Archives de Tag: cyclophosphamide

Étude exploratoire visant à évaluer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours

Un programme annuel de surveillance de la contamination des surfaces par les médicaments antinéoplasiques est proposé aux centres canadiens depuis 2010. Certains sites échantillonnés restent contaminés au fil des
années. L’hypothèse qu’un protocole de nettoyage en quatre étapes réduirait cette contamination et que l’effet
peut persister 30 jours plus tard a été émise. Les lignes directrices recommandent de désactiver, décontaminer, nettoyer et désinfecter les surfaces, mais les produits utilisés et les fréquences de nettoyage varient d’un centre à l’autre.

Une étude a été réalisée afin d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours.

Pour cela, 9 directeurs de départements de pharmacie ont été contactés en octobre 2020. Les sites qui étaient systématiquement positifs au cyclophosphamide en 2017-2020 ont été identifiés. La contamination superficielle au cyclophosphamide a été quantifiée à T0, T1, T2 par chromatographie liquide ultra-performante – spectrométrie de masse en tandem par l’INSPQ. La limite de détection du produit est de 0,001 ng/cm². Ensuite, le taux de réduction a été calculé : (T2-T1)/T0 *100.

Les résultats ont montré que certains sites sont restés systématiquement contaminés au fil des ans, notamment la grille avant des hottes et le sol devant les hottes. Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide. Il a permis de réduire la proportion d’échantillons positifs et la concentration mesurée à T1. L’effet s’est prolongé après 30 jours, puisque les concentrations mesurées à T2 étaient toujours inférieures à T0. L’effet semble plus important sur les étagères de stockage qui étaient entièrement exemptes de contamination à la fois à T1 et à T2. Une étude future explorera l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (i.e. utilisation d’une lingette microfibre et moins de liquide).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Canadian Society of Hospital Pharmacists lors de la Professional Pratice Conference (PPC 2021) , le 25 mars 2021.

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Étude de l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide

Des difficultés à décontaminer complètement les surfaces exposées aux antinéoplasiques existent. Il est nécessaire d’effectuer plusieurs nettoyages successifs. Malgré cela, le cyclophosphamide, très utilisé, est persistant sur les surfaces. C’est pourquoi le protocole de décontamination a été amélioré entre 2020 et 2021.

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide. Il était également question de comparer deux protocoles de décontamination (2020 en quatre étapes vs 2021 en huit étapes)

La contamination par le cyclophosphamide a été quantifié à T0, T1 et T2. La mesure s’est faite par chromatographie liquide haute performance couplée à la spectrométrie de masse. L’étude a été réalisée dans 9 pharmacies hospitalières au Québec. 17 sites on été sélectionnés dont les grilles frontales et planchers de hottes et les tablettes d’entreposage du cyclophosphamide.

Il a été retrouvé que le nettoyage intensif n’a pas permis d’enlever toutes les traces de cyclophosphamide même s’il y avait une diminution de la contamination juste après le nettoyage. De plus, une ré-augmentation de la contamination après 30 jours de travail avait lieu. Au sujet de la comparaison des protocoles, il y avait une diminution du nombre de sites contaminés entre 2020 et 2021 pour T0 et T1. Toutefois, une même proportion des sites était contaminée après 30 jours de travail.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Objectif Prévention et notre affiche présentée au Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM) le 10 juin 2021.

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Contamination des surfaces par les antinéoplasiques dans les centres canadiens

Les travailleurs de la santé sont exposés à des médicaments dangereux, y compris les médicaments antinéoplasiques. Depuis plus de 10 ans nous sommes fiers d’offrir notre programme de surveillance à l’échelle du Canada. Le programme décrit la contamination de l’environnement par les antinéoplasiques dans les pharmacies d’oncologie et les espaces dédiés aux soins des patients.

En 2021, douze zones de prélèvements ont été échantillonnées dans la pharmacie et dans les espaces de soins de 122 centres canadiens. Chaque échantillon a été préparé pour détecter 11 antinéoplasiques : cyclophosphamide, docetaxel, 5-fluorouracil, gemcitabine, irinotecan, methotrexate, paclitaxel, vinorelbine, doxorubicine, etoposide et platines.

