Archives de Catégorie: Marqueurs de résultats

Incidents et accidents d’origine médicamenteuse dans un centre hospitalier universitaire

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur les incidents/accidents (I/A) déclarés dans un Centre hospitalier universitaire mère enfant de 2004 à 2010. Sur les 11 731 I/A déclarés, 42% étaient d’origine médicamenteuse. En moyenne, 4,87±2,47 I/A d’origine médicamenteuse étaient déclarés par jour, pour la période étude. Ce nombre est demeuré constant de 2004 à 2010. La majorité des I/A étaient à l’étape d’administration des médicaments (66%). Près d’un quart (22%) des I/A d’origine médicamenteuse étaient des médicaments non-administrés à l’heure prévue.

Nous avons également comparé les résultats pour les périodes avant et après l’implantation de chariots de médicaments et de cabinets automatisés décentralisés. Nous n’avons retrouvé aucune différence au niveau de l’incidence, la nature, les causes et la gravité des I/A avant et après l’implantation de ces deux technologies. Les données d’I/A déclarés ne permettent donc actuellement pas de mesurer les effets de ces deux technologies. Cette réflexion s’inscrit dans la publication périodique par le Ministère de la santé et des services sociaux des rapports semestriels et des incidents et accidents survenus lors de la prestation de soins et services de santé au Québec.

Vous pouvez consulter noter article publié dans Risques & Qualité. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque sécurité des soins au Québec, les 26-27 avril 2012, à Montréal.

Commentaires fermés sur Incidents et accidents d’origine médicamenteuse dans un centre hospitalier universitaire

Classé dans Cohorte, Descriptive, Erreurs, URPP

AMDEC de l’administration parentérale de médicaments en néonatalogie

Une analyse des modes de défaillance, de leur effet et de leur criticité (AMDEC) a été réalisée afin de comparer le processus d’administration des perfusions continues en néonatalogie avant et après l’implantation de pompes intelligentes.

Au total, 11 modes de défaillance ont été identifiés avant l’implantation (pré) et 16 modes de défaillances ont été identifiés après l’implantation (post). La criticité a été chiffrée respectivement à 504 en pré c. 174 en post (étape de la prescription), 120 c. 110 (préparation) et 440 c. 530 (administration).  On note une réduction théorique de la criticité grâce aux pompes intelligentes. Toutefois, le risque s’est  déplacé de la prescription vers l’administration en raison de l’augmentation du nombre d’étapes pour programmer la pompe. Une analyse de type AMDEC réalisée en pré et post de l’implantation de nouvelles technologies est utile pour évaluer les effets sur les risques, particulièrement dans le cas de processus à haut risque d’incidents-accidents.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

Commentaires fermés sur AMDEC de l’administration parentérale de médicaments en néonatalogie

Classé dans Avant/après, Bon usage des médicaments, Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, URPP

Approches utilisées pour la formation des professionnels de la santé

La vidéo est utilisée en enseignement depuis plusieurs décennies et s’est étendue à toute la planète avec l’avènement de plate-formes telles que Youtube. Étonnamment, la vidéo demeure marginale en établissement de santé lorsqu’il s’agit de former du personnel en exercice.

Nous nous sommes intéressés aux données descriptives et probantes relatives à l’utilisation de différentes approches utilisées pour la formation du personnel dans le domaine de la santé, incluant la vidéo. Nous avons réalisé une revue documentaire présentant les caractéristiques des différentes approches utilisées en formation du personnel incluant les interlocuteurs, les types de supports, le facteur temps, la possibilité de rétroaction, le déroulement, les stratégies de présentation du contenu, les outils de production et de diffusion et des exemples de formations professionnelles.

La vidéo est un support électronique qui permet la présentation de contenu avec ou sans intervention humaine de façon synchrone (c.-à-d. en temps réel) ou asynchrone, avec ou sans interaction. Notre revue met aussi en évidence les principales études au sujet de l’utilisation de la vidéo dans la formation de professionnels.

