Archives de Catégorie: Bon usage des médicaments

Perspective québécoise de la pratique pharmaceutique en établissement de santé – 2013-2014

L’équipe de l’URPP est fière de publier son article sur la pratique pharmaceutique dans le supplément du Pharmactuel (2015;48(2)). Cet article est publié en complément au rapport canadien et propose une perspective québécoise ainsi qu’une mise en contexte de l’actualité. Lecture obligée pour tous les pharmaciens intéressés par la gestion et les enjeux de la pratique pharmaceutique, il brosse un tableau complet de notre exercice hospitalier en mettant en évidence les forces et les faiblesses par rapport au reste du pays. Cette synthèse de 43 pages comporte 307 références pertinentes et est notamment utilisée dans le cadre des cours de gestion pharmaceutique en établissement de santé à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et à l’Université Laval.

Affiche présentée au congrès annuel de l'A.P.E.S. 2015.

Affiche présentée au congrès annuel de l’A.P.E.S. 2015.

Vous pouvez consulter notre article publié dans un supplément du Pharmactuel. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au congrès annuel 2015 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec, les 15-17 avril 2015 à Québec.

Texte rédigé par Jean-François Bussières.

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Hallucinations secondaires au voriconazole chez un adolescent

VORICONous avons rapporté un cas d’hallucinations secondaires au voriconazole chez un adolescent. Selon le score de Naranjo, le lien était catégorisé comme probable.

Le résumé du cas se trouve ci-dessous :

Objectif : Décrire le cas d’un adolescent qui a développé une toxicité au voriconazole intraveineux alors qu’il présentait de nombreux facteurs pouvant en influencer la pharmacocinétique.

Résumé du cas : Il s’agit d’un patient de 17 ans suivi après une greffe de moelle osseuse, hémodialysé trois fois par semaine, traité au voriconazole intraveineux pour une infection fongique pulmonaire qui a développé des troubles visuels et des hallucinations. Les concentrations plasmatiques de voriconazole chez ce patient étaient alors anormalement élevées. Aucune interaction médicamenteuse ne pouvait expliquer des valeurs aussi élevées. Un génotypage du CYP2C19 a révélé que le patient possédait le CYP2C19 (681G >A) responsable d’un phénotype de métaboliseur lent hétérozygote.

Discussion : L’association entre les effets indésirables subis par le patient et le voriconazole est probable. Les données probantes sur ce sujet, le lien temporel et l’exclusion des autres causes possibles parlent en faveur de cette association.

Conclusion : Ce cas démontre la nécessité de faire le suivi des dosages de voriconazole et l’importance de la pharmacologie dans les soins directs dispensés aux patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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Utilisation du bilan comparatif des médicaments en chirurgie ambulatoire pédiatrique

La démarche de bilan comparatif des médicaments (BCM) est une pratique organisationnelle requise d’Agrément Canada.

Le bilan comparatif des médicaments est un examen systématique et détaillé de tous les médicaments que prend un patient. Il permet d’assurer une évaluation et une consignation attentives des ajouts, changements ou interruptions de médicaments.
Source : https://accreditation.ca/sites/default/files/med-rec-fr.pdf

Une étude a été réalisée lors de deux semaines en octobre 2014 sur notre unité de chirurgie ambulatoire pédiatrique. La majorité des dossiers revus comportait un bilan comparatif des médicaments (BCM) (97%). Dans cet échantillon, peu de BCM ont été remplis par les parents, mais ceux-ci semblaient plus complet.

Vous pouvez consulter notre article publié dans Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

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La version française du rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014 est disponible

Rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014

Rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014

Tel qu’annoncé dans un blogue précédent, il nous fait plaisir de confirmer que la version française du Rapport sur les pharmacies hospitalières canadiennes 2013-2014 est disponible en ligne. La version française est réalisée avec le soutien de Tessier Traduction depuis de nombreuses années. Rappelons que l’équipe de l’URPP collabore à ce comité éditorial depuis 1996.

Le rapport des objectifs de la CSHP 2015 est également disponible.

Alors que les intervenants du réseau de la santé, notamment les pharmaciens et assistants-techniques en pharmacie, sont confrontés à de nombreux changements organisationnels, les résultats de cette enquête apportent un éclairage et un recul intéressant.

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Est-ce que la perception de la pharmacovigilance est différente entre les résidents en pharmacie du Québec, de la Belgique, de la France et de la Suisse?

La semaine dernière, nous vous avons partagé les résultats d’un sondage réalisé afin de connaître la perception de la pharmacovigilance des pharmaciens hospitaliers et résidents en pharmacie québécois. Nous avons également voulu comparer la perception des résidents en pharmacie hospitalière québécois à celle des résidents belges, français et suisses.

