômes d’engourdissement des mains associés à l’utilisation d’un contraceptif oral combiné.

Le résumé de notre projet se trouve ci-bas :

Les contraceptifs oraux combinés (COC) sont des stéroïdes synthétiques dérivés des hormones féminines naturelles, soit les oestrogènes et la progestérone. Sur le marché canadien, le seul composé oestrogénique disponible est l’éthinyloestradiol, tandis que le progestatif peut varier selon le COC. De nos jours, les COC sont utilisés principalement dans le but d’empêcher une grossesse, mais ils peuvent parfois être utilisés pour certains avantages non contraceptifs, tels que la diminution des symptômes prémenstruels, la réduction des saignements dysfonctionnels, etc. Le premier contraceptif oral, l’Enovid™, apparu sur le marché au début des années 1960, contenait 150 μg de mestranol et 9,85 mg de noréthynodrel. À la suite de sa mise en marché, les premiers rapports de cas d’événements thrombotiques sont rapidement apparus. À cette époque, l’effet prothrombotique avait été associé à la composante oestrogénique, entraînant une diminution progressive des doses d’oestrogènes. Parallèlement à ce changement, une évolution des progestatifs avait aussi été observée, consistant plutôt en un changement dans leur composition chimique.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.