Un déversement de médicaments dangereux peut survenir lors d’un bris accidentel d’un contenant (i.e. flacon, poche) dans le cadre du circuit du médicament. Les recommandations des sociétés savantes suggèrent deux à quatre séances de décontamination à la suite d’un déversement accidentel. Cependant, il n’existe pas de méthode de décontamination consensuelle efficace à 100%.
Une étude a été réalisée afin de calculer le nombre de séances de décontamination successives requises pour éliminer toute trace détectable d’une sélection de neuf médicaments dangereux après un déversement
accidentel.
Pour ce faire, des simulations mathématiques avec la présentation commerciale la plus fréquente au Québec de 9 médicaments dangereux ont été effectuées. Les limites de détections de la méthode LC-MS-MS disponible
au Canada ont été prises en compte et plusieurs taux d’efficacité de la séance de décontamination ont été testés.
Au total, 36 simulations ont été réalisées. Il a été retrouvé que dans le meilleur des cas (i.e. avec une efficacité de nettoyage de 98%), 4 séances de décontamination ne seraient pas suffisantes pour que la quantité d’antinéoplasique mesurée soit inférieure à la limite de détection (LOD), sauf pour le docétaxel (dont la LOD est plus élevée que pour les autres molécules). Finalement, le nombre de décontaminations nécessaires dépend de chaque molécule (propriétés physico-chimiques et limite de détection propres à chaque molécule) et de l’efficacité du nettoyage.

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