Archives de Catégorie: Technologies

Utilisation de la visualisation numérique pour la reconnaissance de documents en pharmacie : preuve de concept

Au CHU Sainte-Justine, le logiciel NumeRx (CGSI  TI, Québec, Canada) est utilisé pour la gestion des documents numérisées. Toutefois, ce logiciel ne permet pas la reconnaissance du contenu de documents.

À l’aide de la suite de vision logicielle Scorpion Vision Software (SVS) (Tordivel, Norvège), nous avons développé et implanté un algorithme de reconnaissance de la forme de documents.

L’utilisation de SVS permet la reconnaissance des documents utilisés (p.ex. bilans comparatifs, ordonnances) entre le personnel soignant et la pharmacie. Du 20 au 29 décembre 2012, 4259 documents ont traités et 3836 reconnus (90%). Des 385 ordonnances pré-rédigées reconnues, les codes-barres de 359 ont été interprétés (93%). La non lecture est liée à la déformation de la forme du document ou de code-barres. Le module permet aussi la reconnaissance de code-barres dans les images de préparations.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

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Satisfaction du personnel infirmier suivant l’implantation de cabinets automatisés décentralisés

Sept cabinets automatisés décentralisés ont été implantés au CHU Sainte-Justine, en novembre et décembre 2009. Le personnel de la pharmacie et le personnel infirmier ont travaillé ensemble au succès de cette implantation.

Parallèlement à l’étude réalisée sur les chariots de médicaments, une évaluation de la perception et de la satisfaction du personnel infirmier au sujet de l’implantation des cabinets a été réalisée.

Des 172 infirmiers(ères) ayant complété le sondage, 90% étaient d’avis que l’introduction de chariots a facilité leur travail, 93% trouvaient que cela permettait des soins sécuritaires pour les patients et 82% trouvaient que cela réduisait les situations où elles été interrompues par les patients. Par contre, les répondants ont souligné des problématiques au niveau du remplissage des cabinets et au niveau des accès.

Un groupe de discussion a été formé suivant le sondage afin d’émettre des recommandations et plusieurs suggestions sont en cours.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée International forum on quality & safety in healthcare, les 17-20 avril 2012 à Paris.

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Satisfaction du personnel infirmier suivant l’implantation de chariots de médicaments

Un total de 68 chariots de médicaments a été implanté au CHU Sainte-Justine, entre octobre 2009 et janvier 2010. Le personnel de la pharmacie et le personnel infirmier ont travaillé ensemble au succès de cette implantation.

Dix-huit mois suivant l’implantation des chariots de médicaments, une évaluation de la perception et de la satisfaction du personnel infirmier a été réalisée. Des 195 infirmier(ère)s ayant complété le sondage, 80% étaient d’avis que l’introduction de chariots a facilité leur travail, 72% étaient d’avis que cela a réduit la distance de marche et 73% trouvaient que cela permettait des soins sécuritaires pour les patients. Par contre, seulement 43% ont considéré que cela améliorait la documentation de la feuille d’administration des médicaments et seulement 27% étaient d’avis que cela réduisait les situations où les infirmier(ère)s étaient interrompu(e)s par les patients.

Un groupe de discussion a été formé suivant le sondage afin d’émettre des recommandations et plusieurs suggestions sont en cours.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au International forum on quality & safety in healthcare, les 17-20 avril 2012 à Paris.

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Utilisation des codes-barres commerciaux dans une pharmacie d’hôpital

Depuis 2004, la Food and Drug Administration demande que les produits pharmaceutiques soient identifiés par des codes-barres sur tous les niveaux d’emballage. Par contre, aucune obligation n’a été émise par Santé Canada à ce sujet. Notre objectif était d’évaluer la faisabilité d’utiliser des codes-barres commerciaux pour les tâches de réception et de préparation des produits pharmaceutiques. Nous avons également évalué la facilité avec laquelle ces codes-barres pouvaient être lus.

Sur les 1734 produits évalués, seulement 33% des produits avaient un code-barres sur tous les niveaux d’emballage et 89% des codes-barres pouvaient être lus par les appareils en notre possession. Une base de donnée canadienne incluant la description des produits disponibles et les codes-barres applicables aux différents aux niveaux d’emballage serait nécessaire afin d’assurer une utilisation sécuritaire des codes-barres dans les multiples étapes du circuit du médicament.

Vous pouvez consulter l’article accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

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Le défi de la gestion de l’information en pharmacie

L’intégration de toutes ces données repose sur l’utilisation d’identifiants communs. En attendant une uniformisation, les pharmaciens sont invités à réfléchir collectivement à l’adoption d’identifiants communs  cohérents afin de partager l’information relative aux médicaments.

Afin de relever les défis relatifs à la gestion de l’information, notre équipe de recherche a mis en place différentes pistes de solution. Par exemple, nous avons introduit des postes de travail à deux ou trois écrans afin de faciliter la consultation simultanée de plusieurs sources de données. Nous avons affiché, dans la page Web de production des seringues orales unidose, non seulement les données relatives à la production d’une dose par patient, mais aussi les données relatives au produit et au registre de préparation dans le cadre du dossier pharmacologique informatisé.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Ruptures d’approvisionnement en médicament au Québec 2010-2011

Nous rapportons toutes les ruptures d’approvisionnement entre le 30 août 2010 et le 23 août 2011 et les comparons aux données recueillies depuis 2006.

