Archives de Catégorie: Effets indésirables

Préparations magistrales en pédiatrie: quels sont les problèmes rencontrés?

Encore aujourd’hui, plusieurs médicaments fréquemment utilisés ne sont pas disponibles dans des formulations adaptées aux enfants. Ainsi, les pharmaciens se doivent d’adapter les formulations adultes disponibles en créant des préparations magistrales liquides. L’utilisation de magistrales est associée à une hausse du risque d’erreurs. Un sous- ou surdosage du principe actif peut induire un échec thérapeutique ou une intoxication menant à une hospitalisation ou même à la mort.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive observationnel prospective dans le but de dépeindre le problème auquel sont confrontés les jeunes patients et leurs parents au moment d’obtenir et d’utiliser des préparations magistrales.

Ainsi, nous avons contacté les parents de 71 jeunes patients (entre 0 à 21 ans, âge médian 6,9 mois) ayant reçu au moins une prescription d’une préparation magistrale pour faire un suivi téléphonique, et ce, sept à dix jours post-congé. Nous avons également contacté les pharmacies distributrices pour obtenir de l’information additionnel sur leur préparation magistrale. Sur 314 éléments détectés, 252 ont été considérés comme étant de réels problèmes : 9 problèmes majeurs et 243 problèmes mineurs avec de réels ou potentiels conséquences.

À travers cette étude, il a été possible d’identifier plusieurs problèmes associés à l’utilisation des préparations magistrales indiquant ainsi que les standards de pratiques actuelles sont insuffisants. Des actions devraient clairement être entrepris pour améliorer l’utilisation et la distribution de préparations magistrales.

On peut consulter notre article publié dans le Paediatrics & Child Health.

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Troubles visuels secondaires à la prise de psychostimulants : cas pédiatrique

En pédiatrie, les symptômes du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/TDAH) sont généralement traités avec des psychostimulants : méthylphénidate et amphétamine. Perte d’appétit, insomnie, douleur abdominal et maux de têtes sont les effets indésirables les plus fréquemment associés à la prise de psychostimulants. Les monographies rapportent également des effets indésirables oculaires : la sécheresse oculaire, la mydriase, des perturbations de l’accommodation et la vision brouillée. Malheureusement, la littérature pédiatrique documente rarement ces effets indésirables oculaires.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons rédigé un rapport de cas présentant un jeune patient, âgé de 9 ans, qui a manifesté une diminution significative de son acuité visuelle à deux reprises, et ce, après l’initiation de deux agents psychostimulants différents : méthylphenidate hydrochloride à libération contrôlée (Biphentin) and lisdexamfétamine (Vyvanse).

Cet effet indésirable inhabituel souligne l’importance de surveiller les changements au niveau de la vision suivant l’initiation d’un agent psychostimulant. Il met également en évidence l’importance de la pharmacovigilance, surtout en pédiatrie où les données sont limitées.

On peut consulter notre article publié dans le American Journal of Health-System Pharmacy.

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Antibiogouvernance : relation entre la consommation des anti-infectieux et l'émergence de résistances en néonatalogie

L’émergence de résistances bactériennes aux antibiotiques, une priorité de la santé publique, pose un problème majeur. Ainsi, au Québec, un programme d’antibiogouvernance préconisant un usage raisonné des antibiotiques et l’étude des consommations d’antibiotiques en doses définies journalières (DDJ) et jours de traitement (JT) à des fins de surveillance a été mis en place par le gouvernement.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive dans le but d’étudier la relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances bactériennes dans un pôle de néonatalogie en centre hospitalier universitaire.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre du congrès Hopipharm 2019 le 15 et 17 mai 2019, Marseille, France et le 34ème congrès des étudiants des cycles supérieurs et des post-doctorants en recherche au CHU Sainte-Justine – 24 mai 2019, CHU Sainte-Justine, Montréal, Québec, Canada.

