Archives pour la catégorie Soins pharmaceutiques

Démarche pour la mise à niveau de soins pharmaceutiques : le cas de la nutrition parentérale

IMPACTAPIl existe une grande disparité entre les activités de pharmacie clinique. Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude afin de décrire la méthode utilisée pour la mise à niveau de soins pharmaceutiques en nutrition parentérale dans notre établissement mère enfant de 500 lits. La démarche comportait trois étapes : une revue de la documentation, une description du secteur en 2014-2015 et une description de la mise à jour du niveau de pratique.

Des 222 articles recensés, neuf articles ont été retenus. Nous n’avons recensé aucune activité pharmaceutique spécifique reposant sur des données de bonne qualité. Un total de 6,45 interventions/heure de soins pharmaceutiques décentralisés pour un total de 370 patients a été recensé. La mise à jour inclut la rédaction d’un guide clinique, la saisie décentralisée des ordonnances et la rencontre systématique par le pharmacien de tous les patients. Cette étude contribue à mieux décrire et documenter l’impact du pharmacien en nutrition parentérale.

On peut consulter notre article publié dans le Journal de Pharmacie Clinique.

 

Comparaison des informations disponibles dans le profil pharmaceutique d’un dossier de santé électronique et le meilleur schéma thérapeutique possible en milieu hospitalier

Le bilan comparatif des médicaments peut améliorer la santé des patients. Le Dossier santé Québec (DSQ) peut théoriquement être utilisé pour le réaliser. Cependant , la quantité et la qualité des informations disponibles dans ce dossier de santé électronique n’a pas été étudiée.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude descriptive prospective afin de comparer la quantité et la qualité des informations collectées dans le meilleur schéma thérapeutique possible (MSTP) et le DSQ pour des patients au sein de notre hôpital universitaire mère-enfant.

Cette étude suggère que le DSQ peut fournir des informations de haute qualité pour soutenir le processus du bilan comparatif des médicaments. Cependant, il doit être utilisé comme seconde source pour optimiser le MSTP obtenu à partir d’ un entretien approfondi avec le patient ou sa bcm9famille.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 30 janvier au 3 février 2016 à Toronto, Ontario, Canada.

 

Bravo à Mireille Brisson et retour sur la journée de pharmacothérapie du CHU Sainte-Justine

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Remise du Prix de pharmacothérapie mère-enfant 2015. Sur la photo Hélène Roy et Mireille Brisson

Le 31 mai dernier a eu lieu la 26ème journée de pharmacothérapie mère-enfant du CHU Sainte-Justine. Il s’agit d’un rendez-vous annuel donné par les pharmaciens du CHU Sainte-Justine à toute la communauté pharmaceutique québécoise. Des conférences concernant la santé des mères et des enfants y sont présentées. L’événement a eu lieu à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Dans le cadre de cette journée,  il nous a fait plaisir de remettre le Prix de pharmacothérapie Mère-Enfant 2016 à Mireille Brisson, pharmacienne au CISSSS de Montérégie-Centre, Hôpital Charles-Lemoyne. Madame Brisson s’est illustrée notamment par le développement d’un outil clinique assurant l’administration sécuritaire de médicaments utilisés en pédiatrie à la salle de réanimation de l’urgence de l’Hôpital Charles-Lemoyne.

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L’auditoire attentif des conférences de la 26ème Journée de Pharmacothérapie du CHU Sainte-Justine

En outre, nous remercions le comité organisateur de la journée ainsi que les 250 participants présents.  Sachant que plusieurs d’entre vous n’avez pu participé cette année faute de place, surveillez nos blogues afin de vous inscrire dès 2017.

À l’année prochaine !

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Comité organisateur, de gauche à droite, Pascal Bédard, Stéphanie Tremblay, Hélène Roy, Angel Chiu , Élaine Caron, Marie-Élaine Métras, Denis Lebel et Marie-Sophie Brochet.

Conformité documentaire associée à la démarche du meilleur schéma thérapeutique possible: illusion ou réalité ?

Dans le cadre des travaux de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique, nous nous intéressons au meilleur schéma thérapeutique possible et à la démarche de bilan comparatif de médicaments.

Nous avons mené une étude descriptive rétrospective avec pour objectif d’évalue la conformité du formulaire et la qualité de l’information retrouvée dans le MSTP à l’urgence et à l’étage.  Des 100 patients inclus, 22% provenait de l’obstétrique gynécologie  (32,0 ± 7,2 ans) contre 78% de la pédiatrie (5,7 ± 6,1 ans). 72% des patients ont été admis aux urgences puis transférés dans un service de soins tandis que les autres patients ont été admis électivement dans un service 85% des dossiers contenaient un MSTP fait à l’urgence et 85% un MSTP fait à l’étage. L’étude met en évidence un manque de conformité et de qualité du MSTP. Des axes d’amélioration (7 actions ciblées) sont actuellement en cours d’implantation

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès annuel de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec tenu à Québec du 15 au 17 avril 2015.