Le cyclophosphamide est l’antinéoplasique qui a été retrouvé le plus souvent sur les surfaces (32 % des échantillons positifs, 90e percentile=0,016 ng/cm2). La grille frontale de l’enceinte (80% des échantillons positifs pour au moins un antinéoplasique), et le bras des fauteuils d’administration (78%) étaient les zones les plus fréquemment contaminées.

Malgré une sensibilisation croissante et la mise en œuvre de nouvelles directives de manipulation sécuritaire, les surfaces des établissements de santé restent contaminés par des traces de nombreux médicaments antinéoplasiques. L’utilisation d’équipements de protection individuelle est nécessaire.

La participation au programme de surveillance offre une opportunité aux centres d’identifier des seuils de contamination atteignables, dérivés des données de contamination de plus d’une centaine d’établissements canadiens. **Le recrutement pour 2022 est ouvert!**

Vous pouvez consulter les articles ci dessous ainsi que le blogue EXPOPROF pour obtenir davantage d’information sur le programme de surveillance et nos travaux connexes :

Étude 2021 : Journal of Oncology Pharmacy Practice. / Affiche sera présentée au congrès Canada’s hospital pharmacy conference de la CSHP, 29 janvier-6 février 2022.

Étude 2020 : Journal of Oncology Pharmacy Practice / Affiche présentée au congrès virtuel des 23èmes journées européennes du GERPAC, 23-24 novembre 2020

Étude 2019 : Journal of Oncology Pharmacy Practice / Affiche présentée au congrès Canadian Society of Hospital Pharmacists – Professional Practice Conference, – February 1-4th 2020, Toronto, ON, Canada.

Étude 2018Canadian Journal of hospital Pharmacy / Affiche presentée au congrès de la Canadian Society of Hospital Pharmacists – Professional Practice Conference, – February 2-5th 2019, Toronto, ON, Canada.

Étude 2017 : Journal of Oncology Pharmacy Practice / Affiche présentée au congrès ASHP Midyear Clinical Meeting, 4-7 Décembre 217, Orlando, USA.

Étude 2016 : Journal of Occupational and Environmental Hygiene /  Affiche présentée au congrès EAHP Congress, 22-24 mars 2017, Cannes, France.

Étude 2015 : Journal of oncology pharmacy practice / Affiche présentée au congrès CSHP’s 47th Professional Practice Conference (PPC) 2016, 30 janvier – 3 février 2016, Toronto, Canada.

Étude 2014 : The Canadian Journal of Hospital Pharmacy / Affiche présentée au congrès 2014 Midyear Clinical Meeting de l’ASHP, Anaheim 7-11 décembre 2014.

Étude 2012 : International Archives of Occupational and Environmental Health / Affiche présentée au congrès CSHP’s 44th Professional Practice Conference (PPC) 2012, 2-6 février 2013, Toronto, Canada

Étude 2013 : Journal of Occupational and Environmental Hygiene / Affiche présentée au congrès 2013 Midyear Clinical Meeting de l’ASHP, Orlando 8-12 décembre 2013

Étude 2008-2010 : The Canadian Journal of Hospital Pharmacy  / Affiche présentée au congrès CSHP’s 43rd Professional Practice Conference (PPC) 2012, 4-8 février 2012, Toronto, Canada









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10 ans de surveillance environnementale

Tel qu’annoncé cette semaine, le recrutement pour la 11e étude multicentrique de surveillance environnementale aux antinéoplasiques est ouvert.

En 2020, 109 établissements de santé canadien ont participé, et 9 antinéoplasiques ont été dosés dans 1216 échantillons. Rappelons que 12 sites standardisés sont prélevés par établissement, en fin de journée, avant que les surfaces ne soient nettoyées. Les sites les plus problématiques à travers le Canada sont la grille frontale des hottes, le plancher devant les hottes, les tablettes d’entreposage des stock et le bras de la chaise d’administration des médicaments. Ces quatre sites étaient contaminés dans au moins 50% des centres. Le cyclophosphamide est la molécule la plus fréquemment dosée sur les surfaces (~34%). Le 75e percentile de la concentration de cyclophosphamide sur les surfaces est de 0.0017 ng/cm², donc bien que les surfaces soient fréquemment contaminées, la concentration mesurée est très faible.