La place accordée à l’enseignement de la pharmacovigilance était considérée suffisante par 71% des québécois, 56% des suisses, 51% des belges et 28% des français. Il est intéressant de noter que 67% des suisses, 21% des français, 7% des belges et 3% des québécois avaient fait un stage en lien direct avec la pharmacovigilance.

Les répondants ont affirmé avoir déclaré au moins 14% des effets indésirables observés. Les obstacles principaux à la déclaration était la difficulté d’associer l’effet constaté à la maladie ou au médicament (75%), le recul insuffisant (49%) et la crainte de surcharge de travail (47%).

PHARMACOVIG6Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Regroupement québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 22-23 septembre 2014 à Orford, Québec. Le résumé est publié dans le Journal of Population Therapeutics and Clinical Pharmacology.

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La pédiatrie, toujours exclue de l’innovation pharmaceutique?

LIVRET1Il nous fait plaisir de vous partager un projet que nos collègues de l’hôpital universitaire Robert-Debré ont réalisé avec notre équipe. Nous avons voulu évaluer les nouveaux médicaments pédiatriques mis sur le marché et voir si cela différait entre la France et le Canada.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Objectifs
L’évolution des stratégies thérapeutiques chez l’enfant dépend de la sortie commerciale de médicaments avec une indication et une forme pédiatrique. Les nouveautés thérapeutiques diffèrent parfois entre les pays, notamment concernaautort la pédiatrie. L’objectif de cette étude était de comparer l’accès aux nouveaux médicaments pour les enfants entre la France (FR) et le Canada (CA).

Matériels et méthodes
Étude rétrospective comparant les médicaments nouvellement commercialisés sur les marchés français et canadien du 1er janvier au 31 décembre 2009. Les données ont été colligées grâce à des sources indépendantes (la Haute autorité de santé [HAS], Thériaque®, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé [ANSM] pour la FR et le conseil d’examen du prix des médicaments brevetés [CEPMB], la base de données sur les produits pharmaceutiques [BDPP] pour le CA).

Résultats
Respectivement 37 et 30 nouveaux médicaments ont été commercialisés en 2009 pour la FR et le CA. Ces médicaments avaient une indication pédiatrique pour 38 % (n = 14) et 27 % (n = 8) d’entre eux respectivement. Pour 91 % (FR) et 95 % (CA) des molécules non indiquées en pédiatrie, aucune étude clinique n’avait été développée dans ce but. La totalité des molécules à indication pédiatrique présentait une posologie en fonction de l’âge ou du poids de l’enfant, mais deux médicaments n’avaient pas de forme galénique adaptable à l’enfant. Parmi ces nouveaux médicaments, 57 % étaient d’abord apparus sur le marché français avec un délai médian de 8,5 mois pour la sortie sur le marché canadien.

Conclusions
Cette étude souligne le manque de médicaments pédiatriques contribuant aux nombreuses prescriptions chez l’enfant de médicaments hors autorisation de mise sur le marché (AMM), sans posologie et forme pharmaceutique adaptées.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Archives de Pédiatrie, accessible sur PubMed.

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Qu’est-ce que les pharmaciens hospitaliers et les résidents en pharmacie pensent de la pharmacovigilance?

La sous-déclaration des effets indésirables des médicaments est une problématique connue. Nous avons réalisé un sondage auprès des pharmaciens d’hôpitaux et des résidents en pharmacie hospitalière québécois afin de connaître leur perception de la pharmacovigilance.

Environ la moitié des résidents qui ont répondu au sondage considéraient que la pharmacovigilance était un sujet suffisamment enseigné durant leur diplôme en pharmacie (55%).

La majorité des répondants étaient exposés à plus de cinq effets indésirables par année, mais la majorité en rapportait entre un et quatre par année. La principale raison expliquant qu’un effet indésirable n’était pas rapporté était la charge de travail (69%), suivi de la difficulté à attribuer un effet à un médicament (40%) ou à l’inexpérience (39%).

La majorité des répondants étaient exposés à plus de cinq effets indésirables par année, mais la majorité en rapportait entre un et quatre par année.

La majorité des répondants étaient exposés à plus de cinq effets indésirables par année, mais la majorité en rapportait entre un et quatre par année.

Néanmoins, les répondants considéraient que la pharmacovigilance faisait parti de leur travail (98%) et contribuait au développement des connaissances scientifiques (98%) et à l’amélioration des soins aux patients (96%).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au 2014 Midyear Clinical Meeting de l’American Society of Health-System Pharmacists, les 7-11 décembre 2014 à Anaheim, Californie.

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Utilisation de la morphine à la maison après une chirurgie pédiatrique

Suite à des cas rapportés d’effets indésirables graves et de décès associés à l’utilisation de codéine à la  maison en période post-opératoire, la Food and Drug Administration, Santé Canada et l’European Medicines Agency ont recommandé de ne plus utiliser ce médicament chez les enfants dans ce contexte. Un changement de pratique de la codéine vers la morphine a été observé. Toutefois, peu de données existent sur cette utilisation.

