Archives de Catégorie: Santé et sécurité au travail

État des lieux de la surveillance urinaire des antinéoplasiques

Plusieurs études de surveillance environnementale de la contamination de surface aux antinéoplasiques ont été menées au Québec au cours des dernières années. Un programme de surveillance biologique est en cours de développement et d’implantation. Dans ce contexte, nous avons réalisé une revue de littérature sur l’état des lieux de la surveillance urinaire des antinéoplasiques.

Vous pouvez visionner la présentation donnée à la conférence du Groupe d’évaluation et de recherche sur la protection en atmosphère contrôle (GERPAC), qui se déroulait le 3 octobre 2013 à Giens, Hyères, France.

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Avez-vous consulté la dernière mise à jour de la liste des médicaments dangereux du NIOSH?

Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) a lancé une première alerte pour la prévention de l’exposition professionnelle aux médicaments dangereux en 2004. Cette alerte comportait une liste de 136 médicaments définis comme dangereux. Une première mise à jour en 2010 a ajouté 21 médicaments. La mise à jour publiée en 2012 contient maintenant 167 médicaments dangereux qui doivent être manipulés avec précautions par les professionnels de la santé.

Notre article décrit le processus de mise à jour du NIOSH et les impacts sur la pratique pharmaceutique. En effet, l’ajout de ces médicaments à la liste pose différents défis à la pratique pharmaceutique en ce qui a trait à la ségrégation des stocks, à leur manipulation et à la gestion des déchets.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec.

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Contamination de surface par trois antinéoplasiques dans une clinique externe d’oncologie

Dans la foulée de nos études multicentriques québécoises réalisées respectivement en 2008-2010, en 2012 et en 2013, nous avons effectué une courte étude additionnelle sur la contamination de surface retrouvée dans la clinique externe d’oncologie. Deux des douze prélèvements réalisés à la clinique externe se sont avérés positifs au méthotrexate. Aucun prélèvement positif n’a été obtenu pour le cyclophosphamide ou l’ifosfamide.

Compte tenu du nombre restreint de prélèvements effectués à la clinique externe, nous avons choisi de ne pas soumettre ces résultats pour publication dans une revue. Nous désirons néanmoins rendre ces résultats disponibles afin de contribuer aux données de surveillance environnementales publiées dans la littérature.

Vous pouvez consulter notre article dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

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Combien d’interruptions sont subies par heure par les pharmaciens?

Il existe une problématique portant sur l’interruption des professionnels de la santé. Les interruptions sont préoccupantes en pharmacie hospitalière compte tenu de la nature du travail : attention soutenue requise, validation d’ordonnances, processus complexes à effectuer.

Nous avons réalisé une étude en 2010 visant à identifier et à quantifier les stimuli reçus et émis par les pharmaciens et les assistants techniques.

Suivant les phases d’observation, 2663 stimulis ont été observés. Les pharmaciens ont reçu globalement 28,8 stimulis par heure ne causant pas systématiquement une interruption en plus de 9,6 stimulis par heure causant systématiquement une interruption. Les assistants techniques ont reçu globalement 31,5 stimulis par heure ne causant pas systématiquement une interruption en plus de 7,2 stimulis par heure causant systématiquement une interruption. Les trois stimulis les plus fréquents étaient les conversations audibles, le bruit du pneumatique et les questions des collègues.

Suivant ces résultats, des mesures correctrices ont été implantées et une étude post a été réalisée en 2012. Résultats à suivre au cours de l’année…

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

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Exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz anesthésiques pour inhalation tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane sont utilisés pour anesthésier les patients dans de nombreux secteurs et principalement dans celui des blocs opératoires. Ils ne sont pas reconnus comme des médicaments dangereux, mais l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation se produit néanmoins à différentes étapes du circuit du médicament.

Une revue de littérature a été effectuée sur l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation, au niveau du risque d’avortement spontané, risque d’anomalie congénitale, risque d’accouchement prématuré, risque de génotoxicité, et autres effets. En présence de nombreux facteurs confondants tels le manque d’information sur le niveau d’exposition réel des travailleurs, l’administration concomitante de plusieurs agents, la présence d’autres facteurs de risques liés au travail et l’absence d’études de meilleure qualité avec un suivi à long terme, établir hors de tout doute un niveau d’exposition sécuritaire aux gaz anesthésiques pour inhalation est difficile.

Il n’existe aucune limite d’exposition canadienne ou américaine pour les gaz anesthésiques pour inhalation plus récemment commercialisés tels l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane. De plus, les valeurs limites d’exposition varient beaucoup selon les pays.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

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Y a-t-il un risque d’exposition professionnelle lors des tests de bronchoprovocation à la méthacholine?

Le test de provocation à la méthacholine, un dérivé de l’acétylcholine, est utilisé pour diagnostiquer l’hyperréactivité bronchique (HRB). Le test consiste à faire inhaler des solutions de méthacholine, de manière répétée et de concentrations connues et croissantes, jusqu’à l’atteinte d’une concentration entraînant une baisse de 20 % du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS).

Suite à une enquête auprès de 14 chefs de départements de pharmacie du Québec entre le 10 février 2012 et le 29 février 2012, 12/14 des répondants avaient recours à la méthacholine dans leur établissement. En moyenne, 515 tests par année étaient réalisés par centre (médiane [min-max] : 435 [144-1300]). En moyenne, quatre (médiane [min-max] : 3 [1-7]) personnes étaient exposées par établissement pour l’administration de la méthacholine. Une majorité de répondants utilisaient la pièce buccale en T, en phase avec les recommandations de deux études canadiennes. La méthacholine était préparée sous hotte ventilée chez 5/7 des répondants.