Photo de Anna Shvets sur Pexels.com

Quoi faire avec les surfaces contaminées? Il n’existe pas de valeur jugée sécuritaire, donc le principe de précaution ALARA doit s’appliquer. En participant à l’étude, les centres obtiennent une comparaison de leurs résultats avec l’ensemble des résultats canadiens, ce qui permet d’identifier les sites les plus contaminés au niveau du Canada, et ce qui peut donc être utilisé comme indicateur pour agir en priorité sur ces sites. Il est impératif de rappeler l’importance d’adopter de bonnes pratiques de travail sécuritaires et qui limitent la contamination de l’environnement, de bien nettoyer les surfaces et de porter les équipements de protection individuels requis.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès virtuel des 23èmes journées européennes du GERPAC, 23-24 novembre 2020.

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Contamination environnementale avec des médicaments antinéoplasiques

Au Québec, les médicaments utilisés en oncologie représente 38% de tous les médicaments utilisés dans les hôpitaux. Des procédures de manipulation et de protection sont nécessaires afin de protéger la santé des professionnels de la santé en contact avec ce type de médicament.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive impliquant 48 hôpitaux canadiens. Pour chaque hôpital, douze échantillons ont été prélevés afin d’analyser la présence de cyclophosphamide, ifosfamide et méthotrexate.

Pour l’année 2015, 34% des échantillons étaient positifs au cyclophosphamide, 8% au ifosfamide et 6% au méthotrexate. Au fils des ans, nous avons observé une diminution de la contamination des surfaces.

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On peut maintenant consulter notre article dans le Journal of oncology pharmacy practice.

On peut également consulter notre affiche présentée dans le cadre du Hopipharm du 10 au 12 mai 2017 à Nancy, France

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Contamination environnementale d’hôpitaux Canadiens avec le cyclophosphamide, l’ifosfamide et le méthotrexate

Les professionnels travaillant dans le domaine de l’oncologie sont exposés aux médicaments antinéoplasiques. Cette exposition peut mener à certains effets indésirables. Dans l’objectif de réduire cette exposition, la contamination des surfaces de travail devrait être maintenue à son plus bas.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mesuré la contamination environnementale avec le cyclophosphamide, l’ifosfamide et le méthotrexate dans les pharmacies d’oncologie ainsi que dans les unités de soins d’oncologie de plusieurs hôpitaux Canadiens.

Au total, 66 hôpitaux Canadiens ont participés à l’étude.

  • 43.4% des échantillons étaient contaminés par le cyclophosphamide
  • 13.2% étaient contaminés par l’ifosfamide
  • 6.9% étaient contaminés par le méthotrexate

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Cette étude a montré un faible niveau de contamination parmi les 66 hôpitaux Canadiens. Une surveillance régulière de l’environnement est à privilégier afin de maintenir un faible niveau de contamination.

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du 22e congrès de l’European Association of Hospital Pharmacists du 22 mars au 24 mars 2017 à Cannes, France.

On peut consulter notre article publié dans le Journal of Occupational and Environmental Hygiene.

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Efficacité des solutions de lavage sur un plan de travail d’une hotte à flux laminaire contaminée par du cyclophosphamide

En établissement de santé, les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie et les infirmières sont exposés aux médicaments dangereux. Il n’existe pas de consensus sur les produits et les techniques de lavage à employer pour nettoyer les zones de la pharmacie et des services de soins potentiellement contaminées par les médicaments dangereux.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons évalué l’efficacité de différentes solutions de nettoyage à décontaminer le plan de travail d’une hotte exposée à une quantité prédéterminée de cyclophosphamide.

