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Évaluation de la conformité d’un processus d’audit du circuit du médicament avec une sélection de 42 critères d’efficacité

Une nouvelle théorie pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation du retour d’information dans les soins de santé a été publiée. Elle comprend une sélection d’hypothèses très fiables qui influencent l’efficacité du cycle de retour d’information. Or, un audit sur le circuit du médicament ciblant la préparation et l’administration des médicaments par le personnel infirmier est réalisé annuellement au CHU Sainte-Justine de Montréal.

Une étude descriptive a donc été menée afin d’évaluer la conformité du processus d’audit du circuit du médicament avec une sélection de 42 critères d’efficacité.

Pour cela, la conformité de ce processus d’audit a été évalué en utilisant la théorie de l’intervention de rétroaction sur la performance clinique et ses 42 hypothèses. Cette théorie est classée en trois groupes de variables : le retour d’information, le destinataire et le contexte, ainsi qu’en 10 sous-groupes : objectifs, méthode de collecte et d’analyse des données, affichage du retour d’information, fourniture du retour d’information , caractéristiques des professionnels de la santé, réponse comportementale, caractéristiques de l’organisation ou de l’équipe, population de patients, co-interventions, processus de mise en œuvre. Deux assistants de recherche ont évalué chaque critère (conforme, non conforme ou non applicable), avec des commentaires à l’appui. Deux pharmaciens ont revu la grille de manière indépendante pour confirmer les évaluations. Les différences ont été résolues par consensus.

Les résultats ont montré que la conformité du processus d’audit du circuit du médicament est de 70,7%. Des domaines d’amélioration ont été identifiés : informatiser la collecte d’informations en temps réel, accroître le partage des données avec d’autres hôpitaux. Le processus d’audit du circuit du médicament répond à la plupart des critères d’une norme externe. Cette évaluation a permis d’identifier les domaines à améliorer.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, le 10 mars 2023, à Banff, AB, Canada.

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Formation pratique des Pharm. D. dans les hôpitaux – une formation virtuelle d’une semaine à la suite du COVID19

Dans le cadre du doctorat en pharmacie (Pharm.D.), les étudiants effectuent un stage de 4 semaines dans un hôpital à la fin de leur 2ème année : PHA2510. La 2ème année prépare l’étudiant au stage PHA2510. Elle se compose de cours d’hématologie, de néphrologie, d’infectiologie, de gastro-entérologie, d’endocrinologie et de cardiologie. L’interdisciplinarité et les compétences en communication écrite sont mises en avant. Elle forme notamment aux présentation de cas de patients, aux bilans comparatifs des médicaments et à la rédaction de notes cliniques dans les dossiers médicaux sous forme SOAP.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de présenter le processus de conception et de mise en œuvre de l’externat virtuel d’une semaine en 2021 et 2022.

Pour cela, cinq étapes ont été mises en place : la conception et l’identification des objectifs d’apprentissage, le développement du contenu (éléments du contenu, stratégies éducatives, produits éducatifs), la publication en ligne, le stage (l’externat virtuel d’une semaine a permis une exposition à la pratique hospitalière, au circuit du médicament et aux services cliniques et de distribution) et enfin l’évaluation. Les étudiants volontaires ont fourni chaque jour un retour d’information détaillé par courrier électronique, associé à une discussion en ligne avec le professeur. Tous les étudiants ont également été invités à remplir un questionnaire en ligne à la fin du stage.

Les résultats ont montré que la virtualisation a permis de réviser et d’améliorer le contenu, en exposant tous les étudiants aux meilleures pratiques et à une variété d’exemples, alors que l’ancienne approche n’exposait les étudiants qu’à un seul centre. En outre, la semaine a permis de préparer les étudiants aux trois semaines suivantes d’externat clinique. La pandémie de COVID19 n’a pas eu que des inconvénients, elle a permis de faire progresser l’enseignement pratique en combinant l’enseignement virtuel et l’enseignement en face à face.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 6 décembre 2022.

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Étude exploratoire visant à évaluer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours

Un programme annuel de surveillance de la contamination des surfaces par les médicaments antinéoplasiques est proposé aux centres canadiens depuis 2010. Certains sites échantillonnés restent contaminés au fil des
années. L’hypothèse qu’un protocole de nettoyage en quatre étapes réduirait cette contamination et que l’effet
peut persister 30 jours plus tard a été émise. Les lignes directrices recommandent de désactiver, décontaminer, nettoyer et désinfecter les surfaces, mais les produits utilisés et les fréquences de nettoyage varient d’un centre à l’autre.

