Archives de Tag: CHU Sainte-Justine

Conformité du circuit du médicament dans les unités de soins et cliniques externes

Le circuit du médicament comporte de nombreuses étapes et une infrastructure de soutien à la pharmacie dans les unités de soins et cliniques externes.

Une étude a été menée afin d’évaluer le taux de conformité du circuit du médicament entourant le stockage des médicaments dans les unités de soins et les cliniques externes.

C’est une étude observationnelle, descriptive et transversale qui a été réalisée au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, incluant toutes les unité de soins et une sélection de cliniques externes. Une observation directe à l’aide d’une grille d’évaluation standardisée a été menée par deux assistantes de recherche. Les critères étaient cotés puis un rapport de conformité par unité ou clinique a été produit, validé par le chef adjoint aux services et partagé aux gestionnaires d’unité clinique.

Il a été retrouvé que les critères avec le plus faible taux de conformité sont pour les unités de soins :

  • La présence d’un bac retour à la pharmacie.
  • Les registres de température pour les réfrigérateurs.
  • Le contenu de réfrigérateurs

et pour les cliniques externes :

  • La présence d’une poubelle adaptée
  • La péremption des médicaments dans l’entreposage

Les rapports envoyés aux unités de soins et cliniques externes permettront un suivi et l’ajustement des pratiques lorsque nécessaire.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Observations, Transversale

Première Pharmacie hospitalière éco+responsable : Profil de la démarche et des actions mises en place au CHU Sainte-Justine

De nombreux travaux scientifiques confirment la présence d’un réchauffement climatique associé
à l’activité humaine à l’échelle planétaire. De plus, l’exercice de la pharmacie s’accompagne de nombreuses activités comportant une empreinte environnementale. Or, des changements peuvent être apportés en pratique pharmaceutique afin de réduire cette empreinte environnementale

Une étude descriptive a été menée afin de décrire la démarche et les actions mises en place pour l’obtention d’une reconnaissance de Pharmacie éco+responsable.

Avec le soutien de Maillon-Vert (experts-conseil en développement durable depuis 2012), une démarche constituée de huit étapes a réalisée au CHU Sainte-Justine. Elle comportait notamment un sondage pré afin d’évaluer l’intérêt des équipes, l’analyse des pratiques actuelles, l’identification des actions correctrices
potentielles, la mise en place de celles-ci et une enquête post afin d’évaluer les perceptions et les
retombées de cette démarche. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

90% des répondants étaient prêts à s’engager dans la mise en place d’actions écoresponsable. L’initiative s’est basée sur la règle des 3 RV : Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser. Parmi les actions correctrices menées, 32 tâches ont été réévaluées et 28 changements de pratique ont été identifiés incluant les éléments suivants : diminution de l’utilisation du papier, du plastique, augmentation du taux de récupération des déchets à 80 % et réduction des déplacements.

En conclusion, il est possible de contribuer à petite échelle à la réduction de l’empreinte environnementale et les pharmacies hospitalières du Québec font partie de la solution.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

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Étude de l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide

Des difficultés à décontaminer complètement les surfaces exposées aux antinéoplasiques existent. Il est nécessaire d’effectuer plusieurs nettoyages successifs. Malgré cela, le cyclophosphamide, très utilisé, est persistant sur les surfaces. C’est pourquoi le protocole de décontamination a été amélioré entre 2020 et 2021.

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide. Il était également question de comparer deux protocoles de décontamination (2020 en quatre étapes vs 2021 en huit étapes)

La contamination par le cyclophosphamide a été quantifié à T0, T1 et T2. La mesure s’est faite par chromatographie liquide haute performance couplée à la spectrométrie de masse. L’étude a été réalisée dans 9 pharmacies hospitalières au Québec. 17 sites on été sélectionnés dont les grilles frontales et planchers de hottes et les tablettes d’entreposage du cyclophosphamide.

