L’initiative Médicaments Dangereux Québec (IMDQ) a mis à jour la liste de médicaments dangereux à l’intention des établissements de santé du Québec. Nous vous invitons donc à consulter la version de mars 2025 qui est hébergée sur le site de l’ASSTSAS.
Depuis l’adoption de la Loi de Vanessa en 2019, les hôpitaux canadiens sont légalement tenus de signaler les effets indésirables graves des médicaments (EIM).
Une étude descriptive évalue la capacité des codes diagnostiques de la CIM-10-CA à détecter les effets indésirables graves des médicaments (EIM) dans un hôpital mère-enfant canadien en 2018-2019. Sur 69 codes identifiés, 38 ont été analysés, et 18 (apparaissant dans 130 admissions) ont été jugés indicatifs d’un EIM graves. Parmi les 130 admissions analysées, 70 EIM graves ont été identifiés, dont 52 avaient déjà été détectés par le processus habituel et 18 ne l’avaient pas été. L’ajout de 11 codes diagnostiques autonomes a permis d’identifier les 18 EIM graves non détectés auparavant, augmentant ainsi la capacité de détection des EIM graves de 34,6 % sur 12 mois.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal of population therapeutics and clinical pharmacology.
Commentaires fermés sur Détection des effets indésirables graves des médicaments à l’aide des codes diagnostiques de la Classification Statistique Internationale des Maladies et des Problèmes de Santé connexes.
En 2009, la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal a mis en place un programme de baccalauréat en sciences biopharmaceutiques (BSBP). La collaboration entre le CHU de Sainte Justine (CHUSJ) et ce programme a permis d’offrir des stages aux étudiants et de réaliser des travaux dans des domaines variés aboutissant des communications scientifiques affichées.
Les diplômés du BSBP ont bénéficié d’une formation complète et multidisciplinaire leur offrant l’opportunité d’être embauché et d’intégrer l’équipe pharmaceutique.
Pour assurer la pérennité de la collaboration, il convient de créer des emplois pertinents pour les futurs diplômés et de valoriser la formation au sein du réseau de santé québécois.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel.
Commentaires fermés sur Intégration de diplômés du Programme de baccalauréat ensciences biopharmaceutiques en établissement de santé : l’expérience au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
Une nouvelle théorie pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation du retour d’information dans les soins de santé a été publiée. Elle comprend une sélection d’hypothèses très fiables qui influencent l’efficacité du cycle de retour d’information. Or, un audit sur le circuit du médicament ciblant la préparation et l’administration des médicaments par le personnel infirmier est réalisé annuellement au CHU Sainte-Justine de Montréal.
Une étude descriptive a donc été menée afin d’évaluer la conformité du processus d’audit du circuit du médicament avec une sélection de 42 critères d’efficacité.
Pour cela, la conformité de ce processus d’audit a été évalué en utilisant la théorie de l’intervention de rétroaction sur la performance clinique et ses 42 hypothèses. Cette théorie est classée en trois groupes de variables : le retour d’information, le destinataire et le contexte, ainsi qu’en 10 sous-groupes : objectifs, méthode de collecte et d’analyse des données, affichage du retour d’information, fourniture du retour d’information , caractéristiques des professionnels de la santé, réponse comportementale, caractéristiques de l’organisation ou de l’équipe, population de patients, co-interventions, processus de mise en œuvre. Deux assistants de recherche ont évalué chaque critère (conforme, non conforme ou non applicable), avec des commentaires à l’appui. Deux pharmaciens ont revu la grille de manière indépendante pour confirmer les évaluations. Les différences ont été résolues par consensus.
Les résultats ont montré que la conformité du processus d’audit du circuit du médicament est de 70,7%. Des domaines d’amélioration ont été identifiés : informatiser la collecte d’informations en temps réel, accroître le partage des données avec d’autres hôpitaux. Le processus d’audit du circuit du médicament répond à la plupart des critères d’une norme externe. Cette évaluation a permis d’identifier les domaines à améliorer.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, le 10 mars 2023, à Banff, AB, Canada.
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Dans le cadre du doctorat en pharmacie (Pharm.D.), les étudiants effectuent un stage de 4 semaines dans un hôpital à la fin de leur 2ème année : PHA2510. La 2ème année prépare l’étudiant au stage PHA2510. Elle se compose de cours d’hématologie, de néphrologie, d’infectiologie, de gastro-entérologie, d’endocrinologie et de cardiologie. L’interdisciplinarité et les compétences en communication écrite sont mises en avant. Elle forme notamment aux présentation de cas de patients, aux bilans comparatifs des médicaments et à la rédaction de notes cliniques dans les dossiers médicaux sous forme SOAP.
Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de présenter le processus de conception et de mise en œuvre de l’externat virtuel d’une semaine en 2021 et 2022.
Pour cela, cinq étapes ont été mises en place : la conception et l’identification des objectifs d’apprentissage, le développement du contenu (éléments du contenu, stratégies éducatives, produits éducatifs), la publication en ligne, le stage (l’externat virtuel d’une semaine a permis une exposition à la pratique hospitalière, au circuit du médicament et aux services cliniques et de distribution) et enfin l’évaluation. Les étudiants volontaires ont fourni chaque jour un retour d’information détaillé par courrier électronique, associé à une discussion en ligne avec le professeur. Tous les étudiants ont également été invités à remplir un questionnaire en ligne à la fin du stage.
