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Évaluation de la conformité de Pharmactuel aux critères révisés de deux organismes experts en matière d’éthique de la publication

Deux organismes reconnus au plan international concernant l’éthique, le Committee on Publication Ethics (COPE) et l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) ont tous deux mis à jour leurs lignes
directrices en 2018. Afin d’assurer la qualité du contenu d’une revue, il est primordial de respecter les règles d’éthiques les plus récentes en matière de publication.

Une étude a été menée afin d’évaluer la conformité des lignes directrices du Pharmactuel en vigueur au 1er janvier 2020 concernant les critères révisés de l’ICMJE et de COPE en matière d’éthique de la publication.

Pour cela, les nouveaux critères en matière d’éthique de l’ICMJE (n = 56) et de COPE (n = 22) ont été répertoriés. La conformité (complète ou partielle) de Pharmactuel par rapport à ces critères a été évaluée.

Les résultats montrent qu’il y a un besoin de mettre à jour les politiques éditoriales, de créer un document de régie interne pour l’uniformisation des pratiques et de mettre en place plusieurs autres mesures. Finalement, des correctifs mineurs seront apportés et permettront à Pharmactuel d’atteindre un degré de conformité de 100 % par rapport aux critères de l’ICMJE et de COPE.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2020 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mai 2020.

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Classé dans Législation pharmaceutique, Pédagogie en santé

Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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NeuroPGx – Tests pharmacogénétiques en neurologie pédiatrique : une étude pragmatique évaluant les perceptions des cliniciens et des patients

Ces dernières années, le domaine de la pharmacogénétique a connu une croissance exponentielle. Cependant, l’utilisation de ces tests dans la pratique a été limitée. Les patients pédiatriques atteints d’épilepsie, en particulier, pourraient bénéficier de tests pharmacogénétiques, car des associations gène-médicament cliniquement pertinentes pour les antiépileptiques ont été rapportées.

Une étude prospective observationnelle à méthodes mixtes a été réalisée afin d’évaluer la perception des tests pharmacogénétiques par les cliniciens. Les perceptions des patients et des pharmaciens communautaires ont également été évaluées afin d’évaluer tous les participants au processus de test clinique pharmacogénétique.

Pour cela, les neurologues du Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine à Montréal ont eu accès à un panel pharmacogénétique (Precision Rx ; Dynacare, Laval, Qc) pour leurs patients pédiatriques atteints d’épilepsie qui avaient un rendez-vous de suivi pendant la période de l’étude (de mars à août 2021). Le rapport de résultats a également fourni les recommandations d’un pharmacien pour la gestion des médicaments psychotropes concernés. L’étude comprenait trois méthodes d’évaluation. Premièrement, les pharmaciens hospitaliers et les neurologues ont participé à des groupes de discussion concernant les tests pharmacogénétiques. Deuxièmement, les patients ayant bénéficié d’un test pharmacogénétique pendant la période de l’étude ont répondu à des enquêtes afin d’évaluer leur perception de ces tests. Troisièmement, les pharmaciens communautaires, qui ont reçu une copie des résultats de ces tests, ont répondu à une enquête sur leur perception de la pharmacogénétique.

Les résultats ont mis en avant l’utilisation des tests pharmacogénétiques directement auprès des cliniciens et des patients et ont montré que tant les cliniciens que les patients sont généralement favorables à la mise en œuvre des tests pharmacogénétiques dans le domaine de l’épilepsie pédiatrique. Certains facilitateurs sont nécessaires pour que ces tests deviennent plus couramment prescrits, notamment : le remboursement de ces tests par les assurances, l’inclusion d’une aide à la décision clinique ou d’une interprétation par les pharmaciens et la mise en place d’une structure organisationnelle pour assurer une utilisation efficace et à long terme des résultats des tests. L’intégration locale des tests pharmacogénétiques dans la pratique est une étape essentielle pour que les cliniciens se sentent plus à l’aise et connaissent mieux ces tests, afin d’améliorer à terme les soins et la sécurité des patients à plus grande échelle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists, le 29 janvier 2022.

