Archives pour la catégorie URPP

Perfusions continues et pompes intelligentes en néonatologie : une analyse « pré-post » des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC)

L’administration de médicaments par voie parentérale comporte davantage de risques que la POMPES8-amdecplupart des autres voies d’administration. En vue de sécuriser et d’améliorer l’administration parentérale
des médicaments, notre centre a décidé d’implanter des pompes intelligentes afin de remplacer son parc de pompes volumétriques devenu obsolète.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude de type AMDEC avant et après l’implantation des pompes intelligentes afin d’évaluer le risque théorique lié au processus d’utilisation des perfusions continues au sein du service de néonatalogie de notre centre universitaire.

L’analyse AMDEC a démontré une réduction globale du risque théorique lié à l’utilisation des perfusions intraveineuses continues, processus comportant des risques élevés d’erreurs médicamenteuses. La mise en place de prescriptions et de concentrations standardisées a diminué le risque théorique de l’étape de prescription et de préparation qui sont des étapes critiques du fait de l’individualisation des doses des médicaments en néonatalogie. On a démontré en revanche une augmentation de la criticité globale en phase postérieure à l’implantation pour l’étape d’administration.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

Analyse coûts-conséquences de l’utilisation de nitisinone pour le traitement de la tyrosinémie de type I

La tyrosinémie de type I est un trouble génétique du métabolisme rare, mais grave. La prise de nitisinone en association à un régime pauvre en tyrosine et en phénylalanine est devenue le traitement de première intention en 1994.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une analyse coûts-conséquences pour chaque enfant ayant reçu un diagnostic de tyrosinémie de type I et ayant été traité au Québec entre le 1er janvier 1984 et le 1er janvier 2009 afin d’offrir une estimation des coûts Ntbc3médicaux directs des services de santé liés au traitement de la tyrosinémie de type I, tout en tenant compte de l’efficacité réelle de la nitisinone.

Cette étude nous a permis de conclure que le traitement par nitisinone améliore grandement les résultats thérapeutiques des patients souffrant de tyrosinémie de type I et réduit également le recours aux ressources en santé et à la greffe hépatique, diminuant ainsi les coûts associés.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

La perspective de pharmaciens de première ligne sur les enjeux de la pharmacie

La pratique de la pharmacie connaît actuellement de grands changements. Alors que depuis près de 30 ans l’Enquête sur la Pharmacie Hospitalière collecte des informations sur la pratique pharmaceutique hospitalière au Canada, il existe que depuis tout récemment une nouvelle enquête concernant les pharmacienspharmacists1 de première ligne.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé un article afin de présenter les résultats de cette enquête et de comparer les réponses obtenues par les pharmaciens salariés et les pharmaciens gestionnaires.

Au total, 680 pharmaciens de première ligne ont répondu aux questions proposées dans le sondage concernant notamment leur profil d’activités, le modèle de pratique en place au sein de leur pharmacie, les rôles et responsabilités des techniciens en pharmacie et les enjeux de la pratique.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy pour plus de détails.

Maladie hépatique associée à la nutrition parentérale: une étude rétrospective sur l’utilisation de l’acide ursodéoxycholique chez les nouveau-nés

La nutrition parentérale est utilisée chez les nouveaux nés aux soins intensifs lorsque leurs besoins nutritionnels ne peuvent être entièrement comblés par la nutrition entérale. Cependant, les hépatopathies associées à la nutrition parentérale sont une complication connue.

URSORETRODans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude de cohorte rétrospective entre 2004 et 2007 aux soins intensifs de notre hôpital chez les nouveau-nés présentant une hépatopathie associée à la nutrition parentérale. L’objectif était de vérifier l’effet de l’acide ursodésoxycholique (ursodiol) sur la durée de la maladie hépatique associée à la nutrition parentérale.