Une étude a été réalisée afin d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours.

Pour cela, 9 directeurs de départements de pharmacie ont été contactés en octobre 2020. Les sites qui étaient systématiquement positifs au cyclophosphamide en 2017-2020 ont été identifiés. La contamination superficielle au cyclophosphamide a été quantifiée à T0, T1, T2 par chromatographie liquide ultra-performante – spectrométrie de masse en tandem par l’INSPQ. La limite de détection du produit est de 0,001 ng/cm². Ensuite, le taux de réduction a été calculé : (T2-T1)/T0 *100.

Les résultats ont montré que certains sites sont restés systématiquement contaminés au fil des ans, notamment la grille avant des hottes et le sol devant les hottes. Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide. Il a permis de réduire la proportion d’échantillons positifs et la concentration mesurée à T1. L’effet s’est prolongé après 30 jours, puisque les concentrations mesurées à T2 étaient toujours inférieures à T0. L’effet semble plus important sur les étagères de stockage qui étaient entièrement exemptes de contamination à la fois à T1 et à T2. Une étude future explorera l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (i.e. utilisation d’une lingette microfibre et moins de liquide).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Canadian Society of Hospital Pharmacists lors de la Professional Pratice Conference (PPC 2021) , le 25 mars 2021.

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Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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NeuroPGx – Tests pharmacogénétiques en neurologie pédiatrique : une étude pragmatique évaluant les perceptions des cliniciens et des patients

Ces dernières années, le domaine de la pharmacogénétique a connu une croissance exponentielle. Cependant, l’utilisation de ces tests dans la pratique a été limitée. Les patients pédiatriques atteints d’épilepsie, en particulier, pourraient bénéficier de tests pharmacogénétiques, car des associations gène-médicament cliniquement pertinentes pour les antiépileptiques ont été rapportées.

Une étude prospective observationnelle à méthodes mixtes a été réalisée afin d’évaluer la perception des tests pharmacogénétiques par les cliniciens. Les perceptions des patients et des pharmaciens communautaires ont également été évaluées afin d’évaluer tous les participants au processus de test clinique pharmacogénétique.

Pour cela, les neurologues du Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine à Montréal ont eu accès à un panel pharmacogénétique (Precision Rx ; Dynacare, Laval, Qc) pour leurs patients pédiatriques atteints d’épilepsie qui avaient un rendez-vous de suivi pendant la période de l’étude (de mars à août 2021). Le rapport de résultats a également fourni les recommandations d’un pharmacien pour la gestion des médicaments psychotropes concernés. L’étude comprenait trois méthodes d’évaluation. Premièrement, les pharmaciens hospitaliers et les neurologues ont participé à des groupes de discussion concernant les tests pharmacogénétiques. Deuxièmement, les patients ayant bénéficié d’un test pharmacogénétique pendant la période de l’étude ont répondu à des enquêtes afin d’évaluer leur perception de ces tests. Troisièmement, les pharmaciens communautaires, qui ont reçu une copie des résultats de ces tests, ont répondu à une enquête sur leur perception de la pharmacogénétique.

Les résultats ont mis en avant l’utilisation des tests pharmacogénétiques directement auprès des cliniciens et des patients et ont montré que tant les cliniciens que les patients sont généralement favorables à la mise en œuvre des tests pharmacogénétiques dans le domaine de l’épilepsie pédiatrique. Certains facilitateurs sont nécessaires pour que ces tests deviennent plus couramment prescrits, notamment : le remboursement de ces tests par les assurances, l’inclusion d’une aide à la décision clinique ou d’une interprétation par les pharmaciens et la mise en place d’une structure organisationnelle pour assurer une utilisation efficace et à long terme des résultats des tests. L’intégration locale des tests pharmacogénétiques dans la pratique est une étape essentielle pour que les cliniciens se sentent plus à l’aise et connaissent mieux ces tests, afin d’améliorer à terme les soins et la sécurité des patients à plus grande échelle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists, le 29 janvier 2022.

