Archives pour la catégorie Cohorte

Bravo à Minh-Thu, Wen Ting, Marie-Kim et Clara

Dans le cadre du programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée, Minh-Thu Duong, Wen Ting Yu, Marie-Kim Héraut et Clara Elchebly en collaboration avec Stéphanie Tremblay, Marie-Élaine Métras, Denis Lebel, Niina Kleiber et Jean-François Bussières ont présenté lors du Rendez-vous de la recherche de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, les résultats de leur essai dirigé de maîtrise : « Patient Access to Compounded Drugs in Pediatrics After Discharge from a Tertiary Center ».  Ce projet met en évidence de nombreux problèmes associés à la prescription de préparations magistrales en pédiatrie et devrait contribuer à améliorer les modalités de prescription et de dispensation compte tenu des efforts de notre équipe auprès des différentes parties prenantes au Québec et au Canada.

De plus, dans le cadre du 14ème Séminaire de gestion pharmaceutique, les quatre résidentes du CHU Sainte-Justine ont présenté leurs travaux entourant l’utilisation de la simulation en pharmacie. Ces travaux ont notamment permis de compléter une revue documentaire et de mener une étude pilote incluant l’utilisation d’un oculomètre.

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De gauche à droite:  Jean-François Bussières, Minh-Thu Duong, Denis Lebel, Wen Ting Yu, Clara Elchebly et Marie-Kim Héraut à la Faculté de pharmacie – 1er décembre 2016.

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AUTOMED 1 : Automédication aux Unités d’accouchement d’un centre Tertiaire en Obstétrique et Mère-Enfant, une étude de cohorte

En 2003, le CHU Sainte-Justine a instauré un programme d’automédication en obstétrique-gynécologie post-partum afin d’impliquer activement les femmes dans leur thérapie médicamenteuse et de leur donner une plus grande autonomie dans la prise en charge de la douleur et de la constipation.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous évaluerons de façon formelle le programme d’automédication du CHU Sainte-Justine, chose qui n’a pas encore été faite depuis sa mise en place.automed1

Cette étude permettra de mieux caractériser l’utilisation de la trousse d’automédication. Elle permettra aussi de documenter l’usage de la codéine chez les femmes allaitant ainsi que de décrire les effets indésirables chez les mères et leurs nouveau-nés.

On peut consulter l’affiche présentée dans le cadre du Congrès de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec du 15 au 17 avril 2015 à Québec, Qc, Canada.

 

Utilisation de la morphine à la maison après une chirurgie pédiatrique

Suite à des cas rapportés d’effets indésirables graves et de décès associés à l’utilisation de codéine à la  maison en période post-opératoire, la Food and Drug Administration, Santé Canada et l’European Medicines Agency ont recommandé de ne plus utiliser ce médicament chez les enfants dans ce contexte. Un changement de pratique de la codéine vers la morphine a été observé. Toutefois, peu de données existent sur cette utilisation.

Une étude de cohorte prospective a été réalisée au CHU Sainte-Justine dans le cadre du programme de Maîtrise en pharmacothérapie avancée. La majorité des 219 patients (85%) ont obtenu la morphine prescrite au congé à leur pharmacie communautaire. Dans un sous-groupe ayant reçu une prescription de morphine « au besoin », seulement 9% des doses prescrites ont été administrées. La majorité des participants a trouvé que la morphine était adéquate pour soulager la douleur chez leur enfant, mais certains participants ont exprimé des craintes par rapport à son utilisation. De plus, certains parents ont affirmé avoir reçu des informations contradictoires de la part de professionnels de la santé. De même, 44% des parents ont affirmé ne pas avoir conservé la morphine dans un endroit fermé à la maison, et 27% ne planifiaient pas retourner la morphine à la pharmacie à la fin du traitement.

Affiche présentée à la conférence annuelle de la Société Canadienne de Pédiatrie

Affiche présentée à la conférence annuelle de la Société Canadienne de Pédiatrie

L’étude a donc permis de constater qu’une proportion significative de la morphine prescrite aux enfants suite à une chirurgie n’est pas utilisée et demeure disponible à la maison pour une utilisation illicite ou des intoxications accidentelles

Vous pouvez consulter l’affiche qui a été présentée à la conférence annuelle de la Société Canadienne de Pédiatrie, les 24-27 juin 2015 à Toronto, Canada.

Gérance des antimicrobiens

Depuis la publication de la pratique organisationnelle requise  d’Agrément Canada sur la gérance des anti-infectieux et la circulaire du Ministère de la Santé et des Services Sociaux sur la mise en œuvre d’une programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé, ceux-ci ont été appelés à développer des outils de surveillance et d’analyse.  Nous souhaitons partager les rapports que nous avons développés en lien avec ces exigences.

