Jean-François Bussières au CPERC à Québec, en juin 2024
L’équipe de l’URPP était présente au congrès de l’Association des facultés de pharmacie du Canada (AFPC), le Canadian Pharmacy Education and Research Conference (CPERC), qui s’est tenu à Québec du 12 au 14 juin 2024. Dans ce cadre, Jean-François Bussières, a présenté deux communications affichées à titre de professeur titulaire de clinique.
Il a présenté l’évolution du stage de 2ème année au programme de Doctorat professionnel en pharmacie et les actions posées afin de mieux exposer les étudiants au circuit du médicament.
Il a également illustré la phase pré-lancement du Dictionnaire canadien pharmaceutique et historique. La version web de ce projet sera lancée à l’automne 2024.
Bien que la plupart des patients hospitalisés ou en clinique externe soient exposés à des pharmaciens dans le cadre de leurs soins, une méconnaissance demeure quant au rôle du pharmacien ainsi qu’à sa présence au chevet des patients. Un patient mieux informé quant au rôle et à la présence du pharmacien en établissement de santé est plus susceptible d’avoir recours à ses services et de profiter de son expertise. À ce jour, il existe relativement peu d’études visant à évaluer des stratégies de mise en valeur du rôle du pharmacien auprès des patients.
Une étude expérimentale randomisée contrôlée à simple aveugle a donc été mise en place afin de décrire et évaluer la faisabilité d’implanter une intervention à trois volets visant à accroître la visibilité du pharmacien et de son rôle dans l’équipe traitante, afin d’optimiser les soins pharmaceutiques.
Pour cela, des patients et leur(s) parents/tuteurs admis dans les unités de pédiatrie du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine entre le 5 mars et le 8 août 2019 ont été inclus. Deux groupes ont été formés. Le groupe intervention recevait les services et soins pharmaceutiques usuels la remise d’un dépliant portant sur la pharmacie hospitalière, un accès à une ligne téléphonique et un formulaire de congé standardisé. Le groupe témoin recevait seulement les services et soins pharmaceutiques usuels. Ensuite, deux sondages ont été envoyés : un sondage en ligne pour les participants sept jours après le congé et un sondage aux professionnels après la fin du recrutement.
Les résultats ont montré qu’il y a eu moins d’appels reçus que prévu, d’où la faisabilité d’implanter le volet téléphonique. 1/3 des questions posées par téléphone portaient sur l’innocuité. Concernant le dépliant, le rôle du pharmacien demeure méconnu et les parents étaient intéressés pour rencontrer le pharmacien. Ils pensaient devoir être mieux informés de sa disponibilité pendant le séjour. Des commentaires positifs de pharmaciens de milieux externes ont été reçus. Pour ce qui est du formulaire de congé, il existe plusieurs barrières à son implantation : il n’était pas pertinent pour tous les participants, manquait de visibilité et son intégration dans la pratique quotidienne est à revoir et à améliorer.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au Congrès des conférences de pratique professionnelle, le 1er février 2020, à Toronto (ON), Canada.
Commentaires fermés sur SOINS PLUS : Évaluation d’une intervention à trois volets visant à accroître la visibilité de la présence et du rôle du pharmacien
L’ importance croissante des pénuries de médicaments au Canada et ailleurs dans le monde pose problème. Néanmoins, il existe peu de littérature décrivant cette problématique alors qu’elle a des conséquences quotidiennes sur les cliniciens et les patients.
Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la situation relative aux pénuries de médicaments au Canada de 2017 à 2019 et de discuter de cette problématique.
Pour cela, deux sources de données ont été utilisées : le site officiel canadien de déclaration des pénuries de médicaments incluant les officines et les hôpitaux (https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca/ ) et les rapports de pénuries hebdomadaires diffusés par le grossiste répartiteur McKesson Canada uniquement aux hôpitaux du Québec. Le profil des pénuries a été identifié par source de données, type (princeps/générique), voie (parentérale/non parentérale), classe thérapeutique (classes utilisées au Canada), fabricant/laboratoire, causes de rupture telles que déclarées volontairement par les fabricants sur le site canadien. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.
