En 2009, la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal a mis en place un programme de baccalauréat en sciences biopharmaceutiques (BSBP). La collaboration entre le CHU de Sainte Justine (CHUSJ) et ce programme a permis d’offrir des stages aux étudiants et de réaliser des travaux dans des domaines variés aboutissant des communications scientifiques affichées.
Les diplômés du BSBP ont bénéficié d’une formation complète et multidisciplinaire leur offrant l’opportunité d’être embauché et d’intégrer l’équipe pharmaceutique.
Pour assurer la pérennité de la collaboration, il convient de créer des emplois pertinents pour les futurs diplômés et de valoriser la formation au sein du réseau de santé québécois.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel.
Commentaires fermés sur Intégration de diplômés du Programme de baccalauréat ensciences biopharmaceutiques en établissement de santé : l’expérience au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
Dans le cadre du centenaire de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal (1919-1920 à 2019-2020), nous avons sollicité les dons de diplômés de la Faculté. Le pharmacien Denis Giroux a légué sa collection d’artefacts au fond historique (Fond JF Bussières) qui met en valeur le patrimoine historique de la pharmacie québécoise. Dans le cadre d’échanges menés à l’été 2020, nous avons procédé au transfert des artefacts à la Faculté de pharmacie.
Une étude descriptive a été menée afin d’établir un profil de la carrière du pharmacien Denis Giroux et présenter la démarche de mise en valeur du don d’artefacts pharmaceutiques.
Pour cela, une revue historique a été réalisée avec la participation de deux étudiants au doctorat professionnel en pharmacie et le professeur responsable du fond. Un entretien semi structuré a été enregistré avec Denis Giroux afin d’établir un profil de carrière. La collection préparée par le donateur incluant une base de données et des photos professionnelles a été transférée. À partir de la base de données, la sélection d’artefacts a été identifiée et mise en vitrine. Les photos ont été imprimées et un article synthèse a été rédigé pour les Annales de l’URPP 2021.
En conclusion de l’étude, il a été retrouvé qu’il n’y a pas de musée de la pharmacie malgré quelques tentatives au fil du temps ; toutefois, le professeur JF Bussières a mis en place un musée virtuel et des vitrines historiques afin de présenter, chaque année une sélection d’artefacts d’un donateur. Ainsi, la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal veut mettre en valeur le patrimoine de ses diplômés par le biais d’un musée virtuel, d’expositions périodiques et l’implication des étudiants en formation à l’histoire de la pharmacie. Le don de Denis Giroux est important, tant par sa variété que la quantité d’artefacts ; certains livres datent du 18ème siècle tandis que d’autres sont plus récents; certains artefacts (médicaments) du milieu du 19ème siècle et plusieurs datent des années soixante dix. Denis Giroux a joué un rôle important au Québec dans le développement des préparations magistrales de médicaments ; il a notamment été pharmacien consultant pour Vigilance Santé de 2011 à 2019 afin de revoir la section des préparations magistrales du logiciel Rx Vigilance; plus de 500 formules ont été mises à jour en fonction des normes de préparations magistrales publiées par l’Ordre des pharmaciens du Québec. Ce don permettra notamment la poursuite de travaux visant à recenser et décrire l’histoire des préparations magistrales au Québec. La Faculté de pharmacie est très reconnaissante de ce don qu’elle mettra davantage en valeur au terme de la pandémie à COVID 19.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.
Commentaires fermés sur Une exposition de la collection d’artefacts pharmaceutiques de Denis Giroux
La pratique de la pharmacie hospitalière a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Afin de témoigner de cette évolution, certaines sociétés professionnelles ont réalisé des enquêtes périodiques (par exemple, l’American Society of Health-System Pharmacists, l’European Association of Hospital Pharmacists). En 2022, le Canada comptait 47 106 pharmaciens titulaires d’une licence. Un comité éditorial canadien indépendant composé de directeurs de pharmacie a été créé en 1985-1986 pour soutenir l’élaboration d’une enquête sur la pratique de la pharmacie hospitalière au Canada ; depuis 2016-2017, il fonctionne sous l’égide de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH).
Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire l’évolution de l’enquête sur les pharmacies hospitalières canadiennes de 1985-86 à 2020-21.