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Pharmacovigilance : portrait de la pratique en établissement de santé au Québec

Tout établissement de santé se doit de déclarer les réactions indésirables graves à un produit thérapeutique en vertu des changements apportés à la loi sur les aliments et drogues (Loi de Vanessa).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive transversale dans le but de décrire l’organisation pratique de la pharmacovigilance en établissement de santé au Québec et la perception des chefs de départements de pharmacie. Nous avons également comparé les pratiques des établissements universitaires à celles des établissements non universitaires.

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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Codification : impact des effets indésirables médicamenteux sur les séjours hospitaliers

Le séjour des patients est codifié par les archivistes médicaux à partir de logiciels. Cette codification génère notamment un indice de gravité (IG) variant de 1 à 4, un indice de mortalité (IM) variant de 1 à 4 et un niveau d’intensité relative des ressources utilisées (NIRRU) variant de 0 à 99. Ces indicateurs donnent un indice de la lourdeur des cas : la lourdeur augmente si la valeur des indicateurs augmente. Ils pourraient même éventuellement influencer le financement axé sur les patients.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive dans le but de dépeindre l’impact de différents effets indésirables médicamenteux (EIMs) sur des séjours hospitaliers en simulant huit scénarios et en calculant leur IG, IM et NIRRU respectif.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec – Grand Forum 2019, le 28 et 29 mars 2019 Québec, Qc, Canada.

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Pharmacovigilance : détermination des bonnes pratiques en pharmacie hospitalière au Québec

Les prestataires de soins ont à leur disponibilité plusieurs lignes directrices décrivant les meilleures façons de gérer les effets indésirables médicamenteux (EIMs) d’un patient. Or, il existe très peu de lignes directrices orientant la façon de promouvoir et gérer les EIMs identifiés dans les hôpitaux.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive de type Delphi dans le but de déterminer les bonnes pratiques de pharmacovigilance en pharmacie hospitalière tout en répondant aux exigences de la Loi de Vanessa.

Pour voir les résultats, on peut consulter notre affiche dans le cadre de la 8e Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments le 19 et 20 octobre 2018, Montréal, Qc, Canada et la 7e éditions du Rendez-vous de la recherche pharmaceutique, 6 décembre 2018, Faculté de pharmacie, Montréal, Qc, Canada.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmacoepidemiology & Drug Safety.

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Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety : exposition des effets indésirables médicamenteux

Les effets indésirables médicamenteux (EIMs), un problème majeur à la médecine moderne, ont le quatrième taux de mortalité le plus élevé. Les tests pharmacogénomiques figurent parmi les méthodes les plus prometteuses de la gestion des EIMs. En 2005, le réseau de surveillance pancanadien des EIMs, Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety (CPNDS), a été fondé par l’équipe de Burce Carleton et al. de l’Université de la Colombie-Britannique. Le CPNDS est un programme national qui vise la réduction des EIMs chez les enfants.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une analyse de l’information clinique et démographique du CPNDS incluant le nombre d’EIMs rapportés, le nombre de médicaments utilisés sans la manifestation d’un EIM, la date d’apparition de l’EIM, les médicaments suspectés, les médicaments consommés, ainsi que les cas de EIMs mortels, et ce, sur une période de 12 ans (15 mai 2005 au 9 mai 2017). Les bases de données du CPNDS comprenaient :

  • 93 974 rapports d’utilisation de médicament
  • 10 475 rapports d’EIMs
    • 72,6% de ces EIMs se sont manifestés chez des patients pédiatriques (≤ 21 ans)
    • 5 EIMs les plus fréquents : EIMs d’origine cutanée, neuropathie périphérique, cardiotoxicité, toxicité du système nerveux central et ototoxicité
    • 5 médicaments les plus suspectés : méthotrexate, vincristine, doxorubicin, cisplatin et L-asparaginase

Cette étude expose l’importance du CPNDS dans le réseau canadien de la santé et son soutient dans le développement de la médecine personnalisée.

On peut consulter notre article publié dans The Journal of Clinical Pharmacology.