Étapes d'un rapport de surveillance de l'usage des antimicrobiens

Étapes d’un rapport de surveillance de l’usage des antimicrobiens

Nous avons publié « L’expérience d’un CHU mère-enfant en gérance des antimicrobiens : données sources et traitement de données aux fins d’élaborer un rapport de surveillance » dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique. Cet article présente des données supplémentaires à l’article paru dans le Pharmactuel.

Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Revue d’utilisation du sildénafil en pédiatrie

Le sildénafil est utilisé en pédiatrie pour traiter l’hypertension artérielle pulmonaire. Le 30 août 2012, la Food and Drug Administration émettait un avis contre l’utilisation du sildénafil en pédiatrie, en raison d’une hausse du risque de mortalité proportionnelle aux doses de sildénafil utilisées. Cet avis a été clarifié en mars 2014.

Avis de la Food and Drug Administration

Avis de la Food and Drug Administration

Les objectifs de cette étude étaient de comparer les doses prescrites de sildénafil chez nos patients vivants et décédés et de comparer le taux de décès en fonction des doses, de l’âge des patients et des renseignements cliniques.

Une étude observationnelle et descriptive de tous les patients ayant reçu une prescription de sildénafil entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012 a été réalisée au CHU Sainte-Justine.

Entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012, 129 patients ont reçu une prescription de sildénafil (n=99 patients vivants au moment de l’étude et n=30 décédés au moment de l’étude).  Les doses de sildénafil utilisées chez nos patients vivants et décédés n’étaient pas significativement différentes. Pour des doses <2 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses de 2 à < 4 mg/kg/jour, le taux de décès était de 17%. Pour des doses de 4 à < 8 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses ≥ 8 mg/kg/jour, aucun décès n’a été constaté.

Cette étude est rassurante quant à l’utilisation de sildénafil en pédiatrie, car la mortalité ne semblait pas reliée à la dose de sildénafil prescrite.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du RQRUM les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP.

Étude descriptive et transversale sur la sédation et l’analgésie aux soins intensifs pédiatriques

La sédation et l’analgésie sont au cœur de la prise en charge des patients intubés aux soins intensifs. Le but de cette étude était d’obtenir un portrait de l’utilisation des sédatifs et analgésiques aux soins intensifs du CHU Sainte-Justine et de savoir quels étaient les déterminants associés à un changement pharmacothérapeutique chez ces patients.

Une revue rétrospective de dossiers des patients de 0 à 18 ans admis à l’unité entre le 1er novembre 2011 et le 1er novembre 2012 a été réalisée. Uniquement des patients ayant été intubés au moins 24h et ayant reçu une perfusion d’opioïde au cours de l’intubation ont été inclus.

Schéma de l'étude

Schéma de l’étude

En 11 semaines de collecte de données, 35 patients ont été inclus et 951 changements pharmacothérapeutiques ont été recueillis. La suite de la collecte et l’analyse de ces données permettront de tracer un portrait global de l’utilisation des agents sédatifs/analgésiques, de répondre aux questionnements des intervenants de l’unité et potentiellement d’influencer comment sont effectués ces changements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP

Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety (CPNDS) : participation du CHU Sainte-Justine dans ce projet canadien

Depuis 2006, le service de pharmacovigilance du CHU Sainte-Justine participe au réseau Canadian Pharmacogenomics Network for drug Safety (CPNDS), un réseau de surveillance active de l’utilisation des médicaments incluant la surveillance d’apparition d’effets indésirables médicamenteux.

Le réseau CPNDS regroupe 13 hôpitaux pédiatriques et 7 hôpitaux adultes.

Le réseau CPNDS regroupe 13 hôpitaux pédiatriques et 7 hôpitaux adultes.

Le réseau CPNDS regroupe 13 hôpitaux pédiatriques et 7 hôpitaux adultes. Parmi les 11 publications du réseau, on retrouve deux articles identifiant un lien entre un polymorphisme génétique et l’apparition d’un effet indésirable médicamenteux : SLC28A et UGT1A6 et cardiotoxicité induite par les anthracyclines, et TPMT et COMT et ototoxicité induite par la cisplatin.

 

 

Le service de pharmacovigilance de Sainte-Justine a recensé 8013 médicaments administrés sans apparition d’effet indésirable médicamenteux (16% du réseau) et 793 médicaments administrés avec apparition d’un effet indésirable médicamenteux (14% du réseau).

La participation du CHU Sainte-Justine au réseau CPNDS est très importante et très utile au maintien de la surveillance des médicaments et au transfert des connaissances.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque RISQ+H les 2-3 mai 2013 à Montréal, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP.