Archives de Catégorie: Marqueurs de résultats

Félicitations aux finissants 2025 du BSBP

Le 29 avril 2025 avait lieu la Journée des finissants du Baccalauréat en Sciences Biopharmaceutiques à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Notre équipe a eu l’occasion de consulter de nombreux projets forts intéressants : félicitations à tous les finissants.

Nous soulignons le parcours de nos deux étudiantes, dont les projets auront des retombées immédiates au CHU Sainte-Justine. Restez à l’affut pour être informés des publications résultants de ces travaux.

  • Sarah Dahdah a présenté le projet : Vers une recherche clinique écoresponsable : Évaluation de l’impact écologique résultant des pratiques de l’industrie au sein d’une pharmacie hospitalière
  • Anastasija Telebak a présenté le projet : Analyse rétrospective de l’usage des traitements d’exception et de nécessité médicale particulière (TE/NMP) au CHU Sainte-Justine

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Détection des effets indésirables graves des médicaments à l’aide des codes diagnostiques de la Classification Statistique Internationale des Maladies et des Problèmes de Santé connexes.

Depuis l’adoption de la Loi de Vanessa en 2019, les hôpitaux canadiens sont légalement tenus de signaler les effets indésirables graves des médicaments (EIM).

Une étude descriptive évalue la capacité des codes diagnostiques de la CIM-10-CA à détecter les effets indésirables graves des médicaments (EIM) dans un hôpital mère-enfant canadien en 2018-2019. Sur 69 codes identifiés, 38 ont été analysés, et 18 (apparaissant dans 130 admissions) ont été jugés indicatifs d’un EIM graves. Parmi les 130 admissions analysées, 70 EIM graves ont été identifiés, dont 52 avaient déjà été détectés par le processus habituel et 18 ne l’avaient pas été. L’ajout de 11 codes diagnostiques autonomes a permis d’identifier les 18 EIM graves non détectés auparavant, augmentant ainsi la capacité de détection des EIM graves de 34,6 % sur 12 mois.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal of population therapeutics and clinical pharmacology.

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Chevauchement suspecté entre le syndrome sérotoninergique et le syndrome malin des neuroleptiques chez un enfant traité au métoclopramide ?

Cet article est un case report présentant un possible chevauchement entre un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) et un syndrome sérotoninergique (SS) chez un enfant.

Un enfant de 19 mois a présenté des signes cliniques et biologiques évoquant SMN et SS, un jour après la prise de métoclopramide. L’arrêt du médicament et la prise en charge des symptômes ont permis une amélioration de l’état de santé de l’enfant.

Il s’agit du premier cas détaillé de chevauchement entre le SMN et le SS associé à l’utilisation du métoclopramide en pédiatrie. Ce cas rappel l’importance de déclarer les effets indésirables des médicaments en pédiatrie, population souvent exclue des études sur les médicaments.

Vous pouvez consulter notre article publié dans The Journal of Pediatric Pharmacology and Therapeutics.

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Coûts associés à la survenue de réactions indésirables aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant : une étude exploratoire

Les dépenses en santé au Québec sont en constante augmentation. Elles sont en partie expliquées par l’utilisation croissante et le prix élevé des médicaments. Depuis 2019, la Loi sur les aliments et drogues oblige les établissements de santé canadiens à déclarer toute réaction indésirable aux médicaments (RIM) grave. Les coûts associés à leur survenue demeurent toutefois méconnus. Le changement de financement du réseau québécois de la santé prévu pour le 1er avril 2023, passant d’une base historique vers le Financement axé sur les patients (FAP), permettra de les quantifier.

Une étude descriptive rétrospective et exploratoire a été menée afin de quantifier les coûts associés à la survenue d’une sélection de RIM prises en charge lors d’un parcours de soins au sein du centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ).

Pour cela , les données de RIM du CHUSJ, un centre mère-enfant de 500 lits avec un service de pharmacovigilance au sein du département de pharmacie, ont été extraites entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. Les données comprenaient le profil clinique, la RIM et le profil économique. Trois approches ont été explorées : les micro-coûts via la quantification des activités cliniques, la prolongation de la durée d’hospitalisation via la tarification interprovinciale et les données à partir des méthodologies du Coût par parcours de soins et de services (CPSS).

Les résultats ont montré que la survenue d’une sélection de RIM a engendré des coûts au CHUSJ. Ces coûts varient grandement d’une catégorie de RIM à l’autre. Les résultats de l’étude justifient la nécessité d’un ajustement au niveau des tarifs alloués aux différentes activités cliniques par le FAP lors de la survenue de RIM. Le CPSS confirme cette nécessité, et ce, malgré la sous-évaluation soulevée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la 12ème édition du Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur les médicaments, le 26 mai 2022, à Montréal, Québec, Canada.

