Archives de Catégorie: Bon usage des médicaments

Savez-vous si votre patient prend des médicaments de recherche ou du PAS?

Article publié dans le Québec Pharmacie

Article publié dans le Québec Pharmacie

Puisque les médicaments de recherche et les médicaments obtenus par le Programme d’Accès Spécial (PAS) sont souvent dispensés par les pharmaciens hospitaliers, il se peut que le pharmacien d’officine ne possède pas toutes les informations nécessaires pour faire le suivi de la pharmacothérapie, notamment détecter des interactions médicamenteuses.

Dans cet article, nous avons décrit les exigences en matière de recherche, le PAS, les enjeux en pharmacie communautaire, ainsi que certaines recommandations.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’Éditeur de Québec Pharmacie.

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Gérance des antimicrobiens

Depuis la publication de la pratique organisationnelle requise  d’Agrément Canada sur la gérance des anti-infectieux et la circulaire du Ministère de la Santé et des Services Sociaux sur la mise en œuvre d’une programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé, ceux-ci ont été appelés à développer des outils de surveillance et d’analyse.  Nous souhaitons partager les rapports que nous avons développés en lien avec ces exigences.

Étapes d'un rapport de surveillance de l'usage des antimicrobiens

Étapes d’un rapport de surveillance de l’usage des antimicrobiens

Nous avons publié « L’expérience d’un CHU mère-enfant en gérance des antimicrobiens : données sources et traitement de données aux fins d’élaborer un rapport de surveillance » dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique. Cet article présente des données supplémentaires à l’article paru dans le Pharmactuel.

Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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Incidents et accidents avec l’insuline : comment les éviter?

Le 10 octobre 2013, nous vous avions partagé l’affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France. L’objectif de ce projet était de décrire les incidents et accidents médicamenteux relatifs à l’insuline et de discuter de mesures préventives et correctrices.

Mesures correctrices identifiées pour l'utilisation sécuritaire de l'insuline en établissement de santé

Mesures correctrices identifiées pour l’utilisation sécuritaire de l’insuline en établissement de santé

Dans notre centre, nous avons identifié 12 actions à mettre en place pour encadrer une utilisation sécuritaire de l’insuline, incluant des audits de terrain, une révision des ordonnances et procédures, la centralisation de certaines préparations à la pharmacie et l’élimination de certaines préparations unidoses.

Nous sommes maintenant heureux de vous partager l’article qui a été publié récemment.

Vous pouvez consulter notre article publié dans Le pharmacien hospitalier et clinicien.

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Revue d’utilisation du sildénafil en pédiatrie

Le sildénafil est utilisé en pédiatrie pour traiter l’hypertension artérielle pulmonaire. Le 30 août 2012, la Food and Drug Administration émettait un avis contre l’utilisation du sildénafil en pédiatrie, en raison d’une hausse du risque de mortalité proportionnelle aux doses de sildénafil utilisées. Cet avis a été clarifié en mars 2014.

Avis de la Food and Drug Administration

Avis de la Food and Drug Administration

Les objectifs de cette étude étaient de comparer les doses prescrites de sildénafil chez nos patients vivants et décédés et de comparer le taux de décès en fonction des doses, de l’âge des patients et des renseignements cliniques.

Une étude observationnelle et descriptive de tous les patients ayant reçu une prescription de sildénafil entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012 a été réalisée au CHU Sainte-Justine.

Entre le 11 juillet 2007 et le 18 septembre 2012, 129 patients ont reçu une prescription de sildénafil (n=99 patients vivants au moment de l’étude et n=30 décédés au moment de l’étude).  Les doses de sildénafil utilisées chez nos patients vivants et décédés n’étaient pas significativement différentes. Pour des doses <2 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses de 2 à < 4 mg/kg/jour, le taux de décès était de 17%. Pour des doses de 4 à < 8 mg/kg/jour, le taux de décès était de 30%. Pour des doses ≥ 8 mg/kg/jour, aucun décès n’a été constaté.

Cette étude est rassurante quant à l’utilisation de sildénafil en pédiatrie, car la mortalité ne semblait pas reliée à la dose de sildénafil prescrite.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du RQRUM les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP.

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Étude descriptive et transversale sur la sédation et l’analgésie aux soins intensifs pédiatriques

La sédation et l’analgésie sont au cœur de la prise en charge des patients intubés aux soins intensifs. Le but de cette étude était d’obtenir un portrait de l’utilisation des sédatifs et analgésiques aux soins intensifs du CHU Sainte-Justine et de savoir quels étaient les déterminants associés à un changement pharmacothérapeutique chez ces patients.

