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Archives de Tag: gestion des risques

L’insuline est utilisée depuis près d’un siècle et fait partie des médicaments à haut risque.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons évalué les risques associés à l’utilisation de l’insuline en établissement de santé. Nous avons également proposé un plan d’action dans le but de réduire les principaux risques associés aux modes de défaillance les plus critiques.Insuline5

Pour ce faire, cinq rencontres interdisciplinaires ont été tenues en août 2013. Un total de 44/49 modes de défaillances ont été analysés dont neuf (20%) possédaient un indice de criticité maximal.

On peut consulter notre article publié dans les Archives de Pédiatrie disponible en ligne.

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Les médicaments de niveau d’alerte élevé (MNDE) peuvent causer d’importants préjudices aux patients. Le pharmacien doit donc prendre des précautions afin de réduire le risque qui leur est associé.

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Nous avons décrit les stratégies de gestion des médicaments de niveau d’alerte élevé utilisées au sein de notre centre hospitalier suite aux changements apportés à nos pratiques à partir des 11 procédures et 8 tests de conformité proposés par Agrément Canada.

Les outils et interventions qui ont été mis en place sont :

  1. Politique de gestion
  2. Révision de la liste MNDE et actions spécifiques (feuille d’ordonnances pré-rédigées, disponibilité restreinte des MNDE, etc)
  3. Logo conforme
  4. Double vérification
  5. Vérification spécifique des stocks de MNDE
  6. Intranet Pharmacie
  7. Intervention ponctuelle d’information et de formation
  8. Courte vidéo de formation

Les efforts requis pour mettre en place cette stratégie doivent nécessairement être fournis afin de sensibiliser le personnel soignant et changer les comportements.

Une liste de médicament de niveau d’alerte élevé est disponible sur le site de l’ISMP.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 4 au 8 février 2017 à Toronto, Ontario, Canada.

 

Jeu sur la gestion des risques médicamenteux

Jeu sur la gestion des risques médicamenteux

En plus de nos jeux incitant à la réflexion sur les changements en pharmacie (jeu a, jeu b), nous avons créé un jeu sur la gestion des risques médicamenteux. Notre objectif était de faire réfléchir les résidents en pharmacie québécois sur la gestion des risques médicamenteux.

Tous les participants débutaient avec la même tour de blocs de couleur. Ils recevaient des contraites du meneur de jeu pour le retrait de ressources ou l’implantation de nouveaux concepts. Leur tour ne devait pas s’écrouler.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’A.P.E.S. les 9-11 avril 2014 à Sherbrooke, Québec.

Comment assurer la gestion de la qualité et des risques, tout en offrant des services et des soins pharmaceutiques de façon continue?

En réponse à notre réflexion, nous avons réalisé un calendrier d’audits qui devraient être réalisés pour la gestion de la qualité et des risque dans un département de pharmacie. Ce calendrier inclus la fréquence des visites externes, la durée des audits ainsi que les normes applicables.

Calendrier des audits

Calendrier des audits

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du RQRUM, les 23-24 septembre 2014, Orford, Québec, Canada. Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Nous avons publié  » Qualité et risques en santé : à qui en confier la gestion au sein des unités fonctionnelles? » dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

Il existe de nombreux ouvrages sur la qualité et les risques. Il apparaît nécessaire et opportun de doter les départements de pharmacie d’un gestionnaire en gestion de la qualité et des risques.  À qui confier cette gestion dans le réseau de la santé? Cet article présente notre réflexion quant aux modalités de gestion optimale de la qualité et des risques au sein des unités fonctionnelles dans un établissement de santé québécois.

En augmentant la sécurité d’un processus, on contribue généralement à la diminution des risques. La qualité est un concept parapluie qui permet de décrire l’ensemble des attributs d’un processus.

En augmentant la sécurité d’un processus, on contribue généralement à la diminution des risques. La qualité est un concept parapluie qui permet de décrire l’ensemble des attributs d’un processus.

