Archives de Tag: CHU Sainte-Justine

Exploration de la relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances dans un centre hospitalier mère enfant

L’émergence de résistances bactériennes aux antibiotiques est un problème majeur et une priorité en santé publique. Certaines études ayant mis en évidence une relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances bactériennes. Le gouvernement du Québec a mis en place un programme d’antibio-gouvernance préconisant un usage raisonné des antibiotiques et l’étude des consommations d’antibiotiques en doses définies journalières (DDJ) et jours de traitement (JT) à des fins de surveillance.

Une étude rétrospective descriptive a été menée afin d’étudier la relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances bactériennes dans des pôles d’hémato-oncologie et de néonatologie au sein d’un centre hospitalier universitaire mère-enfant de 500 lits.

Pour cela, 13 années de consommation d’antibiotiques exprimées en jours de traitement pour 1000 jours-présence et 11 années de données d’antibiogrammes pour les bactéries les plus fréquemment rencontrées ont été collectées. Pour chaque couple bactérie-antibiotique, le pourcentage d’isolats résistants a été calculé pour chaque période. La différence (Δ) de pourcentage de résistance entre deux périodes consécutives a également été calculée. Les différences de proportion de résistance les plus notables (Δ >15) ont été sélectionnées pour une analyse approfondie.

Les résultats de l’étude suggèrent l’existence d’un délai (p.ex. 12 à 24 mois) entre la consommation de certains antibiotiques et l’apparition de résistances ; il existe forcément un décalage compte tenu des mécanismes connus/inconnus de développement de résistances aux antibiotiques. Cette étude exploratoire met en évidence quelques corrélations entre la consommation de certains antibiotiques et l’émergence de résistances en oncologie.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au congrès francophone de pharmacie hospitalière HOPIPHARM, le 15 mai 2019, Marseille, France.

Commentaires fermés sur Exploration de la relation entre la consommation d’antibiotiques et l’émergence de résistances dans un centre hospitalier mère enfant

Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Publications Pubmed, Soins pharmaceutiques, Soins pharmaceutiques

Charge de travail reliée aux formations pour le support pharmaceutique à la recherche

Les formations reliées aux études cliniques représentent une portion non négligeable des activités de recherche. De plus, une grande disparité existe dans les exigences de formations selon les promoteurs et la gestion des formations devient complexe. Un des facteurs expliquant la charge de travail de formation est la longueur et la complexité des documents.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de quantifier la charge de travail reliée aux formations et d’identifier les facteurs associés à la complexité de celles-ci.

Pour chaque étude clinique active au 1er mars 2022, des données démographiques ont été collectées (type de promoteur, phase de développement, secteur de soin, score de complexité de Calvin). Le score de complexité de Calvin mesure la complexité de la gestion pharmaceutique et se divise en trois niveaux : Faible (6-10), Moyen (11-19) et Élevé (20-33). Les promoteurs ont été divisés en trois groupes : commerciaux (industrie ou entreprise privée), institutionnels (universitaire autre que CHUSJ) et internes (locaux au CHUSJ). Le temps de lecture total a été calculé pour chaque étude et les moyennes obtenues ont été comparées par ANOVA.

Une analyse par document a également été réalisée. Les protocoles, manuels de pharmacie, brochures d’investigateur ainsi que tous les autres documents dont la formation était documentée ont été inclus. Les formations en ligne ont été exclues. Le nombre de versions, de pages, de mots, le temps de lecture ainsi que le Flesch Reading Ease Score (FRES)2 ont été collectés.

Entre autres, il a été retrouvé que la brochure d’investigateur était le document le plus complexe et le plus long à lire. La charge de travail reliée aux formations pour le Service Pharmaceutique de Support à la Recherche est importante et bénéficierait d’un outil pour faciliter l’identification des études complexes.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue American Journal of Health-System Pharmacy et notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

Commentaires fermés sur Charge de travail reliée aux formations pour le support pharmaceutique à la recherche

Classé dans Descriptive, Pédagogie en santé, Recherche clinique

Services et soins pharmaceutiques en France et au Canada : une analyse comparée de deux centres hospitaliers universitaires pédiatriques

Afin d’assurer un bon usage des médicaments, les pharmaciens offrent des services et des soins pharmaceutiques. Dans le cadre des projets de recherche évaluative du Réseau mère-enfant de la francophonie, nous nous sommes intéressés à la comparaison de ces services et soins pharmaceutique en France et au Canada afin de réfléchir aux bonnes pratiques et aux défis auxquels les décideurs sont confrontés.

Une étude descriptive transversale qualitative a été menée afin de décrire et comparer les similitudes et les différences relatives aux services et soins pharmaceutiques offerts dans un centre hospitalier universitaire français et canadien.

