Archives pour la catégorie URPP

Conformité du circuit du médicament sur les unités de soins au Québec

Le circuit du médicament en établissement de santé est complexe et comporte au moins 54 étapes. Les risques inhérents à toutes ces étapes profitent d’une norme sur la gestion des
médicaments proposée par Agrément Canada depuis 2008 et mise à jour récemment. Outre cette norme, le cadre législatif et normatif au niveau fédéral et provincial applicable à chaque province canadienne contribue à l’encadrement du circuit.
TOURNEE2Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons développé un outil d’évaluation pratique comportant 25 critères de conformité relatifs à l’entreposage des médicaments, à la disponibilité et l’utilisation de la documentation pertinente, à la propreté et au suivi de la chaîne thermique afin d’évaluer la conformité de nos pratiques au CHU Sainte-Justine.

Les résultats des audits montrent une réduction de conformité globale, celle-ci passant de 72 % en 2012 à 65 % en 2013. En outre, on note des réductions absolues d’au moins 10 % pour 11 des 25 critères. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer cette conformité limitée pour plusieurs critères et cette réduction de conformité de 2012 à 2013.

Nous invitons à consulter notre article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien pour connaître les résultats détaillés des audits menés en 2012 et 2013.

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Protéger le personnel de la pharmacie et les patients lors de la manipulation des médicaments de chimiothérapie par voie orale dans la pratique communautaire

7La sensibilisation aux risques pour la santé des médicaments dangereux et la nécessité de protéger les travailleurs de la santé ont augmenté depuis la publication de l’alerte de l’Institut national pour la sécurité et la santé (NIOS ) en 2004 portant sur le sujet.expoprof23

Les pharmaciens, techniciens en pharmacie et autres acteurs impliqués dans le processus d’utilisation des médicaments doivent être conscients des risques potentiels associés aux médicaments dangereux et connaître les mesures préventives et correctives afin de réduire leur risque d’exposition. Un récent sondage auprès des pharmaciens communautaires à travers le Canada a souligné que la majorité des répondants n’utilisent pas de mesure de protection lors de la manipulation des médicaments anticancéreux par voie orale ; par exemple, seulement 6,8 % ( 24/352 ) utilisaient des gants et 27,3% ( 96/352 ) utilisaient un plateau de comptage séparé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons publié un article mettant en évidence les lignes directrices publiées sur le sujet et décrivant les procédures que le personnel de la expoprof23-1pharmacie devrait suivre pour aider le personnel de la pharmacie à manipuler la chimiothérapie par voie orale et autres médicaments dangereux de façon sécuritaire et minimiser les risques. L’article aborde également la contamination de l’environnement par les médicaments dangereux dans les pharmacies communautaires, comment réduire le risque et comment surveiller la contamination. La manipulation sécuritaire de la chimiothérapie par voie orale par les patients est également brièvement mentionnée.

Nous croyons que les pharmaciens ont la responsabilité d’informer et de protéger leur travailleurs ainsi que de surveiller leur contamination locale.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Practice.

L’URPP présente aux 20ème journées européennes du GERPAC

Dans le cadre des 20ème journées europeénnnes du GERPAC, l’équipe de l’URPP est heureuse de présenter les résultats de son étude multicentrique sur la surveillance environnementale de 10 médicaments dangereux au sein de 83 établissements de santé au Canada. Nous remercions l’équipe du GERPAC de son invitation. C’est un plaisir de contribuer à cet événement qui souligne son 20ème anniversaire en 2017 !  Bonne fête GERPAC.

Ce projet a été réalisé avec la collaboration de Laure Chauchat, assistante de recherche à l’URPP, Cynthia Tanguay, coordonnatrice de l’URPP, France Labrèche de l’IRSST et de Nicolas Caron et Sébastien Gagné de l’INSPQ.

On peut visionner notre présentation en ligne sur Youtube

L’URPP présente au Colloque du Réseau québécois de recherche sur les médicaments

Bravo à Sophie Lachapelle, Laurence Collin-Lévesque et Claire Lambert qui représentaient l’URPP au 7ème Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments, à Québec, cette fin de semaine.

De gauche à droite sur la photo, Claire Lambert (assistante de recherche URPP), Laurence-Collin Lévesque et Sophie Lachapelle (toutes deux résidentes à la maîtrise en pharmacothérapie avancée au CHUSJ).

On retrouve ci-dessous un profil des communications affichées présentées lors de l’événement.

