Archives de Catégorie: Thèmes de recherche

Formation pratique des Pharm. D. dans les hôpitaux – une formation virtuelle d’une semaine à la suite du COVID19

Dans le cadre du doctorat en pharmacie (Pharm.D.), les étudiants effectuent un stage de 4 semaines dans un hôpital à la fin de leur 2ème année : PHA2510. La 2ème année prépare l’étudiant au stage PHA2510. Elle se compose de cours d’hématologie, de néphrologie, d’infectiologie, de gastro-entérologie, d’endocrinologie et de cardiologie. L’interdisciplinarité et les compétences en communication écrite sont mises en avant. Elle forme notamment aux présentation de cas de patients, aux bilans comparatifs des médicaments et à la rédaction de notes cliniques dans les dossiers médicaux sous forme SOAP.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de présenter le processus de conception et de mise en œuvre de l’externat virtuel d’une semaine en 2021 et 2022.

Pour cela, cinq étapes ont été mises en place : la conception et l’identification des objectifs d’apprentissage, le développement du contenu (éléments du contenu, stratégies éducatives, produits éducatifs), la publication en ligne, le stage (l’externat virtuel d’une semaine a permis une exposition à la pratique hospitalière, au circuit du médicament et aux services cliniques et de distribution) et enfin l’évaluation. Les étudiants volontaires ont fourni chaque jour un retour d’information détaillé par courrier électronique, associé à une discussion en ligne avec le professeur. Tous les étudiants ont également été invités à remplir un questionnaire en ligne à la fin du stage.

Les résultats ont montré que la virtualisation a permis de réviser et d’améliorer le contenu, en exposant tous les étudiants aux meilleures pratiques et à une variété d’exemples, alors que l’ancienne approche n’exposait les étudiants qu’à un seul centre. En outre, la semaine a permis de préparer les étudiants aux trois semaines suivantes d’externat clinique. La pandémie de COVID19 n’a pas eu que des inconvénients, elle a permis de faire progresser l’enseignement pratique en combinant l’enseignement virtuel et l’enseignement en face à face.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 6 décembre 2022.

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Laurent Champeau-Fournier et JF Bussières à la Société d’histoire de Dorval

Après un premier projet mené avec la Société d’histoire de Lachine en 2018-2020, Jean-François Bussières a collaboré avec la Société d’histoire de Dorval.  Laurent Champeau-Fournier, étudiant au doctorat professionnel en pharmacie natif de Dorval s’est impliqué très activement dans le projet.

A. Laurent Champeau Fournier et Jean-François Bussières. B. Invitation à la conférence. C. Pharmaciens ayant exercé à Dorval qui étaient présents à la conférence du 27 novembre 2024.

Après 12 mois de recherche, Laurent et JF ont donné une conférence à la Société d’histoire le 27 novembre 2024.  Ces travaux mettent en valeur la contribution des pharmaciens en milieu communautaire, hospitalier et industriel sur le territoire de Dorval de 1900 à nos jours. 

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Étude exploratoire visant à évaluer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours

Un programme annuel de surveillance de la contamination des surfaces par les médicaments antinéoplasiques est proposé aux centres canadiens depuis 2010. Certains sites échantillonnés restent contaminés au fil des
années. L’hypothèse qu’un protocole de nettoyage en quatre étapes réduirait cette contamination et que l’effet
peut persister 30 jours plus tard a été émise. Les lignes directrices recommandent de désactiver, décontaminer, nettoyer et désinfecter les surfaces, mais les produits utilisés et les fréquences de nettoyage varient d’un centre à l’autre.

Une étude a été réalisée afin d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours.

Pour cela, 9 directeurs de départements de pharmacie ont été contactés en octobre 2020. Les sites qui étaient systématiquement positifs au cyclophosphamide en 2017-2020 ont été identifiés. La contamination superficielle au cyclophosphamide a été quantifiée à T0, T1, T2 par chromatographie liquide ultra-performante – spectrométrie de masse en tandem par l’INSPQ. La limite de détection du produit est de 0,001 ng/cm². Ensuite, le taux de réduction a été calculé : (T2-T1)/T0 *100.

Les résultats ont montré que certains sites sont restés systématiquement contaminés au fil des ans, notamment la grille avant des hottes et le sol devant les hottes. Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide. Il a permis de réduire la proportion d’échantillons positifs et la concentration mesurée à T1. L’effet s’est prolongé après 30 jours, puisque les concentrations mesurées à T2 étaient toujours inférieures à T0. L’effet semble plus important sur les étagères de stockage qui étaient entièrement exemptes de contamination à la fois à T1 et à T2. Une étude future explorera l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (i.e. utilisation d’une lingette microfibre et moins de liquide).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Canadian Society of Hospital Pharmacists lors de la Professional Pratice Conference (PPC 2021) , le 25 mars 2021.

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Série de blogues sur Pharmacie Montréal et la famille Duquette

La 3e exposition facultaire du Fonds d’histoire JF Bussières a été lancée en novembre 2023. celle-ci portait sur Pharmacie Montréal et la famille Duquette. Avez-vous consulté notre série de blogues sur ce sujet? Nous vous invitons à consulter nos archives pour en apprendre davantage sur la famille Duquette, mais aussi sur la construction de l’emblématique bâtiment art déco de Pharmacie Montréal, et les multiples façons dont Pharmacie Montréal s’est démarquée à l’époque.

À partir de janvier 2025, notre site sur l’histoire de la pharmacie au Québec publiera à propos de la 4e exposition facultaire portant sur les 40 ans du rapport canadien sur la pharmacie hospitalière et sur le pharmacien Kevin Hall qui a fait un don de plus de 150 artefacts pour cette exposition. C’est un rendez-vous!