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L’URPP présente à Hopipharm 2016

L’URPP est heureuse de participer au congrès de la pharmacie hospitalière francophone Hopipharm tenu à Clermont Ferrand du 18 au 20 mai 2016. En plus de participer au comité scientifique, nous avons eu le privilège de présenter sur les rôles présents et futurs du pharmacien et sa formation préalable et la qualification.  Dans le cadre de cette présentation, nous avons tenté de répondre aux objectifs suivants:

  • Présenter brièvement les standards de pratique de l’Ordre des pharmaciens du Québec
  • Illustrer de quelle façon ces standards de pratiques influence l’exercice de la pharmacie
  • Discuter des autres mécanismes d’évaluation de la qualification des pharmaciens cliniciens en établissement de santé

On peut visionner notre intervention en ligne, sachant que JF Bussières était au même moment en mission humanitaire en Haïti.

En outre, nous avons présenté une communication affichée sur les pénuries de médicaments en France et au Canada avec la contribution d’Aurélie Rousseau, interne en pharmacie qui a effectué un séjour au sein de notre unité.

A l’an prochain !

Félicitations à Marie-Sophie Brochet, récipiendaire du prix Profession Santé-Collaboration interprofessionnelle–Pharmaciens

De gauche à droite : Ema Ferreira, Marie-Sophie Brochet, Dr Elias Dahdouh et Jean-François Bussières.

De gauche à droite : Ema Ferreira, Marie-Sophie Brochet, Dr Elias Dahdouh et Jean-François Bussières.

Nous tenons à souligner la remise du prix Profession Santé 2015 – Collaboration interprofessionnelle – Pharmaciens à Marie-Sophie Brochet, pharmacienne au CHU Sainte-Justine. Ce prix vient souligner son engagement et son expertise dans le domaine de la fertilité.

Bravo!

Risque d’acidose lactique et médicaments contenant du propylène glycol : revue de 6 cas pédiatriques

Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol à dose élevée durant des périodes prolongées. Nous avons réalisé une étude rétrospective à partir d’une série de six patients pédiatriques ayant reçu du pentobarbital, de la phénytoine ou du phénobarbital pour au moins 12 heures. Aucun cas d’acidose lactique n’a été rapporté chez ces six patients.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Affiche présentée au RQRUM

Affiche présentée au RQRUM

Introduction : Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol (PG) à dose élevée durant des périodes prolongées.

Objectifs : Évaluer la présence d’acidose lactique chez les patients traités avec phénytoine (8,29 mg/mL de PG), pentobarbital (8,31 mg/mL de PG) et phénobarbital (6,56 mg/mL de PG) aux soins intensifs pédiatriques.

Méthodologie : Étude descriptive et rétrospective de cas exposés.  L’étude se déroule au CHU Sainte-Justine, un établissement mère-enfant de 500 lits.  À partir du dossier pharmacologiques informatisé, nous avons identifié les patients ayant reçu de la phénytoine, du pentobarbital et du phénobarbital pour une période d’au moins 12 heures.  Ont été inclus tous les patients du 1er janvier au 31 décembre 2011.  Pour chaque patient, nous avons calculé la dose en mg/kg/jour de PG reçue, calculé le trou osmolaire et documenté le pH sanguin.

Résultats : Six patients ont reçu des combinaisons de ces trois médicaments pour des épisodes de 4 à 15 jours de traitement pour une dose totale cumulative de PG de 964 à 3184 mg/kg.  Tous les patients ont reçu du pentobarbital et de la phénytoine; deux patients ont reçu du phénobarbital. Les patients ont reçu Aucun patient n’a présenté d’acidose lactique avec des valeurs minimales et maximales de pH [7,37-7,44] et des valeurs moyennes de trou osmolaire respectivement de 7,4; 9,1; 11,3; 12,1; 18,3 et 18,4.

Conclusion : L’utilisation de médicaments comportant du PG comporte des risques théoriques d’acidose lactique. Aucun cas n’a été rapporté chez les six patients traités avec trois médicaments contenant du PG.  Il n’apparaît pas utile de procéder au monitorage sérique de PG. Toutefois, une étude chez un plus grand nombre de patients à doses cumulatives plus élevées pourrait être envisagée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Québec, Canada.