Pour cela, l’enquête ciblait les hôpitaux disposant d’au moins 50 lits aigus. Dans l’édition 2020-21, une enquête complémentaire a ciblé pour la première fois les petits hôpitaux (< 50 lits au total). Dans l’ensemble des rapports, les données ont été stratifiées par : région (par exemple, province ou groupe de provinces), taille de l’hôpital (50-200 lits, 201-500 lits, > 500 lits), statut (universitaire ou non) et mission (adulte ou pédiatrique). Jusqu’en 1996-1997, les participants ont été invités à prendre part à l’étude par le biais d’un courrier postal et d’un questionnaire papier ; par la suite, un courrier électronique et un questionnaire électronique ont été utilisés. Les membres du comité de rédaction se sont réunis plusieurs fois par cycle d’enquête pour choisir les sujets, définir les questions, déterminer les plages de réponses valables et convenir des procédures de recrutement. En outre, le comité s’est réuni plusieurs fois pour analyser les données recueillies et rédiger les chapitres. Un analyste statistique a été invité à travailler avec le comité de rédaction à chaque cycle de l’enquête. À partir des rapports publiés entre 1985-86 et 2020-21, les variables clés suivantes ont été extraites : fondation, membres du comité de rédaction, longueur, taux de réponse des rapports, thèmes, ratios clés et stratégies de diffusion.
Les résultats ont montré que la baisse du nombre de répondants potentiels illustre la régionalisation et la consolidation des structures de soins. L’augmentation des effectifs est le signe de la croissance des effectifs et de la place de l’équipe officinale dans la prise en charge des patients. La mise en place progressive des techniciens et des technologies de la pharmacie a soutenu cette croissance. La pharmacie hospitalière canadienne a particulièrement bénéficié de cette analyse comparative périodique des pratiques depuis 35 ans ; les autres professions de santé canadiennes n’ont pas accès à de telles données historiques comparatives. Cette enquête soutient les pharmaciens gestionnaires dans leurs efforts pour fournir les meilleurs services et soins pharmaceutiques.
Vous pouvez consulter le rapport publié dans la revue de la Canadian Society of Hospital Pharmacists et notre affiche présentée lors de la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 5 décembre 2022, aux États-Unis.
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Une nouvelle théorie pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation du retour d’information dans les soins de santé a été publiée. Elle comprend une sélection d’hypothèses très fiables qui influencent l’efficacité du cycle de retour d’information. Or, un audit sur le circuit du médicament ciblant la préparation et l’administration des médicaments par le personnel infirmier est réalisé annuellement au CHU Sainte-Justine de Montréal.
Une étude descriptive a donc été menée afin d’évaluer la conformité du processus d’audit du circuit du médicament avec une sélection de 42 critères d’efficacité.
Pour cela, la conformité de ce processus d’audit a été évalué en utilisant la théorie de l’intervention de rétroaction sur la performance clinique et ses 42 hypothèses. Cette théorie est classée en trois groupes de variables : le retour d’information, le destinataire et le contexte, ainsi qu’en 10 sous-groupes : objectifs, méthode de collecte et d’analyse des données, affichage du retour d’information, fourniture du retour d’information , caractéristiques des professionnels de la santé, réponse comportementale, caractéristiques de l’organisation ou de l’équipe, population de patients, co-interventions, processus de mise en œuvre. Deux assistants de recherche ont évalué chaque critère (conforme, non conforme ou non applicable), avec des commentaires à l’appui. Deux pharmaciens ont revu la grille de manière indépendante pour confirmer les évaluations. Les différences ont été résolues par consensus.
Les résultats ont montré que la conformité du processus d’audit du circuit du médicament est de 70,7%. Des domaines d’amélioration ont été identifiés : informatiser la collecte d’informations en temps réel, accroître le partage des données avec d’autres hôpitaux. Le processus d’audit du circuit du médicament répond à la plupart des critères d’une norme externe. Cette évaluation a permis d’identifier les domaines à améliorer.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, le 10 mars 2023, à Banff, AB, Canada.
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Différents outils de diffusion sont utilisés dans le cadre de la formation universitaire ou continue. Parmi eux, les podcasts sont de plus en plus utilisés. Les podcasts sur les soins de santé, y compris les podcasts sur la pratique de la pharmacie, représentent une voie intéressante pour la formation continue.
Une revue de la littérature a été réalisée afin de décrire l’utilisation des podcasts dans le domaine de la santé.
Pour cela une recherche a été effectuée dans les bases de donnée Pubmed et Embase, et tous les articles en français/anglais traitant du sujet ont été inclus. Au total, 19 articles ont été inclus et analysés.
Les résultats montrent que la plupart des articles proviennent des États-Unis. Six articles avaient un contenu lié aux médicaments ou s’adressaient aux étudiants en pharmacie ou aux pharmaciens. Certaines études proposaient une liste de podcasts pertinents. Certaines décrivaient spécifiquement l’utilisation des podcasts en oncologie, obstétrique-gynécologie, dermatologie et rhumatologie. Toutefois, il existe peu de données sur l’utilisation des podcasts dans le domaine de la santé, y compris la pharmacie. Les podcasts ont été utilisés comme outils de formation mais aussi comme outils d’évaluation. Finalement, des travaux supplémentaires sont nécessaires pour confirmer l’utilité et l’impact des podcasts dans le domaine de la santé.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference 2023 de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, à Banff, Canada, le 10 mars 2023.
