Une première liste du circuit du médicament avait été rédigée en 2005. Elle comptait 54 étapes classées selon leur lien à l’ordonnance, à la gestion du médicament ou aux activités cliniques.
En 2021, la grille descriptive des étapes du circuit du médicament en établissement de santé au Québec a été remise à jour.
Pour cela, une analyse descriptive avec remue-méninge a été réalisée donnant naissance à une nouvelle cartographie. Des sources documentaires ont été consultées, telles que la « Norme sur la gestion des médicaments » et les « Pratiques organisationnelles requises » selon Agrément Canada, le « Guide d’application sur les standards de pratique » de l’Ordre des pharmaciens du Québec et « Usage sécuritaire des antinéoplasiques au Québec » par la Direction québécoise de cancérologie.
La nouvelle grille compte 43 étapes générales et 123 étapes détaillées. Elle est très centrée sur la pratique pharmaceutique contrairement à celle de 2005, plutôt axée sur la technologie. La cartographie réalisée sera utilisée pour la conception d’un portail de formation en pharmacie.
Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.
Commentaires fermés sur Circuit du médicament en établissement de santé : une grille bonifiée pour mieux encadrer la formation des étudiants en pharmacie
L’intégration potentielle de balances à haute précision (BHP) à notre système d’information de la pharmacie pour la préparation des médicaments nous invite à explorer les limites de précision des seringues et de la BHP. En effet, la gravimétrie est une méthode d’analyse quantitative par la pesée qui permet de s’assurer que les bons volumes sont prélevés lors des préparations.
Une étude pilote descriptive a été menée afin d’évaluer la concordance entre le volume observé avec des seringues orales et injectables et le volume pesé par BHP.
Un scénario de mesures a été établi en utilisant des seringues orales et injectables. Pour chaque format de seringue, trois volumes d’eau stérile ont été mesurés (c.-à-d. minimal, usuel, maximal) et pesés sur la BHP. Chaque volume a été mesuré 3 fois. La concordance entre le volume observé et le volume pesé ainsi que le coefficient de variation pour chaque volume ont été calculés.
Il a été retrouvé qu’il existe une non concordance entre le volume observé et le volume prélevé lors de notre simulation. Elle est d’autant plus importante que les volumes mesurés sont faibles ou qu’ils représentent une petite proportion du volume total de la seringue utilisée. On observe également que le coefficient de variation décroit avec le volume mesuré.
En conclusion, en utilisant une seringue appropriée, il est possible de détecter avec une précision acceptable des volumes de 0,5 mL et plus avec une BHP. En deçà de ce volume, il faut évaluer les avantages/risques selon le contexte et les pratiques locales.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.
Commentaires fermés sur Concordance entre le volume observé et le poids mesuré à l’aide d’une balance de haute précision – Étude pilote
De nos jours, la compréhension des différentes étapes durant la réalisation d’une préparation magistrale est essentielle à la sécurité de la prestation de soins. Par conséquent, le cadre des normes entourant cette pratique devient de plus en plus exigeant.
Une revue de la littérature a été réalisée afin d’analyser les connaissances sur les systèmes d’aide à la préparation magistrale assistés par la technologie (technologies assisted workflow ou TAWF).
Une recherche a été menée à partir des bases de données PubMed, Embase et Google Scholar afin d’identifier les articles traitant du sujet et publiés entre 2015 et 2020. Plusieurs données (détection d’erreurs, charge de travail, durée de validation, coûts, satisfaction du personnel pharmaceutique, …) ont ensuite été extraites afin de réaliser une synthèse.
Les résultats ont montré que pour les 8 différents systèmes TAWF utilisés, la majorité d’entre eux provenaient des États-Unis. Les TAWF incluaient des logiciels d’aide à la préparation et des photos/vidéos. La majorité utilisait des lecteurs de codes-barres plutôt que la gravimétrie ou les robots. Enfin, plusieurs études démontraient que l’utilisation d’un TAWF était associée à une augmentation de la détection des erreurs et à une augmentation de l’impression de sécurité sur le circuit du médicament.
Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy et notre affiche présentée le 23 mars 2021 lors de la Professional Practice Conference 2021, Canada.
Commentaires fermés sur Systèmes d’aide à la préparation magistrale assistés par technologie : une revue de la littérature
Le baccalauréat en sciences biopharmaceutiques ou BSBP, créé en 2009 afin de soutenir les besoins en développement du médicament, a célébré en 2019 ses dix ans d’existence. À cette occasion, une revue documentaire a été réalisée.
L’objectif était de présenter les principales données et les principaux jalons de la mise en œuvre et de l’évolution du BSBP, un programme de 1er cycle d’une durée de trois ans à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.
Une recherche a été menée sur le site internet de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Google et Google Scholar afin de caractériser l’histoire et l’évolution de ce programme. Les directeurs et le personnel de soutien administratif du programme ont également été consultés. À partir des éléments recueillis, une chronologie des événements marquants en lien avec l’évolution du BSBP a été élaborée. De plus, une synthèse des données et des statistiques descriptives ont été réalisées.
Il en résulte que le programme a diplômé 326 étudiants depuis sa mise en place. Ceux-ci exercent dans une grande variété de milieux reflétant l’ensemble du continuum de la recherche sur le médicament. De nos jours, la pertinence du BSBP est toujours d’actualité, mais la réalité du secteur biopharmaceutique a beaucoup évolué depuis la création du programme. Par exemple, on note moins de grandes compagnies pharmaceutiques, plus de petites compagnies de biotechnologie et d’entreprises de démarrage ; on note également plus de recherche translationnelle en milieu académique.
En outre, un exercice de planification stratégique du programme était prévu en 2021 (post-pandémie) pour mettre en œuvre une mise à jour en profondeur du programme. Au CHU Sainte-Justine, le département de pharmacie avait accueilli en 2019, 17 stagiaires et eu à son emploi 9 diplômés du BSBP. Ces membres de l’équipe de la pharmacie exercent leurs activités notamment en recherche clinique, en pharmacogénomique et en pharmacovigilance ; des travaux complémentaires doivent être menés afin de mieux reconnaître leur formation en établissement de santé (titre d’emploi, rémunération).
Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel et notre affiche présentée le 3 décembre 2020 au Rendez-vous de la recherche pharmaceutique de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Province de Québec, Canada.
L’ assistant d’IA WordPress a été utilisé lors de la rédaction de cet article.
Commentaires fermés sur Baccalauréat en sciences biopharmaceutiques : déjà 10 ans
Le télétravail suscite un intérêt croissant chez les employés dans le domaine de la santé. En outre, la pandémie de COVID-19 a participé à l’adoption accrue du travail à distance, celui-ci permettant de prodiguer des soins de qualité tout en limitant les risques de contamination.
Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine ne possédant pas de politiques et procédures pour encadrer la pratique du télétravail, une étude descriptive transversale a été réalisée.
L’objectif de celle-ci était de décrire l’état actuel du recours au télétravail au sein des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec et d’en explorer les enjeux et avantages.
Une enquête en ligne a été réalisée auprès des chefs de départements de pharmacie québécois afin de dresser un portrait de l’utilisation du télétravail en pharmacie hospitalière au Québec. Des statistiques descriptives ont ensuite été réalisées à partir des données recueillies.
Il en résulte que le télétravail a été implanté rapidement dès le début de la pandémie. Cependant, plusieurs activités pharmaceutiques demeurent effectuées en présentiel. De plus, une minorité de départements de pharmacie possède des politiques et procédures encadrant le télétravail. Malgré les possibilités existantes, des améliorations doivent être apportées afin de déployer le télétravail de façon efficace. Il serait notamment intéressant que des politiques et procédures s’inspirent des réponses obtenues à cette étude.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel et notre affiche présentée le 3 décembre 2020 dans le cadre du Rendez-vous de la recherche à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Province de Québec, Canada.
