Archives de Catégorie: Marqueurs de résultats

AMDEC sur l’administration des médicaments

Dans le blogue du 1 avril 2011, nous vous avons partagé l’affiche du projet AMÉLIE. Nous vous invitons maintenant à consulter l’article découlant de ce projet qui avait comme objectif de réaliser une analyse des modes de défaillances, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC) sur le processus d’administration des médicaments.

Le résumé du projet se trouve ci-dessous :

OBJECTIVE: The objective of this article was to critically evaluate the causes of adverse drug events during the nurse medication administration process in paediatric care units in order to identify and prioritize interventions that need to be implemented.

METHODOLOGY: This is a failure mode, effects and criticality analysis (FMECA) study. A multidisciplinary committee composed of nurses, pharmacists, physicians and risk managers evaluated through consensus the process of administering medications at the Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine. By mapping the process, all the failure modes were identified and associated with at least one cause each. Using a summary grid, each failure mode was evaluated by rating frequency (from 1 to 9), likelihood of failure detection (from 0 to 100%) and severity (from 1 to 9) using adapted versions of already published scales.

RESULTS: A 10-member committee was set up, and it met eight times between January and April 2010. In the two specialized paediatric units selected (n = 38 beds), an average number of approximately 20 000 drug doses was administered monthly from about 400 non-proprietary names. Through consensus, the committee identified 16 processes and 53 failure modes. While frequency and severity were based on perceptions that could be objectivized with local data and scientific documentation, the likelihood of detection was mainly based on individual perception.

CONCLUSION: FMECA is a useful approach to improve the medication process.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Evaluation in Clinical Practice.

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Pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés

Avec les changements législatifs adoptés au Québec au cours de la dernière décennie, les pharmaciens jouent un rôle important dans la surveillance de la thérapie médicamenteuse et assument une responsabilité de la pharmacothérapie utilisée chez les patients. La pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients. Depuis 2006, un assistant de recherche soutien la pharmacovigilance au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

L’exercice de la pharmacie au Québec repose notamment sur l’obligation d’assurer la surveillance de la thérapie médicamenteuse. La prestation de soins pharmaceutiques en milieu hospitalier inclut la détection, la prévention et la résolution des effets indésirables prévisibles et imprévisibles, liés à la médication.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance dans le Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, un établissement universitaire mère-enfant de 500 lits. L’étude porte sur les exercices financiers 2006-2007 à 2012-2013. Afin de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance, nous avons consulté les rapports annuels du département de pharmacie, les journaux de bord quotidien des pharmaciens et les rapports du comité de pharmacologie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2006 à 2013, nous avons recensé en moyenne 2457 ± 815 interventions pharmaceutiques par années liés à la pharmacovigilance. Une majorité des interventions contribuent à prévenir ou résoudre la survenue d’un effet indésirable médicamenteux (EIM). On note en moyenne 140 ± 65 EIM par année détectés et saisis dans notre banque de données pour une moyenne de 55 ± 30 médicaments par année qui touchent la majorité des classes thérapeutiques. Les EIM sont déclarés par les pharmaciens (50%), le coordonnateur de pharmacovigilance (24%), les infirmières (15%), les médecins (2%) et autres personnes (8%). Les EIM recensés sont survenus en moyenne dans 11 ± 6 unités d’hospitalisation.

Discussion/Conclusion

Cette étude descriptive met en évidence un modèle de pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés dans les programmes de soins d’un établissement de santé québécois. Une revue de notre pratique met en évidence la nécessité d’un soutien transversal, en dépit de la décentralisation des pharmaciens. La prestation de soins pharmaceutiques au chevet des patients ne permet pas autant la vue d’ensemble d’une problématique mais contribue à la résolution proactive des problèmes reliés à la pharmacothérapie. Nous pensons que le modèle développé optimise les ressources en place et les obligations réglementaires. Nul doute que la pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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Revue des erreurs médicamenteuses avec l’insuline

Dans son bulletin de février 2006, l’Institute for Safe Medication Practices (ISMP) Canada rapportait que l’insuline était le médicament le « plus fréquemment déclaré et associé à des préjudices suite à un accident lié à la médication ». De nombreuses publications font état des risques associés à l’utilisation de l’insuline en établissement de santé, par exemple ce rappel de l’ISMP publié en début d’année. Nous avons revu ce type d’erreurs dans notre centre et avons identifié des actions correctrices à poser.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction : L’insuline est utilisée dans le traitement du diabète depuis près d’un siècle. Avec autant de recul clinique, l’informatisation du circuit du médicament,  la création d’outils d’aide à la décision et la robotisation, il est étonnant de constater qu’elle fait toujours partie des médicaments à risque élevé d’incidents et d’accidents.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire les incidents et accidents médicamenteux relatifs à l’insuline et de discuter de mesures préventives et correctrices. L’étude est réalisée dans un Centre hospitalier universitaire mère-enfant,

Résultats : Un total de 94 incidents et accidents portant sur l’insuline a été identifié à partir du registre des incidents et accidents du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2012.  Les événements relatifs à l’insuline représentaient 1,5% (94/6242) de l’ensemble des événements comportant au moins un médicament. Près de 95 % (89/94) des événements étaient des accidents, mais aucun des accidents ne comportait de conséquences permanentes pour le patient.