Au final, cette étude met en évidence un nombre élevé de pénuries de médicaments au Canada de 2017 à 2019. Cette problématique perdure depuis déjà près d’une décennie. Ces données confirment celles de travaux antérieurs publiés précédemment. Ces données indiquent une situation préoccupante qui peut avoir des conséquences sur la prestation sécuritaire de soins dans le système de santé. Il est donc essentiel de publier les données sur les pénuries de médicaments pour sensibiliser toutes les parties prenantes à cette problématique.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au Congrès de la Société Française de Pharmacie Clinique, le 26 Janvier 2020, à Marseille, France.
Commentaires fermés sur Peut-on soigner des patients sans médicaments ? État des lieux des pénuries de médicaments au Canada de 2017 à 2019
Bien que la consommation des opioïdes soit quatre fois plus faible en Europe qu’en Amérique du Nord, on observe une tendance à la hausse des prescriptions d’opioïdes et de la mortalité associée. L’Amérique du Nord subit une « crise des opioïdes » et ce phénomène émerge en Europe. Or les hôpitaux sont à l’origine de l’initiation de ces traitements.
Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire les consommations de substances désignées (i.e.; stupéfiants, drogues contrôlées et benzodiazépines) entre un hôpital français (HF) et un hôpital québécois (HQ).
Pour cela, les données de consommation issues des logiciels de la pharmacie ont été extraites. Pour chaque substance désignée, les quantités (unité de sortie de stock) consommées pour la période d’étude ont été recensées. Les données ont été exprimées en dose définie journalière (DDJ) pour 1000 jours-présence.
Les résultats montrent que la consommation de substances désignées est plus élevée dans l’HQ que l’HF. Bien que les consommations respectives soient à la baisse, il apparait utile de les monitorer afin de limiter les risques de mésusage. L’utilisation du concept de DDJ/1000-jours présence, utilisé en gérance des antimicrobiens, peut permettre de comparer l’utilisation de substances désignées en établissement de santé.
Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises et notre affiche présentée à la 14ème édition du Colloque annuel de l’Association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal (AEESPUM), le 2 mai 2019, à Montréal, Québec, Canada.
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La non-adhésion aux anti-infectieux contribue à l’échec thérapeutique et à l’émergence de résistances. Peu d’études portent sur l’adhésion aux anti-infectieux oraux (AIO) prescrits pour des infections aigues suite au congé en pédiatrie.
Une étude pilote descriptive prospective a donc été menée pour évaluer la prévalence de l’adhésion globale des patients pédiatriques aux AIO prescrits au retour à domicile suite à une hospitalisation et décrire les facteurs de non-adhésion observés.
Pour cela, les patients âgés de moins de 16 ans, parlant français et ayant congé du service de pédiatrie avec un AIO pour maximum 28 jours étaient inclus. 4 questionnaires ont été soumis : 3 au patient en personne au congé, au téléphone à la fin du traitement d’AIO (avec un test de connaissances aux AIO) et à 30 jours post-congé et 1 à sa pharmacie de ville par téléphone 2 jours après le congé.
Les critères suivants ont été évalués :
% de doses prises (PDP) : (nombre DP / nombre DAP)*100
% de doses correctes (PDC) : (nombre DCP / nombre DAP) * 100
Horaire de prise non conforme : Écart de plus de ± 25% entre l’heure de prise réelle et l’heure théorique
Les résultats ont montré que l’adhésion globale aux AIO pour des infections aigues en pédiatrie est de 52% avec 100% d’adhésion primaire et 52% d’adhésion secondaire. Le taux d’adhésion primaire montre que le traitement est accepté par les patients/parents. Le taux d’adhésion secondaire montre que les patients/parents ont des difficultés avec les horaires de prises. Toutefois, 90% des patients prennent le bon nombre de prises et la bonne quantité de médicament. En définitive, le pharmacien et l’équipe soignante ont un rôle à jouer pour assurer le lien entre l’hospitalisation et la prise en charge à domicile par l’explication de l’ordonnance et de l’intérêt d’une bonne adhésion médicamenteuse.