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Risque d’effets indésirables graves relié à l’administration d’alimentation parentérale à domicile avec un système de perfusion ambulatoire

Certains patients vivants avec des pathologies complexes comme les syndromes d’intestin court et de pseudo-obstruction chronique de l’intestin sont dépendants d’une nutrition parentérale. Au CHU Sainte-Justine, une douzaine d’enfants bénéficient du programme d’alimentation parentérale à domicile. Le mode de perfusion utilisé permet un débit constant, suivi d’une diminution progressive dans les trente dernières minutes afin d’éviter les hypoglycémies rebond et d’un débit minimal afin d’éviter les obstructions de cathéter
jusqu’au débranchement. L’enseignement de l’utilisation de ce système de perfusion se fait en milieu hospitalier
par une infirmière spécialisée. Le fabricant de la pompe à perfusion ambulatoire utilisée indique une précision de perfusion de plus ou moins 6%, mais qu’elle dépend de la température et de la viscosité du liquide utilisé, du type de tubulure utilisée, de la taille du cathéter du patient ainsi que de la hauteur de la pompe par rapport au site d’administration. Le fabricant suggère de mesurer la précision d’une pompe donnée en effectuant une mesure du volume administré suite à un bolus de 20 mL d’eau stérile. Nous rapportons un incident qui s’est produit pendant la période d’enseignement d’un patient où la précision observée a dépassé ce seuil. Nous avons observé une hyperperfusion de l’ordre de 11%. Cette observation a été mise en évidence, car le contenu du sac de perfusion était complètement vide deux heures avant la fin prévue de la perfusion de 18 heures. L’infirmière dédiée à l’enseignement a également constaté une tubulure remplie d’air. Cet incident a soulevé plusieurs craintes au sein de l’équipe médicale, notamment les risques d’hypervolémie et de surnutrition reliés à la perfusion d’un volume plus élevé que ce qui est prescrit, mais aussi les risques d’hypoglycémie rebond par l’absence de la descente dégressive, et de microembolie gazeuse et d’obstruction du cathéter par la présence d’air dans la tubulure

Une étude a été réalisée afin de déterminer et corriger la source d’un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale afin d’assurer son administration de manière sécuritaire pour une population pédiatrique ambulatoire

Pour cela, une investigation multidisciplinaire a été conduite suite à l’incident, incluant l’équipe des soins infirmiers, du pharmacien en alimentation parentérale, de l’équipe de la gestion des risques et de l’équipe de génie biomédicale. Afin de résoudre le problème, le changement de la pompe ambulatoire a d’abord été tenté. La quantité de liquide contenu dans le sac a été mesurée afin d’éliminer la possibilité d’une erreur dans le processus de fabrication du sac de perfusion. Un facteur de correction de –10% à été intégré au paramètre «volume à perfuser» afin de permettre au retour à domicile du patient. Des tests de perfusion d’alimentation parentérale en mode continu dans un cylindre gradué ont été réalisés en modifiant différents paramètres (numéro de série de la pompe, concentration de la recette et type de tubulure) et ils ont été comparés avec le résultat des tests effectués selon la méthode suggérée par le fabricant.

Les résultats montrent que le fait de changer la tubulure haut débit pour une tubulure à débit standard a permis de corriger un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale lors de tests en mode perfusion continue dans un cylindre gradué. En raison de difficultés d’approvisionnement, le type de tubulure n’a pas encore été changé chez les patients, et il est donc impossible de confirmer que cette observation corrige la situation au niveau clinique. Finalement, la tubulure utilisée pour administrer l’alimentation parentérale à l’aide d’une pompe ambulatoire peut être la cause d’une hyperperfusion significative ayant un potentiel d’effets indésirables graves, particulièrement pour une population pédiatrique ambulatoire. Cet élément doit être pris en considération, notamment dans les contextes de ruptures de matériel. Dans les cas où la tubulure à débit standard n’est pas disponible, nous suggérons d’inclure un facteur de correction de –10% au «volume à perfuser» .

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Observation de la préparation et de l’administration des médicaments par le personnel infirmier — une étude transversale

Le circuit du médicament est un processus complexe impliquant de multiples acteurs. Afin d’assurer la prestation sécuritaire des soins, des audits de pratique peuvent être menés afin de fournir une rétroaction aux divers intervenants impliqués dans le circuit du médicament.

Une étude observationnelle transversale a été menée afin d’identifier le taux de conformité de la préparation et
de l’administration des médicaments par les professionnels en soins infirmiers.

Pour cela, des observations au sein Centre hospitalier universitaire mère-enfant Sainte-Justine ont été coordonnées par une assistante de recherche (AR) et menées par l’AR et une équipe d’infirmières, à l’aide d’une grille d’observation standardisée. Elle comportait 61 critères de conformité regroupés en neuf catégories et cotait également le nombre d’interruptions du personnel soignant observées lors de l’audit. Le taux de conformité par critère a ensuite été calculé.