Les résultats ont montré que la virtualisation a permis de réviser et d’améliorer le contenu, en exposant tous les étudiants aux meilleures pratiques et à une variété d’exemples, alors que l’ancienne approche n’exposait les étudiants qu’à un seul centre. En outre, la semaine a permis de préparer les étudiants aux trois semaines suivantes d’externat clinique. La pandémie de COVID19 n’a pas eu que des inconvénients, elle a permis de faire progresser l’enseignement pratique en combinant l’enseignement virtuel et l’enseignement en face à face.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 6 décembre 2022.
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A. Laurent Champeau Fournier et Jean-François Bussières. B. Invitation à la conférence. C. Pharmaciens ayant exercé à Dorval qui étaient présents à la conférence du 27 novembre 2024.
Après 12 mois de recherche, Laurent et JF ont donné une conférence à la Société d’histoire le 27 novembre 2024. Ces travaux mettent en valeur la contribution des pharmaciens en milieu communautaire, hospitalier et industriel sur le territoire de Dorval de 1900 à nos jours.
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Le 5 décembre 2024, la 4ème exposition historique a été inaugurée à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Cette exposition porte sur les 40 ans du rapport canadien sur la pharmacie hospitalière et sur le don de plus de 150 artefacts du pharmacien Kevin Hall. Elle sera présentée jusqu’en novembre 2025 dans l’atrium Morris Goodman de la Faculté de pharmacie à l’Université de Montréal.
Inauguration de l’exposition le 5 décembre 2024. Hélène Paradis, Cynthia Tanguay, André Bonnici, Patricia Lefebvre, François Schubert, Anita Kozyrskyj, Jean-François Bussières.
Anita Kozyrskyj, lors de son allocution le 5 décembre 2024
L’épouse de Kevin Hall, madame Anita Kozyrskyj était présente pour dresser un portrait de Kevin Hall et de son don. Kevin Hall était un pharmacien canadien très impliqué et reconnu par ses pairs; il a été membre du comité éditorial sur la pharmacie hospitalière au Canada durant plusieurs années. Outre sa contribution à l’enquête, il a contribué aux rapprochements entre les membres du Québec et des autres provinces. L’exposition retrace l’histoire de l’enquête, son parcours professionnel et met en valeur une sélection d’artefacts qu’il nous a donné avant son décès.
Le lancement s’est tenu lors du 22e Séminaire de gestion pharmaceutique et a réunit plus de 240 participants. À l’occasion, d’anciens membres du comité éditorial et des collaborateurs actifs se sont réunis : François Schubert, Patricia Lefebvre, Jean-François Bussières, Cynthia Tanguay, André Bonnici, Hélène Paradis.
François Schubert, Patricia Lefebvre, André Bonnici, Cynthia Tanguay, Simon de Denus, Rachel Vincent, Marie-France Beauchesne, Hélène Paradis et Jean-François Bussières, lors du lancement de l’exposition le 5 décembre 2024
L’exposition a été conçue et réalisée avec la contribution de Cynthia Tanguay, Armand Lebel, Rachel Vincent et Jean-François Bussières.
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Merci à Émilie Roy-St-Pierre de son invitation à participer au balado Mg par kilo, de l’équipe du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine. Lancé en 2024, ce balado éducatif s’’adresse « principalement aux professionnelles et professionnels de la santé et propose en 30 minutes un tour d’horizon clinique et pratique sur des sujets variés. Il est produit en collaboration avec Philippe Lacroix, spécialiste en audiovisuel, et avec la participation d’expertes et experts de divers secteurs du CHU Sainte-Justine ».
Sonia Prot-Labarthe (pharmacienne au CHU de Nantes et vice-doyenne à l’enseignement à la Faculté de pharmacie de Nantes) et Jean-François Bussières (pharmacien responsable de l’URPP et professeur titulaire de clinique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal) se rencontrent et discutent de l’intérêt des échanges France-Québec. Merci à Sonia pour cet échange, ces années formidables partagées ensemble au sein de l’URPP et la collaboration qui se poursuit. Rappelons que l’équipe de l’URPP a accueilli plus de 400 étudiants au cours des 22 dernières années, dont une moitié provenant de pays européens (France, de Belgique, de Suisse, d’Espagne et d’Allemagne).
Écoutez maintenant la 11ème balado de la série Mg par kilo en notre compagnie sur Youtube ou autres plateformes. De plus, répondez à un court sondage sur SurveyMonkey d’ici le 18 janvier 2025 afin de commenter cette initiative et proposer des suggestions, améliorations et commentaires.
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À partir de janvier 2025, notre site sur l’histoire de la pharmacie au Québec publiera à propos de la 4e exposition facultaire portant sur les 40 ans du rapport canadien sur la pharmacie hospitalière et sur le pharmacien Kevin Hall qui a fait un don de plus de 150 artefacts pour cette exposition. C’est un rendez-vous!
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Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal
Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.
Contexte Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3. Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques. L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance. Méthode/Démarche Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail. Résultats Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048). Conclusion/Recommandations Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens. Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.
Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.
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