Il a été retrouvé que le nettoyage intensif n’a pas permis d’enlever toutes les traces de cyclophosphamide même s’il y avait une diminution de la contamination juste après le nettoyage. De plus, une ré-augmentation de la contamination après 30 jours de travail avait lieu. Au sujet de la comparaison des protocoles, il y avait une diminution du nombre de sites contaminés entre 2020 et 2021 pour T0 et T1. Toutefois, une même proportion des sites était contaminée après 30 jours de travail.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Objectif Prévention et notre affiche présentée au Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM) le 10 juin 2021.

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Efficacité théorique de séances de décontamination suite à une simulation de déversement accidentel de flacons d’antinéoplasiques

Un déversement de médicaments dangereux peut survenir lors d’un bris accidentel d’un contenant (i.e. flacon, poche) dans le cadre du circuit du médicament. Les recommandations des sociétés savantes suggèrent deux à quatre séances de décontamination à la suite d’un déversement accidentel. Cependant, il n’existe pas de méthode de décontamination consensuelle efficace à 100%.

Une étude a été réalisée afin de calculer le nombre de séances de décontamination successives requises pour éliminer toute trace détectable d’une sélection de neuf médicaments dangereux après un déversement
accidentel.

Pour ce faire, des simulations mathématiques avec la présentation commerciale la plus fréquente au Québec de 9 médicaments dangereux ont été effectuées. Les limites de détections de la méthode LC-MS-MS disponible
au Canada ont été prises en compte et plusieurs taux d’efficacité de la séance de décontamination ont été testés.

Au total, 36 simulations ont été réalisées. Il a été retrouvé que dans le meilleur des cas (i.e. avec une efficacité de nettoyage de 98%), 4 séances de décontamination ne seraient pas suffisantes pour que la quantité d’antinéoplasique mesurée soit inférieure à la limite de détection (LOD), sauf pour le docétaxel (dont la LOD est plus élevée que pour les autres molécules). Finalement, le nombre de décontaminations nécessaires dépend de chaque molécule (propriétés physico-chimiques et limite de détection propres à chaque molécule) et de l’efficacité du nettoyage.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès francophone de pharmacie hospitalière HOPIPHARM le 26 mai 2021.

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Utilisation du poids d’une seringue orale ou parentérale vide comme critère d’identification de son format à l’aide d’une balance : Étude pilote

Pour accroître la sécurité des préparations de médicaments stériles et non stériles, il est souhaitable d’intégrer des balances hautes précision (BHP) dans le cadre de notre circuit de préparations magistrales non stériles et stériles. En effet, il pourrait être utile d’être en mesure d’identifier le format d’une seringue vide à partir de son poids.

Une étude pilote a été réalisée afin d’évaluer si le poids d’une seringue orale ou parentérale vide peut être utilisé
comme critère d’identification de son format. L’objectif secondaire était de mesurer le poids de l’eau contenu dans l’espace mort de chaque format de seringue évaluée.

Pour évaluer le poids des seringues, le critère d’identification utilisé a été la variation des poids moyens entre les
différents formats de seringues. Tous les formats de seringues orales et parentérales disponibles au CHU Sainte-Justine ont fait l’objet de 3 mesures pour 10 seringues de chaque format. Pour évaluer le volume mort, 10 seringues de chaque format ont été pesées à vide puis pleines d’eau (1g = 1 mL) et vidées. Les valeurs moyennes avec écart-type, les valeurs minimales et maximales ont ensuite été calculées.

Il a été retrouvé que l’écart de poids le plus petit était de 0,06 g entre la seringue 0,5mL de Baxter et celle de 50 UI de MonojectTM. Ainsi, le poids peut être utilisé comme critère d’identification de son format dans tous les cas. Le volume mort des seringues a été calculé afin d’ajuster l’intégration des BHP au système d’information notamment au niveau des alertes, lors de préparations de petits volumes.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM) le 10 juin 2021 à Montréal, Québec, Canada.