  • 64 patients sur 118 patients éligibles ont reçu l’ursodiol
  • Les cholestases ont duré plus longtemps dans le groupe recevant l’ursodiol (79 vs. 50 jours, p=0,001);
  • Le traitement était toutefois retardé de 24 jours (nombre de jour médian) après le début de la cholestase;
  • Des analyses multivariées utilisant les régressions de Cox n’ont pas démontré d’association entre l’utilisation de l’ursodiol et la durée des épisodes;
  • Le taux de déclin de la bilirubine conjuguée et la prise de poids étaient supérieurs chez les patients traités (respectivement, 0,084mg/dL/jour vs. 0,60 mg/dL/jour; p=0,009 et 22,8 vs. 17,7 g/kg/jour, p=0,010).

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Journal of Pediatric Pharmacology and Therapeutics.

Centre de procréation assistée : le rôle du pharmacien au CHU Sainte-Justine

La procréation assistée représente un défi pharmacothérapeutique intéressant compte tenu de FIVla complexité et de la diversité des protocoles utilisés. Il existe cependant peu de données sur le rôle du pharmacien dans ce secteur d’activité.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé un article afin d’expliquer le programme québécois de procréation assistée et de comprendre le modèle de pratique du pharmacien d’établissement dans ce secteur. Le modèle de pratique proposé comporte les cinq modalités suivantes :

  1. Participer à la gestion de la pharmacothérapie pour la clientèle
  2. Favoriser l’enseignement de la pharmacothérapie utilisée en fertilité aux professionnels de la santé
  3. Participer à la gestion de la pharmacothérapie pour l’équipe traitante
  4. Participer à la mise en place d’un centre de documentation pharmaceutique
    sur la procréation assistée pour les professionnels de la santé et les patientes
  5. Participer à la recherche clinique

La procréation assistée représente un défi pharmacothérapeutique intéressant compte tenu de la complexité des protocoles prescrits ainsi que de la diversité des molécules pouvant être utilisées par la clientèle visée. Le modèle de pratique du pharmacien spécialisé dans le domaine est en plein essor.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie, partagé avec la permission de l’éditeur.

L’URPP présente à Vancouver à la Société canadienne de pédiatrie

Dans le cadre du 94ème Congrès annuel de la Société Canadienne de pédiatrie, nous avons présenté notre projet de recherche portant sur les problèmes associés à la prescription de préparations magistrales à des enfants au congé de l’hôpital.

Il s’agit du projet de quatre résidentes en pharmacie ayant complété leur programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée, soit Marie-Kim Héraut, Minh-Thu Duong, Clara Elchebly et Wen Ting Yu.  Bravo à toute l’équipe pour ce projet important pour l’amélioration de la qualité des soins en pédiatrie.

Héraut MK, Duong MT, Elchebly C, Yu WT, Kleiber N, Tremblay S, Métras ME, Lebel D, Bussières JF. Patient access to compounded drugs in pediatrics after discharge from a tertiary center. (MAGISTRALES1) Canadian Pediatric Society, June, Vancouver, BC, Canada. Pediatrics Child & Health 2017; 22(S1) :e29-e30.

Stéphanie Tremblay et Marie-Kim Héraut étaient présentes lors du congrès pour une présentation orale (voir photo ci-dessous).  Bravo à tous !

On peut consulter notre affiche en ligne.

 

Utilisation sécuritaire des gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane peuvent présenter des risques pour la santé des travailleurs. Lors de la réception, de l’entreposage et du transport de ces gaz, il existe un risque de bris accidentel. Au moment de l’anesthésie, lors de la connexion du contenant à son INHALE4bévaporateur, une certaine quantité de gaz peut s’évaporer. Pendant l’administration, des fuites sont possibles. À la fin de l’anesthésie, les patients exhalent des gaz pendant plusieurs heures. Un volume résiduel de gaz peut demeurer dans les contenants au moment où ceux-ci sont jetés.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons résumé les résultats d’études ayant mesuré le sévoflurane dans l’air et chez l’humain, un gaz anesthésique pour inhalation fréquemment utilisé. Nous présentons également des recommandations pour une utilisation sécuritaire de ces gaz.

Nous vous invitons à consulter notre article publié dans la revue Objectif prévention.