Archives de Catégorie: Coûts

Utilisation des antimicrobiens dans un centre mère-enfant depuis 2000

Parmi les travaux du Comité de surveillance des antimicrobiens (CRUAM) réalisés dans le cadre du Programme national de surveillance des antimicrobiens, nous avons évalué les ratios des doses définies journalières et de jours de traitement par 1000 jours-présence en 2000-01, 2005-06 et 2010-11.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Justification : L’usage des antibiotiques fait l’objet d’une surveillance accrue. Dans le cadre de nos activités de parrainage des antimicrobiens, nous nous sommes intéressés à la quantification de leur utilisation.

Objectifs : Calculer et discuter les ratios de doses définies journalières (DDJ) et de jours de traitements (JT) par 1000 jours-patients (1000JP) en pédiatrie.

Méthodologie et démarche de l’étude : Une étude rétrospective, transversale, descriptive réalisée au sein d’un centre hospitalier mère-enfant canadien.  L’étude porte sur les exercices financiers 2000-2001, 2005-2006 et 2010-2011 concernant 51 antibiotiques. Sont exclus les antifongiques. Les données ont été extraites du dossier pharmacologique informatisé, couplé aux données relatives aux admissions, départs et transferts de patients. Nous avons calculé des ratios de DDJ selon le barème de l’Organisation mondiale de la santé. Bien que les JT soient préférés en pédiatrie, nous avons exploré les deux ratios par 1000 JP.

Résultats : Le nombre total de DDJ/1000JP est passé de 402,76 en 2001-2002, à 456,17 en 2005-2006 et 549,56 en 2010-2011. Le nombre total de JT/1000JP est passé de 464,97 en 2000-2001, à 517,44 en 2005-2006 et 657,49 en 2010-2011. Onze antibiotiques ont connu une baisse de leur DDJ/1000JP de 2000-2001 à 2010-2011 [valeur de 2010-2011 représente de 7 à 2000% de la valeur de 2000-2001] et 9 antibiotiques ont connu une baisse de leur JT/1000 JP de 2000-2001 à 2010-2011 [la valeur de 2010-2011 représente de 7 à 1000% de la valeur de 2000-2001].

Conclusion : Il existe peu de données quantitatives sur l’utilisation des antibiotiques en pédiatrie. Les programmes de parrainage des antimicrobiens et les autorités gouvernementales exigent des mesures de quantification afin de comparer les profils d’utilisation entre hôpitaux. Il s’agit de la première étude canadienne à décrire sur trois exercices financiers répartis sur 10 années la consommation d’antibiotiques en pédiatrie.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Mise à jour des soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA

Nous avons développé une démarche de mise à jour des secteurs de soins pharmaceutiques dans notre centre. Cette démarche standardisée prévoit une revue de la littérature de l’impact du pharmacien dans ce secteur, une cotation des preuves trouvées dans la littérature et une revue des activités de notre centre. À l’issue de cette démarche, des actions sont envisagées. Nous avons appliqué cette démarche de mise à jour au secteur de clinique de VIH-SIDA.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Justification : Depuis deux décennies, les pharmaciens hospitaliers exercent majoritairement de façon décentralisée dans les programmes de soins. On reconnait les difficultés inhérentes à la hiérarchisation de ces programmes et des activités pharmaceutiques lorsque les ressources disponibles sont insuffisantes.

Objectif : Mettre à jour le niveau de pratique utilisé en soins pharmaceutiques pédiatriques en clinique de VIH-SIDA.

Méthodologie et démarche : Il s’agit d’une étude descriptive avec revue documentaire menée dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant canadien. À partir des meilleures preuves, l’impact du pharmacien en soins VIH-SIDA a été coté selon sept indicateurs de résultats (c.-à-d. mortalité, morbidité, coût, erreurs, effets indésirables, observance et satisfaction). La revue des activités pharmaceutiques en vigueur a servi de base à des discussions sur la mise à jour du secteur.

