Archives de Catégorie: Effets indésirables

Infusion rapide de rituximab dans une population pédiatrique hétérogène: sécurité et faisabilité

Le rituximab, un anticorps monoclonal anti-CD20, est souvent utilisé dans les désordres d’ordre oncologique et immunologique. Ce traitement entraîne un risque de réaction associée à l’infusion. Ainsi, iRITUXIMABRETROl est recommandé d’infuser les doses à une vitesse lente soit six heures pour la première dose et quatre heures pour les doses subséquentes. Alors que les perfusions rapides semblent être sécuritaires chez les adultes, il n’existe toutefois pas de données de la sorte chez les enfants.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude prospective afin d’évaluer la sécurité et la faisabilité des infusions rapides de rituximab en pédiatrie. Vingt-cinq patients ont reçu le rituximab et 68% d’entre eux ont reçu au moins une dose en perfusion rapide.

Les infusions rapides étaient sécuritaires dans cette étude. Néanmoins, certaines contre-indications ou précautions s’appliquent. Des études supplémentaires seront nécessaires pour évaluer de façon certaine leur innocuité.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pediatric Hematology/Oncology disponible en ligne via pubmed.

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Perceptions et pratiques associées à la déclaration des effets indésirables des médicaments chez les résidents en pharmacie et en médecine du Québec

pharmacovig9Le succès de la surveillance de la sécurité des médicaments repose sur l’établissement d’un système de pharmacovigilance efficient. Le Programme Canada Vigilance a été créé en 1965 et est basée sur la déclaration spontanée des effets indésirables médicamenteux par les professionnels et les patients. La surveillance de la sécurité des médicaments est la responsabilité des professionnels de la santé. Les résidents devraient aussi y jouer un rôle important.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude transversale dans le but de comparer les perceptions et les pratiques associées à la déclaration des effets indésirables des médicaments chez des résidents en pharmacie et en médecine du Québec. Cette étude a révélé un manque de formation en ce qui a trait à la pharmacovigilance. Même si les résidents étaient exposés à un grand nombre d’effets indésirables sérieux et inattendus, la sous-déclaration reste un problème crucial à résoudre.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 31 janvier au 4 février 2015 à Toronto, Ontario, Canada.

 

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Antimicrobiens: incidents, accidents et consommation en 2012-2013

L’optimisation de l’utilisation des antimicrobiens comprend la prévention, les systèmes de gestion des risques et l’analyse des données de consommation. En 2010, Santé Canada a instauré un programme fédéral pour améliorer le rapport des incidents et accidents (I/A). Au Québec, selon le Ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS), le rapport des I/A médicamenteux est obligatoire depuis 2002 dans un registre national de données.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons quantifié les taux de Iddd12/A associés aux antimicrobiens et les avons comparés à la consommation d’antimicrobiens au sein de notre hôpital. Dix agents antimicrobiens couramment prescrits à notre centre mère-enfant ont été associés à 58% de tous les rapports de I/A (selon les mesures de la dose définie journalière (DDD) et du nombre de jours de traitement (DOT)).

On peut consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 31 janvier au 4 février 2015 à Toronto, Ontario, Canada.

 

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AUTOMED 1 : Automédication aux Unités d’accouchement d’un centre Tertiaire en Obstétrique et Mère-Enfant, une étude de cohorte

En 2003, le CHU Sainte-Justine a instauré un programme d’automédication en obstétrique-gynécologie post-partum afin d’impliquer activement les femmes dans leur thérapie médicamenteuse et de leur donner une plus grande autonomie dans la prise en charge de la douleur et de la constipation.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous évaluerons de façon formelle le programme d’automédication du CHU Sainte-Justine, chose qui n’a pas encore été faite depuis sa mise en place.automed1

Cette étude permettra de mieux caractériser l’utilisation de la trousse d’automédication. Elle permettra aussi de documenter l’usage de la codéine chez les femmes allaitant ainsi que de décrire les effets indésirables chez les mères et leurs nouveau-nés.

On peut consulter l’affiche présentée dans le cadre du Congrès de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec du 15 au 17 avril 2015 à Québec, Qc, Canada.

