Archives de Catégorie: Descriptive

Le pharmacien est incontournable!

La pratique pharmaceutique a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Au cours de la dernière année, l’URPP a travaillé à la revue et à la mise en valeur des meilleures preuves descriptives et de retombées du pharmacien dans le domaine de la santé. Cette mise en valeur prend la forme du site IMPACT PHARMACIE. Nous profitons du séminaire administratif de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) tenu les 24 et 25 octobre 2013 pour faire le lancement du site. Nous vous invitons à le consulter.

Le site est composé de cinq sections, soit :

  • l’accueil;
  • les données, que vous pouvez explorer par affection, par activité pharmaceutique ou par pays;
  • les synthèses, que vous pouvez explorer par thème;
  • les publications de l’URPP en lien direct avec IMPACT PHARMACIE, sur l’évaluation et la comparaison des pratiques, les critiques d’articles (provenant des chroniques d’une page à l’autre de Québec Pharmacie et Évaluation critique de la littérature du Pharmactuel), et sur la hiérarchisation des programmes et activités;
  • et la description de l’équipe.

Alors que les ressources financières sont limitées, le pharmacien est un soignant pivot du domaine de la santé, qui peut contribuer à l’utilisation optimale du médicament et à l’obtention des meilleurs résultats thérapeutiques par sa formation, ses connaissances, ses habiletés et ses compétences. Si l’absence de données probantes n’est pas forcément une indication de l’absence de retombées, le site IMPACT PHARMACIE met en valeur la contribution des pharmaciens dans un très grand nombre de programmes clientèles et d’affections. Le site met aussi en valeur les données descriptives relatives aux activités pharmaceutiques.

Ce site peut répondre à vos questions, par exemple : Quelles sont les meilleures preuves du pharmacien exerçant en gériatrie? Quels sont les indicateurs de retombées utilisées par un pharmacien en soins intensifs adultes? Quel est le profil optimal de la pratique en oncologie et quelles sont les principales activités exercées par les pharmaciens dans ce secteur?

Ce site peut également soutenir vos prises de décisions en matière de hiérarchisation des programmes de soins et des activités pharmaceutiques et contribuer au partage des connaissance sur les rôles et retombées du pharmacien dans le cadre de programmes universitaires, communautaires et hospitaliers.

Le projet IMPACT PHARMACIE a été réalisé notamment avec le soutien sans restriction du Ministère de la santé et des services sociaux.

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Pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés

Avec les changements législatifs adoptés au Québec au cours de la dernière décennie, les pharmaciens jouent un rôle important dans la surveillance de la thérapie médicamenteuse et assument une responsabilité de la pharmacothérapie utilisée chez les patients. La pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients. Depuis 2006, un assistant de recherche soutien la pharmacovigilance au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

L’exercice de la pharmacie au Québec repose notamment sur l’obligation d’assurer la surveillance de la thérapie médicamenteuse. La prestation de soins pharmaceutiques en milieu hospitalier inclut la détection, la prévention et la résolution des effets indésirables prévisibles et imprévisibles, liés à la médication.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance dans le Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, un établissement universitaire mère-enfant de 500 lits. L’étude porte sur les exercices financiers 2006-2007 à 2012-2013. Afin de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance, nous avons consulté les rapports annuels du département de pharmacie, les journaux de bord quotidien des pharmaciens et les rapports du comité de pharmacologie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2006 à 2013, nous avons recensé en moyenne 2457 ± 815 interventions pharmaceutiques par années liés à la pharmacovigilance. Une majorité des interventions contribuent à prévenir ou résoudre la survenue d’un effet indésirable médicamenteux (EIM). On note en moyenne 140 ± 65 EIM par année détectés et saisis dans notre banque de données pour une moyenne de 55 ± 30 médicaments par année qui touchent la majorité des classes thérapeutiques. Les EIM sont déclarés par les pharmaciens (50%), le coordonnateur de pharmacovigilance (24%), les infirmières (15%), les médecins (2%) et autres personnes (8%). Les EIM recensés sont survenus en moyenne dans 11 ± 6 unités d’hospitalisation.