Conclusion : Dans le cadre de notre réflexion sur les meilleures pratiques du circuit du médicament et de l’analyse de ces incidents/accidents, nous avons identifié 12 actions préliminaires nécessaires afin de mieux encadrer l’utilisation de l’insuline au sein de notre établissement.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, URPP

Gestion des risques médicamenteux en établissement de santé

Suivant les changements législatifs découlant du projet de loi 113 au début des années 2000, il est devenu obligatoire d’encadrer la déclaration des incidents et des accidents. Nous avons fait un retour sur les dix dernières années de gestion des risques au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

Les pharmaciens s’intéressent à la gestion des risques médicamenteux depuis au moins trois décennies dans le réseau de la santé. Cette préoccupation a contribué à la mise en place de programmes de pharmacovigilance, à la prise en charge de l’ensemble du circuit du médicament, à la décentralisation des pharmaciens dans les programmes de soins et à la mise en place de programmes de gestion de risques.  Dans la foulée de ces tendances, le Québec a procédé à des changements législatifs importants au début des années 2000, encadrant la déclaration des incidents et accidents (I/A) dans un registre local, imposant la mise en place de comité de gestion de risques au niveau central et dans les départements cliniques ainsi que des processus de reddition de comptes. Après dix années de recul, il est opportun de faire le point sur la gestion des risques médicamenteux en établissement de santé.

Objectifs

Décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques dans un département de pharmacie d’un centre hospitalier universitaire (CHU) québécois.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal était de décrire l’organisation et l’activité de gestion de risques au sein du CHU Sainte-Justine, un CHU mère-enfant de 500 lits. L’étude portait sur les exercices financiers 2010-2011 et  2011-2012. Afin de décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques, nous avons consulté les rapports annuels du département, les journaux de bord quotidien des pharmaciens, les rapports du comité de gestion des risques et les archives du département de pharmacie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2010 à 2012, nous avons recensé en moyenne 5316±436  évènements déclarés par année (min = 5008, max = 5625), soit 47% d’incidents et 53% d’accidents. Les I/A relatifs à la médication représentaient en moyenne 1927±0 I/A par année (min = 1927, max = 1927) et les I/A en lien avec le département de pharmacie représentaient en moyenne 115±45 I/A par année soit 77 % d’incidents et 23 % d’accidents. Une majorité des I/A médicamenteux est imputée à l’activité infirmière. Une moyenne de 26±4,2 enquêtes approfondies par année ont été menées sur certaines I/A.

L’activité départementale de gestion de risque comprend la nomination d’un gestionnaire de risque pharmacien qui participe au comité central de gestion de risque, la participation de plusieurs pharmaciens à des comités de gestion de risques dans les programmes de soins, la mise en place d’une section de l’intranet regroupant l’ensemble des communications et documents pertinents. Dans le cadre des activités de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine, de nombreux projets de recherche évaluative ont contribué à des évaluations de pratiques, au développement de nouvelles pratiques et technologies et à des actions correctrices. De plus, le thème de la gestion des risques fait partie de toutes les réunions administratives du département.

Discussion/Conclusion

Cette étude décrit la gestion des risques au sein d’un établissement de santé. De l’analyse prospective des rapports d’I/A portés à l’attention du pharmacien gestionnaire de risques à ses débuts, la gestion des risques est désormais multidimensionnelle et comporte des activités de prévention, de formation, d’évaluation ainsi que des actions visant l’optimisation du circuit du médicament.  Le risque est omniprésent dans le circuit du médicament et tous les pharmaciens d’une équipe doivent contribuer à le réduire. Compte tenu de la sous-déclaration des I/A, il est important de mettre en place des mécanismes d’évaluation et de contrôles additionnels.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, URPP

État des lieux de la surveillance urinaire des antinéoplasiques

Plusieurs études de surveillance environnementale de la contamination de surface aux antinéoplasiques ont été menées au Québec au cours des dernières années. Un programme de surveillance biologique est en cours de développement et d’implantation. Dans ce contexte, nous avons réalisé une revue de littérature sur l’état des lieux de la surveillance urinaire des antinéoplasiques.

Vous pouvez visionner la présentation donnée à la conférence du Groupe d’évaluation et de recherche sur la protection en atmosphère contrôle (GERPAC), qui se déroulait le 3 octobre 2013 à Giens, Hyères, France.