Pour connaitre les résultats, vous pouvez consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès HOPIPHARM du 10 au 12 mai 2017 à Nancy, France.

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La contamination des surfaces dans un hôpital universitaire

Depuis 2010, notre équipe a réalisé six études multicentriques sur la contamination environnementale par des antinéoplasiques, dont le cyclophosphamide, l’ifosfamide et le methotrexate.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective et longitudinale au sein de notre centre afin d’évaluer la contamination des surfaces.

Un total de 72 échantillons a été prélevé entre 2010 et 2016. Chacun a été analysé pour 3 médicaments différents. 50% des échantillons étaient positifs au cyclophosphamide, 32% à l’ifosfamide et 19% au methotrexate. expoprof31

On peut consulter notre affiche présentée dans le cadre du congrès European Association of Hospital Pharmacists, du 22 au 24 mars 2017 à Cannes, France.

On peut consulter notre article publié dans le Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy disponible en ligne.

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Revue Cochrane sur les circuits fermés

English will follow

 

 

 

L’équipe de l’URPP a participé à la réalisation d’une revue Cochrane sur l’utilisation des circuits fermés. Les revues Cochrane rassemblent des données de qualité en réponse à des questions spécifiques.

Notre mission consistant à fournir une information accessible et fiable pour appuyer la prise de décisions éclairées n’a jamais été plus importante ou utile pour améliorer la santé au niveau global.[http://www.cochrane.org/fr/about-us]

Le protocole a été publié le 13 novembre 2017 et la revue a été publiée le 27 mars 2018. Tant le protocole que la revue ont été révisés par les pairs.

L’objectif de cette méta-analyse était de savoir si l’utilisation des circuits fermés en plus des manipulations sécuritaires permet de réduire l’exposition des travailleurs aux médicaments dangereux intraveineux, par rapport à l’utilisation de manipulation sécuritaires seulement.

Rappelons qu’il est connu depuis de nombreuses années que des traces d’antinéoplasiques (une catégorie de médicament dangereux) sont retrouvées sur les surfaces de travail où sont manipulés ces médicaments. L’équipe de l’URPP mène des études multicentriques au Canada depuis 2008. Nous ne savons pas à quelle concentration une trace de médicament dangereux peut être nocive pour la santé des travailleurs. Nous savons toutefois que cette exposition peut mener à risques pour la santé du travailleur (risques reproductifs, génotoxique, cancerogène, etc.). L’objectif est donc de réduire au minimum l’exposition des travailleurs. Les pratiques sécuritaires incluent notamment le nettoyage des fioles de médicament à leur arrivée, un entreposage sécuritaire, une préparation à l’intérieur de hottes, une manipulation respectant les normes, une administration réalisée par du personnel informé et compétent, une gestion adéquate des déversements accidentels et l’élimination sécuritaire des déchets. Les équipements de protection personnels demeurent essentiels.

Les circuits fermés sont des dispositifs offerts par plusieurs compagnies qui peuvent être utilisés pour la préparation et pour l’administration des médicaments dangereux pour éviter que le médicament ne soit en contact avec l’extérieur. Un doute persiste quant à leur utilité pour réduire l’exposition des travailleurs. De plus, ces dispositifs à usage unique sont très dispendieux.

Pour la revue, 23 études ont été incluses. Toutes les études incluses avaient des risques de biais sérieux  et présentaient des données de qualité faible. Aucune étude ne présentait des résultats sur la santé. Selon la méta-analyse, il n’y avait pas de différence significative dans la proportion des travailleurs avec des médicaments mesurés dans leur urine si un circuit fermé était utilisé. De même, aucune différence significative n’a été trouvée pour la majorité des médicaments testés. La concentration de cyclophosphamide mesurée sur les surfaces des pharmacies utilisant un circuit fermé était significativement plus faible de 50 pg/cm². Compte tenu des faibles concentrations mesurées sur les surfaces au départ, il est incertain qu’une telle réduction ait un effet sur la santé des travailleurs. De plus, d’autres sources d’exposition demeurent importantes pour les travailleurs.

