Archives de Catégorie: Marqueurs de résultats

Troubles visuels secondaires à la prise de psychostimulants : cas pédiatrique

En pédiatrie, les symptômes du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/TDAH) sont généralement traités avec des psychostimulants : méthylphénidate et amphétamine. Perte d’appétit, insomnie, douleur abdominal et maux de têtes sont les effets indésirables les plus fréquemment associés à la prise de psychostimulants. Les monographies rapportent également des effets indésirables oculaires : la sécheresse oculaire, la mydriase, des perturbations de l’accommodation et la vision brouillée. Malheureusement, la littérature pédiatrique documente rarement ces effets indésirables oculaires.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons rédigé un rapport de cas présentant un jeune patient, âgé de 9 ans, qui a manifesté une diminution significative de son acuité visuelle à deux reprises, et ce, après l’initiation de deux agents psychostimulants différents : méthylphenidate hydrochloride à libération contrôlée (Biphentin) and lisdexamfétamine (Vyvanse).

Cet effet indésirable inhabituel souligne l’importance de surveiller les changements au niveau de la vision suivant l’initiation d’un agent psychostimulant. Il met également en évidence l’importance de la pharmacovigilance, surtout en pédiatrie où les données sont limitées.

On peut consulter notre article publié dans le American Journal of Health-System Pharmacy.

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Antibiogouvernance : relation entre la consommation des anti-infectieux et l'émergence de résistances en néonatalogie

L’émergence de résistances bactériennes aux antibiotiques, une priorité de la santé publique, pose un problème majeur. Ainsi, au Québec, un programme d’antibiogouvernance préconisant un usage raisonné des antibiotiques et l’étude des consommations d’antibiotiques en doses définies journalières (DDJ) et jours de traitement (JT) à des fins de surveillance a été mis en place par le gouvernement.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive dans le but d’étudier la relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances bactériennes dans un pôle de néonatalogie en centre hospitalier universitaire.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre du congrès Hopipharm 2019 le 15 et 17 mai 2019, Marseille, France et le 34ème congrès des étudiants des cycles supérieurs et des post-doctorants en recherche au CHU Sainte-Justine – 24 mai 2019, CHU Sainte-Justine, Montréal, Québec, Canada.

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Incidents et accidents médicamenteux : évaluation longitudinale des déclarations rapportées par le CHU Sainte-Justine

En 2002, le Québec devient la première province canadienne à rendre obligatoire, par voie législative, la déclaration des incidents et accidents (IA) survenus lors de la prestation de soins et services, et ce, à travers le formulaire AH-223. Annuellement, un rapport des données récoltées est rendu public et est utilisé pour mettre à jour un registre national. Certains de ces IA sont associés à l’utilisation de médicament. Peu de données sont publiées sur l’évaluation longitudinale des IA en établissement de santé, ainsi nous nous sommes intéressés à ce sujet.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective dans le but de décrire les IA médicamenteux (IAM) survenus de 2011 à 2018 au sein du CHU Sainte-Justine.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre de 50th Professional Practice Conference – Canadian Society of Hospital Pharmacists le 2 au 5 février 2019, Toronto, ON, Canada.

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Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux en établissement de santé: quoi penser du Guide de prévention?

Au Québec, l’encadrement de la manipulation sécuritaire des médicaments dangereux est géré par plusieurs organismes. L’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur des affaires sociales a émis en 2008 le Guide de prévention – Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux. Les recommandations ne se sont pas arrêtées là et de nouvelles ont été publiés depuis.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une enquête auprès des chefs des départements de pharmacie des établissements de santé du Québec offrant des services en hémato-oncologie dans le but de recenser les pratiques relatives à la manipulation des médicaments dangereux par les travailleurs québécois des établissements de santé.

Sur 30 chefs de département contactés, 23 provenant de 41 installations différentes ont participé à l’enquête (73 %) ;

  • Satisfaction de la première édition du Guide : 90 % (37/41) se disait satisfait ou partiellement satisfait
  • Utilisation des mesures de précaution et de protection :
    • Médicaments du groupe 1 : généralement utilisées
    • Médicament du groupe 2 et 3 : peu utilisées
    • Modalités de nettoyage des surfaces : varie d’un établissement à l’autre

À partir des résultats de cette enquête, il a été possible d’évaluer le niveau de mise en oeuvre des mesures mentionnées dans le Guide. Quoique les pratiques ne cessent de s’améliorer depuis la publication du Guide en 2008, plusieurs des recommandations ne sont toujours pas mises en oeuvres en raison de contraintes en matière de ressources financières, matérielles et humaines.

On peut consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ.

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Antinéoplasiques : surveillance biologique de 4 agents chez des professionnels de santé de 2 centres hospitaliers pour adultes

Les professionnels travaillant dans le domaine de l’oncologie, en particulier les pharmaciens, les assistants techniques en pharmacie et les infirmières, sont exposés quotidiennement aux médicaments antinéoplasiques. Cette exposition peut mener à certains effets indésirables incluant des risques de génotoxicité, des risques reproductifs (malformations congénitales, fausses-couches) et des risques de cancers.

Dans les cadres des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude pilote dans le but d’évaluer l’exposition potentielle à quatre antinéoplasiques (cyclophosphamide, ifosfamide, méthotrexate, α-fluoro-β-alanine) par les professionnels de la santé travaillant dans deux centres hospitaliers pour adultes.

Vingt-huit travailleurs ont été recrutés de chaque centre pour un total de 56 participants : 15 assistants techniques, 17 pharmaciens et 24 infirmiers. La majorité des participants (54/56) travaillait en hémato-oncologie le jour d’échantillonnage d’urine, et un nombre similaire (49/56) avait travaillé dans le même département la veille. Aucun des 56 échantillons d’urine ne présentaient de concentrations détectables de l’un des quatre médicaments.

Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par de bonnes pratiques de manipulation, une faible contamination de surface et l’utilisation régulière de gants. Les études de surveillances environnementales dans lesquelles ces deux centres ont participé à travers les années ont également joué un rôle dans la sensibilisation des travailleurs aux risques d’exposition associé à la manipulation d’antinéoplasiques.

D’autres études sont nécessaires pour évaluer les besoins en monitorage biologique et pour optimiser la méthode avant de proposer un suivi de routine en dehors du contexte de recherche.

On peut consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

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Pharmacovigilance : portrait de la pratique en établissement de santé au Québec

Tout établissement de santé se doit de déclarer les réactions indésirables graves à un produit thérapeutique en vertu des changements apportés à la loi sur les aliments et drogues (Loi de Vanessa).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive transversale dans le but de décrire l’organisation pratique de la pharmacovigilance en établissement de santé au Québec et la perception des chefs de départements de pharmacie. Nous avons également comparé les pratiques des établissements universitaires à celles des établissements non universitaires.

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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Codification : impact des effets indésirables médicamenteux sur les séjours hospitaliers

Le séjour des patients est codifié par les archivistes médicaux à partir de logiciels. Cette codification génère notamment un indice de gravité (IG) variant de 1 à 4, un indice de mortalité (IM) variant de 1 à 4 et un niveau d’intensité relative des ressources utilisées (NIRRU) variant de 0 à 99. Ces indicateurs donnent un indice de la lourdeur des cas : la lourdeur augmente si la valeur des indicateurs augmente. Ils pourraient même éventuellement influencer le financement axé sur les patients.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive dans le but de dépeindre l’impact de différents effets indésirables médicamenteux (EIMs) sur des séjours hospitaliers en simulant huit scénarios et en calculant leur IG, IM et NIRRU respectif.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec – Grand Forum 2019, le 28 et 29 mars 2019 Québec, Qc, Canada.

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Pharmacovigilance : détermination des bonnes pratiques en pharmacie hospitalière au Québec

Les prestataires de soins ont à leur disponibilité plusieurs lignes directrices décrivant les meilleures façons de gérer les effets indésirables médicamenteux (EIMs) d’un patient. Or, il existe très peu de lignes directrices orientant la façon de promouvoir et gérer les EIMs identifiés dans les hôpitaux.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive de type Delphi dans le but de déterminer les bonnes pratiques de pharmacovigilance en pharmacie hospitalière tout en répondant aux exigences de la Loi de Vanessa.

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmacoepidemiology & Drug Safety.

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Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety : exposition des effets indésirables médicamenteux

Les effets indésirables médicamenteux (EIMs), un problème majeur à la médecine moderne, ont le quatrième taux de mortalité le plus élevé. Les tests pharmacogénomiques figurent parmi les méthodes les plus prometteuses de la gestion des EIMs. En 2005, le réseau de surveillance pancanadien des EIMs, Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety (CPNDS), a été fondé par l’équipe de Burce Carleton et al. de l’Université de la Colombie-Britannique. Le CPNDS est un programme national qui vise la réduction des EIMs chez les enfants.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une analyse de l’information clinique et démographique du CPNDS incluant le nombre d’EIMs rapportés, le nombre de médicaments utilisés sans la manifestation d’un EIM, la date d’apparition de l’EIM, les médicaments suspectés, les médicaments consommés, ainsi que les cas de EIMs mortels, et ce, sur une période de 12 ans (15 mai 2005 au 9 mai 2017). Les bases de données du CPNDS comprenaient :

  • 93 974 rapports d’utilisation de médicament
  • 10 475 rapports d’EIMs
    • 72,6% de ces EIMs se sont manifestés chez des patients pédiatriques (≤ 21 ans)
    • 5 EIMs les plus fréquents : EIMs d’origine cutanée, neuropathie périphérique, cardiotoxicité, toxicité du système nerveux central et ototoxicité
    • 5 médicaments les plus suspectés : méthotrexate, vincristine, doxorubicin, cisplatin et L-asparaginase

Cette étude expose l’importance du CPNDS dans le réseau canadien de la santé et son soutient dans le développement de la médecine personnalisée.

On peut consulter notre article publié dans The Journal of Clinical Pharmacology.

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Loi de Vanessa : collaboration archives-pharmacie au CHU Sainte-Justine

À la lumière de la loi de Vanessa, le service des archives médicales et l’équipe pharmacien du CHU de Sainte-Justine ont développé une collaboration permettant la codification des effets indésirables médicamenteux (EIMs).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective dans le but de valider la codification des EIMs et leurs caractérisations effectuées par l’équipe des archives. Pour ce faire, un nouveau processus de validation des EIMs par l’équipe de pharmacie a été mis en place.

En 12 mois, un total de 755 EIMs ont été codés par l’équipe d’archivistes médicales: 34 codifications ont été modifié par l’équipe de pharmacie; 85 EIMs ont été identifiés comme étant graves; 13 d’entres-eux ont été rapportés à l’autorité règlementaire.

Le nouveau processus de validation a permis l’association des codes à des médicaments individuels et a ainsi facilité l’interprétation des données. Cette étude a mené à la révision des pratiques de codage, au développement d’un algorithme de codage et à la clarification des codes de 18 médicaments. L’identification d’EIMs graves non déclarés, dont la déclaration sera bientôt exigée par Santé Canada, a également été possible.

On peut consulter notre article publié dans le Journal of Population Therapeutics & Clinical Pharmacology.

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