Archives de Catégorie: Thèmes de recherche

Évaluation des Meilleurs Logiciels de Montage Vidéo pour la Formation en Établissement de Santé

Cette étude a évalué cinq logiciels gratuits de montage vidéo pour la production de contenus formatifs en établissement de santé. Cinq logiciels ont été testés : Hitfilm, Clipchamp, OpenShot, Shotcut et CapCup. L’évaluation a porté sur six caractéristiques et cinq manipulations à réaliser dans un délai de cinq minutes. Les résultats ont montré que, sauf pour Shotcut où une manipulation n’était pas réalisable, tous les logiciels ont permis de réaliser les manipulations. Hitfilm a été jugé le plus facile à utiliser, avec 5 sur 6 caractéristiques présentes, suivi de Clipchamp. OpenShot et Shotcut ont été considérés comme moins adaptés, leurs manipulations étant plus complexes et nécessitant davantage d’étapes. Hitfilm s’est distingué par sa simplicité d’utilisation et sa capacité à exporter dans divers formats de fichiers. En conclusion, Hitfilm a été recommandé comme le meilleur choix pour le montage de vidéos formatives en établissement de santé en raison de ses fonctionnalités et de sa facilité d’utilisation.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès APES le 15 mars 2024.

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Vers une recherche clinique écoresponsable : gestion et impact environnemental des médicaments

Cette étude vise à quantifier certaines activités liées à la gestion des médicaments dans une pharmacie de recherche hospitalière afin de réduire l’empreinte écologique. Réalisée au Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine (Montréal), elle combine une analyse prospective (16 janvier au 16 mars 2025) et rétrospective (depuis l’ouverture des essais cliniques) de 71 essais cliniques (51 actifs et 20 fermés) financés par l’industrie pharmaceutique.

Les résultats montrent que 52 boîtes ont été livrées en prospectif (789,21 kg au total, dont 1,46 kg de plastique) et 822 boîtes en rétrospectif. Les médicaments représentaient moins de 16 % du poids total des livraisons, et 62,7 % des médicaments reçus ont été effectivement dispensés aux participants. Une partie importante des médicaments a été détruite, et environ 27 % des comprimés dispensés n’ont pas été utilisés.

L’étude souligne que, malgré l’usage de boîtes réutilisables, une quantité notable d’emballage plastique non essentiel et de médicaments inutilisés contribue à l’impact environnemental. Ces données pourraient guider les promoteurs dans la conception d’essais cliniques plus durables.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès RQRM le 9 juin 2025.

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Classé dans Descriptive, Recherche clinique, Revue de littérature, URPP

Utilisation et interprétation du test de stimulation à la cosyntrophine chez les nouveau-nés traités par corticothérapie prolongée

Cette étude rétrospective a examiné l’utilisation du test de stimulation à la cosyntrophine chez 30 nouveau-nés ayant reçu une corticothérapie prolongée à dose supraphysiologique (≥14 jours) entre 2017 et 2018 au CHU Sainte-Justine.

L’âge gestationnel moyen était de 25+2 semaines, et la durée moyenne de traitement de 35 jours. 73 % des patients ont subi le test, en moyenne 56 jours après la dernière cure. Les résultats ont conduit à l’arrêt des corticostéroïdes chez 48 % des patients, à l’arrêt avec couverture en cas de stress chez 13 %, et à la poursuite à dose physiologique chez 39 %.

Les valeurs de cortisol utilisées pour la prise de décision variaient selon les cas. L’étude souligne une grande variabilité dans l’indication, le moment de réalisation et l’interprétation du test. Un algorithme fondé sur des données probantes et un consensus local pourrait standardiser la prise en charge de ces nouveau-nés.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès APES le 24 mars 2022.

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Classé dans Descriptive, Revue de littérature, Soins pharmaceutiques, URPP

Un problème chronique : la difficile lutte contre les pénuries de médicaments au Canada

Cette étude décrit les pénuries de médicaments au Canada entre septembre 2019 et décembre 2023 à partir du site national de déclaration obligatoire et des données d’un grossiste hospitalier. En tout, 10 975 épisodes de pénurie et 1 087 abandons de produits ont été signalés, avec une durée médiane de 51 jours au niveau national et 145 jours à l’hôpital. Les pénuries touchaient surtout des médicaments génériques (environ 77 %) et des injectables (près de 20 %).