Discussion/Conclusion

Cette étude descriptive met en évidence un modèle de pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés dans les programmes de soins d’un établissement de santé québécois. Une revue de notre pratique met en évidence la nécessité d’un soutien transversal, en dépit de la décentralisation des pharmaciens. La prestation de soins pharmaceutiques au chevet des patients ne permet pas autant la vue d’ensemble d’une problématique mais contribue à la résolution proactive des problèmes reliés à la pharmacothérapie. Nous pensons que le modèle développé optimise les ressources en place et les obligations réglementaires. Nul doute que la pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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Revue des erreurs médicamenteuses avec l’insuline

Dans son bulletin de février 2006, l’Institute for Safe Medication Practices (ISMP) Canada rapportait que l’insuline était le médicament le « plus fréquemment déclaré et associé à des préjudices suite à un accident lié à la médication ». De nombreuses publications font état des risques associés à l’utilisation de l’insuline en établissement de santé, par exemple ce rappel de l’ISMP publié en début d’année. Nous avons revu ce type d’erreurs dans notre centre et avons identifié des actions correctrices à poser.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction : L’insuline est utilisée dans le traitement du diabète depuis près d’un siècle. Avec autant de recul clinique, l’informatisation du circuit du médicament,  la création d’outils d’aide à la décision et la robotisation, il est étonnant de constater qu’elle fait toujours partie des médicaments à risque élevé d’incidents et d’accidents.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire les incidents et accidents médicamenteux relatifs à l’insuline et de discuter de mesures préventives et correctrices. L’étude est réalisée dans un Centre hospitalier universitaire mère-enfant,

Résultats : Un total de 94 incidents et accidents portant sur l’insuline a été identifié à partir du registre des incidents et accidents du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2012.  Les événements relatifs à l’insuline représentaient 1,5% (94/6242) de l’ensemble des événements comportant au moins un médicament. Près de 95 % (89/94) des événements étaient des accidents, mais aucun des accidents ne comportait de conséquences permanentes pour le patient.

Conclusion : Dans le cadre de notre réflexion sur les meilleures pratiques du circuit du médicament et de l’analyse de ces incidents/accidents, nous avons identifié 12 actions préliminaires nécessaires afin de mieux encadrer l’utilisation de l’insuline au sein de notre établissement.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, URPP

Gestion des risques médicamenteux en établissement de santé

Suivant les changements législatifs découlant du projet de loi 113 au début des années 2000, il est devenu obligatoire d’encadrer la déclaration des incidents et des accidents. Nous avons fait un retour sur les dix dernières années de gestion des risques au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

Les pharmaciens s’intéressent à la gestion des risques médicamenteux depuis au moins trois décennies dans le réseau de la santé. Cette préoccupation a contribué à la mise en place de programmes de pharmacovigilance, à la prise en charge de l’ensemble du circuit du médicament, à la décentralisation des pharmaciens dans les programmes de soins et à la mise en place de programmes de gestion de risques.  Dans la foulée de ces tendances, le Québec a procédé à des changements législatifs importants au début des années 2000, encadrant la déclaration des incidents et accidents (I/A) dans un registre local, imposant la mise en place de comité de gestion de risques au niveau central et dans les départements cliniques ainsi que des processus de reddition de comptes. Après dix années de recul, il est opportun de faire le point sur la gestion des risques médicamenteux en établissement de santé.