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Circuit du médicament en établissement de santé : une grille bonifiée pour mieux encadrer la formation des étudiants en pharmacie

Une première liste du circuit du médicament avait été rédigée en 2005. Elle comptait 54 étapes classées selon leur lien à l’ordonnance, à la gestion du médicament ou aux activités cliniques.

En 2021, la grille descriptive des étapes du circuit du médicament en établissement de santé au Québec a été remise à jour.

Pour cela, une analyse descriptive avec remue-méninge a été réalisée donnant naissance à une nouvelle cartographie. Des sources documentaires ont été consultées, telles que la « Norme sur la gestion des médicaments » et les « Pratiques organisationnelles requises » selon Agrément Canada, le « Guide d’application sur les standards de pratique » de l’Ordre des pharmaciens du Québec et « Usage sécuritaire des antinéoplasiques au Québec » par la Direction québécoise de cancérologie.

La nouvelle grille compte 43 étapes générales et 123 étapes détaillées. Elle est très centrée sur la pratique pharmaceutique contrairement à celle de 2005, plutôt axée sur la technologie. La cartographie réalisée sera utilisée pour la conception d’un portail de formation en pharmacie.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

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Classé dans Article original, Circuit du médicament, URPP

Systèmes d’aide à la préparation magistrale assistés par technologie : une revue de la littérature

De nos jours, la compréhension des différentes étapes durant la réalisation d’une préparation magistrale est essentielle à la sécurité de la prestation de soins. Par conséquent, le cadre des normes entourant cette pratique devient de plus en plus exigeant.

Une revue de la littérature a été réalisée afin d’analyser les connaissances sur les systèmes d’aide à la préparation magistrale assistés par la technologie (technologies assisted workflow ou TAWF).

Une recherche a été menée à partir des bases de données PubMed, Embase et Google Scholar afin d’identifier les articles traitant du sujet et publiés entre 2015 et 2020. Plusieurs données (détection d’erreurs, charge de travail, durée de validation, coûts, satisfaction du personnel pharmaceutique, …) ont ensuite été extraites afin de réaliser une synthèse.

Les résultats ont montré que pour les 8 différents systèmes TAWF utilisés, la majorité d’entre eux provenaient des États-Unis. Les TAWF incluaient des logiciels d’aide à la préparation et des photos/vidéos. La majorité utilisait des lecteurs de codes-barres plutôt que la gravimétrie ou les robots. Enfin, plusieurs études démontraient que l’utilisation d’un TAWF était associée à une augmentation de la détection des erreurs et à une augmentation de l’impression de sécurité sur le circuit du médicament.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy et notre affiche présentée le 23 mars 2021 lors de la Professional Practice Conference 2021, Canada.

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Classé dans Article original, Circuit du médicament, Coûts, Erreurs, Revue de littérature, Satisfaction

Baccalauréat en sciences biopharmaceutiques : déjà 10 ans

Le baccalauréat en sciences biopharmaceutiques ou BSBP, créé en 2009 afin de soutenir les besoins en développement du médicament, a célébré en 2019 ses dix ans d’existence. À cette occasion, une revue documentaire a été réalisée.

L’objectif était de présenter les principales données et les principaux jalons de la mise en œuvre et de l’évolution du BSBP, un programme de 1er cycle d’une durée de trois ans à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Une recherche a été menée sur le site internet de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Google et Google Scholar afin de caractériser l’histoire et l’évolution de ce programme. Les directeurs et le personnel de soutien administratif du programme ont également été consultés. À partir des éléments recueillis, une chronologie des événements marquants en lien avec l’évolution du BSBP a été élaborée. De plus, une synthèse des données et des statistiques descriptives ont été réalisées.

Il en résulte que le programme a diplômé 326 étudiants depuis sa mise en place. Ceux-ci exercent dans une grande variété de milieux reflétant l’ensemble du continuum de la recherche sur le médicament. De nos jours, la pertinence du BSBP est toujours d’actualité, mais la réalité du secteur biopharmaceutique a beaucoup évolué depuis la création du programme. Par exemple, on note moins de grandes compagnies pharmaceutiques, plus de petites compagnies de biotechnologie et d’entreprises de démarrage ; on note également plus de recherche translationnelle en milieu académique.