Pour cela, les établissements sélectionnés ont été l’Hôpital Necker Enfant Malade, Paris, France (HNEM) et le CHU Sainte-Justine, Montréal, QC, Canada (CHUSJ). À partir d’une séance de remue-méninge et d’une revue de littérature ciblée, une grille d’analyse a été établie, incluant des variables liées au profil de chaque établissement, de chaque département de pharmacie et des services et soins pharmaceutiques offerts. Cette grille a été développée et complétée par chaque équipe. Les similitudes et les différences ont été identifiées pour le profil des étapes des services et soins pharmaceutiques.

Au final, l’étude met en évidence 11 similitudes et 9 différences. Les différences concernent la réception et le stockage des médicaments, la prescription des médicaments et la saisie d’ordonnance, la préparation et dispensation des médicaments, et la décentralisation des prestation de soins pharmaceutiques. Il est manifeste que ce type de comparaison peut contribuer à l’évolution des services et soins dans chaque pays en profitant des réussites respectives.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Journal de Pharmacie Clinique et notre affiche présentée à la Société Française de Pharmacie Clinique le 26 janvier 2020.

Commentaires fermés sur Services et soins pharmaceutiques en France et au Canada : une analyse comparée de deux centres hospitaliers universitaires pédiatriques

Classé dans Article original, Descriptive, Soins pharmaceutiques, Soins pharmaceutiques, Transversale

Bilan des dépenses des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec de 2014-2015 à 2020-2021

Le 1er avril 2022, la chirurgie a intégré un mode de financement à l’activité. En vertu des articles 295 et 395 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, chaque établissement de santé doit produire un rapport financier pour l’exercice financier écoulé. Depuis 2014-2015, le Ministère de la santé et des services sociaux (MSSS) publie en ligne un chiffrier consolidé des états financiers de tout le réseau de la santé. L’exploitation de ces données est difficile pour chaque chef de département de pharmacie. Afin de mieux informer les équipes de gestion des départements de pharmacie, une première analyse des états financiers de 2014-2015 à 2018-2019 a déjà été publiée. Depuis ces travaux, les données de deux années financières additionnelles sont disponibles sur le site du MSSS.

Les extraits des années 2019-2020 et 2020-2021 y ont été ajoutées aux précédentes pour compléter la base de données. L’objectif était de décrire les dépenses des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec selon les rapports financiers AS471 de 2019-2020 et 2020-2021 avant l’introduction du financement à l’activité et discuter de l’évolution depuis 2014-2015.

La méthode utilisée lors de l’analyse précédente a été réappliquée : identification des lignes pertinentes provenant de pages ciblées aux dépenses du département de pharmacie à partir du dictionnaire de données fournies par le MSSS, exploration des données afin de comprendre l’état actuel de l’évolution des dépenses des départements de pharmacie à l’aide de requêtes, puis présentation des résultats sous forme de figures et de tableaux de synthèse, du général au spécifique. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les analyses ont montré que les dépenses de la pharmacie continuent de croître rapidement. Les chefs de départements de pharmacie doivent être vigilants avec l’introduction du financement à l’activité afin de préserver les services et soins pharmaceutiques requis. L’impact de la pandémie à la COVID19 sur les dépenses en pharmacie n’a pas pu être évalué.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

Commentaires fermés sur Bilan des dépenses des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec de 2014-2015 à 2020-2021

Classé dans Article original, Coûts, Pharmacoéconomie, URPP

Revue de l’utilisation de l’antibioprophylaxie en chirurgie pédiatrique dans un centre universitaire de Montréal

Plusieurs lignes directrices encadrent le recours à l’antibioprophylaxie chirurgicale. Il est donc nécessaire d’auditer périodiquement les pratiques afin d’optimiser la conformité aux lignes directrices.

Une étude rétrospective et descriptive a été menée au CHU Sainte-Justine de Montréal afin d’évaluer la conformité de l’antibioprophylaxie aux critères locaux et cibler les améliorations potentielles.

Pour cela, 125 patients ayant subi une chirurgie pédiatrique du 1er septembre au 30 novembre 2020 ont été sélectionnés. Les données ont été recueillies à partir du dossier numérisé pour 6 spécialités chirurgicales. La conformité a été évaluée sur neuf critères : complétion de la requête opératoire, utilisation de la FOPR, indication de l’antibioprophylaxie, choix de l’antibiotique, dose, voie et horaire d’administration en préopératoire, administration peropératoire (besoin et horaire) et administration postopératoire (durée).

Il a été retrouvé que dans les 123 cas évalués, la conformité de la requête opératoire en ce qui concerne l’intention de recourir ou non à l’antibioprophylaxie (24%) et l’utilisation de la FOPR (16%) était peu élevée. Cependant, la conformité de l’indication (87%) était élevée. En ce qui concerne les infections de plaies post-opératoires, l’étude met en évidence cinq cas (4%). Dans quatre de ces cas, on a noté des éléments de non-conformité.