Objectifs

Décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques dans un département de pharmacie d’un centre hospitalier universitaire (CHU) québécois.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal était de décrire l’organisation et l’activité de gestion de risques au sein du CHU Sainte-Justine, un CHU mère-enfant de 500 lits. L’étude portait sur les exercices financiers 2010-2011 et  2011-2012. Afin de décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques, nous avons consulté les rapports annuels du département, les journaux de bord quotidien des pharmaciens, les rapports du comité de gestion des risques et les archives du département de pharmacie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2010 à 2012, nous avons recensé en moyenne 5316±436  évènements déclarés par année (min = 5008, max = 5625), soit 47% d’incidents et 53% d’accidents. Les I/A relatifs à la médication représentaient en moyenne 1927±0 I/A par année (min = 1927, max = 1927) et les I/A en lien avec le département de pharmacie représentaient en moyenne 115±45 I/A par année soit 77 % d’incidents et 23 % d’accidents. Une majorité des I/A médicamenteux est imputée à l’activité infirmière. Une moyenne de 26±4,2 enquêtes approfondies par année ont été menées sur certaines I/A.

L’activité départementale de gestion de risque comprend la nomination d’un gestionnaire de risque pharmacien qui participe au comité central de gestion de risque, la participation de plusieurs pharmaciens à des comités de gestion de risques dans les programmes de soins, la mise en place d’une section de l’intranet regroupant l’ensemble des communications et documents pertinents. Dans le cadre des activités de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine, de nombreux projets de recherche évaluative ont contribué à des évaluations de pratiques, au développement de nouvelles pratiques et technologies et à des actions correctrices. De plus, le thème de la gestion des risques fait partie de toutes les réunions administratives du département.

Discussion/Conclusion

Cette étude décrit la gestion des risques au sein d’un établissement de santé. De l’analyse prospective des rapports d’I/A portés à l’attention du pharmacien gestionnaire de risques à ses débuts, la gestion des risques est désormais multidimensionnelle et comporte des activités de prévention, de formation, d’évaluation ainsi que des actions visant l’optimisation du circuit du médicament.  Le risque est omniprésent dans le circuit du médicament et tous les pharmaciens d’une équipe doivent contribuer à le réduire. Compte tenu de la sous-déclaration des I/A, il est important de mettre en place des mécanismes d’évaluation et de contrôles additionnels.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, URPP

Mise à jour des soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA

Nous avons développé une démarche de mise à jour des secteurs de soins pharmaceutiques dans notre centre. Cette démarche standardisée prévoit une revue de la littérature de l’impact du pharmacien dans ce secteur, une cotation des preuves trouvées dans la littérature et une revue des activités de notre centre. À l’issue de cette démarche, des actions sont envisagées. Nous avons appliqué cette démarche de mise à jour au secteur de clinique de VIH-SIDA.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Justification : Depuis deux décennies, les pharmaciens hospitaliers exercent majoritairement de façon décentralisée dans les programmes de soins. On reconnait les difficultés inhérentes à la hiérarchisation de ces programmes et des activités pharmaceutiques lorsque les ressources disponibles sont insuffisantes.

Objectif : Mettre à jour le niveau de pratique utilisé en soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA.

Méthodologie et démarche : Il s’agit d’une étude descriptive avec revue documentaire menée dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant canadien. À partir des meilleures preuves, l’impact du pharmacien en soins VIH-SIDA a été coté selon sept indicateurs de résultats (c.-à-d. mortalité, morbidité, coût, erreurs, effets indésirables, observance et satisfaction). La revue des activités pharmaceutiques en vigueur a servi de base à des discussions sur la mise à jour du secteur.

Résultats : Un total de 52 articles pertinents ont été identifiés et 30 ont été utilisés afin de coter l’impact selon les sept indicateurs. Une revue de l’activité pharmaceutique en 2011-2012, a permis de recenser la réponse à 155 demandes d’information et 199 interventions (43% ajustement de la pharmacothérapie, 28% continuité de soins, 16% bilan comparatif, 13% autre) pour l’équivalent de 170 heures-travaillées (c.-à-d. couverture clinique de 1-2 jours-semaine) et une cohorte active de près de 70 patients. La mise à jour envisagée du secteur de pratique inclut l’aménagement d’un espace, la documentation écrite des interventions, l’intégration de la fonction à l’équipe de pédiatrie avec jumelage avec un 2ème pharmacien, la rédaction de protocoles et de feuilles d’ordonnances pré-rédigées, la déclaration proactive d’effets indésirables, la création d’un club de lecture, l’implication dans les écoles, etc.