 

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Syndrome neuroleptique malin avec dompéridone

Le syndrome neuroleptique malin est une réaction indésirable rare qui peut être mortelle dans 12 % à 20­% des cas. Nous présentons un cas d’un garçon de 12 ans ayant développé ce syndrome suite à la prise de dompéridone. Selon l’échelle de Naranjo, un score de 5 indiquant un lien probable entre le syndrom malin et la dompéridone a été calculé.

DOMPERIDONE

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.

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Surveillance des demandes de médicaments du Programme d’Accès Spécial

Selon Santé Canada,

« Le Programme d’accès spécial (PAS) permet aux médecins qui traitent des patients atteints de maladies graves ou mortelles d’accéder à des médicaments non disponibles sur le marché, lorsque les thérapies habituelles se sont révélées inefficaces, ne conviennent pas ou ne sont pas disponibles. » Source : http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/acces/drugs-drogues/index-fra.php

Démarche de surveillance

Démarche de surveillance

Nous avons voulu instaurer une démarche pour surveiller leur utilisation. Pour ce faire, nous avons envoyé un rapport annuel personnalisé à tous les prescripteurs dont les patients avaient reçu un médicament du PAS. Le prescripteur devait ensuite nous indiquer si chacun de ses patients avait présenté des effets indésirables.

Vous pouvez consulter notre article publié dans Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du RQRUM, les 23-24 septembre 2014, Orford, Québec, Canada.

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Hallucinations secondaires au voriconazole chez un adolescent

VORICONous avons rapporté un cas d’hallucinations secondaires au voriconazole chez un adolescent. Selon le score de Naranjo, le lien était catégorisé comme probable.

Le résumé du cas se trouve ci-dessous :

Objectif : Décrire le cas d’un adolescent qui a développé une toxicité au voriconazole intraveineux alors qu’il présentait de nombreux facteurs pouvant en influencer la pharmacocinétique.

Résumé du cas : Il s’agit d’un patient de 17 ans suivi après une greffe de moelle osseuse, hémodialysé trois fois par semaine, traité au voriconazole intraveineux pour une infection fongique pulmonaire qui a développé des troubles visuels et des hallucinations. Les concentrations plasmatiques de voriconazole chez ce patient étaient alors anormalement élevées. Aucune interaction médicamenteuse ne pouvait expliquer des valeurs aussi élevées. Un génotypage du CYP2C19 a révélé que le patient possédait le CYP2C19 (681G >A) responsable d’un phénotype de métaboliseur lent hétérozygote.

Discussion : L’association entre les effets indésirables subis par le patient et le voriconazole est probable. Les données probantes sur ce sujet, le lien temporel et l’exclusion des autres causes possibles parlent en faveur de cette association.

Conclusion : Ce cas démontre la nécessité de faire le suivi des dosages de voriconazole et l’importance de la pharmacologie dans les soins directs dispensés aux patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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Est-ce que la perception de la pharmacovigilance est différente entre les résidents en pharmacie du Québec, de la Belgique, de la France et de la Suisse?

La semaine dernière, nous vous avons partagé les résultats d’un sondage réalisé afin de connaître la perception de la pharmacovigilance des pharmaciens hospitaliers et résidents en pharmacie québécois. Nous avons également voulu comparer la perception des résidents en pharmacie hospitalière québécois à celle des résidents belges, français et suisses.

La place accordée à l’enseignement de la pharmacovigilance était considérée suffisante par 71% des québécois, 56% des suisses, 51% des belges et 28% des français. Il est intéressant de noter que 67% des suisses, 21% des français, 7% des belges et 3% des québécois avaient fait un stage en lien direct avec la pharmacovigilance.

Les répondants ont affirmé avoir déclaré au moins 14% des effets indésirables observés. Les obstacles principaux à la déclaration était la difficulté d’associer l’effet constaté à la maladie ou au médicament (75%), le recul insuffisant (49%) et la crainte de surcharge de travail (47%).

PHARMACOVIG6Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Regroupement québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 22-23 septembre 2014 à Orford, Québec. Le résumé est publié dans le Journal of Population Therapeutics and Clinical Pharmacology.