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Étude pilote de la prévalence de l’adhésion aux médicaments anti-infectieux oraux chez les patients pédiatriques au retour à domicile

La non-adhésion aux anti-infectieux contribue à l’échec thérapeutique et à l’émergence de résistances. Peu d’études portent sur l’adhésion aux anti-infectieux oraux (AIO) prescrits pour des infections aigues suite au congé en pédiatrie.

Une étude pilote descriptive prospective a donc été menée pour évaluer la prévalence de l’adhésion globale des patients pédiatriques aux AIO prescrits au retour à domicile suite à une hospitalisation et décrire les facteurs de non-adhésion observés.

Pour cela, les patients âgés de moins de 16 ans, parlant français et ayant congé du service de pédiatrie avec un AIO pour maximum 28 jours étaient inclus. 4 questionnaires ont été soumis : 3 au patient en personne au congé, au téléphone à la fin du traitement d’AIO (avec un test de connaissances aux AIO) et à 30 jours post-congé et 1 à sa pharmacie de ville par téléphone 2 jours après le congé.

Les critères suivants ont été évalués :

  • % de doses prises (PDP) : (nombre DP / nombre DAP)*100
  • % de doses correctes (PDC) : (nombre DCP / nombre DAP) * 100
  • Horaire de prise non conforme : Écart de plus de ± 25% entre l’heure de prise réelle et l’heure théorique

Les résultats ont montré que l’adhésion globale aux AIO pour des infections aigues en pédiatrie est de 52% avec 100% d’adhésion primaire et 52% d’adhésion secondaire. Le taux d’adhésion primaire montre que le traitement est accepté par les patients/parents. Le taux d’adhésion secondaire montre que les patients/parents ont des difficultés avec les horaires de prises. Toutefois, 90% des patients prennent le bon nombre de prises et la bonne quantité de médicament. En définitive, le pharmacien et l’équipe soignante ont un rôle à jouer pour assurer le lien entre l’hospitalisation et la prise en charge à domicile par l’explication de l’ordonnance et de l’intérêt d’une bonne adhésion médicamenteuse.

Vous pouvez consulter notre article publié dans l’European Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au Congrès de l’Association étudiante de l’École de santé publique de l’Université de Montréal (AÉÉSPUM), le 2 mai 2019, Montréal, Qc, Canada.

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Pharmacothérapie liée à l’utilisation sécuritaire des médicaments

Les pharmaciens hospitaliers jouent un rôle pivot en pharmacovigilance (PV). Au CHU Sainte-Justine (CHUSJ) un programme de PV existe depuis 2006 . La Pharmacothérapie Liée à l’Utilisation Sécuritaire des médicaments (PLUSRx) est une approche interdisciplinaire visant la prévention, l’identification, la prise en charge, la déclaration et l’évaluation des effets indésirables médicamenteux (EIM) ainsi que l’application des connaissances.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire puis évaluer le contenu d’un programme de PV hospitalière depuis sa création en 2006 jusqu’à nos jours.

Pour cela, on a recensé les intervenants impliqués et les actions mises en place en PV au CHUSJ. Un sondage en cinq questions a ensuite été complété par l’ensemble des pharmaciens et des résidents du CHUSJ (n=40) pour évaluer les différentes activités du programme PLUSRx.

Il en résulte qu’il existe une méconnaissance de nombreuses activités du programme de pharmacovigilance par les pharmaciens du département. Toutefois, parmi les activités connues des pharmaciens, on note une satisfaction globale au sein des répondants. À l’avenir, des activités de formation sur la pharmacovigilance seront mises en place afin de permettre le rayonnement du programme.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au Grand Congrès 2019 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 28 mars 2019.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Effets indésirables

Bilan des dépenses des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec de 2014-2015 à 2020-2021

Le 1er avril 2022, la chirurgie a intégré un mode de financement à l’activité. En vertu des articles 295 et 395 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, chaque établissement de santé doit produire un rapport financier pour l’exercice financier écoulé. Depuis 2014-2015, le Ministère de la santé et des services sociaux (MSSS) publie en ligne un chiffrier consolidé des états financiers de tout le réseau de la santé. L’exploitation de ces données est difficile pour chaque chef de département de pharmacie. Afin de mieux informer les équipes de gestion des départements de pharmacie, une première analyse des états financiers de 2014-2015 à 2018-2019 a déjà été publiée. Depuis ces travaux, les données de deux années financières additionnelles sont disponibles sur le site du MSSS.

