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Archives de Tag: pédiatrie

De nombreuses sociétés savantes recommandent la mise en place d’un programme de gestion des antimicrobiens. Afin d’optimiser le bon usage de ces médicaments et d’encourager les analyses comparatives entre établissements et patientèles, nous nous sommes intéressés à l’analyse de la consommation des antimicrobiens en pédiatrie.

Pour ce faire nous avons calculé les doses définies journalières/1000 jours-présence et le nombre de jours de traitements/1000 jours-présence pour tous les antimicrobiens et pour chaque année financière de l’étude. Le calcul des ratios entre l’année 2010-2011 et 2014-2015 permet de mesurer l’évolution de la consommation.

Dans les résultats, on note l’augmentation de la consommation de pipéracilline/tazobactam, des antituberculeux, des antiviraux et du linézolide.

Pour en savoir plus, on peut consulter notre article dans le Pharmactuel.

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Les antifongiques sont fréquemment utilisés dans la prophylaxie et le traitement des infections fongiques pédiatriques. Compte tenu de leurs profils d’efficacité et d’innocuité, leur utilisation optimal s’avère être un défi. De plus, les coûts qui leurs sont associés représentent une part non négligeable des budgets des CHU au Québec.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons déterminé les indications pour lesquels les antifongiques sélectionnés sont prescrits.

Les données de cette étude mettent en évidence les recommandations suivantes:

  • Élaborer des critères d’utilisation basés sur les lignes directrices
  • Élaborer des algorithmes de prise en charge, en priorisant le traitement de la candidose en insistant sur l’utilisation du fluconazole en première intention.
  •  Effectuer une recherche documentaire pour comparer les données de la caspofongine et la micafungine et sélectionner l’échinocandine la plus appropriée à la population pédiatrique.
  • Veiller à ce que les combinaisons d’antifongiques soient justifiées.
  • Veiller à optimiser le passage de la voie parentérale à la voie orale dès que la condition du patient le permet.
  • Améliorer la tenue de dossiers: notes d’évolution, diagnostic, intention visée et choix.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments, le 7 juin 2016, Montréal, Québec, Canada et à l’événement des pharmaciens 2017, le 2 juin 2017, Québec, Québec, Canada.

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Des initiatives des agences gouvernementales (US Food and Drug Administration et European Medicines Agency) ont été mises en place afin d’inciter la recherche clinique en pédiatrie depuis 1997 et 2007, respectivement.

Dans le cadre de ses travaux, l’URPP a effectué une revue de littérature incluant 27 articles. Aux États-Unis, une diminution de l’utilisation des médicaments unlicensed et off-label a été montré suite aux initiatives gouvernementales.

Dans le blogue du 19 mai 2016, nous vous avons présenté notre affiche.

On peut maintenant consulter notre article publié dans le Journal of Pediatric Pharmacology and Therapeutics.

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PAS5Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons évaluer l’emploi des médicaments non brevetés et utilisés dans une indication non autorisée au CHU Sainte-Justine.

Au cours d’une journée sélectionnée au hasard, nous avons analysé les prescriptions actives des enfants de moins de 18 ans afin de calculer le nombre de médicament non brevetés et utilisés dans une indication non autorisée. Dans notre étude, les médicaments non brevetés correspondent aux médicaments non commercialisés au Canada ou préparés en pharmacie. Les médicaments utilisés dans une indication non autorisée sont ceux qui sont utilisés dans un groupe d’âge, une indication, une dose, une fréquence ou une voie d’administration non approuvé.

Le taux d’utilisation de médicaments non brevetés s’est élevé à 8,3% et celui des médicaments utilisés dans une indication non autorisée à 38,2%.

On peut consulter notre article publié dans les Paediatrics Child Health.

Au Canada, la gestion des anti-infectueux est une pratique organisationnelle requise depuis quelques années et fait l’objet d’une évaluation ciblée lors des visites périodiques d’agrément des établissements de santé de chaque province.DDD12

Dans le cadre de nos activités de gestion des anti-infectueux, nous nous sommes intéressés à la prévalence des incidents et accidents liés à leur utilisation.

Durant les 12 mois d’étude, 301 incidents et accidents ont été recensés, dont 95% n’ont pas eu de conséquences pour les patients. Les événements les plus fréquents sont la non-administration de la dose et l’administration d’une dose incorrecte.

On peut consulter notre article publié dans les Archives de Pédiatrie.

Afin d’encadrer l’utilisation des médicaments émergents, notre centre hospitalier a mis en place un nouveau programme pour justifier, documenter et améliorer la surveillance clinique de l’utilisation des médicaments émergents.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons décrit et évaluer l’utilisation des médicaments émergents de notre centre au cours d’une année financière (octobre 2014 à octobre 2015) après implantation de ce programme. EMERGENT3

Les médicaments émergents sont définis dans l’étude comme étant des médicaments importés avec le programme d’accès spécial (PAS), les médicaments utilisés off-label avec peu de documentation scientifique et les médicaments très coûteux.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières, QC, Canada et du Colloque du Réseau mère-enfant de la francophonie le 9-10 mai 2016 à Lille, France .

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Remise du Prix de pharmacothérapie mère-enfant 2015. Sur la photo Hélène Roy et Mireille Brisson

Le 31 mai dernier a eu lieu la 26ème journée de pharmacothérapie mère-enfant du CHU Sainte-Justine. Il s’agit d’un rendez-vous annuel donné par les pharmaciens du CHU Sainte-Justine à toute la communauté pharmaceutique québécoise. Des conférences concernant la santé des mères et des enfants y sont présentées. L’événement a eu lieu à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Dans le cadre de cette journée,  il nous a fait plaisir de remettre le Prix de pharmacothérapie Mère-Enfant 2016 à Mireille Brisson, pharmacienne au CISSSS de Montérégie-Centre, Hôpital Charles-Lemoyne. Madame Brisson s’est illustrée notamment par le développement d’un outil clinique assurant l’administration sécuritaire de médicaments utilisés en pédiatrie à la salle de réanimation de l’urgence de l’Hôpital Charles-Lemoyne.

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L’auditoire attentif des conférences de la 26ème Journée de Pharmacothérapie du CHU Sainte-Justine

En outre, nous remercions le comité organisateur de la journée ainsi que les 250 participants présents.  Sachant que plusieurs d’entre vous n’avez pu participé cette année faute de place, surveillez nos blogues afin de vous inscrire dès 2017.

À l’année prochaine !

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Comité organisateur, de gauche à droite, Pascal Bédard, Stéphanie Tremblay, Hélène Roy, Angel Chiu , Élaine Caron, Marie-Élaine Métras, Denis Lebel et Marie-Sophie Brochet.