Résultats : Un total de 52 articles pertinents ont été identifiés et 30 ont été utilisés afin de coter l’impact selon les sept indicateurs. Une revue de l’activité pharmaceutique en 2011-2012, a permis de recenser la réponse à 155 demandes d’information et 199 interventions (43% ajustement de la pharmacothérapie, 28% continuité de soins, 16% bilan comparatif, 13% autre) pour l’équivalent de 170 heures-travaillées (c.-à-d. couverture clinique de 1-2 jours-semaine) et une cohorte active de près de 70 patients. La mise à jour envisagée du secteur de pratique inclut l’aménagement d’un espace, la documentation écrite des interventions, l’intégration de la fonction à l’équipe de pédiatrie avec jumelage avec un 2ème pharmacien, la rédaction de protocoles et de feuilles d’ordonnances pré-rédigées, la déclaration proactive d’effets indésirables, la création d’un club de lecture, l’implication dans les écoles, etc.

Conclusion : Il existe peu de données sur la hiérarchisation des programmes de soins et des activités pharmaceutiques. Cette étude décrit une démarche de mise à jour en clinique de VIH-SIDA en pédiatrie.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Mise à jour de nos travaux sur les ruptures d’approvisionnement de médicaments

Nous avons regroupé plusieurs projets complétés ayant pour thème les ruptures d’approvisionnement de médicaments.

Le nombre de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été quantifié de 2006 à 2010 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), puis mis à jour avec les données de 2010 à 2011 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), et de 2011 à 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral et affiche présentée au Colloque annuel de l’Association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal le 13 février 2013, à Montréal). Ces deux études ont mis en évidence un nombre constant de ruptures d’approvisionnement de médicaments entre 2006 et 2011, variant de 442 à 680 ruptures comptabilisées. Pour l’année 2011 à 2012, une forte augmentation à 1081 ruptures a été constatée.

Une revue des obligations réglementaires au Canada, en France et aux États-Unis a mis en évidence que les obligations juridiques françaises devraient inspirer les décideurs canadiens quant à l’obligation des fabricants de déclarer à l’avance tout risque de pénurie de médicaments (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral). Une comparaison du nombre de ruptures d’approvisionnement en médicaments rapportée en France et au Canada a également été réalisée, où en moyenne 47 produits étaient en ruptures en France contre 348 au Canada durant le mois de mars 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral).

Un diagramme d’Ishikawa a permis d’illustrer 35 causes possibles de ruptures d’approvisionnement (article publié dans le Pharmactuel).

Les projets suivants ont été présentés en tant que présentation par affiche lors de congrès; les manuscrits sont en processus de révision.

Une analyse des ruptures d’approvisionnement des agents antimicrobiens a compté 11 antimicrobiens (représentant 7 dénominations communes) en France, et 47 antimicrobiens (représentant 20 dénominations communes) au Canada (affiche présentée au congrès de l’ESCP du 30 mai au 1er juin 2012, à Leuven, Belgique).

La prise en charge de cinq cas type de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été décrite, incluant l’identification de 15 modes de défaillance associés (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Finalement, nous avons comptabilisé 30 recommandations émises par l’ensemble des intervenants, et, un an après la crise vécue, 10 des recommandations comportent des actions concrètes (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Comment sont vécues ces pénuries? Un sondage réalisé auprès de professionnels de la santé (746 répondants) met de l’avant que de 63% à 99% des répondants pensent que le cadre réglementaire fédéral doit être revu afin de mieux encadrer l’industrie pharmaceutique et que de 85% à 100% des répondants pensent que l’industrie doit rendre davantage de compte quant aux ruptures (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).  La mobilisation des ressources pour répondre à la crise vécue en 2012 dans les cinq CHUs a été estimée à près de 10 000 heures de travail et 0,5 millions $CAD (affiche APES affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

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Perspective d’un programme national de surveillance des antimicrobiens

Dans le cadre du plan d’action ministériel 2010-2015 sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales, un programme national de surveillance des antimicrobiens a été implanté au Québec au 1er avril 2012. Ce programme est encadré par la publication d’une circulaire ministérielle.

Notre objectif était de décrire la perspective d’un centre mère-enfant sur ce programme national de surveillance des antimicrobiens. Au CHU Sainte-Justine, un comité de surveillance des antimicrobiens (CRUAM) est en place depuis trois décennies et il se rapporte au Comité de pharmacologie et collabore avec le Comité de prévention des infections. Suivant la publication de la circulaire ministérielle, le CRUAM est composé 4 pharmaciens membres provenant des équipes de pédiatrie, d’hémato-oncologie, d’obstétrique-gynécologie et de néonatologie, et de deux médecins membres, un infectiologue et un microbiologiste.