Conclusion : Il existe peu de données sur la hiérarchisation des programmes de soins et des activités pharmaceutiques. Cette étude décrit une démarche de mise à jour en clinique de VIH-SIDA en pédiatrie.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Classé dans Avant/après, Coûts, Descriptive, Effets indésirables, Erreurs, Morbidité, Mortalité, Observance, Soins pharmaceutiques, URPP

De simples outils pour identifier les risques liés à l’administration des médicaments

Alors que les erreurs liées à l’administration des médicaments représentaient 39% des incidents/accidents de notre centre en 2010/2011, il est important de bien identifier ces risques.

Une étude observationnelle a été réalisée en 2011. D’abord, le circuit des médicaments a été bien décrit et les processus ont été illustrés à l’aide d’un schéma. Un audit a ensuite été mené. Une rencontre multidisciplinaire a été réalisée pour explorer les solutions possibles. La méthode d’Hanlon a été utilisée pour prioriser les interventions en fonction de quatre critères, soit la taille et la gravité du problème identifié, ainsi que l’efficacité et la faisabilité de l’intervention suggérée.

À l’issue de cette étude, cinq priorités ont été identifiées; les actions correctrices ciblaient avant tout les chariots de médicaments.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Groupe de discussion, URPP

Transmission du bilan comparatif des médicaments au département de pharmacie

Le 29 septembre 2011, nous vous avions partagé l’affiche présentée au Colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM). L’objectif de ce projet était d’évaluer la conformité des bilans comparatifs des médicaments transmis au département de pharmacie. L’article est maintenant publié.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Classé dans Avant/après, Circuit du médicament, Descriptive, Erreurs, Soins pharmaceutiques, URPP

Contamination de surface par trois antinéoplasiques dans une clinique externe d’oncologie

Dans la foulée de nos études multicentriques québécoises réalisées respectivement en 2008-2010, en 2012 et en 2013, nous avons effectué une courte étude additionnelle sur la contamination de surface retrouvée dans la clinique externe d’oncologie. Deux des douze prélèvements réalisés à la clinique externe se sont avérés positifs au méthotrexate. Aucun prélèvement positif n’a été obtenu pour le cyclophosphamide ou l’ifosfamide.

Compte tenu du nombre restreint de prélèvements effectués à la clinique externe, nous avons choisi de ne pas soumettre ces résultats pour publication dans une revue. Nous désirons néanmoins rendre ces résultats disponibles afin de contribuer aux données de surveillance environnementales publiées dans la littérature.

Vous pouvez consulter notre article dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

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Classé dans Annales de l'Unité de recherche en pratique pharmaceutique, Descriptive, Effets indésirables, Santé et sécurité au travail, Transversale, URPP

Quels programmes de soins prioriser pour la présence de pharmaciens?

Dans un contexte de hausse de la demande en soins et de pénurie de personnel, le choix de prioriser un programme de soins pour la présence de pharmaciens est loin d’être simple. Nous avons réalisé plusieurs simulations afin de comprendre comment les choix sont faits, notamment afin d’observer l’impact des données probantes sur la hiérarchisation effectuée par des étudiants en pharmacien du Québec et de la France.

Le résumé de notre projet se trouve ci-bas :

Résumé

Introduction

Les décideurs du domaine de la santé doivent être en mesure d’établir des priorités et de justifier leurs décisions, mais peu de données existent sur le processus de hiérarchisation des programmes de soins devant bénéficier de la présence de pharmaciens décentralisés.