Finalement, l’utilisation de la FOPR et l’horaire d’administration de l’antibioprophylaxie préopératoire étaient nettement sous optimales. Une meilleure diffusion et utilisation des outils administratifs et l’implantation d’un système de coordination avec l’équipe d’anesthésie permettrait d’améliorer ces aspects importants de l’antibioprophylaxie chirurgicale pédiatrique.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises et notre affiche présentée au 51ème Congrès de l’Association québécoise de chirurgie le 21 mai 2021.

Commentaires fermés sur Revue de l’utilisation de l’antibioprophylaxie en chirurgie pédiatrique dans un centre universitaire de Montréal

Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Soins pharmaceutiques

Évaluation de la conformité des ordonnances de médicaments au sein d’un centre universitaire : audit de 24 heures

La gestion de la qualité et des risques du circuit du médicament implique l’étape de la prescription des ordonnances. De plus, une ordonnance conforme permet de réduire les erreurs liées aux médicaments. C’est pourquoi les établissements de santé doivent mener périodiquement des audits en lien avec la prescription de médicaments, afin de satisfaire les normes et pratiques organisationnelles requises par Agrément Canada.

Une étude descriptive et rétrospective menée par une assistante de recherche visait à décrire le contenu et la conformité des ordonnances de médicaments aux politiques et procédures du CHU Sainte Justine de Montréal.

L’étude portait sur toutes les feuilles d’ordonnances numérisées sur NumerX ® reçues le 16 mars 2021. Les critères de conformités évalués étaient en lien avec le patient (présence du numéro du dossier, date de naissance, poids du patient, statut allergique) et l’ordonnance (date/heure de prescription, type, dose, voie, intervalle posologique, lisibilité, absence de rature, absence d’abréviations interdites selon la règle locale d’émission des ordonnances). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Il en résulte que les ordonnances de médicaments étaient conformes pour la majorité des critères. De plus, il y a un nombre croissant d’ordonnances électroniques.

Un taux faible de conformité a été retrouvé pour la documentation des allergies. Cela peut s’expliquer par l’impossibilité à voir cette documentation pour certaines ordonnance sur NumerX® même si l’information est disponible au dossier. Un total de 94 abréviations interdites ont été utilisées pour 838 feuilles d’ordonnances. L’abréviation interdite la plus souvent utilisé était UI. L’utilisation d’abréviation interdite augmente les risques d’erreurs médicamenteuses.

En conclusion, une sensibilisation auprès du personnel doit être effectuée afin de diminuer l’utilisation des abréviations interdites selon la liste du CHU Sainte-Justine.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au au 11ème colloque du Réseau québécois de recherche sur les médicaments le 10 juin 2021.

Commentaires fermés sur Évaluation de la conformité des ordonnances de médicaments au sein d’un centre universitaire : audit de 24 heures

Classé dans Circuit du médicament, Descriptive

Conformité du circuit du médicament dans les unités de soins et cliniques externes

Le circuit du médicament comporte de nombreuses étapes et une infrastructure de soutien à la pharmacie dans les unités de soins et cliniques externes.

Une étude a été menée afin d’évaluer le taux de conformité du circuit du médicament entourant le stockage des médicaments dans les unités de soins et les cliniques externes.

C’est une étude observationnelle, descriptive et transversale qui a été réalisée au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, incluant toutes les unité de soins et une sélection de cliniques externes. Une observation directe à l’aide d’une grille d’évaluation standardisée a été menée par deux assistantes de recherche. Les critères étaient cotés puis un rapport de conformité par unité ou clinique a été produit, validé par le chef adjoint aux services et partagé aux gestionnaires d’unité clinique.

Il a été retrouvé que les critères avec le plus faible taux de conformité sont pour les unités de soins :

  • La présence d’un bac retour à la pharmacie.
  • Les registres de température pour les réfrigérateurs.
  • Le contenu de réfrigérateurs

et pour les cliniques externes :

  • La présence d’une poubelle adaptée
  • La péremption des médicaments dans l’entreposage

Les rapports envoyés aux unités de soins et cliniques externes permettront un suivi et l’ajustement des pratiques lorsque nécessaire.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

Commentaires fermés sur Conformité du circuit du médicament dans les unités de soins et cliniques externes

Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Observations, Transversale

Première Pharmacie hospitalière éco+responsable : Profil de la démarche et des actions mises en place au CHU Sainte-Justine

De nombreux travaux scientifiques confirment la présence d’un réchauffement climatique associé
à l’activité humaine à l’échelle planétaire. De plus, l’exercice de la pharmacie s’accompagne de nombreuses activités comportant une empreinte environnementale. Or, des changements peuvent être apportés en pratique pharmaceutique afin de réduire cette empreinte environnementale

Une étude descriptive a été menée afin de décrire la démarche et les actions mises en place pour l’obtention d’une reconnaissance de Pharmacie éco+responsable.