Les priorités 2012-2013 du CRUAM sont de réaliser un rapport périodique des doses définies journalières par jours-patients, des jours de traitement par jours-patients et des doses en mg/kg moyennes mensuelles par antibiotique. Ce rapport est développé à partir des systèmes d’information en place, incluant des données depuis 2000-2001. En outre, au moins trois revues d’utilisation par année ont été identifiées comme cible d’analyse et le feuillet des anti-infectieux à usage restreint est mis à jour.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

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Coûts d’hospitalisation et coûts associés aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire pédiatrique

Depuis une décennie, on note une hausse soutenue des dépenses en médicaments au Canada.  Cette augmentation est constatée tant en milieu ambulatoire que dans les établissements de santé. Notre équipe de recherche s’est intéressée à l’exploration d’un modèle prédictif des coûts d’hospitalisation et des coûts associés aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire pédiatrique.  Nous avons démontré qu’il était faisable de recourir à un modèle de régression médiane afin de prédire ces coûts.

Au Québec, chaque épisode de soins pour un patient hospitalisé est codifié selon la classification internationale des maladies (CIM-version 10) de l’Organisation mondiale de la santé. En outre, cette classification repose sur l’attribution d’un indice de gravité, d’un indice de mortalité, d’un niveau d’intensité relatif de ressources utilisées (NIRRU) et sur le calcul d’une durée de séjour.  Le modèle que nous avons développé tient compte du NIRRU, de certaines catégories majeures de diagnostics, de la durée de séjour et du poids du patient.

Nous avons choisi de ne pas soumettre le manuscrit pour publication, compte tenu des délais inhérents au projet, à sa rédaction, et sachant que les données datent de l’année fiscale 2005-2006 et que des améliorations devraient être apportées à la modélisation (p.ex. considérer les patients plutôt que les épisodes de soins, exclure davantage de cas extrêmes, utiliser la durée de séjour comme variable d’ajustement plutôt que variable prédictive). Ainsi, d’autres travaux sont requis afin de valider cette approche. Nous pensons toutefois qu’il est utile de rendre disponibles ces résultats dans nos annales, sans publication dans une revue indexée ou non indexée. Vous pouvez consulter notre article dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

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Pourquoi y a-t-il moins de ruptures d’approvisionnement de médicaments en France par rapport au Canada?

Considérant l’augmentation des ruptures d’approvisionnement de médicaments au Canada, nous avons développé une étude ayant pour objectif la comparaison de la situation actuelle au Canada et en France. Les données ont été extraites des bases de données en ligne de VendrediPM pour le Canada et de l’AFFSAPS et de l’Office Commercial Pharmaceutique (OCP) pour la France.

Dans le cadre du congrès de l’ESCP, une analyse des ruptures d’approvisionnement d’antimicrobiens a été réalisée. En date du 8 mars 2012, 11 antimicrobiens (7 dénominations communes) étaient en rupture en France, tandis que 47 antimicrobiens (20 dénominations communes) étaient en rupture au Canada.

En France, il est obligatoire de rapporter les ruptures planifiées ou potentielles, ce qui contribue probablement à diminuer le nombre de ruptures d’approvisionnement de médicaments. D’autres études seront nécessaires pour déterminer les causes.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

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Utilisation de la visualisation numérique pour la reconnaissance de documents en pharmacie : preuve de concept

Au CHU Sainte-Justine, le logiciel NumeRx (CGSI  TI, Québec, Canada) est utilisé pour la gestion des documents numérisées. Toutefois, ce logiciel ne permet pas la reconnaissance du contenu de documents.

À l’aide de la suite de vision logicielle Scorpion Vision Software (SVS) (Tordivel, Norvège), nous avons développé et implanté un algorithme de reconnaissance de la forme de documents.

L’utilisation de SVS permet la reconnaissance des documents utilisés (p.ex. bilans comparatifs, ordonnances) entre le personnel soignant et la pharmacie. Du 20 au 29 décembre 2012, 4259 documents ont traités et 3836 reconnus (90%). Des 385 ordonnances pré-rédigées reconnues, les codes-barres de 359 ont été interprétés (93%). La non lecture est liée à la déformation de la forme du document ou de code-barres. Le module permet aussi la reconnaissance de code-barres dans les images de préparations.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

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