En outre, un exercice de planification stratégique du programme était prévu en 2021 (post-pandémie) pour mettre en œuvre une mise à jour en profondeur du programme. Au CHU Sainte-Justine, le département de pharmacie avait accueilli en 2019, 17 stagiaires et eu à son emploi 9 diplômés du BSBP. Ces membres de l’équipe de la pharmacie exercent leurs activités notamment en recherche clinique, en pharmacogénomique et en pharmacovigilance ; des travaux complémentaires doivent être menés afin de mieux reconnaître leur formation en établissement de santé (titre d’emploi, rémunération).

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel et notre affiche présentée le 3 décembre 2020 au Rendez-vous de la recherche pharmaceutique de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Province de Québec, Canada.

L’ assistant d’IA WordPress a été utilisé lors de la rédaction de cet article.

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Classé dans Descriptive, Pédagogie en santé, Revue de littérature

Enquête sur le télétravail au sein des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec

Le télétravail suscite un intérêt croissant chez les employés dans le domaine de la santé. En outre, la pandémie de COVID-19 a participé à l’adoption accrue du travail à distance, celui-ci permettant de prodiguer des soins de qualité tout en limitant les risques de contamination.

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine ne possédant pas de politiques et procédures pour encadrer la pratique du télétravail, une étude descriptive transversale a été réalisée.

L’objectif de celle-ci était de décrire l’état actuel du recours au télétravail au sein des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec et d’en explorer les enjeux et avantages.

Une enquête en ligne a été réalisée auprès des chefs de départements de pharmacie québécois afin de dresser un portrait de l’utilisation du télétravail en pharmacie hospitalière au Québec. Des statistiques descriptives ont ensuite été réalisées à partir des données recueillies.

Il en résulte que le télétravail a été implanté rapidement dès le début de la pandémie. Cependant, plusieurs activités pharmaceutiques demeurent effectuées en présentiel. De plus, une minorité de départements de pharmacie possède des politiques et procédures encadrant le télétravail. Malgré les possibilités existantes, des améliorations doivent être apportées afin de déployer le télétravail de façon efficace. Il serait notamment intéressant que des politiques et procédures s’inspirent des réponses obtenues à cette étude.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel et notre affiche présentée le 3 décembre 2020 dans le cadre du Rendez-vous de la recherche à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Province de Québec, Canada.

L’ assistant d’IA WordPress a été utilisé lors de la rédaction de cet article.

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Classé dans Article original, Descriptive, Santé et sécurité au travail, Sondage, Transversale, URPP

Pandémie à la COVID-19 dans un centre hospitalier universitaire canadien: impact sur la distanciation au travail et le télétravail

Dans le cadre des mesures sanitaires proposées par la santé publique visant à limiter les risques de contamination, des mesures barrières et de distanciation ont amené les équipes de travail à développer de nouvelles modalités de travail à distance et de télétravail.

Ce travail avait pour but de décrire l’expérience vécue au sein du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine et de décrire les changements de pratiques au regard de la mise en place du travail à distance et du télétravail.

Notre démarche de réflexion s’est appuyée sur une revue de littérature. Nous avons identifié les opportunités de travail, les principales tâches pharmaceutique envisagées pour le télétravail ainsi que les principaux problèmes techniques pratiques vécus lors d’essais. Puis nous avons évalué les outils de communication et les changements apportés.

Il existe peu de données sur le travail à distance et le télétravail. Cette étude descriptive met en évidence l’expérience vécue au sein d’un centre hospitalier universitaire, les opportunités ainsi que les enjeux.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal de pharmacie clinique et notre affiche présentée au rendez-vous de la recherche le 03 Décembre 2020 au Canada.

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