Archives pour la catégorie Marqueurs de résultats

Analyse coûts-conséquences de l’utilisation de nitisinone pour le traitement de la tyrosinémie de type I

La tyrosinémie de type I est un trouble génétique du métabolisme rare, mais grave. La prise de nitisinone en association à un régime pauvre en tyrosine et en phénylalanine est devenue le traitement de première intention en 1994.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une analyse coûts-conséquences pour chaque enfant ayant reçu un diagnostic de tyrosinémie de type I et ayant été traité au Québec entre le 1er janvier 1984 et le 1er janvier 2009 afin d’offrir une estimation des coûts Ntbc3médicaux directs des services de santé liés au traitement de la tyrosinémie de type I, tout en tenant compte de l’efficacité réelle de la nitisinone.

Cette étude nous a permis de conclure que le traitement par nitisinone améliore grandement les résultats thérapeutiques des patients souffrant de tyrosinémie de type I et réduit également le recours aux ressources en santé et à la greffe hépatique, diminuant ainsi les coûts associés.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy.

Étude pilote permettant de calculer le ratio d’effets indésirables médicamenteux par 10 000 doses définies journalières et 10 000 jours de traitement d’anti-infectieux en 2012—2013

Au Canada, la gestion des anti-infectieux est une pratique organisationnelle requise depuis quelques années et fait l’objet d’une évaluation ciblée lors des visites périodiques d’agrément des établissements de santé de chaque province.

DDD13Dans des travaux de l’URPP, nous nous sommes intéressés à l’utilisation des anti-infectieux et la prévalence des effets indésirables médicamenteux associés à l’utilisation de ces médicaments. Nous avons ainsi effectué une étude descriptive rétrospective entre le 1er avril 2012 et le 31 mars 2013 et avons calculé pour chaque anti-infectieux de notre hôpital le ratio du nombre d’effets indésirables médicamenteux par 10 000 doses définies journalières et par 10 000 nombres de jours de traitement. Nous avons identifié les ratios supérieurs à la moyenne pour lesquels l’intervalle de confiance calculé ne croisait pas la moyenne. La gravité de l’effet indésirable a été codifiée en utilisant la Common Terminology Criteria for Adverse Event.

  • 570 effets indésirables médicamenteux ont été identifiés.
  • 17,5% portaient sur des anti-infectieux pour une cohorte de 96 patients.
  • Cinq anti-infectieux ont été identifiés et ciblés en gestion des risques car présentaient un ratio plus élevé que la moyenne.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises.

Perception de la pharmacovigilance par les pharmaciens hospitaliers québécois

La surveillance de la sécurité des médicaments via un système de pharmacovigilance est essentielle. PHARMACOVIG7

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons développé un questionnaire web de 16 questions et l’avons envoyé aux pharmaciens hospitaliers québécois afin d’évaluer leur perception concernant leurs capacités à pratiquer la pharmacovigilance, les facteurs influençant leurs déclarations des effets indésirables médicamenteux et les mesures pouvant augmenter leur taux de déclarations.

  • 71% des pharmaciens hospitaliers ont répondu
  • Plus de 90 % des répondants ont considéré être capable de pratiquer les activités reliées à la pharmacovigilance.
  • Sur une année d’exercice, 98 % des répondants ont été confronté à au moins un effet
    indésirable médicamenteux grave ou inattendu et 77 % d’entre eux ont déclaré au moins un effet indésirable médicamenteux à Santé Canada.
  • Les facteurs incitant plus de 89 % des répondants à déclarer étaient : la sévérité, la rapidité d’apparition, la visibilité, le caractère inattendu et un effet indésirable médicamenteux dû à un médicament nouvellement commercialisé.
  • 69% des répondants ont considéré la surcharge du travail comme l’obstacle principal
    à la déclaration.
  • Une majorité de répondants ont soutenu la mise en place de 13/14 mesures
    proposées visant à augmenter le taux de déclaration.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises.

Importance de la gestion du changement dans l’évolution du circuit du médicament

Le circuit du médicament fait l’objet d’une attention sans précédent compte tenu de l’évolution du cadre normatif tant à l’échelle canadienne que québécoise. Cette évolution amène de nombreux changemchangement1ents de pratiques et de technologies qui visent notamment une amélioration du circuit du médicament et une réduction des risques.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous nous sommes intéressés au concept de gestion du changement et à ses principes théoriques et pratiques sous-jacents. Afin de soutenir la réflexion des pharmaciens qui se consacrent à la gestion du changement, nous avons mené une revue de la documentation scientifique afin de définir le changement, de situer les théories, les modèles et les approches utilisés, et de proposer des stratégies de réduction des risques inhérents au circuit du médicament et qui tiennent compte de ces concepts.

