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Sommes-nous exposés aux gaz anesthésiques pour inhalation?

Saviez-vous que certains professionnels de la santé sont exposé à des gaz anesthésiques pour inhalation dans le cadre de leur travail, par exemple à l’isoflurane, au sévoflurane ou au desflurane? Cette exposition professionnelle n’est pas sans risque pour les travailleurs.

En suivi à notre premier article décrivant les caractéristiques de ces gaz et des limites d’exposition, nous avons évalué la littérature rapportant les niveaux mesurés dans les hôpitaux et nous présentons également des valeurs mesurées dans des centres québécois. De plus, nous avons revu les recommandations existantes pour assurer une utilisation sécuritaire.

Les risques d’exposition du personnel peuvent varier durant l’opération, notamment en raison du débit plus élevé au moment de l’induction de l’anesthésie. Il ne faut pas oublier que les risques sont également présents dans la salle de réveil, en raison des gaz expirés par les patients, plusieurs heures après une opération. La ventilation des pièces et l’entretien de l’équipement sont primordiaux pour un environnement de travail sécuritaire.

Du sévoflurane était exhalé par des patients plus de 5 heures après la fin de l'opération

Du sévoflurane était exhalé par des patients plus de 5 heures après la fin de l’opération

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Midyear Clinical Meeting de l’American Society of Health-System Pharmacists, les 8-12 décembre 2013, à Orlando, États-Unis.

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Exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz anesthésiques pour inhalation tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane sont utilisés pour anesthésier les patients dans de nombreux secteurs et principalement dans celui des blocs opératoires. Ils ne sont pas reconnus comme des médicaments dangereux, mais l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation se produit néanmoins à différentes étapes du circuit du médicament.

Une revue de littérature a été effectuée sur l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation, au niveau du risque d’avortement spontané, risque d’anomalie congénitale, risque d’accouchement prématuré, risque de génotoxicité, et autres effets. En présence de nombreux facteurs confondants tels le manque d’information sur le niveau d’exposition réel des travailleurs, l’administration concomitante de plusieurs agents, la présence d’autres facteurs de risques liés au travail et l’absence d’études de meilleure qualité avec un suivi à long terme, établir hors de tout doute un niveau d’exposition sécuritaire aux gaz anesthésiques pour inhalation est difficile.

Il n’existe aucune limite d’exposition canadienne ou américaine pour les gaz anesthésiques pour inhalation plus récemment commercialisés tels l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane. De plus, les valeurs limites d’exposition varient beaucoup selon les pays.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

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Peut-on négocier un contrat d’agent inhalé sans tenir compte de l’équipement?

Au Canada, l’ensemble des fournitures et des médicaments utilisés en hôpital font l’objet d’appels d’offres publics sous l’égide de groupes d’achats et le pharmacien est donc le principal décideur et acheteur des médicaments utilisés en hôpital. Les agents inhalés (p. ex. isoflurane, sévoflurane, desflurane) posent un défi particulier en achats groupés.

L’administration d’un agent inhalé requiert un évaporateur. Il existe plusieurs types d’évaporateurs sur le marché, certains permettent l’administration de plusieurs agents inhalés tandis que d’autres sont spécifiques à un agent. Les fabricants peuvent proposer aux hôpitaux des ententes de location ou de vente d’évaporateurs à prix très avantageux afin de faciliter l’utilisation de leurs agents inhalés. Historiquement, ces ententes ont souvent été signées sans forcément impliquer les pharmaciens hospitaliers.

Afin d’assurer au réseau de la santé une utilisation optimale des ressources, nous pensons que l’analyse des offres d’agents inhalés doit se faire dans le cadre d’une entente distincte des autres médicaments pour une durée de contrat optimale. En effet, tout remplacement d’équipement comporte des enjeux de gestion, de calibration, de formation, qui ont des conséquences sur les coûts et la prestation sécuritaire de soins. Toute entente de biens ayant des conséquences sur l’utilisation des médicaments en hôpital devrait être aussi du ressort du chef du département de pharmacie ou de son mandataire pharmacien ainsi que des médecins concernés (p. ex. anesthésistes).

Vous pouvez consulter l’article accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

 

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