L’ assistant d’IA WordPress a été utilisé lors de la rédaction de cet article.
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L’URPP est très fière de collaborer à ce rapport d’envergure qui offre une opportunité de benchmarking unique pour la profession. Cette année, la page couverture met de l’avant l’équipe du CHU Sainte-Justine! Jean-François Bussières est membre du comité éditorial et contribue également comme analyste avec Cynthia Tanguay.
La pharmacogénétique représente une opportunité en pratique pharmaceutique. Il existe de nombreuses ressources documentaires afin de soutenir le travail du pharmacien dans ce domaine.
Nous avons voulu comparer les recommandations sur la réalisation de tests de pharmacogénétiques de 3 pays les États-Unis, le Canada et la France.
À partir des recommandations du Clinical Pharmacogenetics Implementation Consortium de type A (seuil le plus élevé justifiant le recours à un test pharmacogénétique), nous avons identifié 23 paires médicament(s)-gène (47 médicaments et 18 gènes). Pour chaque paire, nous avons consulté une source documentaire par pays (la banque de données des produits pharmaceutiques (BDPP) pour le Canada, le résumé caractéristique du produit (RCP) pour la France et la monographie de Micromedex®(IBM, Truven Health Analytics,MI, ÉUA) pour les États-Unis).
Environ le tiers des paires médicament(s)-gène font l’objet d’une mention explicite du gène à cibler et du test suggéré dans les sources documentaires consultées. Des 23 paires identifiées par le CPIC, treize paires comportent des recommandations « cohérentes » entre les trois sources documentaires.
Statistiques des recommandations par pays – A : Aucune recommandation, B : Mention partielle ou complète du gène et pas de test suggéré, C : Mention explicite du gène à cibler et test suggéré
Il existe une grande hétérogénéité en ce qui concerne les recommandations de tests pharmacogénétiques provenant de trois sources documentaires utilisées par les pharmaciens pour le suivi de la thérapie médicamenteuse aux États-Unis, au Canada et en France.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien et notre affiche présentée au 9ème colloque du RQRM, Orford, Québec, Canada – 13-14 novembre 2019
Commentaires fermés sur Recommandations relatives à la réalisation de tests de pharmacogénomique dans les monographies de médicaments au Canada, en France et aux États-Unis
Les pénuries de médicaments représentent un problème mondial complexe qui touche quotidiennement les patients et les professionnels de la santé.
Nous avons voulu recenser, décrire et comparer les pénuries de médicaments dans des établissements de soins de santé du Canada et de 4 pays européens.
Une étude descriptive et transversale a été menée dans un hôpital de chacun des cinq pays suivants : le Canada, la France, la Belgique, l’Espagne et la Suisse. Sur 4 semaines, chaque hôpital a recueilli quotidiennement les données sur les ruptures.
Pour la période allant du 8 janvier au 2 février 2018, on a recensé :
Au Canada : 84 pénuries (durée médiane de 32 jours)
En France : 62 pénuries (durée médiane de 9 jours)
En Belgique : 46 pénuries (durée médiane de 37 jours)
En Espagne : 28 pénuries (durée médiane de 25 jours)
En Suisse : 98 pénuries (durée médiane de 68 jours)
Des pénuries survenaient presque quotidiennement dans chaque hôpital de l’étude. Toutes les parties prenantes doivent travailler avec plus d’ardeur à la prévention et à la gestion des pénuries de médicaments.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal Canadien de la Pharmacie Hospitalière (CJHP) et notre affiche au Congrès francophone de pharmacie hospitalière HOPIPHARM 2018 – 16 au 18 mai 2018, Bordeaux, France.
Commentaires fermés sur Les ruptures de médicaments : comparaison transversale entre la France, la Belgique, l’Espagne, la Suisse et le Canada
Le bon usage des médicaments commercialisés et de recherche repose notamment sur une étiquette conforme.
