Archives de Catégorie: Thèmes de recherche

Quand la pharmacie rencontre le droit : une approche unique à l’Université de Montréal

Cette étude présente l’expérience de 18 ans d’enseignement de la législation pharmaceutique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Au Canada, où la pratique pharmaceutique est fortement encadrée par des lois fédérales et provinciales, la faculté a développé une approche intégrée et cohérente pour enseigner ce domaine essentiel.

L’enseignement repose sur un ouvrage de référence unique, mis à jour chaque année, dont la 18ᵉ édition compte 1 200 pages réparties en 15 chapitres. Ce manuel est utilisé dans plusieurs programmes : le doctorat de premier cycle en pharmacie (PharmD), le programme de qualification pour pharmaciens formés à l’étranger et les activités de formation continue. Il sert également de support aux laboratoires pratiques et à certains cours de maîtrise.

L’apprentissage est enrichi par une plateforme numérique (Moodle) proposant des activités d’autoformation : plus de 75 questionnaires formatifs et autant d’évaluations sommatives, 15 questions de rédaction, un abonnement à un blogue hebdomadaire et 25 vidéos portant sur un code de conduite en ligne. Les étudiants bénéficient d’enseignements interactifs intégrant l’actualité, tandis que les cycles supérieurs privilégient l’autoapprentissage suivi d’un examen final. En 18 ans, plus de 6 750 étudiants ont été formés selon cette approche.

Cette méthode favorise une cohérence pédagogique entre les différents cours et une meilleure compréhension du cadre légal régissant la profession pharmaceutique. Les évaluations étudiantes confirment la qualité de cet enseignement, avec des résultats supérieurs à la moyenne pour l’ensemble des critères évalués.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès CPERC le 13 juin 2023 .

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Classé dans Descriptive, Devis, Pédagogie en santé, URPP

Dosage des médicaments dans les cheveux  : une revue de littérature exploratoire

Cette revue nous permet de comprendre comment les médicaments s’incorporent dans les cheveux et quelles méthodes permettent de les détecter. D’après les chercheurs, certaines molécules et leurs métabolites peuvent s’intégrer dans la fibre capillaire. Ce phénomène dépend à la fois des propriétés du médicament (comme sa solubilité) et de facteurs individuels tels que la couleur des cheveux ou les traitements capillaires. Pour approfondir cette question, une recherche a été menée dans plusieurs bases de données scientifiques.

Les résultats ont montré que les cheveux constituent une matrice biologique précieuse. En effet, ils conservent la trace d’une exposition médicamenteuse passée, parfois sur plusieurs mois. Avant l’analyse, chaque échantillon doit être soigneusement préparé : les cheveux sont découpés en segments d’un centimètre et analysés selon leur masse, leur zone de prélèvement et les éventuels traitements subis. La technique la plus utilisée pour mesurer les concentrations est la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse.

Ce type d’analyse est souvent utilisé en toxicologie médico-légale et en recherche clinique, notamment pour des substances comme les benzodiazépines, les opioïdes ou les anticonvulsivants.

Les auteurs concluent que le cheveu peut être utilisé comme un véritable outil d’investigation en santé. Ils soulignent également qu’il est nécessaire de poursuivre les recherches afin de mieux comprendre les mécanismes d’incorporation des médicaments et d’élargir le champ des molécules étudiées.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Hopipharm le 21 mai 2025.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Recherche clinique, Revue de littérature, Soins pharmaceutiques, URPP

Niveaux sonores dans un département de pharmacie hospitalier : étude descriptive

Cette étude réalisée au CHU Sainte-Justine visait à mesurer et analyser les niveaux de bruit dans différents secteurs du département de pharmacie (bureaux, zones de stockage et de préparation des médicaments) afin d’identifier les principales sources sonores.

Les mesures ont montré que les niveaux moyens de bruit variaient de 41,9 à 71,4 dBA le jour et de 37,5 à 71,2 dBA la nuit, avec des valeurs plus élevées dans les zones de préparation des médicaments (63,9 dBA) que dans les bureaux (50,9 dBA). Une corrélation significative a été observée entre les niveaux de bruit et le taux de renouvellement d’air (ACH), indiquant que le système de ventilation constitue une source majeure de bruit.

Malgré les améliorations apportées avec les nouveaux locaux, certains espaces demeurent au-dessus des niveaux recommandés. Des mesures complémentaires (entretien préventif des équipements, aménagements acoustiques, réduction des interruptions) pourraient aider à limiter le bruit et améliorer les conditions de travail.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans Noise & Health.