Dans l’état actuel des connaissances, l’utilisation de circuits fermés ne peut être ni recommandée ni réfutée. La réalisation d’études de bonne qualité est encouragée pour limier les biais et obtenir des données de qualité.

L’équipe de l’URPP poursuit ses travaux afin de contribuer à la sécurité des travailleurs, notamment par l’étude canadienne de surveillance environnementale, l’évaluation pilote de la surveillance biologique, la participation à la révision du guide de l’ASSTSAS, l’évaluation des coûts des circuits fermés, l’évaluation des méthodes de nettoyage et autres projets.


The URPP team participated in the creation of a Cochrane review on the use of closed-system drugs transfer devices. Cochrane reviews contain quality data that answer specific questions.

Our mission to provide accessible, credible information to support informed decision-making has never been more important or useful for improving global health. [http://www.cochrane.org/about-us]

The protocol was published on November 13, 2017 and the review was published on March 27, 2018. Both protocol and review were peer-reviewed.

The objective of this meta-analysis was to find out if the use of closed-system drug transfer devices in addition to safe handling can reduce exposure to infusional hazardous drugs, compared to safe handling alone.

It has been known for many years that traces of antineoplastic drugs (a category of hazardous drugs) can be found on surfaces where they are handled. The URPP team has lead a multicenter study in Canada since 2008. We don’t know at what concentration a hazardous drug trace can be harmful for the healthcare workers. However, we do know that exposure is a risk for their health (reproductive risks, genotoxicity, cancer, etc.). The objective is to reduce workers exposure as much as possible. Safe practices include cleaning vials upon receipt, safe storage, compounding inside a hood, handling according to the guidelines, safe adminitration by trained workers, adequate management of spills and safe elimination of waste. Personnal protective equipment remain essential.

Closed-system are devices available from many manufacturers that can be used to prepare and administer hazardous drugs and avoid any contact of the drug with the exterior. These single-use devices are very expensive.

For the review, 23 studies were included. All studies were at serious risk of bias and presented low quality data. No study presented health benefits. According to the meta-analysis, there was no significant difference in the proportion of workers with drugs measured in their urine if a closed-system was used. No significant difference was found for most of the drugs tested. The concentration of cyclophosphamide measured on surfaces from pharmacies that used a closed-system was 50 pg/cm² lower. Considering the low concentrations measured on surfaces, the effect of this reduction on the health of workers is not known. Furthermore, other sources of exposure remain.

With the current knowledge, there is no evidence to support or refute the use of closed-system drug-transfer devices. Well designed studies are encouraged to limit bias and obtain quality data.

The URPP team continues its work to contribute to workers safety, including our canadian environmental surveillance study, our pilot evaluation of biological monitoring, our participation to the review of the ASSTSAS safe handling guide, the evaluation of the costs of closed-systems, the evaluation of cleaning methods and other projects.


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Surfaces contaminées aux antinéoplasiques/Surface contamination with antineoplastic drugs

English will follow

Nous avons complété notre plus grande étude multicentrique de surveillance environnementale! En 2017, 83 hôpitaux à travers le Canada ont participé à notre étude. 953 échantillons ont été analysés pour la présence de 10 antinéoplasiques : cyclophosphamide, ifosfamide, méthotrexate, cytarabine, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel et vinorelbine. Autre nouveauté cette année, les participants avaient accès à leurs résultats à partir d’un site web leur permettant de consulter leurs résultats historiques ainsi que de se comparer au reste du Canada. Il n’existe pas de limite sécuritaire d’exposition aux médicaments antinéoplasiques pour les travailleurs; nous permettons à nos centres participants d’identifier quels sites de prélèvement sont à cibler (c’est-à-dire ceux dont les concentrations mesurées étaient supérieures au 75e ou au 90e percentile mesuré à partir des résultats canadiens).

