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L’URPP aux Journées annuelles de santé publique

Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal

Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.

Contexte
Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3.
Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques.
L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance.
Méthode/Démarche
Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. 
Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail.
Résultats
Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048).
Conclusion/Recommandations
Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens.
Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.

Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.

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Évaluation de la conformité de Pharmactuel aux critères révisés de deux organismes experts en matière d’éthique de la publication

Deux organismes reconnus au plan international concernant l’éthique, le Committee on Publication Ethics (COPE) et l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) ont tous deux mis à jour leurs lignes
directrices en 2018. Afin d’assurer la qualité du contenu d’une revue, il est primordial de respecter les règles d’éthiques les plus récentes en matière de publication.

Une étude a été menée afin d’évaluer la conformité des lignes directrices du Pharmactuel en vigueur au 1er janvier 2020 concernant les critères révisés de l’ICMJE et de COPE en matière d’éthique de la publication.

Pour cela, les nouveaux critères en matière d’éthique de l’ICMJE (n = 56) et de COPE (n = 22) ont été répertoriés. La conformité (complète ou partielle) de Pharmactuel par rapport à ces critères a été évaluée.

Les résultats montrent qu’il y a un besoin de mettre à jour les politiques éditoriales, de créer un document de régie interne pour l’uniformisation des pratiques et de mettre en place plusieurs autres mesures. Finalement, des correctifs mineurs seront apportés et permettront à Pharmactuel d’atteindre un degré de conformité de 100 % par rapport aux critères de l’ICMJE et de COPE.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2020 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mai 2020.

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Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Législation pharmaceutique, Soins pharmaceutiques, Soins pharmaceutiques, URPP

Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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NeuroPGx – Tests pharmacogénétiques en neurologie pédiatrique : une étude pragmatique évaluant les perceptions des cliniciens et des patients

Ces dernières années, le domaine de la pharmacogénétique a connu une croissance exponentielle. Cependant, l’utilisation de ces tests dans la pratique a été limitée. Les patients pédiatriques atteints d’épilepsie, en particulier, pourraient bénéficier de tests pharmacogénétiques, car des associations gène-médicament cliniquement pertinentes pour les antiépileptiques ont été rapportées.

Une étude prospective observationnelle à méthodes mixtes a été réalisée afin d’évaluer la perception des tests pharmacogénétiques par les cliniciens. Les perceptions des patients et des pharmaciens communautaires ont également été évaluées afin d’évaluer tous les participants au processus de test clinique pharmacogénétique.

Pour cela, les neurologues du Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine à Montréal ont eu accès à un panel pharmacogénétique (Precision Rx ; Dynacare, Laval, Qc) pour leurs patients pédiatriques atteints d’épilepsie qui avaient un rendez-vous de suivi pendant la période de l’étude (de mars à août 2021). Le rapport de résultats a également fourni les recommandations d’un pharmacien pour la gestion des médicaments psychotropes concernés. L’étude comprenait trois méthodes d’évaluation. Premièrement, les pharmaciens hospitaliers et les neurologues ont participé à des groupes de discussion concernant les tests pharmacogénétiques. Deuxièmement, les patients ayant bénéficié d’un test pharmacogénétique pendant la période de l’étude ont répondu à des enquêtes afin d’évaluer leur perception de ces tests. Troisièmement, les pharmaciens communautaires, qui ont reçu une copie des résultats de ces tests, ont répondu à une enquête sur leur perception de la pharmacogénétique.

Les résultats ont mis en avant l’utilisation des tests pharmacogénétiques directement auprès des cliniciens et des patients et ont montré que tant les cliniciens que les patients sont généralement favorables à la mise en œuvre des tests pharmacogénétiques dans le domaine de l’épilepsie pédiatrique. Certains facilitateurs sont nécessaires pour que ces tests deviennent plus couramment prescrits, notamment : le remboursement de ces tests par les assurances, l’inclusion d’une aide à la décision clinique ou d’une interprétation par les pharmaciens et la mise en place d’une structure organisationnelle pour assurer une utilisation efficace et à long terme des résultats des tests. L’intégration locale des tests pharmacogénétiques dans la pratique est une étape essentielle pour que les cliniciens se sentent plus à l’aise et connaissent mieux ces tests, afin d’améliorer à terme les soins et la sécurité des patients à plus grande échelle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists, le 29 janvier 2022.

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Programme de mentorat pour les pharmaciens hospitaliers impliqués dans la gestion pharmaceutique : évaluation de la première cohorte

Depuis 2017, l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) a mis en place un comité de formation à la gestion de formation en gestion afin de développer des compétences spécifiques chez les gestionnaires. Cependant, aucune structure formelle n’a été mise en place pour favoriser la transmission des compétences des gestionnaires expérimentés aux nouveaux pharmaciens gestionnaires, qui sont nombreux. Dans ce contexte, un programme pilote de mentorat a été mis en place.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le programme de mentorat et évaluer la satisfaction des mentors et des mentorés.