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Classé dans Descriptive, Santé et sécurité au travail, URPP

Profil et évolution de l’utilisation des anti-infectieux dans un centre hospitalier mère-enfant (2005–2022)

Cette étude descriptive et rétrospective analyse la consommation des anti-infectieux chez tous les patients admis dans un centre hospitalier mère-enfant entre 2005 et 2022. En 2021–2022, 673,9 jours de traitement/1000 jours-présence ont été enregistrés : 550,8 pour les antibiotiques, 46,5 pour les antiviraux, 67,9 pour les antifongiques et 8,7 pour les autres médicaments anti-infectieux. L’« antibiotic spectrum index » s’élevait à 2436/1000 jours-présence. Selon la classification AWaRe de l’OMS, 52,1 % des jours de traitement appartenaient au groupe « Access », 47,8 % au groupe « Watch » et 0,2 % au groupe « Reserve ». L’étude montre une utilisation stable, voire légèrement décroissante, de certains anti-infectieux, et souligne l’importance d’une évaluation périodique pour optimiser la prescription et renforcer l’antibiogouvernance. Ces données offrent un cadre comparatif utile pour les pratiques hospitalières et la surveillance des traitements anti-infectieux.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans les Annales pharmaceutiques françaises.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Santé et sécurité au travail, URPP

Organisation de la pharmacie clinique dans quatre CHU de la francophonie : similitudes et différences

L’exercice de la pharmacie clinique évolue rapidement à travers le monde, mais des disparités importantes persistent quant à son organisation et son intégration dans les équipes de soins. Cette étude descriptive transversale exploratoire a ciblé un centre hospitalier universitaire (CHU) en France, Belgique, Suisse et Québec, avec la participation d’un pharmacien expert de chaque établissement. En 2021, le groupe s’est réuni dix fois virtuellement pour comparer les pratiques. Les résultats montrent des différences notables dans le nombre de lits, le volume d’activités et la dotation en pharmaciens (0,22 à 2,39 ETP/1000 admissions selon le pays). Les pharmaciens réalisent des activités cliniques variées, incluant l’analyse d’ordonnances, la conciliation médicamenteuse, les entretiens pharmaceutiques et les plans de sortie, avec une organisation centralisée ou décentralisée selon le CHU. Cette étude met en évidence l’hétérogénéité de la pharmacie clinique tout en identifiant des points communs susceptibles d’inspirer des améliorations. Elle a également permis de créer une communauté de pratique francophone sur la pharmacie clinique.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans les Annales pharmaceutiques françaises.

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Classé dans Descriptive, Revue de littérature, Technologies, URPP

Impact économique des réactions indésirables médicamenteuses : étude rétrospective au CHU Sainte-Justine

L’objectif principal de cette étude était d’estimer les coûts liés à la prise en charge de différentes RIM (Réactions Indésirables Médicamenteuses ) observées chez les patients, en particulier dans un contexte pédiatrique et obstétrique.

Trente cas ont été sélectionnés aléatoirement parmi les déclarations faites à Santé Canada entre avril 2020 et mars 2021. Les coûts associés à ces réactions ont été évalués selon deux approches distinctes : d’une part, la prolongation de la durée d’hospitalisation attribuable à la réaction, et d’autre part, l’analyse des coûts par parcours de soins à l’aide du logiciel Power Performance Manager (PPM).

Les résultats montrent que la majorité des patients concernés étaient des filles (63,3 %), d’un âge moyen de 11 ans. La durée des réactions variait d’un à quatorze jours selon la gravité. Les coûts moyens différaient selon le type de réaction, variant de 1 839 à 10 681 dollars canadiens. Plus précisément, les réactions d’anaphylaxie étaient les moins coûteuses, tandis que les thromboses entraînaient les dépenses les plus élevées.

Les deux approches d’évaluation ont donné des résultats comparables, suggérant qu’il est possible d’estimer efficacement les coûts d’une RIM à partir de la durée supplémentaire d’hospitalisation. Toutefois, les auteurs soulignent certaines limites, notamment la petite taille de l’échantillon, l’exclusion des coûts de laboratoire et la difficulté d’attribuer précisément certaines dépenses à la réaction indésirable.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Pharmactuel

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Classé dans Descriptive, Devis, Pharmacoéconomie, URPP

Observation de la conformité aux normes de préparation et administration

Cette étude porte sur l’évaluation du respect des normes de pratique entourant la préparation et l’administration des médicaments au CHU Sainte Justine.

Les chercheurs ont mené une étude observationnelle, descriptive et transversale entre octobre et novembre 2023. Deux grilles d’audit standardisées — l’une pour l’administration entérale et l’autre pour l’administration parentérale — ont été conçues selon les protocoles internes. Au total, 44 observateurs formés, dont des infirmières et un assistant de recherche, ont participé à la collecte des données. Chaque critère observé pouvait être jugé conforme, non conforme ou non applicable.

Sur les 394 observations réalisées, la durée moyenne d’une observation était d’environ dix minutes. Les trois quarts ont été effectuées durant les quarts de jour. Les résultats montrent un taux de conformité élevé pour la majorité des critères, notamment l’étiquetage (94 %), l’administration (93 %), la vérification générale et la préparation (87 %) ainsi que la double vérification indépendante (86 %). L’utilisation des bibliothèques de perfusion et des infusions de base affichait un taux de conformité légèrement inférieur (77 %).

Certains aspects présentaient toutefois des faiblesses notables, comme le nettoyage de la surface de travail (39 %), l’utilisation du connecteur inter-seringues (41 %), le nettoyage du coupe-comprimé ou du mortier avant (62 %) et après usage (55 %), ou encore l’étiquetage des tubulures (63 %). Par ailleurs, plus du tiers des infirmières (37 %) ont été interrompues au moins une fois pendant la préparation des médicaments, un facteur de risque bien connu d’erreurs médicamenteuses.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès CSHP le 19 avril 2024.