Cet article a été soumis à un journal scientifique dédié à la pédagogie en santé. Compte tenu des commentaires de révision reçus (p.ex. revue de littérature sans résultats originaux) nous avons choisi de ne pas resoumettre cet article pour publication à un journal indexé ou non indexé. Néanmoins, considérant l’avancement de nos travaux depuis cette revue documentaire, avec le développement d’une méthode de travail et la réalisation de plusieurs vidéos de formation publiées sur notre Intranet pharmacie, nous avons choisi de diffuser le fruit de ces travaux dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

Vous pouvez donc consulter notre article publié dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

Vous pouvez également consulter notre affiche présentant notre méthode de travail pour la création de vidéos pour la formation continue présentée au Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, du 29 janvier au 2 février 2011 à Toronto, et en rappel au Salon de la qualité et de l’innovation le 17 octobre 2012 au CHU Sainte-Justine, Montréal. Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Commentaires fermés sur Approches utilisées pour la formation des professionnels de la santé

Classé dans Annales de l'Unité de recherche en pratique pharmaceutique, Descriptive, Pédagogie en santé, Satisfaction, URPP

Illustration de la gestion des risques appliquée aux ruptures d’approvisionnement de médicaments

En réponse à la crise de ruptures d’approvisionnement de médicaments vécue depuis quelques années et particulièrement lors de l’année 2012, nous nous sommes intéressés à la gestion des risques associés aux ruptures d’approvisionnement de médicaments.  Notre objectif principal était de décrire la gestion des risques liée aux ruptures d’approvisionnement des produits injectables en établissement de santé.

Huit outils ont été mis en place en collaboration avec les parties prenantes, notamment la production d’une liste des produits en rupture d’approvisionnement et des taux de production anticipés chez Sandoz Canada, la gestion électronique des quantités hebdomadaires allouées par hôpital, la formation d’un comité local de crise, la mise en place d’un envoi courriel régulier pour informer le personnel soignant, l’instauration d’une section dédiée dans l’Intranet du département de pharmacie du CHU sainte-Justine indiquant le nombre réel de stock résiduel ainsi que les décisions prises par produit, la création d’un extranet avec fiches d’aides sur VendrediPM.ca et la production de bulletins d’information du comité des pharmaciens du groupe d’achat de SigmaSanté.

Huit actions ont été mises en place, notamment la tenue de réunions du comité local de crise avec réunion quotidienne, un arrimage avec autres groupes d’achats et parties prenantes, des modifications contractuelles lorsque possible, une révision des produits critiques devant être produits à 100%, un lobby auprès de Santé Canada afin de faciliter l’accès au programme d’accès spécial, la mise en place d’une règle des 7 jours comme limite minimale d’inventaire , la rédaction et le partage des demandes types au programme d’accès spécial à Santé Canada pour des médicaments ciblés et une révision des pratiques au CHU Sainte-Justine. Toutes les actions posées ont visé à minimiser les risques pour la clientèle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque sécurité des soins au Québec, les 26-27 avril 2012, à Montréal.

Commentaires fermés sur Illustration de la gestion des risques appliquée aux ruptures d’approvisionnement de médicaments

Classé dans Bon usage des médicaments, Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, URPP

Perspective d’un programme national de surveillance des antimicrobiens

Dans le cadre du plan d’action ministériel 2010-2015 sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales, un programme national de surveillance des antimicrobiens a été implanté au Québec au 1er avril 2012. Ce programme est encadré par la publication d’une circulaire ministérielle.

Notre objectif était de décrire la perspective d’un centre mère-enfant sur ce programme national de surveillance des antimicrobiens. Au CHU Sainte-Justine, un comité de surveillance des antimicrobiens (CRUAM) est en place depuis trois décennies et il se rapporte au Comité de pharmacologie et collabore avec le Comité de prévention des infections. Suivant la publication de la circulaire ministérielle, le CRUAM est composé 4 pharmaciens membres provenant des équipes de pédiatrie, d’hémato-oncologie, d’obstétrique-gynécologie et de néonatologie, et de deux médecins membres, un infectiologue et un microbiologiste.

