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Archives d’Auteur: megrourecheemilie

La pratique pharmaceutique hospitalière a considérablement évolué au cours des trois dernières décennies. Les enquêtes de pratique pharmaceutique sont très informatives mais peu connues.rapeur1

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude descriptive transversale afin de comparer les enquêtes européenne (E), américaine (A) et canadienne (C) portant sur la pratique pharmaceutique hospitalière. À partir des sites internet des associations et des comités de rédaction, nous avons consulté les dernières publications des enquêtes de ces trois ensembles géopolitiques. Nous avons identifié 19 variables de comparaison et analysé leurs similitudes et différences.

Les auteurs suggèrent que les pharmaciens responsables de service consultent régulièrement ces enquêtes afin d’assurer une cohérence dans le développement de leur stratégie. Nous pensons que ces comparaisons peuvent contribuer à la réflexion et à l’amélioration des pratiques au sein de chaque pays au service de nos patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal de Pharmacie Clinique.

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Le circuit du médicament est complexe et comporte plus d’une cinquantaine étapes. Compte tenu de cette complexité, il est possible d’informatiser une partie de ces étapes notamment d’implanter un formulaire électronique d’administration des médicaments (FADMe).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude afin de décrire les phases du développement et de l’implantation d’un FADMe.

Six principes directeurs ont été identifiés. En ce qui concerne la phase de développement, un FADM2articletotal de 150 heures de pharmaciens et 150 heures de soins infirmiers ont été nécessaires à l’optimisation du formulaire électronique. Durant la phase pilote préparatoire, des infirmières volontaires ont été invitées à identifier les problèmes rencontrés. Au cours de la phase pilote, un programme de formation a été mis en place. L’étude pilote a démontré que le formulaire d’administration des médicaments électronique a été implanté avec succès dans notre hôpital universitaire.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy journal.

Les différentes crises sanitaires ont façonné les systèmes de pharmacovigilance dans le monde et notamment au Canada. Depuis l’épisode dramatique de la thalidomide, d’autres épisodes sanitaires ont été observés rappelant que ces systèmes peuvent encore présenter des défaillances.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude afin d’identifier et d’analyser les causes de défaillance qui ont pu conduire à des retraits tardifs de médicaments du marché au Canada, ainsi que les récentes avancées réalisées dans le domaine de la pharmacovigilance au Canada.

MEDIATORNous avons recensé cinq similitudes à partir des trois exemples marquants de retraits tardifs du marché soit la thalidomide qui constitue notre cas index, le rofecoxib et le benfluore et avons identifié 42 causes de défaillance ayant pu conduire à un retrait tardif du marché dans le passé.

Le système de pharmacovigilance canadien a subi de nombreuses réformes permettant de minimiser le risque de survenue d’un nouveau scandale sanitaire au Canada. Notre étude permet de faire un état des lieux du système de pharmacovigilance canadien actuel et de mettre en exergue les insuffisances sur lesquelles des efforts devront être portés.

On peut consulter notre article publié dans le Journal de Pharmacie Clinique.

Le circuit du médicament en établissement de santé est complexe et comporte au moins 54 étapes. Les risques inhérents à toutes ces étapes profitent d’une norme sur la gestion des
médicaments proposée par Agrément Canada depuis 2008 et mise à jour récemment. Outre cette norme, le cadre législatif et normatif au niveau fédéral et provincial applicable à chaque province canadienne contribue à l’encadrement du circuit.
TOURNEE2Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons développé un outil d’évaluation pratique comportant 25 critères de conformité relatifs à l’entreposage des médicaments, à la disponibilité et l’utilisation de la documentation pertinente, à la propreté et au suivi de la chaîne thermique afin d’évaluer la conformité de nos pratiques au CHU Sainte-Justine.

Les résultats des audits montrent une réduction de conformité globale, celle-ci passant de 72 % en 2012 à 65 % en 2013. En outre, on note des réductions absolues d’au moins 10 % pour 11 des 25 critères. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer cette conformité limitée pour plusieurs critères et cette réduction de conformité de 2012 à 2013.