Les résultats ont été présentés au congrès Midyear Clinical Meeting de l’ASHP et il nous fait plaisir de partager l’affiche qui peut être consultée ici. Nous constatons que la majorité des surfaces demeurent contaminées au cyclophosphamide, mais que la concentration mesurée est basse et diminue au fil des années. Les surfaces les plus contaminées demeurent la grille de la hotte, le plancher devant la hotte et les bras des fauteuils où les patients reçoivent de la chimiothérapie.

Le recrutement pour l’année 2018 débute, vous êtes invités à nous contacter si vous êtes intéressés à participer.

Publications reliées :

Étude 2008-2010 : The Canadian Journal of Hospital Pharmacy  / Affiche présentée au congrès CSHP’s 43rd Professional Practice Conference (PPC) 2012, 4-8 février 2012, Toronto, Canada
Étude 2012 : International Archives of Occupational and Environmental Health / Affiche présentée au congrès CSHP’s 44th Professional Practice Conference (PPC) 2012, 2-6 février 2013, Toronto, Canada
Étude 2013 : Journal of Occupational and Environmental Hygiene / Affiche présentée au congrès 2013 Midyear Clinical Meeting de l’ASHP, Orlando 8-12 décembre 2013
Étude 2014 : The Canadian Journal of Hospital Pharmacy / Affiche présentée au congrès 2014 Midyear Clinical Meeting de l’ASHP, Anaheim 7-11 décembre 2014.
Étude 2015 : Journal of oncology pharmacy practiceAffiche présentée au congrès CSHP’s 47th Professional Practice Conference (PPC) 2016, 30 janvier – 3 février 2016, Toronto, Canada.
Étude 2016 : Journal of Occupational and Environmental Hygiene /  Affiche présentée au congrès EAHP Congress, 22-24 mars 2017, Cannes, France.
Étude 2017 : Publication à venir. / Affiche présentée au congrès ASHP Midyear Clinical Meeting, 4-7 Décembre 217, Orlando, USA.
Étude 2018 : Recrutement en cours.


We have completed our largest environmental surveillance study to date! In 2017, 83 hospitals across Canada participated. 953 samples were analyzed for the presence of 10 antineoplastic drugs: cyclophosphamide, ifosfamide, methotrexate, cytarabine, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotecan, docétaxel, paclitaxel and vinorelbine. New this year: participants can access their results through a website that allows them to see their historical results and also to compare with the rest of Canada. There is no safe exposure limit for antineoplastic drugs; our study helps participating centers identify which sampling site should be targeted (those with concentrations measured above the 75th or 90th percentile that was calculated from Canadian results).

The results were presented at the ASHP Midyear Clinical Meeting and we are happy to share the poster that can be consulted here. The majority of surfaces were contaminated with cyclophosphamide, but the concentration measured was low and is reduced over the years. The surfaces that were the most contaminated were the front grille of the hood, the floor in front of the hood and the arm rests of the chairs were chemotherapy is administered.

Recruitment for 2018 starts, you are welcome to contact us if you are interested.

Linked publications:

2008-2010 studyThe Canadian Journal of Hospital Pharmacy  / Poster presented at CSHP’s 43rd Professional Practice Conference (PPC), February 4-8 2012, Toronto, Canada
2012 studyInternational Archives of Occupational and Environmental Health / Poster presented at CSHP’s 44th Professional Practice Conference (PPC), February 2-6 2013, Toronto, Canada
2013 studyJournal of Occupational and Environmental Hygiene / Poster presented at ASHP Midyear Clinical Meeting, Orlando December 8-12 2013
2014 studyThe Canadian Journal of Hospital Pharmacy / Poster presented at ASHP Midyear Clinical Meeting, Anaheim December 7-11 2014.
2015 study: Journal of oncology pharmacy practicePoster presented at HP’s 47th Professional Practice Conference (PPC), January 30 – February 3 2016, Toronto, Canada.
2016 studyJournal of Occupational and Environmental Hygiene /  Poster presented at EAHP Congress, March 22-24 2017, Cannes, France.
2017 study: Publication to come. / Poster presented at ASHP Midyear Clinical Meeting, December 4-7 217, Orlando, USA.
2018 study: Ongoing recruitment.

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