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Cas d’augmentation des niveaux de transaminase suivant l’utilisation de raltégravir pendant la grossesse

Il existe présentement peu de données sur l’utilisation de raltégravir pendant la grossesse. Nous avons rapporté un cas d’augmentation des niveaux de transaminase suivant l’utilisation de raltégravir à la 35e semaine de grossesse.

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

Le résumé se trouve ci-dessous :

Contexte : Malgré l’effcacité du raltégravir en matière de réduction de la charge virale chez les patientes présentant une infection au VIH, les données sur l’innocuité de son utilisation aux derniers stades de la grossesse sont rares. Un taux élevé de transfert placentaire a récemment été démontré.

Cas : Une femme de 34 ans, séropositive pour le VIH-1, vierge de tout traitement et d’origine africaine a entamé un traitement à la zidovudine/lamivudine, au lopinavir/ritonavir et au raltégravir à 35 semaines de grossesse. Après 11 jours de traitement au raltégravir, une baisse substantielle de la charge virale a été obtenue. En parallèle, elle présentait un taux sérique d’alanine aminotransférase 23 fois supérieur et un taux sérique d’aspartate aminotransférase décuplé; ces deux taux sont revenus à la normale à la suite de l’abandon du traitement au raltégravir. Un garçon en santé est né à terme. Les tests de dépistage du VIH menés chez l’enfant ont donné des résultats négatifs à cinq mois; aucun problème de santé n’a été constaté à huit mois.

Conclusion : Il s’agit, à notre connaissance, du premier exposé de cas à indiquer une hausse des taux sériques maternels de transaminase à la suite de l’utilisation de raltégravir chez une femme se trouvant à un stade avancé de la grossesse.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of obstetrics and gynaecology Canada, accessible sur Pubmed.

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Mise à jour des soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA

Nous avons développé une démarche de mise à jour des secteurs de soins pharmaceutiques dans notre centre. Cette démarche standardisée prévoit une revue de la littérature de l’impact du pharmacien dans ce secteur, une cotation des preuves trouvées dans la littérature et une revue des activités de notre centre. À l’issue de cette démarche, des actions sont envisagées. Nous avons appliqué cette démarche de mise à jour au secteur de clinique de VIH-SIDA.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Justification : Depuis deux décennies, les pharmaciens hospitaliers exercent majoritairement de façon décentralisée dans les programmes de soins. On reconnait les difficultés inhérentes à la hiérarchisation de ces programmes et des activités pharmaceutiques lorsque les ressources disponibles sont insuffisantes.

Objectif : Mettre à jour le niveau de pratique utilisé en soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA.

Méthodologie et démarche : Il s’agit d’une étude descriptive avec revue documentaire menée dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant canadien. À partir des meilleures preuves, l’impact du pharmacien en soins VIH-SIDA a été coté selon sept indicateurs de résultats (c.-à-d. mortalité, morbidité, coût, erreurs, effets indésirables, observance et satisfaction). La revue des activités pharmaceutiques en vigueur a servi de base à des discussions sur la mise à jour du secteur.

Résultats : Un total de 52 articles pertinents ont été identifiés et 30 ont été utilisés afin de coter l’impact selon les sept indicateurs. Une revue de l’activité pharmaceutique en 2011-2012, a permis de recenser la réponse à 155 demandes d’information et 199 interventions (43% ajustement de la pharmacothérapie, 28% continuité de soins, 16% bilan comparatif, 13% autre) pour l’équivalent de 170 heures-travaillées (c.-à-d. couverture clinique de 1-2 jours-semaine) et une cohorte active de près de 70 patients. La mise à jour envisagée du secteur de pratique inclut l’aménagement d’un espace, la documentation écrite des interventions, l’intégration de la fonction à l’équipe de pédiatrie avec jumelage avec un 2ème pharmacien, la rédaction de protocoles et de feuilles d’ordonnances pré-rédigées, la déclaration proactive d’effets indésirables, la création d’un club de lecture, l’implication dans les écoles, etc.

Conclusion : Il existe peu de données sur la hiérarchisation des programmes de soins et des activités pharmaceutiques. Cette étude décrit une démarche de mise à jour en clinique de VIH-SIDA en pédiatrie.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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