Les résultats ont montré que pour la plupart des critères observés, la préparation et l’administration des médicaments par les professionnels en soins infirmiers étaient conformes. Cependant, certains critères doivent être améliorés et un plan d’action sera adapté à chaque unité de soins. Les infirmières connaissent les médicaments à haut risque et les situations cliniques où une grande vigilance est requise. Il est essentiel de partager les résultats de l’audit avec les équipes soignantes La mise en place d’actions d’amélioration continue accompagnée d’un suivi périodique impliquant les équipes soignantes est prévue.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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Gestion des antibiotiques et voie d’administration – évolution de la répartition des jours de traitement par voie orale et parentérale dans un hôpital universitaire

La gestion des antimicrobiens assure le suivi de l’utilisation correcte des antimicrobiens. Le passage de la voie intraveineuse à la voie orale est rapidement encouragé : il réduit certains risques inhérents et facilite la sortie du patient.

Une étude descriptive et rétrospective a été menée afin d’évaluer le nombre de jours de traitement par voie parentérale dans un hôpital universitaire entre 2005-2006 et 2021-2022.

Pour cela, les données relatives à la consommation d’antimicrobiens au CHU Sainte-Justine (un centre hospitalier universitaire mère-enfant de 500 lits) ont été collectées sur les années fiscales de 2005-2006 à 2021-2022. L’extraction s’est faite à partir du système d’information sur les pharmacies (CGSI Inc, Québec, Québec, Canada). Les variables suivantes ont été calculées : DOT/1000 jours-patients pour tous les médicaments oraux et parentéraux, proportion du nombre d’AOD parentérales par rapport au nombre total d’AOD et nombre de DOT/1000 jours-patients pour les paires d’antimicrobiens disponibles pour les voies orale et parentérale.

Les résultats ont montré qu’il existe une réduction globale de la part de DOT par voie parentérale en faveur de la voie entérale de 2005-2006 à 2021-2022. Cette réduction peut être liée à la disponibilité accrue de certaines formes orales d’antimicrobiens au fil du temps et aux interventions de notre programme de gestion des antibiotiques qui contribue à la bonne utilisation des antimicrobiens dans notre hôpital. Autrement, elle peut être liée à certaines commandes en souffrance ces dernières années et à des changements de pratiques.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference of Canadian Society of Hospital Pharmacists le 10 mars 2023, à Banff, AB, Canada.

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Coûts associés à la survenue de réactions indésirables aux médicaments dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant : une étude exploratoire

Les dépenses en santé au Québec sont en constante augmentation. Elles sont en partie expliquées par l’utilisation croissante et le prix élevé des médicaments. Depuis 2019, la Loi sur les aliments et drogues oblige les établissements de santé canadiens à déclarer toute réaction indésirable aux médicaments (RIM) grave. Les coûts associés à leur survenue demeurent toutefois méconnus. Le changement de financement du réseau québécois de la santé prévu pour le 1er avril 2023, passant d’une base historique vers le Financement axé sur les patients (FAP), permettra de les quantifier.

Une étude descriptive rétrospective et exploratoire a été menée afin de quantifier les coûts associés à la survenue d’une sélection de RIM prises en charge lors d’un parcours de soins au sein du centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ).

Pour cela , les données de RIM du CHUSJ, un centre mère-enfant de 500 lits avec un service de pharmacovigilance au sein du département de pharmacie, ont été extraites entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. Les données comprenaient le profil clinique, la RIM et le profil économique. Trois approches ont été explorées : les micro-coûts via la quantification des activités cliniques, la prolongation de la durée d’hospitalisation via la tarification interprovinciale et les données à partir des méthodologies du Coût par parcours de soins et de services (CPSS).

Les résultats ont montré que la survenue d’une sélection de RIM a engendré des coûts au CHUSJ. Ces coûts varient grandement d’une catégorie de RIM à l’autre. Les résultats de l’étude justifient la nécessité d’un ajustement au niveau des tarifs alloués aux différentes activités cliniques par le FAP lors de la survenue de RIM. Le CPSS confirme cette nécessité, et ce, malgré la sous-évaluation soulevée.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la 12ème édition du Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur les médicaments, le 26 mai 2022, à Montréal, Québec, Canada.

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