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Classé dans Descriptive, Devis, Santé et sécurité au travail, URPP

Analyse de la concordance des extractions de données entre ChatGPT 4.0 et des étudiants en pharmacie

Cette étude visait à évaluer la fiabilité de ChatGPT 4.0 dans l’extraction de données scientifiques, en la comparant à celle d’étudiants en pharmacie, dans le cadre de la mise à jour de la plateforme ImpactPharmacie.org.

Cent articles ont été sélectionnés aléatoirement. ChatGPT 4.0, programmé à l’aide d’instructions précises et interrogé par 18 questions pour chaque article, a extrait les données sur 23 critères (type d’étude, intervention pharmaceutique, limites, etc.). Les résultats ont ensuite été comparés à ceux obtenus manuellement par cinq étudiants en pharmacie.

Les analyses ont montré une concordance moyenne de 77 ± 19 % entre les données extraites par ChatGPT et celles des étudiants. Toutefois, des hallucinations ont été observées dans 23 % des articles, et environ 30 % des paramètres n’ont pas été identifiés par le modèle.

En conclusion, ChatGPT 4.0 apparaît comme un outil prometteur pour assister l’extraction de données scientifiques dans le domaine pharmaceutique. Cependant, une supervision humaine demeure indispensable pour assurer la fiabilité et la justesse des informations intégrées à la plateforme.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Pharmacien clinicien.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès PPC de la CSHP le 6 juin 2025

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Classé dans Observance, Pharmacoéconomie, Revue de littérature, Satisfaction, URPP

Évaluation de l’utilité d’outils pédagogiques en soutien à un programme de surveillance environnementale des médicaments dangereux

La manipulation de médicaments dangereux expose les travailleurs de la santé à des risques d’exposition professionnels. Pour minimiser ces risques, les hôpitaux participent à des programmes de surveillance environnementale permettant de documenter l’exposition et d’informer les travailleurs sur les bonnes pratiques de sécurité. Dans ce cadre, des outils pédagogiques ont été développés pour soutenir leur participation.

Pour évaluer l’efficacité de ces outils, une étude a été menée entre août 2024 et janvier 2025 auprès de travailleurs de la santé de différents établissements. Trois vidéos ont été créées pour expliquer le déroulement du programme, la réalisation des prélèvements et l’interprétation des résultats. Un site internet a été mis à jour et un webinaire a été proposé pour approfondir les connaissances des participants.

Les résultats ont montré que les vidéos ont été largement appréciées par les participants, avec 100 % des répondants affirmant qu’elles répondaient aux objectifs du programme. La durée des vidéos a été jugée adéquate par 96 % des participants, et celles-ci ont été perçues comme un réel soutien pour leur participation au programme. En revanche, le site internet a été peu consulté, seulement 30 % des répondants l’ayant visité récemment. Le webinaire a aussi reçu des avis positifs, avec 82 % des participants jugeant sa durée appropriée et 86 % estimant qu’il les avait aidés dans leur participation au programme.

Ils conclurent que ces outils sont efficaces pour soutenir les etablissemets qui participent et qu’il serait utile de rendre le site internet plus accessible et d’optimiser les outils existants pour améliorer la participation des travailleurs à ce programme essentiel pour leur sécurité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Hopipharm le 21 mai 2025.

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Classé dans Descriptive, Santé et sécurité au travail, Santé et sécurité au travail, URPP

Cyclophosphamide et contamination : Quel scénario de décontamination est le plus performant ?

Des chercheurs ont mené une étude afin d’évaluer l’efficacité de six scenarios ( produits ) de décontamination, dont des solutions liquides à base d’ammonium quaternaire, de peroxyde d’hydrogène, de détergent et d’hypochlorite de sodium, ainsi que des lingettes commerciales, pour éliminer le cyclophosphamide. Ce médicament, utilisé dans les traitements anticancéreux, présente malheureusement des risques de cancérogénicité, de tératogénicité et de mutagénicité.

Pour cela, les chercheurs ont utilisé une méthode de simulation pour contaminer des tissus de 600 cm² avec une quantité précise de cyclophosphamide, puis ont évalué l’efficacité des différents produits après un, deux ou trois nettoyages. Les résultats ont montré que tous les produits de décontamination étaient efficaces pour éliminer le cyclophosphamide, avec des taux d’efficacité supérieurs à 99 % après un nettoyage. Toutefois, les lingettes commerciales ont présenté un taux légèrement inférieur (98,80 %), mais cette différence n’est pas significative.

Ils ont conclu que cinq des six produits testés étaient très efficaces pour nettoyer les surfaces contaminées, bien que la répétition des nettoyages ait un effet limité. Il est recommandé de nettoyer les bras de fauteuils après chaque patient afin de minimiser les risques de contamination, notamment lors de l’administration de médicaments par voie intraveineuse.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, ainsi que notre affiche présentée au congrès CSHP le 19 avril 2024.

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