Les extraits des années 2019-2020 et 2020-2021 y ont été ajoutées aux précédentes pour compléter la base de données. L’objectif était de décrire les dépenses des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec selon les rapports financiers AS471 de 2019-2020 et 2020-2021 avant l’introduction du financement à l’activité et discuter de l’évolution depuis 2014-2015.

La méthode utilisée lors de l’analyse précédente a été réappliquée : identification des lignes pertinentes provenant de pages ciblées aux dépenses du département de pharmacie à partir du dictionnaire de données fournies par le MSSS, exploration des données afin de comprendre l’état actuel de l’évolution des dépenses des départements de pharmacie à l’aide de requêtes, puis présentation des résultats sous forme de figures et de tableaux de synthèse, du général au spécifique. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les analyses ont montré que les dépenses de la pharmacie continuent de croître rapidement. Les chefs de départements de pharmacie doivent être vigilants avec l’introduction du financement à l’activité afin de préserver les services et soins pharmaceutiques requis. L’impact de la pandémie à la COVID19 sur les dépenses en pharmacie n’a pas pu être évalué.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Auto-évaluation nationale de la conformité aux mesures de manipulation sécuritaire des médicaments dangereux

Le guide de prévention sur la manipulation sécuritaire des médicaments dangereux de l’ASSTSAS a été mis à jour en 2021. Suite à cette publication, une communauté de pratique a été créée afin d’épauler les établissements dans leur mise en œuvre des changements. À cet effet, un exercice d’auto-évaluation national a été mené dans les établissements de santé du Québec. Ce projet a mis de l’avant les éléments qui sont à prioriser et permet d’échanger sur les meilleures pratiques pour assurer la sécurité des travailleurs.

Nous sommes fiers de partager notre article publié dans le Journal of Oncology Pharmacy Practice. Ce projet avait également été présenté au congrès de l’A.P.E.S. les 24-25 mars 2022, présentant les mesures générales, les mesures applicables à la pharmacie et aux soins infirmiers.

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Systèmes d’aide à la préparation magistrale assistés par technologie : une revue de la littérature

De nos jours, la compréhension des différentes étapes durant la réalisation d’une préparation magistrale est essentielle à la sécurité de la prestation de soins. Par conséquent, le cadre des normes entourant cette pratique devient de plus en plus exigeant.

Une revue de la littérature a été réalisée afin d’analyser les connaissances sur les systèmes d’aide à la préparation magistrale assistés par la technologie (technologies assisted workflow ou TAWF).

Une recherche a été menée à partir des bases de données PubMed, Embase et Google Scholar afin d’identifier les articles traitant du sujet et publiés entre 2015 et 2020. Plusieurs données (détection d’erreurs, charge de travail, durée de validation, coûts, satisfaction du personnel pharmaceutique, …) ont ensuite été extraites afin de réaliser une synthèse.

Les résultats ont montré que pour les 8 différents systèmes TAWF utilisés, la majorité d’entre eux provenaient des États-Unis. Les TAWF incluaient des logiciels d’aide à la préparation et des photos/vidéos. La majorité utilisait des lecteurs de codes-barres plutôt que la gravimétrie ou les robots. Enfin, plusieurs études démontraient que l’utilisation d’un TAWF était associée à une augmentation de la détection des erreurs et à une augmentation de l’impression de sécurité sur le circuit du médicament.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy et notre affiche présentée le 23 mars 2021 lors de la Professional Practice Conference 2021, Canada.

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Incidents et accidents médicamenteux au Québec

Dans le cadre de son stage de 6 mois en recherche évaluative au sein de l’URPP de novembre 2022 à avril 2023, Charlotte Maurin a notamment mené des travaux entourant les incidents et accidents médicamenteux en établissement de santé. 

La déclaration des incidents et accidents est obligatoire au Québec depuis 2002. La présence d’un registre national a notamment permis d’explorer de nouveaux ratios d’événements par 1000 jours-présence à l’échelle du Québec.

D’autres travaux ont permis de décrire et commenter les événements survenus au CHU Sainte-Justine de 2018 à 2022. Ceux-ci font état de la culture de déclaration au sein de notre établissement.

Vous pouvez consulter les affiches présentées lors du congrès Hopipharm tenu à Strasbourg, France, les 25 et 26 mai 2023. Bravo à Charlotte et merci aux collaborateurs de ces projets (Suzanne Atkinson, Linda Hamouche).

Charlotte Maurin au congrès Hopipharm, en mai 2023

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