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Dans le cadre du doctorat en pharmacie (Pharm.D.), les étudiants effectuent un stage de 4 semaines dans un hôpital à la fin de leur 2ème année : PHA2510. La 2ème année prépare l’étudiant au stage PHA2510. Elle se compose de cours d’hématologie, de néphrologie, d’infectiologie, de gastro-entérologie, d’endocrinologie et de cardiologie. L’interdisciplinarité et les compétences en communication écrite sont mises en avant. Elle forme notamment aux présentation de cas de patients, aux bilans comparatifs des médicaments et à la rédaction de notes cliniques dans les dossiers médicaux sous forme SOAP.
Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de présenter le processus de conception et de mise en œuvre de l’externat virtuel d’une semaine en 2021 et 2022.
Pour cela, cinq étapes ont été mises en place : la conception et l’identification des objectifs d’apprentissage, le développement du contenu (éléments du contenu, stratégies éducatives, produits éducatifs), la publication en ligne, le stage (l’externat virtuel d’une semaine a permis une exposition à la pratique hospitalière, au circuit du médicament et aux services cliniques et de distribution) et enfin l’évaluation. Les étudiants volontaires ont fourni chaque jour un retour d’information détaillé par courrier électronique, associé à une discussion en ligne avec le professeur. Tous les étudiants ont également été invités à remplir un questionnaire en ligne à la fin du stage.
Les résultats ont montré que la virtualisation a permis de réviser et d’améliorer le contenu, en exposant tous les étudiants aux meilleures pratiques et à une variété d’exemples, alors que l’ancienne approche n’exposait les étudiants qu’à un seul centre. En outre, la semaine a permis de préparer les étudiants aux trois semaines suivantes d’externat clinique. La pandémie de COVID19 n’a pas eu que des inconvénients, elle a permis de faire progresser l’enseignement pratique en combinant l’enseignement virtuel et l’enseignement en face à face.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 6 décembre 2022.
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A. Laurent Champeau Fournier et Jean-François Bussières. B. Invitation à la conférence. C. Pharmaciens ayant exercé à Dorval qui étaient présents à la conférence du 27 novembre 2024.
Après 12 mois de recherche, Laurent et JF ont donné une conférence à la Société d’histoire le 27 novembre 2024. Ces travaux mettent en valeur la contribution des pharmaciens en milieu communautaire, hospitalier et industriel sur le territoire de Dorval de 1900 à nos jours.
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Un programme annuel de surveillance de la contamination des surfaces par les médicaments antinéoplasiques est proposé aux centres canadiens depuis 2010. Certains sites échantillonnés restent contaminés au fil des années. L’hypothèse qu’un protocole de nettoyage en quatre étapes réduirait cette contamination et que l’effet peut persister 30 jours plus tard a été émise. Les lignes directrices recommandent de désactiver, décontaminer, nettoyer et désinfecter les surfaces, mais les produits utilisés et les fréquences de nettoyage varient d’un centre à l’autre.
Une étude a été réalisée afin d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours.
Pour cela, 9 directeurs de départements de pharmacie ont été contactés en octobre 2020. Les sites qui étaient systématiquement positifs au cyclophosphamide en 2017-2020 ont été identifiés. La contamination superficielle au cyclophosphamide a été quantifiée à T0, T1, T2 par chromatographie liquide ultra-performante – spectrométrie de masse en tandem par l’INSPQ. La limite de détection du produit est de 0,001 ng/cm². Ensuite, le taux de réduction a été calculé : (T2-T1)/T0 *100.
Les résultats ont montré que certains sites sont restés systématiquement contaminés au fil des ans, notamment la grille avant des hottes et le sol devant les hottes. Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide. Il a permis de réduire la proportion d’échantillons positifs et la concentration mesurée à T1. L’effet s’est prolongé après 30 jours, puisque les concentrations mesurées à T2 étaient toujours inférieures à T0. L’effet semble plus important sur les étagères de stockage qui étaient entièrement exemptes de contamination à la fois à T1 et à T2. Une étude future explorera l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (i.e. utilisation d’une lingette microfibre et moins de liquide).
Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Canadian Society of Hospital Pharmacists lors de la Professional Pratice Conference (PPC 2021) , le 25 mars 2021.
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À partir de janvier 2025, notre site sur l’histoire de la pharmacie au Québec publiera à propos de la 4e exposition facultaire portant sur les 40 ans du rapport canadien sur la pharmacie hospitalière et sur le pharmacien Kevin Hall qui a fait un don de plus de 150 artefacts pour cette exposition. C’est un rendez-vous!
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Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal
Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.
Contexte Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3. Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques. L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance. Méthode/Démarche Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail. Résultats Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048). Conclusion/Recommandations Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens. Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.
Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.
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