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Programme de mentorat pour les pharmaciens hospitaliers impliqués dans la gestion pharmaceutique : évaluation de la première cohorte

Depuis 2017, l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) a mis en place un comité de formation à la gestion de formation en gestion afin de développer des compétences spécifiques chez les gestionnaires. Cependant, aucune structure formelle n’a été mise en place pour favoriser la transmission des compétences des gestionnaires expérimentés aux nouveaux pharmaciens gestionnaires, qui sont nombreux. Dans ce contexte, un programme pilote de mentorat a été mis en place.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le programme de mentorat et évaluer la satisfaction des mentors et des mentorés.

Pour cela, des duos ont été créés, composés d’un pharmacien gestionnaire expérimenté et d’un pharmacien ayant récemment assumé un rôle de gestion. La période de mentorat était de 12 mois et les objectifs du programme étaient de promouvoir le partage d’expériences et la transmission de connaissances de la part de gestionnaires plus expérimentés et de favoriser l’attraction et la fidélisation de nouveaux pharmaciens gestionnaires. Une enquête de satisfaction a été réalisée à la fin du programme. Elle consistait en 33 questions dont 11 questions spécifiques aux mentorés, 7 questions spécifiques aux mentors et 18 questions communes.
Une échelle de Likert en 4 points a été utilisée : tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord, pas du tout d’accord. À la fin, les catégories « tout à fait » et « plutôt » d’accord ont été combinées pour l’analyse.

Les résultats ont montré que la plupart des répondants étaient d’accord avec les questions posées. La plupart recommanderaient ce programme pilote de mentorat d’un an. De plus, les mentorés et les mentors ont une opinion similaire de ce programme. Toutefois, la méthode d’appariement des mentorés et des mentors semble pouvoir être améliorée. Au vu des résultats de cette première cohorte, le programme sera pérennisé.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée lors de la réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 5 décembre 2022.

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La petite histoire des préparations magistrales au Québec

Le pharmacien effectue des préparations magistrales depuis des siècles. Le concept de préparations magistrales fait référence au travail « d’apothicaire »; pourtant, le pharmacien recoure encore aux préparations magistrales stériles ou non stériles quand un produit commercial n’est pas disponible sur le marché canadien.

Une revue de la littérature a été réalisée afin de décrire les principaux jalons de l’histoire des préparations magistrales au Québec.

Pour cela, une recherche a été effectuée dans les bases de données PubMed, Google Scholar, Google et dans les ouvrages et sites web de sociétés pharmaceutiques. Ensuite un fil chronologique avec catégorisation des faits selon trois sources et huit thématiques a été réalisé.

Les résultats montrent que bien que la majorité des médicaments utilisés au Canada soient commercialisés, le pharmacien encadre quotidiennement la réalisation de nombreuses préparations magistrales. Ces travaux se poursuivront en consultant d’autres pharmaciens impliqués dans les préparations magistrales et un article synthèse sera éventuellement publié.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

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Classé dans Histoire de la pharmacie, Revue de littérature, URPP

Risque d’effets indésirables graves relié à l’administration d’alimentation parentérale à domicile avec un système de perfusion ambulatoire