Cette revue de la documentation scientifique présente brièvement 16 théories, modèles et approches, et 10 pistes d’action concrète pour la pharmacie hospitalière.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Rapport sur l’usage à la maison de morphine dans un contexte postopératoire en pédiatrie

La gestion de la douleur postopératoire chez les patients pédiatriques connaît actuellement des changements importants. L’utilisation de la codéine est en baisse suite aux rapports de cas publiés et aux recommandations émises par les agences de réglementationsCUPIDOM des États-Unis, du Canada et e l’Europe. Dans notre hôpital universitaire pédiatrique de soins tertiaires, la morphine est maintenant utilisée dans ce contexte pour les patients hospitalisés, ainsi qu’à la maison après le congé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude prospective afin de décrire l’utilisation de la morphine à la maison dans un contexte de douleur postopératoire aiguë chez les enfants.

  • Un total de 243 sujets ont été recrutés.
  • 56 % des participants avec une prescription régulière de base ont reçu le médicament tel que prescrit.
  • Bien que 76 % des parents aient rempli la prescription de morphine en pharmacie lorsque prescrite au besoin, la plupart ont administré deux doses ou moins.
  • Dans un sous-ensemble de 77 sujets pour lesquels nous avons obtenu des données plus détaillées, seulement 9,2 % des doses prescrites ont été administrées.

Cette étude a révélé que de grandes quantités de morphine sont prescrites et dispensées au congé sans toutefois être administrées. Il est nécessaire de réévaluer la quantité de morphine prescrite et distribuée après les chirurgies en pédiatrie.

Vous pouvez consulter notre article publié dans The Journal of Pediatrics.

Étude rétrospective de 10 ans sur les incidents et accidents associés à la documentation de la dose de médicament dans un hôpital d’enseignement

Il est nécessaire d’avoir une bonne documentation de l’administration des doses de médicaments pour obtenir une meilleure traçabilité de toutes les étapes et des professionnels de la santé impliqués dans le processus. Un formulaire imprimé d’administration des doses de médicaments (FADM) est généralement utilisé pour répondre à ces exigences.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude rétrospective afin de décrire les incidents et accidents médicamenteux (I/A) associés à la documentation de l’administration des doses de médicaments survenus au cours d’une période de dix ans dans un hôpital d’enseignement.

  • 20 598 I / A ont été identifiés;
  • Concernant ces I/A, 26,2% ont été considérés comme associés à la documentation de la dose de médicament ( n = 5403 , 26,2% );
  • Parmi les I/A associés à la documentation de la dose de médicament : 74 % ( 3996/5403 ) étaient des accidents.

Cette étude démontre l’importance des risques liés à la documentation manuelle des doses de médicaments par des infirmières.

On peut consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 30 janvier au 3 février 2016 à Toronto, Ontario, Canada.

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Infusion rapide de rituximab dans une population pédiatrique hétérogène: sécurité et faisabilité

Le rituximab, un anticorps monoclonal anti-CD20, est souvent utilisé dans les désordres d’ordre oncologique et immunologique. Ce traitement entraîne un risque de réaction associée à l’infusion. Ainsi, iRITUXIMABRETROl est recommandé d’infuser les doses à une vitesse lente soit six heures pour la première dose et quatre heures pour les doses subséquentes. Alors que les perfusions rapides semblent être sécuritaires chez les adultes, il n’existe toutefois pas de données de la sorte chez les enfants.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude prospective afin d’évaluer la sécurité et la faisabilité des infusions rapides de rituximab en pédiatrie. Vingt-cinq patients ont reçu le rituximab et 68% d’entre eux ont reçu au moins une dose en perfusion rapide.

Les infusions rapides étaient sécuritaires dans cette étude. Néanmoins, certaines contre-indications ou précautions s’appliquent. Des études supplémentaires seront nécessaires pour évaluer de façon certaine leur innocuité.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pediatric Hematology/Oncology disponible en ligne via pubmed.