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Soins pharmaceutiques

L’intégration de la pharmacogénomique dans la pratique de la pharmacie ne fait que commencer. De plus en plus, la réponse aux médicaments est associée à des polymorphismes génétiques. Cette précieuse information ouvre la voie vers des soins plus personnalisés pour les patients. PHARMACOGENOMIQUE4

Nous proposons ici une démarche en 4 étapes d’intégration de la pharmacogénomique en soins pharmaceutiques réalisée à partir des standards de pratique de l’OPQ. Les principales sociétés savantes et les ressources internet pertinentes de génomique ont également été identifiées.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) le 14 avril 2016 à Trois-Rivières, QC, Canada.

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L’utilisation du fer intraveineux a été approuvée en 2006 à notre hôpital mère-enfant en gynécologie-obstétrique dans les cas d’intolérance ou de non-réponse aux VENOFERsuppléments oraux de fer, de contre-indication aux injections intramusculaire de fer, et dans les cas où une augmentation rapide de l’hémoglobine est désirée.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, une étude rétrospective a été réalisée afin de décrire les indications et les doses intraveineuses de fer utilisées en gynéco-obstétrique, d’évaluer la surveillance et de décrire le profil d’effets indésirables.

  • Un total de 164 prescriptions de fer IV ont été examinés pour un total de 128 femmes.
  • Les indications étaient l’anémie avant l’accouchement ( n = 76 ), l’intolérance ou l’absence de réponse au fer par voie orale (n=61), ou l’intolérance ou la contre-indication au fer IM (n=27).
  • Les effets indésirables, principalement la douleur au site d’injection, ont été rapportés à 18 occasions (11%).
  • Les doses prescrites étaient souvent trop basses, les tests pour l’obtention de valeurs de base de référence étaient souvent omis et les suivis, incomplets.
  • Le fer intraveineux était bien toléré.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Technology disponible en ligne.

La nutrition parentérale est utilisée chez les nouveaux nés aux soins intensifs lorsque leurs besoins nutritionnels ne peuvent être entièrement comblés par la nutrition entérale. Cependant, les hépatopathies associées à la nutrition parentérale sont une complication connue.

URSORETRODans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude de cohorte rétrospective entre 2004 et 2007 aux soins intensifs de notre hôpital chez les nouveau-nés présentant une hépatopathie associée à la nutrition parentérale. L’objectif était de vérifier l’effet de l’acide ursodésoxycholique (ursodiol) sur la durée de la maladie hépatique associée à la nutrition parentérale.

  • 64 patients sur 118 patients éligibles ont reçu l’ursodiol
  • Les cholestases ont duré plus longtemps dans le groupe recevant l’ursodiol (79 vs. 50 jours, p=0,001);
  • Le traitement était toutefois retardé de 24 jours (nombre de jour médian) après le début de la cholestase;
  • Des analyses multivariées utilisant les régressions de Cox n’ont pas démontré d’association entre l’utilisation de l’ursodiol et la durée des épisodes;
  • Le taux de déclin de la bilirubine conjuguée et la prise de poids étaient supérieurs chez les patients traités (respectivement, 0,084mg/dL/jour vs. 0,60 mg/dL/jour; p=0,009 et 22,8 vs. 17,7 g/kg/jour, p=0,010).

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Journal of Pediatric Pharmacology and Therapeutics.

La procréation assistée représente un défi pharmacothérapeutique intéressant compte tenu de FIVla complexité et de la diversité des protocoles utilisés. Il existe cependant peu de données sur le rôle du pharmacien dans ce secteur d’activité.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé un article afin d’expliquer le programme québécois de procréation assistée et de comprendre le modèle de pratique du pharmacien d’établissement dans ce secteur. Le modèle de pratique proposé comporte les cinq modalités suivantes :

  1. Participer à la gestion de la pharmacothérapie pour la clientèle
  2. Favoriser l’enseignement de la pharmacothérapie utilisée en fertilité aux professionnels de la santé
  3. Participer à la gestion de la pharmacothérapie pour l’équipe traitante
  4. Participer à la mise en place d’un centre de documentation pharmaceutique
    sur la procréation assistée pour les professionnels de la santé et les patientes
  5. Participer à la recherche clinique

La procréation assistée représente un défi pharmacothérapeutique intéressant compte tenu de la complexité des protocoles prescrits ainsi que de la diversité des molécules pouvant être utilisées par la clientèle visée. Le modèle de pratique du pharmacien spécialisé dans le domaine est en plein essor.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie, partagé avec la permission de l’éditeur.