Les priorités 2012-2013 du CRUAM sont de réaliser un rapport périodique des doses définies journalières par jours-patients, des jours de traitement par jours-patients et des doses en mg/kg moyennes mensuelles par antibiotique. Ce rapport est développé à partir des systèmes d’information en place, incluant des données depuis 2000-2001. En outre, au moins trois revues d’utilisation par année ont été identifiées comme cible d’analyse et le feuillet des anti-infectieux à usage restreint est mis à jour.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

Commentaires fermés sur Perspective d’un programme national de surveillance des antimicrobiens

Classé dans Bon usage des médicaments, Coûts, Descriptive, Effets indésirables, Erreurs, URPP

Coûts d’hospitalisation et coûts associés aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire pédiatrique

Depuis une décennie, on note une hausse soutenue des dépenses en médicaments au Canada.  Cette augmentation est constatée tant en milieu ambulatoire que dans les établissements de santé. Notre équipe de recherche s’est intéressée à l’exploration d’un modèle prédictif des coûts d’hospitalisation et des coûts associés aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire pédiatrique.  Nous avons démontré qu’il était faisable de recourir à un modèle de régression médiane afin de prédire ces coûts.

Au Québec, chaque épisode de soins pour un patient hospitalisé est codifié selon la classification internationale des maladies (CIM-version 10) de l’Organisation mondiale de la santé. En outre, cette classification repose sur l’attribution d’un indice de gravité, d’un indice de mortalité, d’un niveau d’intensité relatif de ressources utilisées (NIRRU) et sur le calcul d’une durée de séjour.  Le modèle que nous avons développé tient compte du NIRRU, de certaines catégories majeures de diagnostics, de la durée de séjour et du poids du patient.

Nous avons choisi de ne pas soumettre le manuscrit pour publication, compte tenu des délais inhérents au projet, à sa rédaction, et sachant que les données datent de l’année fiscale 2005-2006 et que des améliorations devraient être apportées à la modélisation (p.ex. considérer les patients plutôt que les épisodes de soins, exclure davantage de cas extrêmes, utiliser la durée de séjour comme variable d’ajustement plutôt que variable prédictive). Ainsi, d’autres travaux sont requis afin de valider cette approche. Nous pensons toutefois qu’il est utile de rendre disponibles ces résultats dans nos annales, sans publication dans une revue indexée ou non indexée. Vous pouvez consulter notre article dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

Commentaires fermés sur Coûts d’hospitalisation et coûts associés aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire pédiatrique

Classé dans Annales de l'Unité de recherche en pratique pharmaceutique, Bon usage des médicaments, Coûts, Cohorte, Descriptive, Pharmacoéconomie, URPP

État des lieux de la conciliation des traitements médicamenteux en France

La conciliation médicamenteuse ou la préparation de bilans comparatifs de médicaments est actuellement une initiative majeure en cours dans plusieurs pays, principalement depuis que l’Organisation mondiale de la santé en a fait une de ces cinq priorités. L’objectif de ce projet était de présenter les enjeux et l’application actuelle concernant l’application de la conciliation des traitements médicamenteux du patient. Nous avons également réalisé un sondage pilote auprès de répondants français.

Il ressort de ce sondage que le concept de conciliation médicamenteuse et son application dans la pratique professionnelle des répondants français est encore limitée. Plus du tiers des répondants (73%, n=97) ont affirmé ne pas avoir entendu parler de ce concept. Néanmoins, une proportion plus importante de professionnels (médecins et pharmaciens) en avait entendu parler par rapport aux étudiants (en médecine ou en pharmacie) (41% contre 19%). Ceci suggère que davantage d’attention devrait être portée à ce sujet dans les programmes d’étude.

Vous pouvez consulter l’article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien.