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Qu’est-ce que les pharmaciens hospitaliers et les résidents en pharmacie pensent de la pharmacovigilance?

La sous-déclaration des effets indésirables des médicaments est une problématique connue. Nous avons réalisé un sondage auprès des pharmaciens d’hôpitaux et des résidents en pharmacie hospitalière québécois afin de connaître leur perception de la pharmacovigilance.

Environ la moitié des résidents qui ont répondu au sondage considéraient que la pharmacovigilance était un sujet suffisamment enseigné durant leur diplôme en pharmacie (55%).

La majorité des répondants étaient exposés à plus de cinq effets indésirables par année, mais la majorité en rapportait entre un et quatre par année. La principale raison expliquant qu’un effet indésirable n’était pas rapporté était la charge de travail (69%), suivi de la difficulté à attribuer un effet à un médicament (40%) ou à l’inexpérience (39%).

La majorité des répondants étaient exposés à plus de cinq effets indésirables par année, mais la majorité en rapportait entre un et quatre par année.

La majorité des répondants étaient exposés à plus de cinq effets indésirables par année, mais la majorité en rapportait entre un et quatre par année.

Néanmoins, les répondants considéraient que la pharmacovigilance faisait parti de leur travail (98%) et contribuait au développement des connaissances scientifiques (98%) et à l’amélioration des soins aux patients (96%).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au 2014 Midyear Clinical Meeting de l’American Society of Health-System Pharmacists, les 7-11 décembre 2014 à Anaheim, Californie.

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Risque d’acidose lactique et médicaments contenant du propylène glycol : revue de 6 cas pédiatriques

Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol à dose élevée durant des périodes prolongées. Nous avons réalisé une étude rétrospective à partir d’une série de six patients pédiatriques ayant reçu du pentobarbital, de la phénytoine ou du phénobarbital pour au moins 12 heures. Aucun cas d’acidose lactique n’a été rapporté chez ces six patients.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Affiche présentée au RQRUM

Affiche présentée au RQRUM

Introduction : Il existe un lien théorique entre la survenue d’acidose lactique et l’utilisation de médicaments contenant du propylène glycol (PG) à dose élevée durant des périodes prolongées.

Objectifs : Évaluer la présence d’acidose lactique chez les patients traités avec phénytoine (8,29 mg/mL de PG), pentobarbital (8,31 mg/mL de PG) et phénobarbital (6,56 mg/mL de PG) aux soins intensifs pédiatriques.

Méthodologie : Étude descriptive et rétrospective de cas exposés.  L’étude se déroule au CHU Sainte-Justine, un établissement mère-enfant de 500 lits.  À partir du dossier pharmacologiques informatisé, nous avons identifié les patients ayant reçu de la phénytoine, du pentobarbital et du phénobarbital pour une période d’au moins 12 heures.  Ont été inclus tous les patients du 1er janvier au 31 décembre 2011.  Pour chaque patient, nous avons calculé la dose en mg/kg/jour de PG reçue, calculé le trou osmolaire et documenté le pH sanguin.

Résultats : Six patients ont reçu des combinaisons de ces trois médicaments pour des épisodes de 4 à 15 jours de traitement pour une dose totale cumulative de PG de 964 à 3184 mg/kg.  Tous les patients ont reçu du pentobarbital et de la phénytoine; deux patients ont reçu du phénobarbital. Les patients ont reçu Aucun patient n’a présenté d’acidose lactique avec des valeurs minimales et maximales de pH [7,37-7,44] et des valeurs moyennes de trou osmolaire respectivement de 7,4; 9,1; 11,3; 12,1; 18,3 et 18,4.

Conclusion : L’utilisation de médicaments comportant du PG comporte des risques théoriques d’acidose lactique. Aucun cas n’a été rapporté chez les six patients traités avec trois médicaments contenant du PG.  Il n’apparaît pas utile de procéder au monitorage sérique de PG. Toutefois, une étude chez un plus grand nombre de patients à doses cumulatives plus élevées pourrait être envisagée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 17-18 septembre 2013 à Montréal, Québec, Canada.

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