Une étude de cohorte prospective a été réalisée au CHU Sainte-Justine dans le cadre du programme de Maîtrise en pharmacothérapie avancée. La majorité des 219 patients (85%) ont obtenu la morphine prescrite au congé à leur pharmacie communautaire. Dans un sous-groupe ayant reçu une prescription de morphine « au besoin », seulement 9% des doses prescrites ont été administrées. La majorité des participants a trouvé que la morphine était adéquate pour soulager la douleur chez leur enfant, mais certains participants ont exprimé des craintes par rapport à son utilisation. De plus, certains parents ont affirmé avoir reçu des informations contradictoires de la part de professionnels de la santé. De même, 44% des parents ont affirmé ne pas avoir conservé la morphine dans un endroit fermé à la maison, et 27% ne planifiaient pas retourner la morphine à la pharmacie à la fin du traitement.

Affiche présentée à la conférence annuelle de la Société Canadienne de Pédiatrie

Affiche présentée à la conférence annuelle de la Société Canadienne de Pédiatrie

L’étude a donc permis de constater qu’une proportion significative de la morphine prescrite aux enfants suite à une chirurgie n’est pas utilisée et demeure disponible à la maison pour une utilisation illicite ou des intoxications accidentelles

Vous pouvez consulter l’affiche qui a été présentée à la conférence annuelle de la Société Canadienne de Pédiatrie, les 24-27 juin 2015 à Toronto, Canada.

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Le rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014 est disponible

Rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014

Rapport sur la pharmacie hospitalière canadienne 2013-2014

L’équipe de l’URPP collabore au comité éditorial sur les pharmacies hospitalières canadiennes depuis 1996. Notre participation à cette enquête bisannuelle inclut une contribution à la méthode de recherche, au recrutement des participants, à l’analyse des données et à la rédaction des chapitres du rapport (notamment, aux chapitres clinical pharmacy practice, future trends in pharmacy practice, frontline pharmacists survey, pediatric pharmacy services).

Il nous fait plaisir de vous informer que la version anglaise du rapport 2013-2014 (~ 150 pages) vient d’être publiée. La version française du rapport sera publiée en août prochain.

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Félicitations aux récipiendaires et aux nominés du Gala Reconnaissance 2015 du CHU Sainte-Justine

Remise du prix Expertise et Compétence 2015, de gauche à droite, Brigitte Martin, Ema Ferreira, Marie-Sophie Brochet, Caroline Morin et Josianne Malo. Absente de la photo Geneviève Fortin.

Remise du prix Expertise et Compétence 2015, de gauche à droite, les pharmaciennes Brigitte Martin, Ema Ferreira, Marie-Sophie Brochet, Caroline Morin et Josianne Malo. Absente de la photo, Geneviève Fortin.

Dans le cadre du Gala Reconnaissance 2015 du CHU Sainte-Justine, nous sommes fiers de souligner le travail de deux équipes associées au département de pharmacie.

L’équipe du Centre IMAGe (Info-médicaments en Allaitement et Grossesse) du CHU Sainte-Justine est récipiendaire du prix Expertise et Compétence 2015. Depuis sa création, le Centre a répondu à plus de 100 000 questions posées par les professionnels de la santé.

Le Centre IMAGe du CHU Ste-Justine a débuté ses activités en 1997. Le Centre IMAGe est un centre d’information destiné aux professionnels de la santé et traitant de l’innocuité et des risques liés aux médicaments durant la grossesse et durant l’allaitement. Il fait partie de la Chaire Pharmaceutique Famille Louis-Boivin et est issu d’un partenariat entre la Faculté de Pharmacie de l’Université de Montréal et du département de pharmacie du CHU Ste-Justine. Il fait aussi partie du regroupement OTIS (Organization of Teratology Information Specialists).

En nomination pour le prix Innovation, l'infirmière Geneviève Mercier et le pharmacien Denis Lebel.

En nomination pour le prix Innovation, l’infirmière Geneviève Mercier et le pharmacien Denis Lebel.

Nous soulignons également l’équipe de développement et d’implantation de la feuille d’administration des médicaments électronique (FADMe) qui était en nomination pour le prix Innovation. Le CHU Sainte-Justine déploie actuellement la FADMe à l’échelle de son établissement. Plusieurs autres collaborateurs au département de pharmacie et dans les équipes de soins sont impliqués dans cette implantation. Vous pouvez consulter nos affiches présentées au congrès annuel de l’A.P.E.S., le 16 avril 2015 (Revue de la littérature et implantation). Notre article sur la FADMe sera publié dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique dès la semaine prochaine.

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