Dans son bulletin de février 2006, l’Institute for Safe Medication Practices (ISMP) Canada rapportait que l’insuline était le médicament le « plus fréquemment déclaré et associé à des préjudices suite à un accident lié à la médication ». De nombreuses publications font état des risques associés à l’utilisation de l’insuline en établissement de santé, par exemple ce rappel de l’ISMP publié en début d’année. Nous avons revu ce type d’erreurs dans notre centre et avons identifié des actions correctrices à poser.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction : L’insuline est utilisée dans le traitement du diabète depuis près d’un siècle. Avec autant de recul clinique, l’informatisation du circuit du médicament,  la création d’outils d’aide à la décision et la robotisation, il est étonnant de constater qu’elle fait toujours partie des médicaments à risque élevé d’incidents et d’accidents.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire les incidents et accidents médicamenteux relatifs à l’insuline et de discuter de mesures préventives et correctrices. L’étude est réalisée dans un Centre hospitalier universitaire mère-enfant,

Résultats : Un total de 94 incidents et accidents portant sur l’insuline a été identifié à partir du registre des incidents et accidents du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2012.  Les événements relatifs à l’insuline représentaient 1,5% (94/6242) de l’ensemble des événements comportant au moins un médicament. Près de 95 % (89/94) des événements étaient des accidents, mais aucun des accidents ne comportait de conséquences permanentes pour le patient.

Conclusion : Dans le cadre de notre réflexion sur les meilleures pratiques du circuit du médicament et de l’analyse de ces incidents/accidents, nous avons identifié 12 actions préliminaires nécessaires afin de mieux encadrer l’utilisation de l’insuline au sein de notre établissement.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

Suivant les changements législatifs découlant du projet de loi 113 au début des années 2000, il est devenu obligatoire d’encadrer la déclaration des incidents et des accidents. Nous avons fait un retour sur les dix dernières années de gestion des risques au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

Les pharmaciens s’intéressent à la gestion des risques médicamenteux depuis au moins trois décennies dans le réseau de la santé. Cette préoccupation a contribué à la mise en place de programmes de pharmacovigilance, à la prise en charge de l’ensemble du circuit du médicament, à la décentralisation des pharmaciens dans les programmes de soins et à la mise en place de programmes de gestion de risques.  Dans la foulée de ces tendances, le Québec a procédé à des changements législatifs importants au début des années 2000, encadrant la déclaration des incidents et accidents (I/A) dans un registre local, imposant la mise en place de comité de gestion de risques au niveau central et dans les départements cliniques ainsi que des processus de reddition de comptes. Après dix années de recul, il est opportun de faire le point sur la gestion des risques médicamenteux en établissement de santé.

Objectifs

Décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques dans un département de pharmacie d’un centre hospitalier universitaire (CHU) québécois.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal était de décrire l’organisation et l’activité de gestion de risques au sein du CHU Sainte-Justine, un CHU mère-enfant de 500 lits. L’étude portait sur les exercices financiers 2010-2011 et  2011-2012. Afin de décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques, nous avons consulté les rapports annuels du département, les journaux de bord quotidien des pharmaciens, les rapports du comité de gestion des risques et les archives du département de pharmacie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2010 à 2012, nous avons recensé en moyenne 5316±436  évènements déclarés par année (min = 5008, max = 5625), soit 47% d’incidents et 53% d’accidents. Les I/A relatifs à la médication représentaient en moyenne 1927±0 I/A par année (min = 1927, max = 1927) et les I/A en lien avec le département de pharmacie représentaient en moyenne 115±45 I/A par année soit 77 % d’incidents et 23 % d’accidents. Une majorité des I/A médicamenteux est imputée à l’activité infirmière. Une moyenne de 26±4,2 enquêtes approfondies par année ont été menées sur certaines I/A.

L’activité départementale de gestion de risque comprend la nomination d’un gestionnaire de risque pharmacien qui participe au comité central de gestion de risque, la participation de plusieurs pharmaciens à des comités de gestion de risques dans les programmes de soins, la mise en place d’une section de l’intranet regroupant l’ensemble des communications et documents pertinents. Dans le cadre des activités de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine, de nombreux projets de recherche évaluative ont contribué à des évaluations de pratiques, au développement de nouvelles pratiques et technologies et à des actions correctrices. De plus, le thème de la gestion des risques fait partie de toutes les réunions administratives du département.

Discussion/Conclusion

Cette étude décrit la gestion des risques au sein d’un établissement de santé. De l’analyse prospective des rapports d’I/A portés à l’attention du pharmacien gestionnaire de risques à ses débuts, la gestion des risques est désormais multidimensionnelle et comporte des activités de prévention, de formation, d’évaluation ainsi que des actions visant l’optimisation du circuit du médicament.  Le risque est omniprésent dans le circuit du médicament et tous les pharmaciens d’une équipe doivent contribuer à le réduire. Compte tenu de la sous-déclaration des I/A, il est important de mettre en place des mécanismes d’évaluation et de contrôles additionnels.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.