Pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés

Avec les changements législatifs adoptés au Québec au cours de la dernière décennie, les pharmaciens jouent un rôle important dans la surveillance de la thérapie médicamenteuse et assument une responsabilité de la pharmacothérapie utilisée chez les patients. La pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients. Depuis 2006, un assistant de recherche soutien la pharmacovigilance au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

L’exercice de la pharmacie au Québec repose notamment sur l’obligation d’assurer la surveillance de la thérapie médicamenteuse. La prestation de soins pharmaceutiques en milieu hospitalier inclut la détection, la prévention et la résolution des effets indésirables prévisibles et imprévisibles, liés à la médication.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance dans le Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, un établissement universitaire mère-enfant de 500 lits. L’étude porte sur les exercices financiers 2006-2007 à 2012-2013. Afin de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance, nous avons consulté les rapports annuels du département de pharmacie, les journaux de bord quotidien des pharmaciens et les rapports du comité de pharmacologie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2006 à 2013, nous avons recensé en moyenne 2457 ± 815 interventions pharmaceutiques par années liés à la pharmacovigilance. Une majorité des interventions contribuent à prévenir ou résoudre la survenue d’un effet indésirable médicamenteux (EIM). On note en moyenne 140 ± 65 EIM par année détectés et saisis dans notre banque de données pour une moyenne de 55 ± 30 médicaments par année qui touchent la majorité des classes thérapeutiques. Les EIM sont déclarés par les pharmaciens (50%), le coordonnateur de pharmacovigilance (24%), les infirmières (15%), les médecins (2%) et autres personnes (8%). Les EIM recensés sont survenus en moyenne dans 11 ± 6 unités d’hospitalisation.

Discussion/Conclusion

Cette étude descriptive met en évidence un modèle de pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés dans les programmes de soins d’un établissement de santé québécois. Une revue de notre pratique met en évidence la nécessité d’un soutien transversal, en dépit de la décentralisation des pharmaciens. La prestation de soins pharmaceutiques au chevet des patients ne permet pas autant la vue d’ensemble d’une problématique mais contribue à la résolution proactive des problèmes reliés à la pharmacothérapie. Nous pensons que le modèle développé optimise les ressources en place et les obligations réglementaires. Nul doute que la pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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