Certains patients vivants avec des pathologies complexes comme les syndromes d’intestin court et de pseudo-obstruction chronique de l’intestin sont dépendants d’une nutrition parentérale. Au CHU Sainte-Justine, une douzaine d’enfants bénéficient du programme d’alimentation parentérale à domicile. Le mode de perfusion utilisé permet un débit constant, suivi d’une diminution progressive dans les trente dernières minutes afin d’éviter les hypoglycémies rebond et d’un débit minimal afin d’éviter les obstructions de cathéter
jusqu’au débranchement. L’enseignement de l’utilisation de ce système de perfusion se fait en milieu hospitalier
par une infirmière spécialisée. Le fabricant de la pompe à perfusion ambulatoire utilisée indique une précision de perfusion de plus ou moins 6%, mais qu’elle dépend de la température et de la viscosité du liquide utilisé, du type de tubulure utilisée, de la taille du cathéter du patient ainsi que de la hauteur de la pompe par rapport au site d’administration. Le fabricant suggère de mesurer la précision d’une pompe donnée en effectuant une mesure du volume administré suite à un bolus de 20 mL d’eau stérile. Nous rapportons un incident qui s’est produit pendant la période d’enseignement d’un patient où la précision observée a dépassé ce seuil. Nous avons observé une hyperperfusion de l’ordre de 11%. Cette observation a été mise en évidence, car le contenu du sac de perfusion était complètement vide deux heures avant la fin prévue de la perfusion de 18 heures. L’infirmière dédiée à l’enseignement a également constaté une tubulure remplie d’air. Cet incident a soulevé plusieurs craintes au sein de l’équipe médicale, notamment les risques d’hypervolémie et de surnutrition reliés à la perfusion d’un volume plus élevé que ce qui est prescrit, mais aussi les risques d’hypoglycémie rebond par l’absence de la descente dégressive, et de microembolie gazeuse et d’obstruction du cathéter par la présence d’air dans la tubulure

Une étude a été réalisée afin de déterminer et corriger la source d’un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale afin d’assurer son administration de manière sécuritaire pour une population pédiatrique ambulatoire

Pour cela, une investigation multidisciplinaire a été conduite suite à l’incident, incluant l’équipe des soins infirmiers, du pharmacien en alimentation parentérale, de l’équipe de la gestion des risques et de l’équipe de génie biomédicale. Afin de résoudre le problème, le changement de la pompe ambulatoire a d’abord été tenté. La quantité de liquide contenu dans le sac a été mesurée afin d’éliminer la possibilité d’une erreur dans le processus de fabrication du sac de perfusion. Un facteur de correction de –10% à été intégré au paramètre «volume à perfuser» afin de permettre au retour à domicile du patient. Des tests de perfusion d’alimentation parentérale en mode continu dans un cylindre gradué ont été réalisés en modifiant différents paramètres (numéro de série de la pompe, concentration de la recette et type de tubulure) et ils ont été comparés avec le résultat des tests effectués selon la méthode suggérée par le fabricant.

Les résultats montrent que le fait de changer la tubulure haut débit pour une tubulure à débit standard a permis de corriger un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale lors de tests en mode perfusion continue dans un cylindre gradué. En raison de difficultés d’approvisionnement, le type de tubulure n’a pas encore été changé chez les patients, et il est donc impossible de confirmer que cette observation corrige la situation au niveau clinique. Finalement, la tubulure utilisée pour administrer l’alimentation parentérale à l’aide d’une pompe ambulatoire peut être la cause d’une hyperperfusion significative ayant un potentiel d’effets indésirables graves, particulièrement pour une population pédiatrique ambulatoire. Cet élément doit être pris en considération, notamment dans les contextes de ruptures de matériel. Dans les cas où la tubulure à débit standard n’est pas disponible, nous suggérons d’inclure un facteur de correction de –10% au «volume à perfuser» .

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Classé dans Soins pharmaceutiques, Soins pharmaceutiques

Coûts associés à la survenue de réactions indésirables aux médicaments : revue de la littérature

Les changements apportés à la Loi sur les aliments et drogues en 2019 obligent la déclaration des réactions indésirables aux médicaments (RIM) graves par les établissements de santé au Canada. Au Québec, le Ministère de la Santé et des Services sociaux a implanté en 2023 le financement à l’activité. L’impact économique des RIM en établissements de santé reste méconnu.

Une revue de la littérature a donc été réalisée afin de décrire les coûts associés à la survenue de RIM.

Pour cela, une recherche a été menée dans la base de données PubMed pour recenser les articles publiés entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2021, relatifs à ce sujet. Les données concernant le pays, la perspective économique, la RIM, les médicaments et les coûts ont été collectées.