Vous pouvez consulter notre article publié dans l’European Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au Congrès de l’Association étudiante de l’École de santé publique de l’Université de Montréal (AÉÉSPUM), le 2 mai 2019, Montréal, Qc, Canada.
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De nombreux avantages de la numérisation existent en pharmacie. Il serait intéressant d’exploiter son utilisation pour la dispensation de médicaments de recherche. De plus, la validation des ordonnances pourrait être optimisée au CHU Sainte-Justine de Montréal.
Une étude de faisabilité a été menée afin d’évaluer la faisabilité d’implantation d’un système de numérisation par prise de photos pour la validation des ordonnances de recherche.
Pour cela, une revue de la littérature des documents normatifs/légaux encadrant la recherche clinique a été réalisée afin de cibler les enjeux reliés à l’implantation du système de numérisation par prise de photos. Ensuite, l’équipe a procédé au choix, à l’acquisition et à la paramétrisation au réseau d’un téléphone intelligent pour la prise de photos. Une période de phase pilote s’est déroulé du 31/01/2019 au 28/02/2019. Pendant celle-ci, les dispensations de médicaments de recherche ont été prises en photo et les ordonnance de recherche ont été numérisées pour permettre la validation à distance par le pharmacien. Les avantages et limites de cette pratique ont ensuite été identifiés.
Au final, seulement 1/3 des dispensations ont pu être validées avec la nouvelle méthode de validation. La problématique relevait du fait qu’au CHU Sainte-Justine, aucun pharmacien n’est attitré à la recherche seulement. Deux fois sur trois, la notification au pharmacien échouait (occupé à d’autres tâches, interruption numérique difficile (i.e. plus facile d’interrompre en personne qu’à partir de signaux numériques comme textos ou beep de télé-avertisseur, ou encore en réunion, etc.) et l’ancienne méthode de validation a dû être employée. En conclusion, il est faisable d’utiliser un téléphone intelligent pour la numérisation en recherche. Le processus doit toutefois être optimisé avant d’être implanté.
Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Grand Forum 2019 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 28 mars 2019.
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À la suite d’un audit d’évaluation des pratiques de préparation et d’administration des médicaments dans les unités de soins, des lacunes ont été observées au niveau de la désinfection des surfaces de préparation des médicaments.
Une étude descriptive transversale a été menée au CHU Sainte-Justine de Montréal afin de décrire la contamination microbiologique des surfaces de préparation des médicaments dans les unités de soins.
Pour cela, une assistante de recherche a prélevé 2 types de surface de travail (comptoirs de pharmacies d’unités de soins et chariots de médicaments dans les unités de soins) lors d’une journée de septembre 2021. Deux prélèvements de contrôle ont été effectués sur deux surfaces préalablement décontaminées avec une lingette composée d’ammonium quaternaire. Des géloses au sang ont ensuite été ensemencées puis incubées au laboratoire de microbiologie. Les prélèvements étaient considérés positifs lorsqu’il y avait au moins une colonie après sept jours d’incubation. Les espèces n’étaient pas identifiées d’emblée à l’exception des suspicions de Staphylococcus aureus.
En résultat, 94% des prélèvements étaient positifs. Un Staphylococcus aureus a été retrouvé dans un prélèvement sur la surface d’un chariot et des levures et champignons filamenteux ont également été retrouvés sur deux prélèvements. Étant donné que la majorité des surfaces prélevées présente une contamination microbiologique, ces résultats serviront à sensibiliser les équipes aux bonnes pratiques de l’entretien des surfaces avant et après chaque préparation de médicaments sur les unités de soins.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.