Pour cela, des duos ont été créés, composés d’un pharmacien gestionnaire expérimenté et d’un pharmacien ayant récemment assumé un rôle de gestion. La période de mentorat était de 12 mois et les objectifs du programme étaient de promouvoir le partage d’expériences et la transmission de connaissances de la part de gestionnaires plus expérimentés et de favoriser l’attraction et la fidélisation de nouveaux pharmaciens gestionnaires. Une enquête de satisfaction a été réalisée à la fin du programme. Elle consistait en 33 questions dont 11 questions spécifiques aux mentorés, 7 questions spécifiques aux mentors et 18 questions communes.
Une échelle de Likert en 4 points a été utilisée : tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord, pas du tout d’accord. À la fin, les catégories « tout à fait » et « plutôt » d’accord ont été combinées pour l’analyse.

Les résultats ont montré que la plupart des répondants étaient d’accord avec les questions posées. La plupart recommanderaient ce programme pilote de mentorat d’un an. De plus, les mentorés et les mentors ont une opinion similaire de ce programme. Toutefois, la méthode d’appariement des mentorés et des mentors semble pouvoir être améliorée. Au vu des résultats de cette première cohorte, le programme sera pérennisé.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée lors de la réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 5 décembre 2022.

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Quels sont les indicateurs clés de performance de la pharmacie clinique (cpKPI) que les patients reçoivent au Canada ? Un registre national des cpKPI et une analyse groupée

Huit indicateurs clés de performance de la pharmacie clinique (cpKPIs) obtenus par consensus national et fondés sur des données probantes, représentant des processus de soins associés à un impact significatif sur le patient, ont été établis. Les hôpitaux à travers le Canada ont commencé à mesurer les données cpKPI. Cependant, un registre national canadien n’existe pas.

Une étude a été menée afin de développer un registre national de patients cpKPI et produire des rapports nationaux de synthèse sur les cpKPI afin de contribuer à l’avancement de la pratique pharmaceutique et d’améliorer l’impact sur les patients.

Pour cela, un registre observationnel national des patients basé sur l’amélioration de la qualité de soins a été réalisé. Les participants à l’étude étaient les hôpitaux canadiens volontaires de la collaboration nationale cpKPI qui ont mis en œuvre des processus de soins aux patients cpKPI. Ils devaient mesurer et suivre activement au niveau local au moins un cpKPI sur au moins un secteur de soins. L’étude a été réalisée de janvier à décembre 2018.

Les résultats montrent la variabilité des profils de pratique des cpKPI pour chaque hôpital. Les résultats peuvent faciliter l’identification des des points forts, des lacunes en matière de soins et de la nécessité d’affiner les définitions des cpKPI. Le premier registre national canadien destiné à recueillir des données sur les patients dans le cadre des cpKPI a été créé. Les résultats pourront permettre l’étalonnage du profil des cpKPI
des hôpitaux et favoriser le partage des meilleures pratiques à l’échelle nationale.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Conférence annuelle sur la pratique professionnelle de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, le 1er février 2020.

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La petite histoire des préparations magistrales au Québec

Le pharmacien effectue des préparations magistrales depuis des siècles. Le concept de préparations magistrales fait référence au travail « d’apothicaire »; pourtant, le pharmacien recoure encore aux préparations magistrales stériles ou non stériles quand un produit commercial n’est pas disponible sur le marché canadien.

Une revue de la littérature a été réalisée afin de décrire les principaux jalons de l’histoire des préparations magistrales au Québec.

Pour cela, une recherche a été effectuée dans les bases de données PubMed, Google Scholar, Google et dans les ouvrages et sites web de sociétés pharmaceutiques. Ensuite un fil chronologique avec catégorisation des faits selon trois sources et huit thématiques a été réalisé.

Les résultats montrent que bien que la majorité des médicaments utilisés au Canada soient commercialisés, le pharmacien encadre quotidiennement la réalisation de nombreuses préparations magistrales. Ces travaux se poursuivront en consultant d’autres pharmaciens impliqués dans les préparations magistrales et un article synthèse sera éventuellement publié.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2021 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2021.

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Risque d’effets indésirables graves relié à l’administration d’alimentation parentérale à domicile avec un système de perfusion ambulatoire