Une revue rétrospective de dossiers des patients de 0 à 18 ans admis à l’unité entre le 1er novembre 2011 et le 1er novembre 2012 a été réalisée. Uniquement des patients ayant été intubés au moins 24h et ayant reçu une perfusion d’opioïde au cours de l’intubation ont été inclus.

Schéma de l'étude

Schéma de l’étude

En 11 semaines de collecte de données, 35 patients ont été inclus et 951 changements pharmacothérapeutiques ont été recueillis. La suite de la collecte et l’analyse de ces données permettront de tracer un portrait global de l’utilisation des agents sédatifs/analgésiques, de répondre aux questionnements des intervenants de l’unité et potentiellement d’influencer comment sont effectués ces changements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’APES les 24-26 avril 2013 à Québec, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP

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Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety (CPNDS) : participation du CHU Sainte-Justine dans ce projet canadien

Depuis 2006, le service de pharmacovigilance du CHU Sainte-Justine participe au réseau Canadian Pharmacogenomics Network for drug Safety (CPNDS), un réseau de surveillance active de l’utilisation des médicaments incluant la surveillance d’apparition d’effets indésirables médicamenteux.

Le réseau CPNDS regroupe 13 hôpitaux pédiatriques et 7 hôpitaux adultes.

Le réseau CPNDS regroupe 13 hôpitaux pédiatriques et 7 hôpitaux adultes.

Le réseau CPNDS regroupe 13 hôpitaux pédiatriques et 7 hôpitaux adultes. Parmi les 11 publications du réseau, on retrouve deux articles identifiant un lien entre un polymorphisme génétique et l’apparition d’un effet indésirable médicamenteux : SLC28A et UGT1A6 et cardiotoxicité induite par les anthracyclines, et TPMT et COMT et ototoxicité induite par la cisplatin.

 

 

Le service de pharmacovigilance de Sainte-Justine a recensé 8013 médicaments administrés sans apparition d’effet indésirable médicamenteux (16% du réseau) et 793 médicaments administrés avec apparition d’un effet indésirable médicamenteux (14% du réseau).

La participation du CHU Sainte-Justine au réseau CPNDS est très importante et très utile au maintien de la surveillance des médicaments et au transfert des connaissances.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque RISQ+H les 2-3 mai 2013 à Montréal, Qc, Canada.

Auteure du blogue : Jennifer Corny, candidate au D.Pharm et assistante de recherche à l’URPP.

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Cas d’augmentation des niveaux de transaminase suivant l’utilisation de raltégravir pendant la grossesse

Il existe présentement peu de données sur l’utilisation de raltégravir pendant la grossesse. Nous avons rapporté un cas d’augmentation des niveaux de transaminase suivant l’utilisation de raltégravir à la 35e semaine de grossesse.

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

J Obstet Gynaecol Can 2013;35(1):68–72

Le résumé se trouve ci-dessous :

Contexte : Malgré l’effcacité du raltégravir en matière de réduction de la charge virale chez les patientes présentant une infection au VIH, les données sur l’innocuité de son utilisation aux derniers stades de la grossesse sont rares. Un taux élevé de transfert placentaire a récemment été démontré.

Cas : Une femme de 34 ans, séropositive pour le VIH-1, vierge de tout traitement et d’origine africaine a entamé un traitement à la zidovudine/lamivudine, au lopinavir/ritonavir et au raltégravir à 35 semaines de grossesse. Après 11 jours de traitement au raltégravir, une baisse substantielle de la charge virale a été obtenue. En parallèle, elle présentait un taux sérique d’alanine aminotransférase 23 fois supérieur et un taux sérique d’aspartate aminotransférase décuplé; ces deux taux sont revenus à la normale à la suite de l’abandon du traitement au raltégravir. Un garçon en santé est né à terme. Les tests de dépistage du VIH menés chez l’enfant ont donné des résultats négatifs à cinq mois; aucun problème de santé n’a été constaté à huit mois.

Conclusion : Il s’agit, à notre connaissance, du premier exposé de cas à indiquer une hausse des taux sériques maternels de transaminase à la suite de l’utilisation de raltégravir chez une femme se trouvant à un stade avancé de la grossesse.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of obstetrics and gynaecology Canada, accessible sur Pubmed.