Ainsi nous avons voulu recenser les obligations juridiques et normatives relatives à l’étiquetage des médicaments au Canada et les comparer à celles existant aux États-Unis et en Europe.
Nous avons recherché les documents relatifs à l’étiquetage des médicaments dans une revue de littérature. À partir des données recueillies dans différentes sources telles que le Gouvernement du Canada, la FDA et l’EMA, nous avons identifié les différents critères de conformité de l’étiquetage.
Un total de 50 critères en lien avec l’étiquetage des médicaments commercialisés et de recherche a été établi à partir des 12 documents pertinents. Les particularités applicables au Canada, aux États-Unis et en Europe ont été précisées.
Il existe davantage de balises pour l’étiquetage des médicaments commercialisés que de recherche. Une meilleure compréhension de ces balises et des écarts par les pharmaciens hospitaliers peut contribuer à sécuriser le circuit du médicament.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès francophone de pharmacie hospitalière HOPIPHARM 2018—16 au 18 mai 2018, Bordeaux, France
Commentaires fermés sur Étiquetage des médicaments commercialisés et de recherche : sommaire du cadre réglementaire au Canada et comparaison avec les États-Unis et l’Europe
Les travailleurs de la santé sont exposés à des médicaments dangereux, y compris les médicaments antinéoplasiques. Depuis plus de 10 ans nous sommes fiers d’offrir notre programme de surveillance à l’échelle du Canada. Le programme décrit la contamination de l’environnement par les antinéoplasiques dans les pharmacies d’oncologie et les espaces dédiés aux soins des patients.
En 2021, douze zones de prélèvements ont été échantillonnées dans la pharmacie et dans les espaces de soins de 122 centres canadiens. Chaque échantillon a été préparé pour détecter 11 antinéoplasiques : cyclophosphamide, docetaxel, 5-fluorouracil, gemcitabine, irinotecan, methotrexate, paclitaxel, vinorelbine, doxorubicine, etoposide et platines.
Le cyclophosphamide est l’antinéoplasique qui a été retrouvé le plus souvent sur les surfaces (32 % des échantillons positifs, 90e percentile=0,016 ng/cm2). La grille frontale de l’enceinte (80% des échantillons positifs pour au moins un antinéoplasique), et le bras des fauteuils d’administration (78%) étaient les zones les plus fréquemment contaminées.
Malgré une sensibilisation croissante et la mise en œuvre de nouvelles directives de manipulation sécuritaire, les surfaces des établissements de santé restent contaminés par des traces de nombreux médicaments antinéoplasiques. L’utilisation d’équipements de protection individuelle est nécessaire.
La participation au programme de surveillance offre une opportunité aux centres d’identifier des seuils de contamination atteignables, dérivés des données de contamination de plus d’une centaine d’établissements canadiens. **Le recrutement pour 2022 est ouvert!**
Vous pouvez consulter les articles ci dessous ainsi que le blogue EXPOPROF pour obtenir davantage d’information sur le programme de surveillance et nos travaux connexes :
Étude 2021 : Journal of Oncology Pharmacy Practice. / Affiche sera présentée au congrès Canada’s hospital pharmacy conference de la CSHP, 29 janvier-6 février 2022.
Étude 2019 : Journal of Oncology Pharmacy Practice / Affiche présentée au congrès Canadian Society of Hospital Pharmacists – Professional Practice Conference, – February 1-4th 2020, Toronto, ON, Canada.
Étude 2018 : Canadian Journal of hospital Pharmacy / Affiche presentée au congrès de la Canadian Society of Hospital Pharmacists – Professional Practice Conference, – February 2-5th 2019, Toronto, ON, Canada.
Étude 2015 : Journal of oncology pharmacy practice / Affiche présentée au congrès CSHP’s 47th Professional Practice Conference (PPC) 2016, 30 janvier – 3 février 2016, Toronto, Canada.
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