Archives de Catégorie: Santé et sécurité au travail

Exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz anesthésiques pour inhalation tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane sont utilisés pour anesthésier les patients dans de nombreux secteurs et principalement dans celui des blocs opératoires. Ils ne sont pas reconnus comme des médicaments dangereux, mais l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation se produit néanmoins à différentes étapes du circuit du médicament.

Une revue de littérature a été effectuée sur l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation, au niveau du risque d’avortement spontané, risque d’anomalie congénitale, risque d’accouchement prématuré, risque de génotoxicité, et autres effets. En présence de nombreux facteurs confondants tels le manque d’information sur le niveau d’exposition réel des travailleurs, l’administration concomitante de plusieurs agents, la présence d’autres facteurs de risques liés au travail et l’absence d’études de meilleure qualité avec un suivi à long terme, établir hors de tout doute un niveau d’exposition sécuritaire aux gaz anesthésiques pour inhalation est difficile.

Il n’existe aucune limite d’exposition canadienne ou américaine pour les gaz anesthésiques pour inhalation plus récemment commercialisés tels l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane. De plus, les valeurs limites d’exposition varient beaucoup selon les pays.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

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Y a-t-il un risque d’exposition professionnelle lors des tests de bronchoprovocation à la méthacholine?

Le test de provocation à la méthacholine, un dérivé de l’acétylcholine, est utilisé pour diagnostiquer l’hyperréactivité bronchique (HRB). Le test consiste à faire inhaler des solutions de méthacholine, de manière répétée et de concentrations connues et croissantes, jusqu’à l’atteinte d’une concentration entraînant une baisse de 20 % du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS).

Suite à une enquête auprès de 14 chefs de départements de pharmacie du Québec entre le 10 février 2012 et le 29 février 2012, 12/14 des répondants avaient recours à la méthacholine dans leur établissement. En moyenne, 515 tests par année étaient réalisés par centre (médiane [min-max] : 435 [144-1300]). En moyenne, quatre (médiane [min-max] : 3 [1-7]) personnes étaient exposées par établissement pour l’administration de la méthacholine. Une majorité de répondants utilisaient la pièce buccale en T, en phase avec les recommandations de deux études canadiennes. La méthacholine était préparée sous hotte ventilée chez 5/7 des répondants.

Il existe très peu de données publiées et aucune donnée probante sur les risques d’exposition professionnelle à la méthacholine. À notre connaissance, seulement trois cas d’exposition professionnelle ont été publiés. Cette revue documentaire ne met pas en évidence de risques importants liés à l’exposition professionnelle à la méthacholine.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

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Réflexions sur les interruptions dans le circuit du médicament

Cet article recense les 17 principaux articles en lien avec les interruptions en soins infirmiers, en soins médicaux et en soins pharmaceutiques.  Seulement deux études ont établi un lien entre les interruptions et les erreurs médicamenteuses. Néanmoins, nous pensons que les interruptions nuisent à la prestation sécuritaire des soins.

Nous proposons également une réflexion portant sur les mesures contribuant à la réduction des interruptions et des distractions en pharmacie. Et vous, croyez-vous que le risque d’erreur augmente lorsque vous êtes interrompu ou distrait?

Vous pouvez consulter l’article publié dans le Pharmactuel.

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Comment nettoyer les surfaces contaminées aux médicaments dangereux?

Il n’existe actuellement aucun seuil d’exposition sécuritaire aux médicaments dangereux. L’efficacité de deux méthodes de lavage a été testée après la contamination volontaire d’une surface au cyclophosphamide.

Le lavage dit « habituel » était composé d’une solution de chlorhexidine 0,05% suivi d’alcool éthylique 70% et cette technique était efficace à 99,3% pour nettoyer les traces de cyclophosphamide.

Le lavage avec SurfaceSafe® était composé d’un kit contenant un mélange d’hypochlorite de sodium 2% et d’une solution savonneuse, suivi de thiosulfate de sodium 1% et d’alcool benzylique 0,9% et cette technique était efficace à 99,8%.

Les techniques testées se sont avérées efficaces à plus de 99%, mais il est difficile d’enlever toute trace de médicament dangereux d’une surface; les mesures de protection individuelles demeurent donc essentielles.

Vous pouvez consulter l’article publié dans Annals of Occupational Hygiene. Cet article a également été vulgarisé dans Objectif Prévention, une publication de l’ASSTSAS (Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales).

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Temps pour la purge des tubulures lors de la préparation de médicament dangereux

L’amorçage des sacs de médicaments dangereux ainsi que la purge centralisée à la pharmacie de la tubulure peuvent contribuer à minimiser l’exposition professionnelle aux médicaments dangereux. L’impact de cette centralisation sur la charge de travail est méconnu. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la purge centralisée des tubulures sur le temps associé à la préparation d’une dose de médicament dangereux à l’unité de soins d’hématologie-oncologie.

Le temps médian [intervalle] de préparation d’un sac de médicament non purgé (n=30) était de 98[80-167] secondes et le temps médian de préparation d’un sac purgé par la pharmacie (n=30) s’élevait à 295[207-520] secondes (Kruskal-Wallis p<0,0001). Le temps médian requis pour la purge de la tubulure d’un sac par le personnel infirmier à l’étage (n=20) était de 60[50-95] secondes.

La centralisation de l’amorçage et de la purge de sacs de médicaments dangereux à la pharmacie triple le temps médian requis par le personnel de la pharmacie. D’autres études sont nécessaires afin de confirmer la réduction des risques d’exposition liés à cette centralisation.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de la CSHP – Professional Practice Conference (PPC) à Toronto du 4 au 8 février 2012. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur Pubmed Central.