Avec le soutien de Maillon-Vert (experts-conseil en développement durable depuis 2012), une démarche constituée de huit étapes a réalisée au CHU Sainte-Justine. Elle comportait notamment un sondage pré afin d’évaluer l’intérêt des équipes, l’analyse des pratiques actuelles, l’identification des actions correctrices
potentielles, la mise en place de celles-ci et une enquête post afin d’évaluer les perceptions et les
retombées de cette démarche. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

90% des répondants étaient prêts à s’engager dans la mise en place d’actions écoresponsable. L’initiative s’est basée sur la règle des 3 RV : Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser. Parmi les actions correctrices menées, 32 tâches ont été réévaluées et 28 changements de pratique ont été identifiés incluant les éléments suivants : diminution de l’utilisation du papier, du plastique, augmentation du taux de récupération des déchets à 80 % et réduction des déplacements.

En conclusion, il est possible de contribuer à petite échelle à la réduction de l’empreinte environnementale et les pharmacies hospitalières du Québec font partie de la solution.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

Commentaires fermés sur Première Pharmacie hospitalière éco+responsable : Profil de la démarche et des actions mises en place au CHU Sainte-Justine

Classé dans Descriptive

Étude de l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide

Des difficultés à décontaminer complètement les surfaces exposées aux antinéoplasiques existent. Il est nécessaire d’effectuer plusieurs nettoyages successifs. Malgré cela, le cyclophosphamide, très utilisé, est persistant sur les surfaces. C’est pourquoi le protocole de décontamination a été amélioré entre 2020 et 2021.

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide. Il était également question de comparer deux protocoles de décontamination (2020 en quatre étapes vs 2021 en huit étapes)

La contamination par le cyclophosphamide a été quantifié à T0, T1 et T2. La mesure s’est faite par chromatographie liquide haute performance couplée à la spectrométrie de masse. L’étude a été réalisée dans 9 pharmacies hospitalières au Québec. 17 sites on été sélectionnés dont les grilles frontales et planchers de hottes et les tablettes d’entreposage du cyclophosphamide.

Il a été retrouvé que le nettoyage intensif n’a pas permis d’enlever toutes les traces de cyclophosphamide même s’il y avait une diminution de la contamination juste après le nettoyage. De plus, une ré-augmentation de la contamination après 30 jours de travail avait lieu. Au sujet de la comparaison des protocoles, il y avait une diminution du nombre de sites contaminés entre 2020 et 2021 pour T0 et T1. Toutefois, une même proportion des sites était contaminée après 30 jours de travail.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Objectif Prévention et notre affiche présentée au Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM) le 10 juin 2021.

Commentaires fermés sur Étude de l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide

Classé dans Santé et sécurité au travail, Santé et sécurité au travail

Efficacité théorique de séances de décontamination suite à une simulation de déversement accidentel de flacons d’antinéoplasiques

Un déversement de médicaments dangereux peut survenir lors d’un bris accidentel d’un contenant (i.e. flacon, poche) dans le cadre du circuit du médicament. Les recommandations des sociétés savantes suggèrent deux à quatre séances de décontamination à la suite d’un déversement accidentel. Cependant, il n’existe pas de méthode de décontamination consensuelle efficace à 100%.

Une étude a été réalisée afin de calculer le nombre de séances de décontamination successives requises pour éliminer toute trace détectable d’une sélection de neuf médicaments dangereux après un déversement
accidentel.

Pour ce faire, des simulations mathématiques avec la présentation commerciale la plus fréquente au Québec de 9 médicaments dangereux ont été effectuées. Les limites de détections de la méthode LC-MS-MS disponible
au Canada ont été prises en compte et plusieurs taux d’efficacité de la séance de décontamination ont été testés.

Au total, 36 simulations ont été réalisées. Il a été retrouvé que dans le meilleur des cas (i.e. avec une efficacité de nettoyage de 98%), 4 séances de décontamination ne seraient pas suffisantes pour que la quantité d’antinéoplasique mesurée soit inférieure à la limite de détection (LOD), sauf pour le docétaxel (dont la LOD est plus élevée que pour les autres molécules). Finalement, le nombre de décontaminations nécessaires dépend de chaque molécule (propriétés physico-chimiques et limite de détection propres à chaque molécule) et de l’efficacité du nettoyage.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès francophone de pharmacie hospitalière HOPIPHARM le 26 mai 2021.

Commentaires fermés sur Efficacité théorique de séances de décontamination suite à une simulation de déversement accidentel de flacons d’antinéoplasiques

Classé dans Santé et sécurité au travail, Santé et sécurité au travail