Certains patients vivants avec des pathologies complexes comme les syndromes d’intestin court et de pseudo-obstruction chronique de l’intestin sont dépendants d’une nutrition parentérale. Au CHU Sainte-Justine, une douzaine d’enfants bénéficient du programme d’alimentation parentérale à domicile. Le mode de perfusion utilisé permet un débit constant, suivi d’une diminution progressive dans les trente dernières minutes afin d’éviter les hypoglycémies rebond et d’un débit minimal afin d’éviter les obstructions de cathéter
jusqu’au débranchement. L’enseignement de l’utilisation de ce système de perfusion se fait en milieu hospitalier
par une infirmière spécialisée. Le fabricant de la pompe à perfusion ambulatoire utilisée indique une précision de perfusion de plus ou moins 6%, mais qu’elle dépend de la température et de la viscosité du liquide utilisé, du type de tubulure utilisée, de la taille du cathéter du patient ainsi que de la hauteur de la pompe par rapport au site d’administration. Le fabricant suggère de mesurer la précision d’une pompe donnée en effectuant une mesure du volume administré suite à un bolus de 20 mL d’eau stérile. Nous rapportons un incident qui s’est produit pendant la période d’enseignement d’un patient où la précision observée a dépassé ce seuil. Nous avons observé une hyperperfusion de l’ordre de 11%. Cette observation a été mise en évidence, car le contenu du sac de perfusion était complètement vide deux heures avant la fin prévue de la perfusion de 18 heures. L’infirmière dédiée à l’enseignement a également constaté une tubulure remplie d’air. Cet incident a soulevé plusieurs craintes au sein de l’équipe médicale, notamment les risques d’hypervolémie et de surnutrition reliés à la perfusion d’un volume plus élevé que ce qui est prescrit, mais aussi les risques d’hypoglycémie rebond par l’absence de la descente dégressive, et de microembolie gazeuse et d’obstruction du cathéter par la présence d’air dans la tubulure

Une étude a été réalisée afin de déterminer et corriger la source d’un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale afin d’assurer son administration de manière sécuritaire pour une population pédiatrique ambulatoire

Pour cela, une investigation multidisciplinaire a été conduite suite à l’incident, incluant l’équipe des soins infirmiers, du pharmacien en alimentation parentérale, de l’équipe de la gestion des risques et de l’équipe de génie biomédicale. Afin de résoudre le problème, le changement de la pompe ambulatoire a d’abord été tenté. La quantité de liquide contenu dans le sac a été mesurée afin d’éliminer la possibilité d’une erreur dans le processus de fabrication du sac de perfusion. Un facteur de correction de –10% à été intégré au paramètre «volume à perfuser» afin de permettre au retour à domicile du patient. Des tests de perfusion d’alimentation parentérale en mode continu dans un cylindre gradué ont été réalisés en modifiant différents paramètres (numéro de série de la pompe, concentration de la recette et type de tubulure) et ils ont été comparés avec le résultat des tests effectués selon la méthode suggérée par le fabricant.

Les résultats montrent que le fait de changer la tubulure haut débit pour une tubulure à débit standard a permis de corriger un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale lors de tests en mode perfusion continue dans un cylindre gradué. En raison de difficultés d’approvisionnement, le type de tubulure n’a pas encore été changé chez les patients, et il est donc impossible de confirmer que cette observation corrige la situation au niveau clinique. Finalement, la tubulure utilisée pour administrer l’alimentation parentérale à l’aide d’une pompe ambulatoire peut être la cause d’une hyperperfusion significative ayant un potentiel d’effets indésirables graves, particulièrement pour une population pédiatrique ambulatoire. Cet élément doit être pris en considération, notamment dans les contextes de ruptures de matériel. Dans les cas où la tubulure à débit standard n’est pas disponible, nous suggérons d’inclure un facteur de correction de –10% au «volume à perfuser» .

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Le webinaire EXPOPROF 2024 était un succès!

Dans le cadre de son programme de surveillance de la contamination des surfaces par les antinéoplasiques dans les établissements de santé du Canada, l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) a tenu son webinaire annuel les 17 et 19 septembre 2024 dernier.

Plus de 150 personnes ont assisté au webinaire en direct et 131 hôpitaux à travers le Canada ont participé au programme cette année. Il s’agit d’une opportunité pour présenter les résultats du programme ainsi que d’échanger sur les bonnes pratiques de manipulation sécuritaire, les solutions et les enjeux. Merci aux conférenciers : Jean-François Bussières, Cynthia Tanguay et Célia Morel de l’URPP, et Nicolas Caron et Ciprian Mihai Cirtiu du Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Merci également aux participants pour les échanges enrichissants.

Nous sommes fiers de l’évolution de cette initiative pour la sécurité des travailleurs, au plaisir de vous compter parmi nous pour l’édition 2025!

Conférenciers aux webinaires EXPOPROF présentés les 17 et 19 septembre 2024

As part of the Environmental surveillance program of the surface contamination with antineoplastic drugs in Canadian healthcare centers, the Unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) held its annual webinar on September 17 and 19, 2024.

More than 150 people attended the live webinar and 131 centers from Canada participated in the Program in 2024. This was an excellent opportunity to present the results, share safe handling practices, discuss issues and solutions. We would like to thank the speakers: Jean-François Bussières, Cynthia Tanguay ans Célia Morel from the URPP, and Nicolas Caron and Ciprian Mihai Cirtiu from the Centre de toxicologie du Québec (CTQ). We would also like to thank the participants for the enriching exchanges.

We are proud of the evolution of this initiative for healthcare workers safety, we are looking forward to your participation in 2025!

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