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Étude multicentrique québécoise sur la contamination environnementale aux médicaments dangereux en établissement de santé

Entre avril 2008 et janvier 2010, 25 établissements de santé québécois ont participé à la première étude multicentrique québécoise sur la contamination environnementale au cyclophosphamide, à l’ifosfamide et au méthotrexate.

Un total de 259 échantillons a été collecté. Chaque centre possédait au moins un échantillon positif (médiane [min-max] de 6[1-12] échantillons positif/centre). Globalement, 135 (52%) échantillons étaient positifs au cyclophosphamide, 53 (20%) à l’ifosfamide et 7 (3%) au méthotrexate. La grille frontale de la hotte était le site de prélèvement avec la plus haute proportion de prélèvements positifs (23/25 échantillons positifs au cyclophosphamide). La concentration médiane [min-max] était de 0.0035[<LOD-28.0] ng/cm2 pour le cyclophosphamide, <LOD[<LOD-8.6] ng/cm2 pour l’ifosfamide et and <LOD[<LOD-0.58] ng/cm2 pour le méthotrexate.

Nous rappelons l’importance de procéder à une mesure périodique de la contamination de surface afin de s’assurer que nos pratiques soient sécuritaires et limitent l’exposition professionnelle aux médicaments dangereux.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de la CSHP – Professional Practice Conference (PPC) à Toronto du 4 au 8 février 2012. Le résumé est publiédans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur Pubmed Central. *Veuillez noter que l’affiche présentée en février 2012 a été mise à jour en août 2012 afin de présenter les résultats par rapport à la limite de détection (LOD) plutôt que par rapport à la limite de quantification tel que précédemment.

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L’attention, les interruptions et le bruit en pratique pharmaceutique

Le 12 janvier 2012, nous avons partagé la présentation orale donnée à la conférence nationale annuelle de l’Association des pharmaciens du Canada (APhC), les 28-31 mai 2011 à Montréal, Québec.

Nous vous invitons maintenant à consulter l’article découlant de ce projet, dont l’objectif principal était de faire le point sur les notions d’attention, d’interruptions et de bruit dans le cadre du circuit du médicament et particulièrement en pratique pharmaceutique.

Vous pouvez consulter l’article accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

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Prévenir les interruptions en pharmacie hospitalière

Ce nouvel article est la partie 2 de l’article sur les interruptions en pratique pharmaceutique.

On reconnaît qu’il existe une problématique d’interruptions en pharmacie hospitalière. Nous pensons que les interruptions nuisent à la prestation sécuritaire de soins dans le cadre du circuit du médicament. Les éléments suivant peuvent contribuer à la réduction des interruptions :

– Réduire les appels téléphoniques internes et externes

– Réduire le bruit environnant

– Limiter les discussions

– Réviser les flux de production

– Proposer un cadre normatif optimal pour les aménagements

Vous pouvez consulter l’article paru dans Objectif Prévention.

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Perspectives sur l’attention, les interruptions et le bruit en pratique pharmaceutique

Le bruit fait partie des causes d’interruptions qui nuisent au maintien des capacités attentionnelles des professionnels de la santé, pouvant contribuer à la survenue d’événements indésirables. L’objectif de cette revue documentaire était de faire le point sur les notions d’attention, d’interruptions et de bruit en pratique pharmaceutique et de proposer des solutions.

En soins infirmiers, le taux d’interruptions moyen était de 6,7 par heure par infirmière tandis qu’il était en moyenne de 10,3 distractions et 6,9 interruptions par heure en médecine contre 3,8 distractions et 3,0 interruptions par demi-heure en pharmacie. Une quinzaine d’équipements utilisés en pharmacie dont le niveau de bruit contribue aux interruptions ont été recensés. Notre réflexion a permis d’identifier plusieurs mesures relativement simples pouvant contribuer à la réduction des interruptions en pharmacie.

Vous pouvez consulter la présentation orale donnée à la conférence nationale annuelle de l’Association des pharmaciens du Canada (APhC), les 28-31 mai 2011 à Montréal, Québec.

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Publications récentes en contamination environnementale aux médicaments dangereux

Entre le 1er janvier 2010 et le 31 août 2011, de nombreuses nouvelles études sur la contamination environnementale aux médicaments dangereux ont été publiées. Nous recensons 12 études rapportant des mesures de contamination de surface au cyclophosphamide. Ces 12 études ont été réalisées par huit équipes de recherche distinctes, dans 69 établissements de santé, pour un total de 1 820 prélèvements. Les niveaux de contamination de cyclophosphamide les plus élevés sont régulièrement retrouvés sur la surface ou la grille de la hotte, mais des traces de cyclophosphamide sont retrouvées tant dans les zones de préparation (pharmacie) que dans les zones d’administration (unités de soins).

Une évaluation périodique de l’état de contamination à la pharmacie, dans les unités de soins et dans les cliniques externes apparaît nécessaire pour assurer un suivi de la situation et également à la suite de tout changement de pratique (p. ex., acquisition d’un nouvel équipement, mise en place de nouvelles procédures, nouveaux locaux) pour en mesurer l’impact. D’ici à ce qu’un niveau d’exposition acceptable ait été déterminé par les organismes de santé et sécurité au travail, une bonne méthode de travail incluant les équipements de protection personnels appropriés (p. ex., port d’un sarrau, de deux paires de gants stériles, de lunettes de sécurité, d’un masque, de couvre-chaussures, d’un chapeau) et des procédures de nettoyage adéquates demeurent essentielles.

Vous pouvez consulter notre article publié en ligne dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

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