Rôle du pharmacien dans la détection des interactions médicamenteuses importantes aux soins intensifs – critique

Nous avons réalisé une évaluation critique de l’article de Rivkin et Yin (2010).

L’objectif de cette étude était de démontrer l’impact d’un pharmacien décentralisé dans un service de soins intensifs  édicaux sur la prise en charge des interactions médicamenteuses.

Cette étude quasi expérimentale pré/post comparait un groupe sans pharmacien décentralisé (phase pré, mai-août 2008) à un groupe avec pharmacien décentralisé aux soins intensifs (phase post, 16 octobre au 18 décembre 2008). Au total, 129 patients en pré et 137 patients en post ont été inclus. La présence d’un pharmacien aux soins intensifs médicaux a diminué de 65 % le nombre d’interactions médicamenteuses importantes (p < 0,01).

Bien que les études expérimentales comparatives à répartition aléatoire soient préférables afin de démontrer l’impact d’une intervention professionnelle, les études pré/post permettent aussi d’évaluer la présence du pharmacien décentralisé. Toutefois, ce type de devis comporte davantage de biais (p. ex., biais de sélection, d’observation, d’intervention, etc). Cette étude a démontré à nouveau l’impact du pharmacien sur la détection et la gestion des interactions médicamenteuses aux soins intensifs médicaux.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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