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Classé dans Effets indésirables, Revue de littérature, Santé et sécurité au travail, URPP

Le système de pharmacovigilance canadien peut-il défaillir?

Le 11 août dernier, Santé Canada a mis en ligne le guide GUI-0102 « Lignes directrices sur les Bonnes pratiques de pharmacovigilance (BPV) ». Ce guide « vise à fournir à l’industrie une orientation en ce qui concerne les attentes des inspecteurs relativement aux exigences en matière de déclaration de réactions indésirables aux médicaments et des exigences de déclaration post-approbation lors d’inspections liées aux BPV. »

Nous avons réalisé une affiche listant les modes de défaillances possibles du système de pharmacovigilance canadien, en se basant sur trois cas de retraits de commercialisation.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Contexte : La pharmacovigilance a été créée en 1968 pour permettre une utilisation sécuritaire des médicaments commercialisés. Cependant, on observe toujours la commercialisation non-sécuritaire de médicaments à l’origine de retraits du marché.

Objectif de l’étude : L’objectif principal de cette étude est de décrire trois cas de retraits de médicaments. L’objectif secondaire est de développer un diagramme d’Ishikawa intégrant tous les modes de défaillances des systèmes de pharmacovigilance.

Méthode : Revue documentaire à l’aide de Pubmed, Google Scholar et Google pour les retraits du benfluorex (Médiator®, Servier), du rofecoxib (Vioxx®, merck Frosst) et du thalidomide (Kevadon®, Richardson-Merrell’s). Pour chaque retrait, un fil du temps a été élaboré. À partir des fils du temps et des évènements identifiés, nous avons isolé les modes de défaillance ayant contribué aux délais de retrait du marché de chaque médicament.

Résultats : En quatre ans de commercialisation de la thalidomide (1957-1961), nous avons identifié dix modes de défaillance dont l’absence de système de pharmacovigilance. En quatre ans de commercialisation du rofecoxib (1999-2004), nous avons identifié dix-sept modes de défaillance. En trente-trois ans de commercialisation du benfluorex (1976-2009), nous avons identifié trente modes de défaillance. Le diagramme d’Ishikawa identifie neuf acteurs pour un total de quarante modes de défaillances.

Discussion : Plusieurs des modes de défaillance identifiés se retrouvent dans le système canadien de pharmacovigilance. De nombreuses recommandations découlent de l’identification de ces modes de défaillance, notamment des changements législatifs (i.e. homologation progressive et recours accru à des avis de conformité avec conditions), une opérationnalisation de la notification efficace des effets indésirables les plus importants, une transparence accrue de Santé Canada et des fabricants par rapport aux résultats des inspections et aux données utilisées pour la rédaction des avis de mise en garde et de retrait.

Conclusion : Basé sur notre analyse, nous pensons que d’autres scandales médicamenteux pourraient survenir au Canada.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au 8e Colloque annuel de l’association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal, le 13 février 2013 à Montréal, Canada.

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Implantation d’une nouvelle règle d’utilisation de la vancomycine : une étude pré-post

L’American Society of Health-System Pharmacists, conjointement avec l’Infectious Disease Society of America et la Society of Infectious Diseases Pharmacists ont publié de nouvelles recommandations sur l’utilisation de la vancomycine chez les patients adultes. Ces recommandations peuvent être consultées ici. Nous avons décidé de réviser nos pratiques actuelles en milieu pédiatrique selon les dernières données obtenues, en effectuant une étude pré-post.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

 Justification

En 2009, de nouvelles recommandations concernant les modalités d’utilisation de la vancomycine ont été émises. Dans le but de se conformer à ces recommandations, la règle d’utilisation locale a été modifiée.

Objectif

Évaluer la conformité des prescriptions suivant la modification de la règle d’utilisation locale et décrire l’utilisation de la vancomycine dans un hôpital pédiatrique.

Méthodologie

Étude quasi-expérimentale de type pré-post sans groupe témoin. La phase pré s’est déroulée du 01-03-2010 au 30-06-2010 et la phase post du 16-12-2010 et au 02-03-2011. Pour l’intervention, l’écart thérapeutique du prélèvement pré-dose (creux) a été élargi de 5-10 mg/L à 5-15 mg/L et l’indication pour le prélèvement du post-dose a été précisée. Afin d’améliorer la conformité à la règle, plusieurs actions ont été entreprises : formation d’un comité, approbation par le comité de pharmacologie et diffusion lors de conférences midi. Les posologies et valeurs de prélèvement pré-dose ont été comparées pré et post-intervention avec un test t.

