Archives de Catégorie: Bon usage des médicaments

AGRUME : Score agrégé du risque d’effets indésirables

En raison de la sous-déclaration des effets indésirables médicamenteux, leur incidence exacte est méconnue, variant de 10 à 20%.

Afin de mesurer le risque d’effet indésirable médicamenteux, nous avons créé la cote AGRUME (Appréciation de la GRavité à Utiliser un Médicament). La cote AGRUME se base sur l’addition des effets indésirables potentiels listés sur la monographie des médicaments.

La cote AGRUME : Appréciation de la GRavité à Utiliser un Médicament

La cote AGRUME : Appréciation de la GRavité à Utiliser un Médicament

Une étude pilote a été réalisée sur deux journées, ce qui nous a permis d’estimer qu’environ un tiers des effets ressentis par le patient peuvent être expliqués par la cote AGRUME de ses médicaments.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral. Vous pouvez également consulter notre présentation faite au Colloque Sécurité des soins, présenté les 2-3 mai 2013, à Montréal.

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Diffusion d’un feuillet de règles d’utilisation d’anti-infectieux

Dans le cadre de notre programme de surveillance de l’usage des anti-infectieux, nous nous assurons de maintenir à jour les règles d’utilisation des médicaments.

Dans le but de déterminer rapidement la conformité de l’utilisation des anti-infectieux à usage restreint, nous avons réalisé une courte étude pré-post. Les ordonnances d’anti-infectieux ciblés ont été évaluées lors d’une journée un mois avant l’intervention, et un mois après l’intervention.

L’intervention a eu lieu en février 2013. Nous avons diffusé par courriel aux professionnels de la santé de notre établissement un feuillet comportant les règles d’utilisation de 14 anti-infectieux à usage restreint. Nous avons également remis une version papier et sensibilisé les équipes, par exemple lors de réunions.

Nous avons constaté une conformité élevée aux règles d’utilisation (87% de conformité). La diffusion du feuillet n’a pas significativement augmenté la conformité. Cette étude a également démontré la faisabilité de mesurer rapidement la conformité des prescriptions.

Conformité aux règles d'utilisation des anti-infectieux pré/post diffusion d'un feuillet

Conformité aux règles d’utilisation des anti-infectieux pré/post diffusion d’un feuillet

Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au congrès de l’APES, 24-26 avril 2013, Québec. Le résumé est également publié dans le Pharmactuel.

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La problématique des échantillons de médicaments dans les cliniques externes

La distribution d’échantillons de médicaments est permise aux professionnels de la santé. Néanmoins, cette pratique fait l’objet de d’objections. Trois audits ont été réalisés dans notre centre depuis 2007. En 2012, 91 000 doses d’échantillons de médicaments ont été comptés dans les cliniques externes.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Rationale: In Canada, the Food and Drug Act allow the distribution of drug samples to physicians, dentists and pharmacists. Most provincial regulatory authorities do not proscribe their distribution in healthcare settings. Drug sample use may bypass the optimal drug-use process in hospitals and retail pharmacies.

Objectives: The objective of this study is to compare the number of drug samples available in outpatient clinics in a teaching hospital in 2007, 2009 and 2012.

Study design and methods: This is a cross-sectional observational study. In our hospital, drug samples were not allowed in patient wards but were tolerated in outpatient clinics. Drug samples were collected by pharmacy staff through unannounced visits. The total number of doses of drug samples was calculated in 2007, 2009 and 2012.  A ratio of dose of drug samples per patient visit was also calculated.

Results: A total of number of 78955, 75487 and 91000 doses of drug samples were documented, respectively, in 2007, 2009 and 2012. The ratio of dose of drug samples per patient-visit was respectively of 0.40, 0.38 and 0.41. Only 19% of doses documented were listed on the hospital drug formulary and 4% of doses were expired. Despite the implementation of a web intranet form to declare drug samples given by industry sales representatives, most drug samples doses were not declared.

Conclusion: The number of drug samples documented in our outpatient clinics has stayed stable for five years. While it appears possible to proscribe their distribution locally in outpatient clinics, it is difficult to do so when regulatory authorities do not proscribe their distribution for a province. We believe drug samples do not contribute to better patient care and should only be dispensed by retail pharmacy through a structured approach with a documentation of doses dispensed in the patient record.

Vous pouvez consulter l’article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

Vous pouvez également consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Utilisation des antimicrobiens dans un centre mère-enfant depuis 2000

Parmi les travaux du Comité de surveillance des antimicrobiens (CRUAM) réalisés dans le cadre du Programme national de surveillance des antimicrobiens, nous avons évalué les ratios des doses définies journalières et de jours de traitement par 1000 jours-présence en 2000-01, 2005-06 et 2010-11.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Justification : L’usage des antibiotiques fait l’objet d’une surveillance accrue. Dans le cadre de nos activités de parrainage des antimicrobiens, nous nous sommes intéressés à la quantification de leur utilisation.