  1. Goulois S, Mégrourèche E, Bussières JF.  Utilisation des médias sociaux en pharmacie: revue documentaire. (FACEBOOK8)
  2. Sherrer P, Ferrand E, Bussières JF. Quels sont les rôles et les retombées du pharmacien en pédiatrie ? (IMPACTPHARMACIEIV – PEDIATRIE)
  3. Holscher E, Artus M, Scherrer P, Nguyen K, Sivapiragasam A, Atkinson S, Bussières JF. Évaluation de la conformité des lieux d’entreposage et de la connaissance des outils de soutien au circuit du médicament par le personnel soignant de 2012 à 2017. (TOURNÉEE6)
  4. Lachapelle S, Boulé M, Collin-Lévesque L, Demers E, Nguyen C, Lebel D, Bussières JF. Analyse de minimisation des coûts des fournitures reliées à l’administration de l’alimentation parentérale : l’étude AMÉLIORE 2. (AMELIORE2)
  5. Ferrand E, Bussières JF. Quels sont les rôles et retombées du pharmacien en néphrologie ? (IMPACTPHARMACIEIV – NEPHROLOGIE)
  6. Holscher E, Paubel P, Thonnelier C, Bussières JF. Profil comparatif de l’accès au marché des produits de santé en France et au Québec (Canada).  (ACCES1)
  7. Artus M, Ferrand E, Bussières JF. Quels sont les rôles et retombées du pharmacien en hypertension artérielle ? (IMPACTPHARMACIEIV – HYPERTENSION)
  8. Pelletier S, Ferrand E, Bussières JF. Quelles sont les rôles et retombées du pharmacien en hémato-oncologie ? (IMPACTPHARMACIEIV – HÉMATO-ONCOLOGIE)

Ruptures d’approvisionnement de médicaments: une illustration de la gestion des risques en établissement de santé

Il existe des ruptures d’approvisionnement de médicaments depuis plusieurs années. L’avis de la Food and Drug Administration à Sandoz Canada en novembre 2011 a entraîné un ralentissement de la production et des ruptures d’approvisionnement de plusieurs centaines de produits injectables au Canada depuis février 2012.RUPTURE10

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude descriptive entre janvier et juin 2012 afin de décrire la gestion des risques liée à ces ruptures en établissement de santé.

  • L’étude descriptive a permis de recenser un total de 24 actions pharmaceutiques
    à portée nationale (21 %), provinciale (33 %), régionale (17 %) ou locale (29 %).
  • Un total de 234 interventions pharmaceutiques locales a été identifié.

En reconnaissant les conséquences hospitalières de la survenue de ruptures, les pharmaciens et les décideurs seront en mesure de mieux planifier, contracter et exercer leur profession, en gardant comme priorité la prestation sûre des soins aux patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Risques et Qualité disponible en ligne.

Évaluation de l’utilisation du fer intraveineux dans un département d’obstétrique-gynécologie

L’utilisation du fer intraveineux a été approuvée en 2006 à notre hôpital mère-enfant en gynécologie-obstétrique dans les cas d’intolérance ou de non-réponse aux VENOFERsuppléments oraux de fer, de contre-indication aux injections intramusculaire de fer, et dans les cas où une augmentation rapide de l’hémoglobine est désirée.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, une étude rétrospective a été réalisée afin de décrire les indications et les doses intraveineuses de fer utilisées en gynéco-obstétrique, d’évaluer la surveillance et de décrire le profil d’effets indésirables.

  • Un total de 164 prescriptions de fer IV ont été examinés pour un total de 128 femmes.
  • Les indications étaient l’anémie avant l’accouchement ( n = 76 ), l’intolérance ou l’absence de réponse au fer par voie orale (n=61), ou l’intolérance ou la contre-indication au fer IM (n=27).
  • Les effets indésirables, principalement la douleur au site d’injection, ont été rapportés à 18 occasions (11%).
  • Les doses prescrites étaient souvent trop basses, les tests pour l’obtention de valeurs de base de référence étaient souvent omis et les suivis, incomplets.
  • Le fer intraveineux était bien toléré.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Technology disponible en ligne.

Perspectives sur la pratique pharmaceutique en Haïti – partie VIII

Haïti est un pays francophone des caraïbes avec qui le Québec entretient des liens privilégiés, compte tenu d’une langue commune, d’une diaspora établie au Québec et des besoins énormes du pays.

  

Martine Legault, infirmière et coordonnatrice du PISH et Jean-François Bussières, Jacmel, Août 2017.

Dans le cadre du programme intégré de santé Haïti (PISH), un pharmacien du CHU Sainte-Justine a été désigné afin de revoir l’organisation des services et soins pharmaceutiques. Le PISH est un projet sous l’égide de la Croix-Rouge canadienne qui implique notamment le CHU Sainte-Justine.

Il s’agit de la huitième mission pharmaceutique. On peut consulter en ligne un reportage sur l’Hôpital Saint-Michel (10 min 30 sec) et notamment le volet pharmaceutique dans le cadre du Téléjournal 22 heures à Radio-Canada présenté le 13 septembre 2017.