Il existe très peu de données publiées et aucune donnée probante sur les risques d’exposition professionnelle à la méthacholine. À notre connaissance, seulement trois cas d’exposition professionnelle ont été publiés. Cette revue documentaire ne met pas en évidence de risques importants liés à l’exposition professionnelle à la méthacholine.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

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Réflexions sur les interruptions dans le circuit du médicament

Cet article recense les 17 principaux articles en lien avec les interruptions en soins infirmiers, en soins médicaux et en soins pharmaceutiques.  Seulement deux études ont établi un lien entre les interruptions et les erreurs médicamenteuses. Néanmoins, nous pensons que les interruptions nuisent à la prestation sécuritaire des soins.

Nous proposons également une réflexion portant sur les mesures contribuant à la réduction des interruptions et des distractions en pharmacie. Et vous, croyez-vous que le risque d’erreur augmente lorsque vous êtes interrompu ou distrait?

Vous pouvez consulter l’article publié dans le Pharmactuel.

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Comment nettoyer les surfaces contaminées aux médicaments dangereux?

Il n’existe actuellement aucun seuil d’exposition sécuritaire aux médicaments dangereux. L’efficacité de deux méthodes de lavage a été testée après la contamination volontaire d’une surface au cyclophosphamide.

Le lavage dit « habituel » était composé d’une solution de chlorhexidine 0,05% suivi d’alcool éthylique 70% et cette technique était efficace à 99,3% pour nettoyer les traces de cyclophosphamide.

Le lavage avec SurfaceSafe® était composé d’un kit contenant un mélange d’hypochlorite de sodium 2% et d’une solution savonneuse, suivi de thiosulfate de sodium 1% et d’alcool benzylique 0,9% et cette technique était efficace à 99,8%.

Les techniques testées se sont avérées efficaces à plus de 99%, mais il est difficile d’enlever toute trace de médicament dangereux d’une surface; les mesures de protection individuelles demeurent donc essentielles.

Vous pouvez consulter l’article publié dans Annals of Occupational Hygiene. Cet article a également été vulgarisé dans Objectif Prévention, une publication de l’ASSTSAS (Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales).

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Temps pour la purge des tubulures lors de la préparation de médicament dangereux

L’amorçage des sacs de médicaments dangereux ainsi que la purge centralisée à la pharmacie de la tubulure peuvent contribuer à minimiser l’exposition professionnelle aux médicaments dangereux. L’impact de cette centralisation sur la charge de travail est méconnu. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la purge centralisée des tubulures sur le temps associé à la préparation d’une dose de médicament dangereux à l’unité de soins d’hématologie-oncologie.

Le temps médian [intervalle] de préparation d’un sac de médicament non purgé (n=30) était de 98[80-167] secondes et le temps médian de préparation d’un sac purgé par la pharmacie (n=30) s’élevait à 295[207-520] secondes (Kruskal-Wallis p<0,0001). Le temps médian requis pour la purge de la tubulure d’un sac par le personnel infirmier à l’étage (n=20) était de 60[50-95] secondes.

La centralisation de l’amorçage et de la purge de sacs de médicaments dangereux à la pharmacie triple le temps médian requis par le personnel de la pharmacie. D’autres études sont nécessaires afin de confirmer la réduction des risques d’exposition liés à cette centralisation.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de la CSHP – Professional Practice Conference (PPC) à Toronto du 4 au 8 février 2012. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur Pubmed Central.

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Étude multicentrique québécoise sur la contamination environnementale aux médicaments dangereux en établissement de santé

Entre avril 2008 et janvier 2010, 25 établissements de santé québécois ont participé à la première étude multicentrique québécoise sur la contamination environnementale au cyclophosphamide, à l’ifosfamide et au méthotrexate.

Un total de 259 échantillons a été collecté. Chaque centre possédait au moins un échantillon positif (médiane [min-max] de 6[1-12] échantillons positif/centre). Globalement, 135 (52%) échantillons étaient positifs au cyclophosphamide, 53 (20%) à l’ifosfamide et 7 (3%) au méthotrexate. La grille frontale de la hotte était le site de prélèvement avec la plus haute proportion de prélèvements positifs (23/25 échantillons positifs au cyclophosphamide). La concentration médiane [min-max] était de 0.0035[<LOD-28.0] ng/cm2 pour le cyclophosphamide, <LOD[<LOD-8.6] ng/cm2 pour l’ifosfamide et and <LOD[<LOD-0.58] ng/cm2 pour le méthotrexate.

Nous rappelons l’importance de procéder à une mesure périodique de la contamination de surface afin de s’assurer que nos pratiques soient sécuritaires et limitent l’exposition professionnelle aux médicaments dangereux.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de la CSHP – Professional Practice Conference (PPC) à Toronto du 4 au 8 février 2012. Le résumé est publiédans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur Pubmed Central. *Veuillez noter que l’affiche présentée en février 2012 a été mise à jour en août 2012 afin de présenter les résultats par rapport à la limite de détection (LOD) plutôt que par rapport à la limite de quantification tel que précédemment.

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