Objectifs : Calculer et discuter les ratios de doses définies journalières (DDJ) et de jours de traitements (JT) par 1000 jours-patients (1000JP) en pédiatrie.

Méthodologie et démarche de l’étude : Une étude rétrospective, transversale, descriptive réalisée au sein d’un centre hospitalier mère-enfant canadien.  L’étude porte sur les exercices financiers 2000-2001, 2005-2006 et 2010-2011 concernant 51 antibiotiques. Sont exclus les antifongiques. Les données ont été extraites du dossier pharmacologique informatisé, couplé aux données relatives aux admissions, départs et transferts de patients. Nous avons calculé des ratios de DDJ selon le barème de l’Organisation mondiale de la santé. Bien que les JT soient préférés en pédiatrie, nous avons exploré les deux ratios par 1000 JP.

Résultats : Le nombre total de DDJ/1000JP est passé de 402,76 en 2001-2002, à 456,17 en 2005-2006 et 549,56 en 2010-2011. Le nombre total de JT/1000JP est passé de 464,97 en 2000-2001, à 517,44 en 2005-2006 et 657,49 en 2010-2011. Onze antibiotiques ont connu une baisse de leur DDJ/1000JP de 2000-2001 à 2010-2011 [valeur de 2010-2011 représente de 7 à 2000% de la valeur de 2000-2001] et 9 antibiotiques ont connu une baisse de leur JT/1000 JP de 2000-2001 à 2010-2011 [la valeur de 2010-2011 représente de 7 à 1000% de la valeur de 2000-2001].

Conclusion : Il existe peu de données quantitatives sur l’utilisation des antibiotiques en pédiatrie. Les programmes de parrainage des antimicrobiens et les autorités gouvernementales exigent des mesures de quantification afin de comparer les profils d’utilisation entre hôpitaux. Il s’agit de la première étude canadienne à décrire sur trois exercices financiers répartis sur 10 années la consommation d’antibiotiques en pédiatrie.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Le système de pharmacovigilance canadien peut-il défaillir?

Le 11 août dernier, Santé Canada a mis en ligne le guide GUI-0102 « Lignes directrices sur les Bonnes pratiques de pharmacovigilance (BPV) ». Ce guide « vise à fournir à l’industrie une orientation en ce qui concerne les attentes des inspecteurs relativement aux exigences en matière de déclaration de réactions indésirables aux médicaments et des exigences de déclaration post-approbation lors d’inspections liées aux BPV. »

Nous avons réalisé une affiche listant les modes de défaillances possibles du système de pharmacovigilance canadien, en se basant sur trois cas de retraits de commercialisation.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Contexte : La pharmacovigilance a été créée en 1968 pour permettre une utilisation sécuritaire des médicaments commercialisés. Cependant, on observe toujours la commercialisation non-sécuritaire de médicaments à l’origine de retraits du marché.

Objectif de l’étude : L’objectif principal de cette étude est de décrire trois cas de retraits de médicaments. L’objectif secondaire est de développer un diagramme d’Ishikawa intégrant tous les modes de défaillances des systèmes de pharmacovigilance.

Méthode : Revue documentaire à l’aide de Pubmed, Google Scholar et Google pour les retraits du benfluorex (Médiator®, Servier), du rofecoxib (Vioxx®, merck Frosst) et du thalidomide (Kevadon®, Richardson-Merrell’s). Pour chaque retrait, un fil du temps a été élaboré. À partir des fils du temps et des évènements identifiés, nous avons isolé les modes de défaillance ayant contribué aux délais de retrait du marché de chaque médicament.

Résultats : En quatre ans de commercialisation de la thalidomide (1957-1961), nous avons identifié dix modes de défaillance dont l’absence de système de pharmacovigilance. En quatre ans de commercialisation du rofecoxib (1999-2004), nous avons identifié dix-sept modes de défaillance. En trente-trois ans de commercialisation du benfluorex (1976-2009), nous avons identifié trente modes de défaillance. Le diagramme d’Ishikawa identifie neuf acteurs pour un total de quarante modes de défaillances.

Discussion : Plusieurs des modes de défaillance identifiés se retrouvent dans le système canadien de pharmacovigilance. De nombreuses recommandations découlent de l’identification de ces modes de défaillance, notamment des changements législatifs (i.e. homologation progressive et recours accru à des avis de conformité avec conditions), une opérationnalisation de la notification efficace des effets indésirables les plus importants, une transparence accrue de Santé Canada et des fabricants par rapport aux résultats des inspections et aux données utilisées pour la rédaction des avis de mise en garde et de retrait.