Nous invitons à consulter notre article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien pour connaître les résultats détaillés des audits menés en 2012 et 2013.

La prématurité, cause importante de morbidité et mortalité, a augmenté au cours des dernières décennies. La nifédipine, un bloqueur calcique commercialisé initialement pour ses propriétés NIFEDIPINE1hypotensives, est aussi actuellement utilisée pour retarder l’accouchement lors d’un travail prématuré, bien que cette utilisation ne fasse pas partie des indications reconnues.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude rétrospective évaluative descriptive analysant les dossiers des femmes traitées par nifédipine selon le protocole de tocolyse du CHU Sainte-Justine (Montréal,Canada) entre le 1er janvier 2004 et le 1er mars 2007  afin de décrire les effets indésirables notamment cardiorespiratoires et hémodynamiques de la tocolyse par nifédipine sur la mère et son foetus.

  • Des effets indésirables ont été retrouvés chez 61 % des 213 femmes traitées avec nifédipine et des effets indésirables cardiorespiratoires chez 32,4 % des femmes.
  • Des effets indésirables cardiorespiratoires graves ont été notés chez 8,9 % des femmes, incluant 6 cas d’oedème aigu du poumon ou de surcharge pulmonaire.
  • Des effets indésirables autres que cardiorespiratoires ont été observés chez 46,9 % des femmes.

La nifédipine est un tocolytique dont l’utilisation peut être associée à des effets indésirables cardiorespiratoires justifiant une surveillance étroite.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction accessible sur PubMed.

7La sensibilisation aux risques pour la santé des médicaments dangereux et la nécessité de protéger les travailleurs de la santé ont augmenté depuis la publication de l’alerte de l’Institut national pour la sécurité et la santé (NIOS ) en 2004 portant sur le sujet.expoprof23

Les pharmaciens, techniciens en pharmacie et autres acteurs impliqués dans le processus d’utilisation des médicaments doivent être conscients des risques potentiels associés aux médicaments dangereux et connaître les mesures préventives et correctives afin de réduire leur risque d’exposition. Un récent sondage auprès des pharmaciens communautaires à travers le Canada a souligné que la majorité des répondants n’utilisent pas de mesure de protection lors de la manipulation des médicaments anticancéreux par voie orale ; par exemple, seulement 6,8 % ( 24/352 ) utilisaient des gants et 27,3% ( 96/352 ) utilisaient un plateau de comptage séparé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons publié un article mettant en évidence les lignes directrices publiées sur le sujet et décrivant les procédures que le personnel de la expoprof23-1pharmacie devrait suivre pour aider le personnel de la pharmacie à manipuler la chimiothérapie par voie orale et autres médicaments dangereux de façon sécuritaire et minimiser les risques. L’article aborde également la contamination de l’environnement par les médicaments dangereux dans les pharmacies communautaires, comment réduire le risque et comment surveiller la contamination. La manipulation sécuritaire de la chimiothérapie par voie orale par les patients est également brièvement mentionnée.

Nous croyons que les pharmaciens ont la responsabilité d’informer et de protéger leur travailleurs ainsi que de surveiller leur contamination locale.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Practice.

Il existe des ruptures d’approvisionnement de médicaments depuis plusieurs années. L’avis de la Food and Drug Administration à Sandoz Canada en novembre 2011 a entraîné un ralentissement de la production et des ruptures d’approvisionnement de plusieurs centaines de produits injectables au Canada depuis février 2012.RUPTURE10

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude descriptive entre janvier et juin 2012 afin de décrire la gestion des risques liée à ces ruptures en établissement de santé.

  • L’étude descriptive a permis de recenser un total de 24 actions pharmaceutiques
    à portée nationale (21 %), provinciale (33 %), régionale (17 %) ou locale (29 %).
  • Un total de 234 interventions pharmaceutiques locales a été identifié.

En reconnaissant les conséquences hospitalières de la survenue de ruptures, les pharmaciens et les décideurs seront en mesure de mieux planifier, contracter et exercer leur profession, en gardant comme priorité la prestation sûre des soins aux patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Risques et Qualité disponible en ligne.