Les résultats ont montré que les RIM engendrent des coûts additionnels, mais pas forcément dans
tous les cas. Les données économiques associées aux RIM sont hétérogènes et ne peuvent être appliquées directement aux contextes québécois et canadien. Des travaux locaux sont nécessaires afin de quantifier les coûts associés aux RIM en établissements de santé au Canada.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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Classé dans Pharmacoéconomie, Revue de littérature

Gestion des antibiotiques et voie d’administration – évolution de la répartition des jours de traitement par voie orale et parentérale dans un hôpital universitaire

La gestion des antimicrobiens assure le suivi de l’utilisation correcte des antimicrobiens. Le passage de la voie intraveineuse à la voie orale est rapidement encouragé : il réduit certains risques inhérents et facilite la sortie du patient.

Une étude descriptive et rétrospective a été menée afin d’évaluer le nombre de jours de traitement par voie parentérale dans un hôpital universitaire entre 2005-2006 et 2021-2022.

Pour cela, les données relatives à la consommation d’antimicrobiens au CHU Sainte-Justine (un centre hospitalier universitaire mère-enfant de 500 lits) ont été collectées sur les années fiscales de 2005-2006 à 2021-2022. L’extraction s’est faite à partir du système d’information sur les pharmacies (CGSI Inc, Québec, Québec, Canada). Les variables suivantes ont été calculées : DOT/1000 jours-patients pour tous les médicaments oraux et parentéraux, proportion du nombre d’AOD parentérales par rapport au nombre total d’AOD et nombre de DOT/1000 jours-patients pour les paires d’antimicrobiens disponibles pour les voies orale et parentérale.

Les résultats ont montré qu’il existe une réduction globale de la part de DOT par voie parentérale en faveur de la voie entérale de 2005-2006 à 2021-2022. Cette réduction peut être liée à la disponibilité accrue de certaines formes orales d’antimicrobiens au fil du temps et aux interventions de notre programme de gestion des antibiotiques qui contribue à la bonne utilisation des antimicrobiens dans notre hôpital. Autrement, elle peut être liée à certaines commandes en souffrance ces dernières années et à des changements de pratiques.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference of Canadian Society of Hospital Pharmacists le 10 mars 2023, à Banff, AB, Canada.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Soins pharmaceutiques

Coûts associés à la survenue de réactions indésirables aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant : une étude exploratoire

Les dépenses en santé au Québec sont en constante augmentation. Elles sont en partie expliquées par l’utilisation croissante et le prix élevé des médicaments. Depuis 2019, la Loi sur les aliments et drogues oblige les établissements de santé canadiens à déclarer toute réaction indésirable aux médicaments (RIM) grave. Les coûts associés à leur survenue demeurent toutefois méconnus. Le changement de financement du réseau québécois de la santé prévu pour le 1er avril 2023, passant d’une base historique vers le Financement axé sur les patients (FAP), permettra de les quantifier.

Une étude descriptive rétrospective et exploratoire a été menée afin de quantifier les coûts associés à la survenue d’une sélection de RIM prises en charge lors d’un parcours de soins au sein du centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ).

Pour cela , les données de RIM du CHUSJ, un centre mère-enfant de 500 lits avec un service de pharmacovigilance au sein du département de pharmacie, ont été extraites entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. Les données comprenaient le profil clinique, la RIM et le profil économique. Trois approches ont été explorées : les micro-coûts via la quantification des activités cliniques, la prolongation de la durée d’hospitalisation via la tarification interprovinciale et les données à partir des méthodologies du Coût par parcours de soins et de services (CPSS).

Les résultats ont montré que la survenue d’une sélection de RIM a engendré des coûts au CHUSJ. Ces coûts varient grandement d’une catégorie de RIM à l’autre. Les résultats de l’étude justifient la nécessité d’un ajustement au niveau des tarifs alloués aux différentes activités cliniques par le FAP lors de la survenue de RIM. Le CPSS confirme cette nécessité, et ce, malgré la sous-évaluation soulevée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la 12ème édition du Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur les médicaments, le 26 mai 2022, à Montréal, Québec, Canada.

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