Conclusion : Basé sur notre analyse, nous pensons que d’autres scandales médicamenteux pourraient survenir au Canada.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au 8e Colloque annuel de l’association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal, le 13 février 2013 à Montréal, Canada.

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Implantation d’une nouvelle règle d’utilisation de la vancomycine : une étude pré-post

L’American Society of Health-System Pharmacists, conjointement avec l’Infectious Disease Society of America et la Society of Infectious Diseases Pharmacists ont publié de nouvelles recommandations sur l’utilisation de la vancomycine chez les patients adultes. Ces recommandations peuvent être consultées ici. Nous avons décidé de réviser nos pratiques actuelles en milieu pédiatrique selon les dernières données obtenues, en effectuant une étude pré-post.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

 Justification

En 2009, de nouvelles recommandations concernant les modalités d’utilisation de la vancomycine ont été émises. Dans le but de se conformer à ces recommandations, la règle d’utilisation locale a été modifiée.

Objectif

Évaluer la conformité des prescriptions suivant la modification de la règle d’utilisation locale et décrire l’utilisation de la vancomycine dans un hôpital pédiatrique.

Méthodologie

Étude quasi-expérimentale de type pré-post sans groupe témoin. La phase pré s’est déroulée du 01-03-2010 au 30-06-2010 et la phase post du 16-12-2010 et au 02-03-2011. Pour l’intervention, l’écart thérapeutique du prélèvement pré-dose (creux) a été élargi de 5-10 mg/L à 5-15 mg/L et l’indication pour le prélèvement du post-dose a été précisée. Afin d’améliorer la conformité à la règle, plusieurs actions ont été entreprises : formation d’un comité, approbation par le comité de pharmacologie et diffusion lors de conférences midi. Les posologies et valeurs de prélèvement pré-dose ont été comparées pré et post-intervention avec un test t.

Résultats

Des 710 ordonnances de vancomycine rédigées entre le 01-03-2010 et le 02-03-2011, 340 ont été incluses (96 pré et 74 post). L’âge moyen des patients était de 6,8±5,7 ans. La posologie initiale quotidienne était de 43±10,6 mg/kg/jour pré et de 48,4±10,8 mg/kg/jour post-intervention (p=0,002). La valeur moyenne±écart-type du prélèvement pré-dose a augmenté de 8,07±3,8 mg/L à 10,46±5,83 (p=0,004). La proportion de dosages de type post-dose a diminué de 49% en pré contre 38% en post. Le nombre moyen de prélèvements par ordonnance de vancomycine a diminué de 3,1 en pré à 1,5 en post.

Conclusion

Cette étude démontre l’adhésion des prescripteurs à de nouvelles recommandations locales pour l’utilisation de la vancomycine par voie parentérale. L’intervention a permis d’augmenter significativement la dose moyenne initiale et la valeur pré-dose obtenue et de réduire significativement le recours au prélèvement post-dose.

Vous pouvez consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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Cas de pancréatite associée à l’azathioprine

Nous présentons le cas d’une adolescente admise pour une pancréatite aiguë, dans un contexte de rechute de colite ulcéreuse traitée par azathioprine.

La survenue de pancréatites aiguës liées à l’utilisation de cette molécule est reconnue,  et il est important d’être vigilant pour ce type d’effet indésirable. Néanmoins, l’incidence reste faible. L’azathioprine demeure un traitement de choix dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales chroniques.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Migraine, thrombose et contraceptifs oraux

Depuis les avis de la Food and Drug Administration et de Santé Canada, les contraceptifs oraux combinés de troisième génération font fréquemment les manchettes en raison du risque accru de formation de caillots sanguins.

Nous présentons le cas d’une patiente ayant subi une augmentation de ses épisodes de céphalées, accompagnées de symptômes d’engourdissement des mains associés à l’utilisation d’un contraceptif oral combiné.

Le résumé de notre projet se trouve ci-bas :

Les contraceptifs oraux combinés (COC) sont des stéroïdes synthétiques dérivés des hormones féminines naturelles, soit les oestrogènes et la progestérone. Sur le marché canadien, le seul composé oestrogénique disponible est l’éthinyloestradiol, tandis que le progestatif peut varier selon le COC. De nos jours, les COC sont utilisés principalement dans le but d’empêcher une grossesse, mais ils peuvent parfois être utilisés pour certains avantages non contraceptifs, tels que la diminution des symptômes prémenstruels, la réduction des saignements dysfonctionnels, etc. Le premier contraceptif oral, l’Enovid™, apparu sur le marché au début des années 1960, contenait 150 μg de mestranol et 9,85 mg de noréthynodrel. À la suite de sa mise en marché, les premiers rapports de cas d’événements thrombotiques sont rapidement apparus. À cette époque, l’effet prothrombotique avait été associé à la composante oestrogénique, entraînant une diminution progressive des doses d’oestrogènes. Parallèlement à ce changement, une évolution des progestatifs avait aussi été observée, consistant plutôt en un changement dans leur composition chimique.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Mise à jour de nos travaux sur les ruptures d’approvisionnement de médicaments

Nous avons regroupé plusieurs projets complétés ayant pour thème les ruptures d’approvisionnement de médicaments.

