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Circuit du médicament

Le circuit du médicament est complexe et comporte plus d’une cinquantaine étapes. Compte tenu de cette complexité, il est possible d’informatiser une partie de ces étapes notamment d’implanter un formulaire électronique d’administration des médicaments (FADMe).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude afin de décrire les phases du développement et de l’implantation d’un FADMe.

Six principes directeurs ont été identifiés. En ce qui concerne la phase de développement, un FADM2articletotal de 150 heures de pharmaciens et 150 heures de soins infirmiers ont été nécessaires à l’optimisation du formulaire électronique. Durant la phase pilote préparatoire, des infirmières volontaires ont été invitées à identifier les problèmes rencontrés. Au cours de la phase pilote, un programme de formation a été mis en place. L’étude pilote a démontré que le formulaire d’administration des médicaments électronique a été implanté avec succès dans notre hôpital universitaire.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmaceutical Technology in Hospital Pharmacy journal.

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Le circuit du médicament en établissement de santé est complexe et comporte au moins 54 étapes. Les risques inhérents à toutes ces étapes profitent d’une norme sur la gestion des
médicaments proposée par Agrément Canada depuis 2008 et mise à jour récemment. Outre cette norme, le cadre législatif et normatif au niveau fédéral et provincial applicable à chaque province canadienne contribue à l’encadrement du circuit.
TOURNEE2Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons développé un outil d’évaluation pratique comportant 25 critères de conformité relatifs à l’entreposage des médicaments, à la disponibilité et l’utilisation de la documentation pertinente, à la propreté et au suivi de la chaîne thermique afin d’évaluer la conformité de nos pratiques au CHU Sainte-Justine.

Les résultats des audits montrent une réduction de conformité globale, celle-ci passant de 72 % en 2012 à 65 % en 2013. En outre, on note des réductions absolues d’au moins 10 % pour 11 des 25 critères. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer cette conformité limitée pour plusieurs critères et cette réduction de conformité de 2012 à 2013.

Nous invitons à consulter notre article publié dans Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien pour connaître les résultats détaillés des audits menés en 2012 et 2013.

7La sensibilisation aux risques pour la santé des médicaments dangereux et la nécessité de protéger les travailleurs de la santé ont augmenté depuis la publication de l’alerte de l’Institut national pour la sécurité et la santé (NIOS ) en 2004 portant sur le sujet.expoprof23

Les pharmaciens, techniciens en pharmacie et autres acteurs impliqués dans le processus d’utilisation des médicaments doivent être conscients des risques potentiels associés aux médicaments dangereux et connaître les mesures préventives et correctives afin de réduire leur risque d’exposition. Un récent sondage auprès des pharmaciens communautaires à travers le Canada a souligné que la majorité des répondants n’utilisent pas de mesure de protection lors de la manipulation des médicaments anticancéreux par voie orale ; par exemple, seulement 6,8 % ( 24/352 ) utilisaient des gants et 27,3% ( 96/352 ) utilisaient un plateau de comptage séparé.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons publié un article mettant en évidence les lignes directrices publiées sur le sujet et décrivant les procédures que le personnel de la expoprof23-1pharmacie devrait suivre pour aider le personnel de la pharmacie à manipuler la chimiothérapie par voie orale et autres médicaments dangereux de façon sécuritaire et minimiser les risques. L’article aborde également la contamination de l’environnement par les médicaments dangereux dans les pharmacies communautaires, comment réduire le risque et comment surveiller la contamination. La manipulation sécuritaire de la chimiothérapie par voie orale par les patients est également brièvement mentionnée.

Nous croyons que les pharmaciens ont la responsabilité d’informer et de protéger leur travailleurs ainsi que de surveiller leur contamination locale.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Practice.

Le circuit du médicament fait l’objet d’une attention sans précédent compte tenu de l’évolution du cadre normatif tant à l’échelle canadienne que québécoise. Cette évolution amène de nombreux changemchangement1ents de pratiques et de technologies qui visent notamment une amélioration du circuit du médicament et une réduction des risques.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous nous sommes intéressés au concept de gestion du changement et à ses principes théoriques et pratiques sous-jacents. Afin de soutenir la réflexion des pharmaciens qui se consacrent à la gestion du changement, nous avons mené une revue de la documentation scientifique afin de définir le changement, de situer les théories, les modèles et les approches utilisés, et de proposer des stratégies de réduction des risques inhérents au circuit du médicament et qui tiennent compte de ces concepts.

Cette revue de la documentation scientifique présente brièvement 16 théories, modèles et approches, et 10 pistes d’action concrète pour la pharmacie hospitalière.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Dans le cadre des travaux de modernisation du CHU Sainte-Justine et de l’ouverture du nouveau bâtiment des unités spécialisés (BUS) en décembre 2016, des travaux complémentaires ont été menés afin de réaliser la modernisation du département de pharmacie, qui sera prochainement réaménagé à neuf dans le bâtiment existant.

Sur la photo, de gauche à droite, Suzanne Atkinson, pharmacienne et Caroline Comeau, coordonnatrice en amélioration continue, CHU Sainte-Justine

Un exercice de révision des processus a été mené par l’équipe pharmacie (Suzanne Atkinson et coll.) en collaboration avec Caroline Comeau, coordonnatrice en amélioration continue des processus clinico-administratifs de la Direction de la performance et de la qualité.

Une affiche sur la révision de processus menée au département de pharmacie du CHUSJ a été soumise et présentée le 10 mai 2017 au Rendez-vous annuel de l’amélioration continue 2017 de la Communauté virtuelle de pratique en amélioration continue (CvPAC).  Il s’agit d’un bel exemple de collaboration interdisciplinaire en amélioration continue.

 

Il existe des risques associés au processus entourant la documentation de l’administration des doses de médicaments. Il apparaît logique d’affirmer que ces risques peuvent être diminués par l’utilisation d’un formulaire électronique d’administration des doses de médicaments (FADME).

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous utilisé la méthode d’analyse des modes de défaillances et de leurs effets  (AMDE) afin d’évaluer les risques associés aux processus d’utilisation des médicaments avant et après l’implantation d’un FADME.

La AMDE est très utile pour évaluer le risque entourant le processus d’utilisation des médicaments et peut aider à identifier le mode de défaillance principal.

Le FADME a été associé à une réduction du risque de 1,6 fois par un panel de sept experts. Le risque associé à l’utilisation d’un FADME a été perçu plus élevé par les pharmaciens que par les infirmières.

On peut consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 30 janvier au 3 février 2016 à Toronto, Ontario, Canada.

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Il est nécessaire d’avoir une bonne documentation de l’administration des doses de médicaments pour obtenir une meilleure traçabilité de toutes les étapes et des professionnels de la santé impliqués dans le processus. Un formulaire imprimé d’administration des doses de médicaments (FADM) est généralement utilisé pour répondre à ces exigences.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons effectué une étude rétrospective afin de décrire les incidents et accidents médicamenteux (I/A) associés à la documentation de l’administration des doses de médicaments survenus au cours d’une période de dix ans dans un hôpital d’enseignement.

  • 20 598 I / A ont été identifiés;
  • Concernant ces I/A, 26,2% ont été considérés comme associés à la documentation de la dose de médicament ( n = 5403 , 26,2% );
  • Parmi les I/A associés à la documentation de la dose de médicament : 74 % ( 3996/5403 ) étaient des accidents.

Cette étude démontre l’importance des risques liés à la documentation manuelle des doses de médicaments par des infirmières.

On peut consulter l’affiche présentée au congrès Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH/CSHP) du 30 janvier au 3 février 2016 à Toronto, Ontario, Canada.

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