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Avec la mise en marché de thérapies ciblées complexes, différentes mesures ont été mises en place pour gérer l’accès, le remboursement, la distribution et la surveillance en oncologie. Les intervenants sont multiples. Les rôles du pharmacien hospitalier (PH) et d’officine (POFF) varient en fonction des réglementations et des enjeux de chaque pays.
Une étude descriptive exploratoire transversale a été menée afin de comparer le rôle et la perception des pharmaciens hospitaliers dans la dispensation de certaines thérapies orales ambulatoires en oncologie en Amérique du Nord et en Europe.
Pour cela, 44 variables identifiées et divisées en trois catégories (démographie, pratique actuelle et perceptions). Un questionnaire en ligne (SurveyMonkey®, Palo Alto, CA, EUA) a été développé en Français et en Anglais et pré-testé auprès de cinq PH québécois. Un échantillon de convenance a permis d’identifier un répondant expert PH par entité juridique (Canada, États-Unis et Europe). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.
Il a été retrouvé que les rôles et perceptions de pharmaciens hospitaliers dans la dispensation de certaines thérapies orales ambulatoires en oncologie en Amérique du Nord et Europe comportent des similitudes et des différences. Peu importe l’entité juridique, une majorité de répondants considèrent que la charge de travail est à la hausse et que les ressources sont insuffisantes pour assurer des services et soins pharmaceutiques de qualité (i.e. sécurité et bon usage). La hausse de la charge de travail est peut-être liée notamment aux exigences d’accès générées par les fabricants et tiers-payeurs (i.e. différents types de formulaires et démarches complexes d’accès) incluant le recours à un tiers dans le circuit du médicament (i.e. pharmacies d’officine spécialisées), le modèle de pharmacie spécialisée étant propre à l’Amérique du Nord. Le nombre de patients atteints de cancer est en hausse tout comme les options thérapeutiques disponibles ; cette étude exploratoire balisant la pratique pharmaceutique dans différentes entités juridiques montre l’intérêt de réfléchir au modèle actuel de pratique pharmaceutique (hôpital vs officine) afin d’assurer un traitement adéquat des patients atteints de cancer (p.ex. devrait-on s’assurer que 100% des ordonnances générées à l’hôpital en cliniques externes, soient validées par le pharmacien hospitalier avant le départ du patient). D’autres travaux devraient être menés compte tenu du petit échantillon sondé.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.
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Nous sommes fiers de souligner la défense de ses travaux de recherche dans le cadre de son Master en pharmacie à la Faculté des sciences, section des sciences pharmaceutiques, à l’Université de Genève.
Son projet portait sur : « Recensement des pénuries de médicaments (2019-2023) : analyse de l’impact et perception des pharmaciens hospitaliers ».
Jury : Jean-François Bussières, directeur de projet, Pascal Bonnabry et Pierre Voirol, co-évaluateurs.
Ce projet a fait l’objet d’une affiche qui a été présentée au congrès de l’APES en mars 2024 et d’une deuxième affiche qui sera présentée au congrès Hopipharm en mai 2024. Restez à l’affût pour le partage!
L’équipe de l’URPP était présente pour souligner l’événement. Félicitations pour le travail accompli avec rigueur!
Ilona Béatrix le 19 avril 2024
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Nous sommes fiers de souligner la défense de de ses travaux de recherche dans le cadre de son Master en pharmacie à la Faculté des sciences, section des sciences pharmaceutiques, à l’Université de Genève.
Son projet portait sur : « Encadrement normatif entourant la pharmacie hospitalière au Québec : évaluation d’un référentiel de l’ASHP et audit sur le stockage du médicament dans les unités de soins et cliniques externes ».
Jury : Jean-François Bussières, directeur de projet, Farshid Sadeghipour et Nicolas Widmer, co-évaluateurs.
Ce projet fera l’objet de deux affiches qui seront présentées au congrès Hopipharm en mai 2024. Restez à l’affût pour le partage!
L’équipe de l’URPP et sa famille était présents pour souligner l’événement. Félicitations pour le travail accompli avec attention!
Défense d’Elsa Bonnabry le 19 avril 2024
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