Commentaires fermés sur État des lieux de la conciliation des traitements médicamenteux en France

Classé dans Bon usage des médicaments, Circuit du médicament, Erreurs, Revue de littérature, Soins pharmaceutiques, URPP

Exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz anesthésiques pour inhalation tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane sont utilisés pour anesthésier les patients dans de nombreux secteurs et principalement dans celui des blocs opératoires. Ils ne sont pas reconnus comme des médicaments dangereux, mais l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation se produit néanmoins à différentes étapes du circuit du médicament.

Une revue de littérature a été effectuée sur l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation, au niveau du risque d’avortement spontané, risque d’anomalie congénitale, risque d’accouchement prématuré, risque de génotoxicité, et autres effets. En présence de nombreux facteurs confondants tels le manque d’information sur le niveau d’exposition réel des travailleurs, l’administration concomitante de plusieurs agents, la présence d’autres facteurs de risques liés au travail et l’absence d’études de meilleure qualité avec un suivi à long terme, établir hors de tout doute un niveau d’exposition sécuritaire aux gaz anesthésiques pour inhalation est difficile.

Il n’existe aucune limite d’exposition canadienne ou américaine pour les gaz anesthésiques pour inhalation plus récemment commercialisés tels l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane. De plus, les valeurs limites d’exposition varient beaucoup selon les pays.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

Commentaires fermés sur Exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation

Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Effets indésirables, Revue de littérature, Santé et sécurité au travail, Technologies, URPP

Expérience d’implantation de pompes intelligentes dans un CHU mère-enfant

La population mère-enfant est sensible aux erreurs médicamenteuses du fait d’un ajustement individualisé des doses en fonction du poids ou de variations du poids. Les pompes intelligentes visent à sécuriser l’administration intraveineuse des médicaments.

Au total, 645 pompes et 400 pousse-seringues intelligents ont été implantés dans un hôpital de 417 lits en novembre 2011. 1100 membres du personnel soignant ont été formés dans le centre d’apprentissage et de simulation clinique sur une période de 12 jours. L’implantation s’est déroulée en 9 heures dans 16 secteurs de soins. Une bibliothèque de 177 médicaments incluant des limites a été élaborée.

Ce projet nécessite un travail d’équipe rigoureux, une formation efficace du personnel, des outils papiers et informatiques pratiques et accessibles soutenant l’utilisation sécuritaire de la technologie.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès du Réseau mère-enfant de la Francophonie (RMEF), les 11-15 juin 2012 à Bordeaux.

Commentaires fermés sur Expérience d’implantation de pompes intelligentes dans un CHU mère-enfant

Classé dans Avant/après, Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, Technologies, URPP

Pourquoi y a-t-il moins de ruptures d’approvisionnement de médicaments en France par rapport au Canada?

Considérant l’augmentation des ruptures d’approvisionnement de médicaments au Canada, nous avons développé une étude ayant pour objectif la comparaison de la situation actuelle au Canada et en France. Les données ont été extraites des bases de données en ligne de VendrediPM pour le Canada et de l’AFFSAPS et de l’Office Commercial Pharmaceutique (OCP) pour la France.

Dans le cadre du congrès de l’ESCP, une analyse des ruptures d’approvisionnement d’antimicrobiens a été réalisée. En date du 8 mars 2012, 11 antimicrobiens (7 dénominations communes) étaient en rupture en France, tandis que 47 antimicrobiens (20 dénominations communes) étaient en rupture au Canada.

En France, il est obligatoire de rapporter les ruptures planifiées ou potentielles, ce qui contribue probablement à diminuer le nombre de ruptures d’approvisionnement de médicaments. D’autres études seront nécessaires pour déterminer les causes.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

Commentaires fermés sur Pourquoi y a-t-il moins de ruptures d’approvisionnement de médicaments en France par rapport au Canada?

Classé dans Bon usage des médicaments, Cas-témoin, Circuit du médicament, Coûts, URPP