Les principales causes étaient l’interruption de fabrication, l’augmentation de la demande et les retards de livraison. Malgré une durée moyenne des pénuries en baisse, le nombre de fabricants concernés est passé à 184, montrant l’ampleur croissante du problème. Les cas les plus critiques (Tier 3) restaient rares, mais concernaient des médicaments essentiels comme les anti-infectieux ou les traitements cardiovasculaires.

La pandémie de COVID-19 a accentué les tensions sur la chaîne d’approvisionnement, malgré les mesures gouvernementales et la création de réserves. Les auteurs concluent que les pénuries demeurent un enjeu majeur et persistent malgré les efforts, appelant à renforcer la souveraineté pharmaceutique et la gestion proactive de l’approvisionnement au Canada.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans les Annales pharmaceutiques françaises.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Santé et sécurité au travail, URPP

Quand la pharmacie rencontre le droit : une approche unique à l’Université de Montréal

Cette étude présente l’expérience de 18 ans d’enseignement de la législation pharmaceutique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Au Canada, où la pratique pharmaceutique est fortement encadrée par des lois fédérales et provinciales, la faculté a développé une approche intégrée et cohérente pour enseigner ce domaine essentiel.

L’enseignement repose sur un ouvrage de référence unique, mis à jour chaque année, dont la 18ᵉ édition compte 1 200 pages réparties en 15 chapitres. Ce manuel est utilisé dans plusieurs programmes : le doctorat de premier cycle en pharmacie (PharmD), le programme de qualification pour pharmaciens formés à l’étranger et les activités de formation continue. Il sert également de support aux laboratoires pratiques et à certains cours de maîtrise.

L’apprentissage est enrichi par une plateforme numérique (Moodle) proposant des activités d’autoformation : plus de 75 questionnaires formatifs et autant d’évaluations sommatives, 15 questions de rédaction, un abonnement à un blogue hebdomadaire et 25 vidéos portant sur un code de conduite en ligne. Les étudiants bénéficient d’enseignements interactifs intégrant l’actualité, tandis que les cycles supérieurs privilégient l’autoapprentissage suivi d’un examen final. En 18 ans, plus de 6 750 étudiants ont été formés selon cette approche.

Cette méthode favorise une cohérence pédagogique entre les différents cours et une meilleure compréhension du cadre légal régissant la profession pharmaceutique. Les évaluations étudiantes confirment la qualité de cet enseignement, avec des résultats supérieurs à la moyenne pour l’ensemble des critères évalués.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès CPERC le 13 juin 2023 .

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Dosage des médicaments dans les cheveux  : une revue de littérature exploratoire

Cette revue nous permet de comprendre comment les médicaments s’incorporent dans les cheveux et quelles méthodes permettent de les détecter. D’après les chercheurs, certaines molécules et leurs métabolites peuvent s’intégrer dans la fibre capillaire. Ce phénomène dépend à la fois des propriétés du médicament (comme sa solubilité) et de facteurs individuels tels que la couleur des cheveux ou les traitements capillaires. Pour approfondir cette question, une recherche a été menée dans plusieurs bases de données scientifiques.

Les résultats ont montré que les cheveux constituent une matrice biologique précieuse. En effet, ils conservent la trace d’une exposition médicamenteuse passée, parfois sur plusieurs mois. Avant l’analyse, chaque échantillon doit être soigneusement préparé : les cheveux sont découpés en segments d’un centimètre et analysés selon leur masse, leur zone de prélèvement et les éventuels traitements subis. La technique la plus utilisée pour mesurer les concentrations est la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse.

Ce type d’analyse est souvent utilisé en toxicologie médico-légale et en recherche clinique, notamment pour des substances comme les benzodiazépines, les opioïdes ou les anticonvulsivants.

Les auteurs concluent que le cheveu peut être utilisé comme un véritable outil d’investigation en santé. Ils soulignent également qu’il est nécessaire de poursuivre les recherches afin de mieux comprendre les mécanismes d’incorporation des médicaments et d’élargir le champ des molécules étudiées.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Hopipharm le 21 mai 2025.

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Niveaux sonores dans un département de pharmacie hospitalier : étude descriptive

Cette étude réalisée au CHU Sainte-Justine visait à mesurer et analyser les niveaux de bruit dans différents secteurs du département de pharmacie (bureaux, zones de stockage et de préparation des médicaments) afin d’identifier les principales sources sonores.

Les mesures ont montré que les niveaux moyens de bruit variaient de 41,9 à 71,4 dBA le jour et de 37,5 à 71,2 dBA la nuit, avec des valeurs plus élevées dans les zones de préparation des médicaments (63,9 dBA) que dans les bureaux (50,9 dBA). Une corrélation significative a été observée entre les niveaux de bruit et le taux de renouvellement d’air (ACH), indiquant que le système de ventilation constitue une source majeure de bruit.