Un total de 429 ruptures d’approvisionnement de médicaments a été rapporté en 2010-2011, contre 493 en 2006, 400 en 2007, 442 en 2008, 680 en 2009 et 385 pour les huit premiers mois de 2010. La durée moyenne des ruptures était similaire, avec une moyenne ± écart-type [min-max] de 103 ± 85 jours [8-363] en 2010 contre 108 ± 130 jours [5-1623] en 2006-2010. Un nombre plus faible de manufacturiers impliqués a également été noté.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de la CSHP – Professional Practice Conference (PPC) à Toronto du 4 au 8 février 2012. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur Pubmed Central.

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Peut-on négocier un contrat d’agent inhalé sans tenir compte de l’équipement?

Au Canada, l’ensemble des fournitures et des médicaments utilisés en hôpital font l’objet d’appels d’offres publics sous l’égide de groupes d’achats et le pharmacien est donc le principal décideur et acheteur des médicaments utilisés en hôpital. Les agents inhalés (p. ex. isoflurane, sévoflurane, desflurane) posent un défi particulier en achats groupés.

L’administration d’un agent inhalé requiert un évaporateur. Il existe plusieurs types d’évaporateurs sur le marché, certains permettent l’administration de plusieurs agents inhalés tandis que d’autres sont spécifiques à un agent. Les fabricants peuvent proposer aux hôpitaux des ententes de location ou de vente d’évaporateurs à prix très avantageux afin de faciliter l’utilisation de leurs agents inhalés. Historiquement, ces ententes ont souvent été signées sans forcément impliquer les pharmaciens hospitaliers.

Afin d’assurer au réseau de la santé une utilisation optimale des ressources, nous pensons que l’analyse des offres d’agents inhalés doit se faire dans le cadre d’une entente distincte des autres médicaments pour une durée de contrat optimale. En effet, tout remplacement d’équipement comporte des enjeux de gestion, de calibration, de formation, qui ont des conséquences sur les coûts et la prestation sécuritaire de soins. Toute entente de biens ayant des conséquences sur l’utilisation des médicaments en hôpital devrait être aussi du ressort du chef du département de pharmacie ou de son mandataire pharmacien ainsi que des médecins concernés (p. ex. anesthésistes).

Vous pouvez consulter l’article accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

 

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Étude pilote sur le contenu du dossier pharmacologique informatisé partagé entre établissements de santé

Le 30 juin dernier, nous avons partagé l’affiche présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 1 et 2 juin 2011 à Montréal, Québec. Nous vous invitons maintenant à consulter l’article découlant de ce projet, dont l’objectif était de décrire le contenu d’étiquettes-types de prescription (i.e. ensemble des renseignements pertinents pour une prescription donnée) apparaissant sur la feuille d’administration des médicaments (FADM) produite par le département de pharmacie à partir du dossier pharmacologique informatisé pour la planification et l’administration des doses de médicaments par le personnel soignant. L’objectif secondaire était de discuter de la capacité de partager ces données à d’autres systèmes d’information de gestion.

Vous pouvez consulter l’article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien.

Vous pouvez également consulter notre lettre à l’éditeur discutant du partage électronique de ces informations, accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

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Rôle du pharmacien dans la détection des interactions médicamenteuses importantes aux soins intensifs – critique

Nous avons réalisé une évaluation critique de l’article de Rivkin et Yin (2010).

L’objectif de cette étude était de démontrer l’impact d’un pharmacien décentralisé dans un service de soins intensifs  édicaux sur la prise en charge des interactions médicamenteuses.

Cette étude quasi expérimentale pré/post comparait un groupe sans pharmacien décentralisé (phase pré, mai-août 2008) à un groupe avec pharmacien décentralisé aux soins intensifs (phase post, 16 octobre au 18 décembre 2008). Au total, 129 patients en pré et 137 patients en post ont été inclus. La présence d’un pharmacien aux soins intensifs médicaux a diminué de 65 % le nombre d’interactions médicamenteuses importantes (p < 0,01).

Bien que les études expérimentales comparatives à répartition aléatoire soient préférables afin de démontrer l’impact d’une intervention professionnelle, les études pré/post permettent aussi d’évaluer la présence du pharmacien décentralisé. Toutefois, ce type de devis comporte davantage de biais (p. ex., biais de sélection, d’observation, d’intervention, etc). Cette étude a démontré à nouveau l’impact du pharmacien sur la détection et la gestion des interactions médicamenteuses aux soins intensifs médicaux.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Impact des cabinets automatisés décentralisés sur la diminution des erreurs de médication en soins intensifs – critique

Nous avons réalisé une évaluation critique de l’article de Chapuis et coll (2010). L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact de cabinets automatisés décentralisés (CAD) sur l’incidence des erreurs médicamenteuses. L’objectif secondaire était d’évaluer l’impact clinique des erreurs détectées et la satisfaction du personnel soignant quant à  l’utilisation de la nouvelle technologie.

Cette étude contrôlée et à répartition aléatoire, mais sans insu, a évalué l’impact d’un seul CAD dans une petite unité de soins intensifs et les résultats ne peuvent donc qu’être difficilement généralisés. Cet article est intéressant puis qu’il présente une réflexion structurée sur l’évaluation du CAD.

Bien que les auteurs concluent à la capacité du CAD de réduire les erreurs médicamenteuses, nous pensons que la réduction observée est limitée, spécifique à un seul des 12 modes de défaillance identifiés ainsi qu’aux erreurs de type entreposage, et non applicable aux erreurs entraînant des torts aux patients. On peut se demander si la réduction observée est réellement attribuable à la technologie étudiée ou plutôt à d’autres facteurs pouvant influer sur la survenue des erreurs médicamenteuses (p. ex., biais d’observation – à preuve, on note une réduction des erreurs d’entreposage de 34,9 % à 14,4 % entre les phases pré et post dans le groupe témoin, sans recours à la technologie).

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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