Résultats

Des 710 ordonnances de vancomycine rédigées entre le 01-03-2010 et le 02-03-2011, 340 ont été incluses (96 pré et 74 post). L’âge moyen des patients était de 6,8±5,7 ans. La posologie initiale quotidienne était de 43±10,6 mg/kg/jour pré et de 48,4±10,8 mg/kg/jour post-intervention (p=0,002). La valeur moyenne±écart-type du prélèvement pré-dose a augmenté de 8,07±3,8 mg/L à 10,46±5,83 (p=0,004). La proportion de dosages de type post-dose a diminué de 49% en pré contre 38% en post. Le nombre moyen de prélèvements par ordonnance de vancomycine a diminué de 3,1 en pré à 1,5 en post.

Conclusion

Cette étude démontre l’adhésion des prescripteurs à de nouvelles recommandations locales pour l’utilisation de la vancomycine par voie parentérale. L’intervention a permis d’augmenter significativement la dose moyenne initiale et la valeur pré-dose obtenue et de réduire significativement le recours au prélèvement post-dose.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Mise à jour des soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA

Nous avons développé une démarche de mise à jour des secteurs de soins pharmaceutiques dans notre centre. Cette démarche standardisée prévoit une revue de la littérature de l’impact du pharmacien dans ce secteur, une cotation des preuves trouvées dans la littérature et une revue des activités de notre centre. À l’issue de cette démarche, des actions sont envisagées. Nous avons appliqué cette démarche de mise à jour au secteur de clinique de VIH-SIDA.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Justification : Depuis deux décennies, les pharmaciens hospitaliers exercent majoritairement de façon décentralisée dans les programmes de soins. On reconnait les difficultés inhérentes à la hiérarchisation de ces programmes et des activités pharmaceutiques lorsque les ressources disponibles sont insuffisantes.

Objectif : Mettre à jour le niveau de pratique utilisé en soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA.

Méthodologie et démarche : Il s’agit d’une étude descriptive avec revue documentaire menée dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant canadien. À partir des meilleures preuves, l’impact du pharmacien en soins VIH-SIDA a été coté selon sept indicateurs de résultats (c.-à-d. mortalité, morbidité, coût, erreurs, effets indésirables, observance et satisfaction). La revue des activités pharmaceutiques en vigueur a servi de base à des discussions sur la mise à jour du secteur.

Résultats : Un total de 52 articles pertinents ont été identifiés et 30 ont été utilisés afin de coter l’impact selon les sept indicateurs. Une revue de l’activité pharmaceutique en 2011-2012, a permis de recenser la réponse à 155 demandes d’information et 199 interventions (43% ajustement de la pharmacothérapie, 28% continuité de soins, 16% bilan comparatif, 13% autre) pour l’équivalent de 170 heures-travaillées (c.-à-d. couverture clinique de 1-2 jours-semaine) et une cohorte active de près de 70 patients. La mise à jour envisagée du secteur de pratique inclut l’aménagement d’un espace, la documentation écrite des interventions, l’intégration de la fonction à l’équipe de pédiatrie avec jumelage avec un 2ème pharmacien, la rédaction de protocoles et de feuilles d’ordonnances pré-rédigées, la déclaration proactive d’effets indésirables, la création d’un club de lecture, l’implication dans les écoles, etc.

Conclusion : Il existe peu de données sur la hiérarchisation des programmes de soins et des activités pharmaceutiques. Cette étude décrit une démarche de mise à jour en clinique de VIH-SIDA en pédiatrie.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Efficience des soins pharmaceutiques dans l’amélioration de l’adhésion au traitement par antidépresseurs – critique

Nous avons réalisé une évaluation critique de l’article de Rubio-Valera et coll (2011). L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact de cabinets automatisés décentralisés (CAD) sur l’incidence des erreurs médicamenteuses. L’objectif secondaire était d’évaluer l’efficience des soins pharmaceutiques dans l’amélioration de l’adhésion au traitement par antidépresseurs.

Cette revue systématique des essais cliniques randomisés et contrôlés a identifié 438 études et six ont été retenues pour faire une méta-analyse. Les soins pharmaceutiques avaient un effet favorable sur l’adhésion au traitement dans le cadre de la dépression (rapport de cote 1,64 Intervalle de confiance 95% 1,24-1,27, p<0,001).

Les auteurs ont rappelé que la durée de suivi pharmaceutique de six mois limite la portée des résultats. De plus, l’amélioration de l’adhésion n’est pas nécessairement liée à une amélioration des résultats de santé chez les patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Cas de pancréatite associée à l’azathioprine

Nous présentons le cas d’une adolescente admise pour une pancréatite aiguë, dans un contexte de rechute de colite ulcéreuse traitée par azathioprine.

La survenue de pancréatites aiguës liées à l’utilisation de cette molécule est reconnue,  et il est important d’être vigilant pour ce type d’effet indésirable. Néanmoins, l’incidence reste faible. L’azathioprine demeure un traitement de choix dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales chroniques.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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