Malgré les améliorations apportées avec les nouveaux locaux, certains espaces demeurent au-dessus des niveaux recommandés. Des mesures complémentaires (entretien préventif des équipements, aménagements acoustiques, réduction des interruptions) pourraient aider à limiter le bruit et améliorer les conditions de travail.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans Noise & Health.

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Profil et évolution de l’utilisation des anti-infectieux dans un centre hospitalier mère-enfant (2005–2022)

Cette étude descriptive et rétrospective analyse la consommation des anti-infectieux chez tous les patients admis dans un centre hospitalier mère-enfant entre 2005 et 2022. En 2021–2022, 673,9 jours de traitement/1000 jours-présence ont été enregistrés : 550,8 pour les antibiotiques, 46,5 pour les antiviraux, 67,9 pour les antifongiques et 8,7 pour les autres médicaments anti-infectieux. L’« antibiotic spectrum index » s’élevait à 2436/1000 jours-présence. Selon la classification AWaRe de l’OMS, 52,1 % des jours de traitement appartenaient au groupe « Access », 47,8 % au groupe « Watch » et 0,2 % au groupe « Reserve ». L’étude montre une utilisation stable, voire légèrement décroissante, de certains anti-infectieux, et souligne l’importance d’une évaluation périodique pour optimiser la prescription et renforcer l’antibiogouvernance. Ces données offrent un cadre comparatif utile pour les pratiques hospitalières et la surveillance des traitements anti-infectieux.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans les Annales pharmaceutiques françaises.

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Organisation de la pharmacie clinique dans quatre CHU de la francophonie : similitudes et différences

L’exercice de la pharmacie clinique évolue rapidement à travers le monde, mais des disparités importantes persistent quant à son organisation et son intégration dans les équipes de soins. Cette étude descriptive transversale exploratoire a ciblé un centre hospitalier universitaire (CHU) en France, Belgique, Suisse et Québec, avec la participation d’un pharmacien expert de chaque établissement. En 2021, le groupe s’est réuni dix fois virtuellement pour comparer les pratiques. Les résultats montrent des différences notables dans le nombre de lits, le volume d’activités et la dotation en pharmaciens (0,22 à 2,39 ETP/1000 admissions selon le pays). Les pharmaciens réalisent des activités cliniques variées, incluant l’analyse d’ordonnances, la conciliation médicamenteuse, les entretiens pharmaceutiques et les plans de sortie, avec une organisation centralisée ou décentralisée selon le CHU. Cette étude met en évidence l’hétérogénéité de la pharmacie clinique tout en identifiant des points communs susceptibles d’inspirer des améliorations. Elle a également permis de créer une communauté de pratique francophone sur la pharmacie clinique.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans les Annales pharmaceutiques françaises.

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Impact économique des réactions indésirables médicamenteuses : étude rétrospective au CHU Sainte-Justine

L’objectif principal de cette étude était d’estimer les coûts liés à la prise en charge de différentes RIM (Réactions Indésirables Médicamenteuses ) observées chez les patients, en particulier dans un contexte pédiatrique et obstétrique.

Trente cas ont été sélectionnés aléatoirement parmi les déclarations faites à Santé Canada entre avril 2020 et mars 2021. Les coûts associés à ces réactions ont été évalués selon deux approches distinctes : d’une part, la prolongation de la durée d’hospitalisation attribuable à la réaction, et d’autre part, l’analyse des coûts par parcours de soins à l’aide du logiciel Power Performance Manager (PPM).

Les résultats montrent que la majorité des patients concernés étaient des filles (63,3 %), d’un âge moyen de 11 ans. La durée des réactions variait d’un à quatorze jours selon la gravité. Les coûts moyens différaient selon le type de réaction, variant de 1 839 à 10 681 dollars canadiens. Plus précisément, les réactions d’anaphylaxie étaient les moins coûteuses, tandis que les thromboses entraînaient les dépenses les plus élevées.

Les deux approches d’évaluation ont donné des résultats comparables, suggérant qu’il est possible d’estimer efficacement les coûts d’une RIM à partir de la durée supplémentaire d’hospitalisation. Toutefois, les auteurs soulignent certaines limites, notamment la petite taille de l’échantillon, l’exclusion des coûts de laboratoire et la difficulté d’attribuer précisément certaines dépenses à la réaction indésirable.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Pharmactuel

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