IMPACTAPIl existe une grande disparité entre les activités de pharmacie clinique. Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude afin de décrire la méthode utilisée pour la mise à niveau de soins pharmaceutiques en nutrition parentérale dans notre établissement mère enfant de 500 lits. La démarche comportait trois étapes : une revue de la documentation, une description du secteur en 2014-2015 et une description de la mise à jour du niveau de pratique.

Des 222 articles recensés, neuf articles ont été retenus. Nous n’avons recensé aucune activité pharmaceutique spécifique reposant sur des données de bonne qualité. Un total de 6,45 interventions/heure de soins pharmaceutiques décentralisés pour un total de 370 patients a été recensé. La mise à jour inclut la rédaction d’un guide clinique, la saisie décentralisée des ordonnances et la rencontre systématique par le pharmacien de tous les patients. Cette étude contribue à mieux décrire et documenter l’impact du pharmacien en nutrition parentérale.

On peut consulter notre article publié dans le Journal de Pharmacie Clinique.

 

Le bilan comparatif des médicaments peut améliorer la santé des patients. Le Dossier santé Québec (DSQ) peut théoriquement être utilisé pour le réaliser. Cependant , la quantité et la qualité des informations disponibles dans ce dossier de santé électronique n’a pas été étudiée.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude descriptive prospective afin de comparer la quantité et la qualité des informations collectées dans le meilleur schéma thérapeutique possible (MSTP) et le DSQ pour des patients au sein de notre hôpital universitaire mère-enfant.

Cette étude suggère que le DSQ peut fournir des informations de haute qualité pour soutenir le processus du bilan comparatif des médicaments. Cependant, il doit être utilisé comme seconde source pour optimiser le MSTP obtenu à partir d’ un entretien approfondi avec le patient ou sa bcm9famille.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 30 janvier au 3 février 2016 à Toronto, Ontario, Canada.

 

mireillebrisson

Remise du Prix de pharmacothérapie mère-enfant 2015. Sur la photo Hélène Roy et Mireille Brisson

Le 31 mai dernier a eu lieu la 26ème journée de pharmacothérapie mère-enfant du CHU Sainte-Justine. Il s’agit d’un rendez-vous annuel donné par les pharmaciens du CHU Sainte-Justine à toute la communauté pharmaceutique québécoise. Des conférences concernant la santé des mères et des enfants y sont présentées. L’événement a eu lieu à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Dans le cadre de cette journée,  il nous a fait plaisir de remettre le Prix de pharmacothérapie Mère-Enfant 2016 à Mireille Brisson, pharmacienne au CISSSS de Montérégie-Centre, Hôpital Charles-Lemoyne. Madame Brisson s’est illustrée notamment par le développement d’un outil clinique assurant l’administration sécuritaire de médicaments utilisés en pédiatrie à la salle de réanimation de l’urgence de l’Hôpital Charles-Lemoyne.

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L’auditoire attentif des conférences de la 26ème Journée de Pharmacothérapie du CHU Sainte-Justine

En outre, nous remercions le comité organisateur de la journée ainsi que les 250 participants présents.  Sachant que plusieurs d’entre vous n’avez pu participé cette année faute de place, surveillez nos blogues afin de vous inscrire dès 2017.

À l’année prochaine !

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Comité organisateur, de gauche à droite, Pascal Bédard, Stéphanie Tremblay, Hélène Roy, Angel Chiu , Élaine Caron, Marie-Élaine Métras, Denis Lebel et Marie-Sophie Brochet.