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L’URPP aux Journées annuelles de santé publique

Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal

Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.

Contexte
Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3.
Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques.
L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance.
Méthode/Démarche
Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. 
Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail.
Résultats
Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048).
Conclusion/Recommandations
Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens.
Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.

Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.

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Évaluation de la conformité de Pharmactuel aux critères révisés de deux organismes experts en matière d’éthique de la publication

Deux organismes reconnus au plan international concernant l’éthique, le Committee on Publication Ethics (COPE) et l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) ont tous deux mis à jour leurs lignes
directrices en 2018. Afin d’assurer la qualité du contenu d’une revue, il est primordial de respecter les règles d’éthiques les plus récentes en matière de publication.

Une étude a été menée afin d’évaluer la conformité des lignes directrices du Pharmactuel en vigueur au 1er janvier 2020 concernant les critères révisés de l’ICMJE et de COPE en matière d’éthique de la publication.

Pour cela, les nouveaux critères en matière d’éthique de l’ICMJE (n = 56) et de COPE (n = 22) ont été répertoriés. La conformité (complète ou partielle) de Pharmactuel par rapport à ces critères a été évaluée.

Les résultats montrent qu’il y a un besoin de mettre à jour les politiques éditoriales, de créer un document de régie interne pour l’uniformisation des pratiques et de mettre en place plusieurs autres mesures. Finalement, des correctifs mineurs seront apportés et permettront à Pharmactuel d’atteindre un degré de conformité de 100 % par rapport aux critères de l’ICMJE et de COPE.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2020 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mai 2020.

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Lancement du grand dictionnaire canadien de l’histoire de la pharmacie!

gdchp.ca

Le 25 novembre 2024, nous avons lancé le grand dictionnaire canadien de l’histoire de la pharmacie! Le lancement a eu lieu à l’occasion du 22e anniversaire de l’URPP, événement hybride auquel une cinquantaine de personnes ont participé.  

Ce projet phare de l’URPP permettra aux cohortes d’étudiants ainsi qu’à des pharmaciens en exercice ou retraités, de contribuer à documenter l’histoire de la pharmacie. Pour le lancement, le dictionnaire comporte déjà une cinquantaine de termes, tant des noms propres, des noms communs que des noms de médicaments.

Chaque fiche historique est accompagnée de références et liste les collaborateurs impliqués dans sa création. Certaines fiches comportent des vidéos permettant à des acteurs du monde pharmaceutique de décrire le contexte historique autour du terme.

Jean-François Bussières, auteur de deux ouvrages et de nombreux projets sur l’histoire de la pharmacie, et responsable du Fonds d’archives de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, est fier de lancer le Dictionnaire. Nous remercions tous les collaborateurs à cette version pilote du site, soit : Antoun Homsi-Zaidan, Laurie Bernier, Myriam Courchesne, Juliette Mutin, Victor El-Jammal, Virginie Pedneault, Ann-Fédie Anténor, Louis-Étienne Labrie, Cynthia Tanguay et Maxime Bergeron. Le site sera continuellement mis à jour, nous vous invitons à le consulter à et nous contacter si vous souhaitez collaborer.

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Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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NeuroPGx – Tests pharmacogénétiques en neurologie pédiatrique : une étude pragmatique évaluant les perceptions des cliniciens et des patients

Ces dernières années, le domaine de la pharmacogénétique a connu une croissance exponentielle. Cependant, l’utilisation de ces tests dans la pratique a été limitée. Les patients pédiatriques atteints d’épilepsie, en particulier, pourraient bénéficier de tests pharmacogénétiques, car des associations gène-médicament cliniquement pertinentes pour les antiépileptiques ont été rapportées.

Une étude prospective observationnelle à méthodes mixtes a été réalisée afin d’évaluer la perception des tests pharmacogénétiques par les cliniciens. Les perceptions des patients et des pharmaciens communautaires ont également été évaluées afin d’évaluer tous les participants au processus de test clinique pharmacogénétique.

Pour cela, les neurologues du Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine à Montréal ont eu accès à un panel pharmacogénétique (Precision Rx ; Dynacare, Laval, Qc) pour leurs patients pédiatriques atteints d’épilepsie qui avaient un rendez-vous de suivi pendant la période de l’étude (de mars à août 2021). Le rapport de résultats a également fourni les recommandations d’un pharmacien pour la gestion des médicaments psychotropes concernés. L’étude comprenait trois méthodes d’évaluation. Premièrement, les pharmaciens hospitaliers et les neurologues ont participé à des groupes de discussion concernant les tests pharmacogénétiques. Deuxièmement, les patients ayant bénéficié d’un test pharmacogénétique pendant la période de l’étude ont répondu à des enquêtes afin d’évaluer leur perception de ces tests. Troisièmement, les pharmaciens communautaires, qui ont reçu une copie des résultats de ces tests, ont répondu à une enquête sur leur perception de la pharmacogénétique.

Les résultats ont mis en avant l’utilisation des tests pharmacogénétiques directement auprès des cliniciens et des patients et ont montré que tant les cliniciens que les patients sont généralement favorables à la mise en œuvre des tests pharmacogénétiques dans le domaine de l’épilepsie pédiatrique. Certains facilitateurs sont nécessaires pour que ces tests deviennent plus couramment prescrits, notamment : le remboursement de ces tests par les assurances, l’inclusion d’une aide à la décision clinique ou d’une interprétation par les pharmaciens et la mise en place d’une structure organisationnelle pour assurer une utilisation efficace et à long terme des résultats des tests. L’intégration locale des tests pharmacogénétiques dans la pratique est une étape essentielle pour que les cliniciens se sentent plus à l’aise et connaissent mieux ces tests, afin d’améliorer à terme les soins et la sécurité des patients à plus grande échelle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists, le 29 janvier 2022.

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