Patients et méthodes

L’objectif principal était d’établir la hiérarchisation des programmes de soins selon l’impact perçu de la présence du pharmacien décentralisé en clinique externe et pour des patients hospitalisés. L’objectif secondaire était de comparer la hiérarchisation de ces programmes entre deux cohortes d’étudiants en pharmacie québécois et une cohorte d’étudiants français. Deux approches de hiérarchisation ont été développées (impact selon trois indicateurs et impact global).

Résultats

La majorité des programmes de soins ayant un score de données probantes élevé (5/6 programmes en externe et 5/8 pour les patients hospitalisés) étaient classés prioritaires par au moins deux cohortes d’étudiants sur trois. Il existait une différence significative quant au rang médian attribué par les trois cohortes pour 8/17(47 %) des programmes de soins externe et pour 10/18 (56 %) des programmes de soins pour les patients hospitalisés.

Discussion

Un rang plus élevé était accordé aux programmes de soins lorsque que la qualité des données probantes était élevée. La différence des secteurs pris en charge entre la France et le Québec (ex. stérilisation et dispositifs médicaux en France) a également influencé l’importance accordée à chaque programme de soins.

Conclusions

Cette étude présente deux approches pour la hiérarchisation des programmes de soins d’après la perspective d’étudiants en pharmacie, en France et au Québec.

Vous pouvez consulter l’article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises, accessible sur PubMed.

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Mise à jour de nos travaux sur les ruptures d’approvisionnement de médicaments

Nous avons regroupé plusieurs projets complétés ayant pour thème les ruptures d’approvisionnement de médicaments.

Le nombre de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été quantifié de 2006 à 2010 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), puis mis à jour avec les données de 2010 à 2011 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), et de 2011 à 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral et affiche présentée au Colloque annuel de l’Association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal le 13 février 2013, à Montréal). Ces deux études ont mis en évidence un nombre constant de ruptures d’approvisionnement de médicaments entre 2006 et 2011, variant de 442 à 680 ruptures comptabilisées. Pour l’année 2011 à 2012, une forte augmentation à 1081 ruptures a été constatée.

Une revue des obligations réglementaires au Canada, en France et aux États-Unis a mis en évidence que les obligations juridiques françaises devraient inspirer les décideurs canadiens quant à l’obligation des fabricants de déclarer à l’avance tout risque de pénurie de médicaments (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral). Une comparaison du nombre de ruptures d’approvisionnement en médicaments rapportée en France et au Canada a également été réalisée, où en moyenne 47 produits étaient en ruptures en France contre 348 au Canada durant le mois de mars 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral).

Un diagramme d’Ishikawa a permis d’illustrer 35 causes possibles de ruptures d’approvisionnement (article publié dans le Pharmactuel).

Les projets suivants ont été présentés en tant que présentation par affiche lors de congrès; les manuscrits sont en processus de révision.

Une analyse des ruptures d’approvisionnement des agents antimicrobiens a compté 11 antimicrobiens (représentant 7 dénominations communes) en France, et 47 antimicrobiens (représentant 20 dénominations communes) au Canada (affiche présentée au congrès de l’ESCP du 30 mai au 1er juin 2012, à Leuven, Belgique).

La prise en charge de cinq cas type de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été décrite, incluant l’identification de 15 modes de défaillance associés (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Finalement, nous avons comptabilisé 30 recommandations émises par l’ensemble des intervenants, et, un an après la crise vécue, 10 des recommandations comportent des actions concrètes (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Comment sont vécues ces pénuries? Un sondage réalisé auprès de professionnels de la santé (746 répondants) met de l’avant que de 63% à 99% des répondants pensent que le cadre réglementaire fédéral doit être revu afin de mieux encadrer l’industrie pharmaceutique et que de 85% à 100% des répondants pensent que l’industrie doit rendre davantage de compte quant aux ruptures (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).  La mobilisation des ressources pour répondre à la crise vécue en 2012 dans les cinq CHUs a été estimée à près de 10 000 heures de travail et 0,5 millions $CAD (affiche APES affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

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