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Loi de Vanessa : collaboration archives-pharmacie au CHU Sainte-Justine

À la lumière de la loi de Vanessa, le service des archives médicales et l’équipe pharmacien du CHU de Sainte-Justine ont développé une collaboration permettant la codification des effets indésirables médicamenteux (EIMs).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective dans le but de valider la codification des EIMs et leurs caractérisations effectuées par l’équipe des archives. Pour ce faire, un nouveau processus de validation des EIMs par l’équipe de pharmacie a été mis en place.

En 12 mois, un total de 755 EIMs ont été codés par l’équipe d’archivistes médicales: 34 codifications ont été modifié par l’équipe de pharmacie; 85 EIMs ont été identifiés comme étant graves; 13 d’entres-eux ont été rapportés à l’autorité règlementaire.

Le nouveau processus de validation a permis l’association des codes à des médicaments individuels et a ainsi facilité l’interprétation des données. Cette étude a mené à la révision des pratiques de codage, au développement d’un algorithme de codage et à la clarification des codes de 18 médicaments. L’identification d’EIMs graves non déclarés, dont la déclaration sera bientôt exigée par Santé Canada, a également été possible.

On peut consulter notre article publié dans le Journal of Population Therapeutics & Clinical Pharmacology.

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Qu'en est-il de la relation entre la consommation d'antibiotique en établissement de santé et l'émergence de résistances bactériennes?

Il existe bel et bien une relation entre la consommation d’antibiotique et l’émergence de résistances bactériennes. Cette dernière est documentée dans la littérature. Toutefois, peu de données existent sur cette relation en établissement de santé. En effet, de façon générale, les études se focalisent davantage sur l’utilisation à large échelle (i.e. antibiotiques dans l’alimentation, utilisation des antibiotiques en milieu communautaire). Sachant que certains antibiotiques sont utilisés explicitement pour une infection hospitalière, nous nous sommes intéressés à explorer cette relation dans un contexte d’établissement de santé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive dans le but d’étudier la relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances bactériennes en hémato-oncologie d’un centre
hospitalier universitaire.

Pour voir les résultats on peut consulter notre affiche dans le cadre du congrès Hopipharm 2019 le 15 et 17 mai 2019, Marseille, France et le 34ème congrès des étudiants des cycles supérieurs et des post-doctorants en recherche au CHU Sainte-Justine – 24 mai 2019, CHU Sainte-Justine, Montréal, Québec, Canada.

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Simulation sur la validation des ordonnances : mise à l’épreuve de l’aisance des internes en pharmacies

La capacité décisionnelle d’un intervenant de la santé est intimement liée à son aisance à poser des actes professionnels. Au Québec, les étudiants à la maitrise en pharmacothérapie avancée (formation pratique de 16 mois) sont préparés à participer au choix de la thérapie médicamenteuse, et ce, en validant des ordonnances proposées par d’autres prescripteurs ou en initiant eux-mêmes certains médicaments.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive transversale dans le but d’évaluer, à travers une simulation, l’aisance d’internes en pharmacie vis-à-vis deux tâches typiques de la pratique pharmaceutique (analyse de prescriptions et dispensation de médicaments). Nous avons également évalué leur perception relative à leur formation entourant la prise de décision, et ce, à travers 13 énoncés.

La simulation comportait 10 étapes pour lesquelles les participants (n = 72) devaient évaluer leur aisance au niveau de 5 dimensions: l’efficacité du médicament, l’innocuité du médicament, le coût du médicament, la conformité aux règles en vigueur, l’aise ressentie de façon générale à poser le geste.

  • Très à l’aise : > 50% pour 2 itérations sur 50, conformité aux règles (n = 1) et niveau global d’aise (n = 1)
  • Pas à l’aise : > 50 % pour 25 itérations sur 50, efficacité (n = 3), innocuité (n = 2), le coût (n = 9), conformité aux règles (n = 5) et niveau global d’aise (n = 6)

La perception des participant relative à leur formation varie également d’une dimension à l’autre.

Le premier pas pour atteindre un bon niveau d’aise débute avec une formation adéquate quant à la prise de décision. Ensuite, l’expérience de travail et la connaissance du milieu où l’on exerce permettront d’accroître davantage l’aisance de nos futurs pharmaciens.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmacien Hospitalier et Clinicien.

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