Le nombre de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été quantifié de 2006 à 2010 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), puis mis à jour avec les données de 2010 à 2011 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral), et de 2011 à 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral et affiche présentée au Colloque annuel de l’Association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal le 13 février 2013, à Montréal). Ces deux études ont mis en évidence un nombre constant de ruptures d’approvisionnement de médicaments entre 2006 et 2011, variant de 442 à 680 ruptures comptabilisées. Pour l’année 2011 à 2012, une forte augmentation à 1081 ruptures a été constatée.

Une revue des obligations réglementaires au Canada, en France et aux États-Unis a mis en évidence que les obligations juridiques françaises devraient inspirer les décideurs canadiens quant à l’obligation des fabricants de déclarer à l’avance tout risque de pénurie de médicaments (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral). Une comparaison du nombre de ruptures d’approvisionnement en médicaments rapportée en France et au Canada a également été réalisée, où en moyenne 47 produits étaient en ruptures en France contre 348 au Canada durant le mois de mars 2012 (article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral).

Un diagramme d’Ishikawa a permis d’illustrer 35 causes possibles de ruptures d’approvisionnement (article publié dans le Pharmactuel).

Les projets suivants ont été présentés en tant que présentation par affiche lors de congrès; les manuscrits sont en processus de révision.

Une analyse des ruptures d’approvisionnement des agents antimicrobiens a compté 11 antimicrobiens (représentant 7 dénominations communes) en France, et 47 antimicrobiens (représentant 20 dénominations communes) au Canada (affiche présentée au congrès de l’ESCP du 30 mai au 1er juin 2012, à Leuven, Belgique).

La prise en charge de cinq cas type de ruptures d’approvisionnement de médicaments a été décrite, incluant l’identification de 15 modes de défaillance associés (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Finalement, nous avons comptabilisé 30 recommandations émises par l’ensemble des intervenants, et, un an après la crise vécue, 10 des recommandations comportent des actions concrètes (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

Comment sont vécues ces pénuries? Un sondage réalisé auprès de professionnels de la santé (746 répondants) met de l’avant que de 63% à 99% des répondants pensent que le cadre réglementaire fédéral doit être revu afin de mieux encadrer l’industrie pharmaceutique et que de 85% à 100% des répondants pensent que l’industrie doit rendre davantage de compte quant aux ruptures (affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).  La mobilisation des ressources pour répondre à la crise vécue en 2012 dans les cinq CHUs a été estimée à près de 10 000 heures de travail et 0,5 millions $CAD (affiche APES affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec).

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Utilisation du fénofibrate pour le traitement de l’hypertriglycéridémie secondaire à l’asparaginase

Cet article décrit une série de cas de patients  pédiatriques atteints de leucémie chez qui nous avons utilisé du fénofibrate pour le traitement de l’hypertriglycéridémie secondaire à l’asparaginase. À ce jour, aucun article n’a été publié sur ce sujet et le traitement de l’hypertriglycéridémie secondaire à l’asparaginase reste controversé, chaque institution ayant sa propre ligne de conduite.

Cet article a été soumis en 2010 au Journal of Pediatric Hematology and Oncology. La première révision suggérait des changements mineurs, demandait des données supplémentaires et critiquait les statistiques calculées. Tous les changements demandés ont été apportés par les auteurs mais à la deuxième révision, l’article a été refusé en raison d’une priorité insuffisante accordée à cet article pour sa publication dans cette revue. En raison d’un manque de temps à investir dans cet article de la part des auteurs, l’article n’a pas été resoumis à une autre revue.

Après quelques années sur les tablettes, il a été décidé de le publier dans les Annales de l’URPP afin de rendre les données disponibles, car le sujet est toujours novateur.  Notre cohorte de patients sous fénofibrate pour une hypertriglycéridémie secondaire à l’asparaginase a significativement augmenté depuis la soumission initiale en 2010 et il aurait fallu pour resoumettre dans une autre revue, reprendre la collecte des données pour les nouveaux patients.

Vous pouvez consulter notre article dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

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