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AGRUME : Score agrégé du risque d’effets indésirables

En raison de la sous-déclaration des effets indésirables médicamenteux, leur incidence exacte est méconnue, variant de 10 à 20%.

Afin de mesurer le risque d’effet indésirable médicamenteux, nous avons créé la cote AGRUME (Appréciation de la GRavité à Utiliser un Médicament). La cote AGRUME se base sur l’addition des effets indésirables potentiels listés sur la monographie des médicaments.

La cote AGRUME : Appréciation de la GRavité à Utiliser un Médicament

La cote AGRUME : Appréciation de la GRavité à Utiliser un Médicament

Une étude pilote a été réalisée sur deux journées, ce qui nous a permis d’estimer qu’environ un tiers des effets ressentis par le patient peuvent être expliqués par la cote AGRUME de ses médicaments.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral. Vous pouvez également consulter notre présentation faite au Colloque Sécurité des soins, présenté les 2-3 mai 2013, à Montréal.

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Diffusion d’un feuillet de règles d’utilisation d’anti-infectieux

Dans le cadre de notre programme de surveillance de l’usage des anti-infectieux, nous nous assurons de maintenir à jour les règles d’utilisation des médicaments.

Dans le but de déterminer rapidement la conformité de l’utilisation des anti-infectieux à usage restreint, nous avons réalisé une courte étude pré-post. Les ordonnances d’anti-infectieux ciblés ont été évaluées lors d’une journée un mois avant l’intervention, et un mois après l’intervention.

L’intervention a eu lieu en février 2013. Nous avons diffusé par courriel aux professionnels de la santé de notre établissement un feuillet comportant les règles d’utilisation de 14 anti-infectieux à usage restreint. Nous avons également remis une version papier et sensibilisé les équipes, par exemple lors de réunions.

Nous avons constaté une conformité élevée aux règles d’utilisation (87% de conformité). La diffusion du feuillet n’a pas significativement augmenté la conformité. Cette étude a également démontré la faisabilité de mesurer rapidement la conformité des prescriptions.

Conformité aux règles d'utilisation des anti-infectieux pré/post diffusion d'un feuillet

Conformité aux règles d’utilisation des anti-infectieux pré/post diffusion d’un feuillet

Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au congrès de l’APES, 24-26 avril 2013, Québec. Le résumé est également publié dans le Pharmactuel.

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La problématique des échantillons de médicaments dans les cliniques externes

La distribution d’échantillons de médicaments est permise aux professionnels de la santé. Néanmoins, cette pratique fait l’objet de d’objections. Trois audits ont été réalisés dans notre centre depuis 2007. En 2012, 91 000 doses d’échantillons de médicaments ont été comptés dans les cliniques externes.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Rationale: In Canada, the Food and Drug Act allow the distribution of drug samples to physicians, dentists and pharmacists. Most provincial regulatory authorities do not proscribe their distribution in healthcare settings. Drug sample use may bypass the optimal drug-use process in hospitals and retail pharmacies.

Objectives: The objective of this study is to compare the number of drug samples available in outpatient clinics in a teaching hospital in 2007, 2009 and 2012.

Study design and methods: This is a cross-sectional observational study. In our hospital, drug samples were not allowed in patient wards but were tolerated in outpatient clinics. Drug samples were collected by pharmacy staff through unannounced visits. The total number of doses of drug samples was calculated in 2007, 2009 and 2012.  A ratio of dose of drug samples per patient visit was also calculated.

Results: A total of number of 78955, 75487 and 91000 doses of drug samples were documented, respectively, in 2007, 2009 and 2012. The ratio of dose of drug samples per patient-visit was respectively of 0.40, 0.38 and 0.41. Only 19% of doses documented were listed on the hospital drug formulary and 4% of doses were expired. Despite the implementation of a web intranet form to declare drug samples given by industry sales representatives, most drug samples doses were not declared.

Conclusion: The number of drug samples documented in our outpatient clinics has stayed stable for five years. While it appears possible to proscribe their distribution locally in outpatient clinics, it is difficult to do so when regulatory authorities do not proscribe their distribution for a province. We believe drug samples do not contribute to better patient care and should only be dispensed by retail pharmacy through a structured approach with a documentation of doses dispensed in the patient record.

Vous pouvez consulter l’article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

Vous pouvez également consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference (PPC) de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux les 2-6 février 2013, Toronto, Canada. Le résumé est publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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