Bien que la consommation des opioïdes soit quatre fois plus faible en Europe qu’en Amérique du Nord, on observe une tendance à la hausse des prescriptions d’opioïdes et de la mortalité associée. L’Amérique du Nord subit une « crise des opioïdes » et ce phénomène émerge en Europe. Or les hôpitaux sont à l’origine de l’initiation de ces traitements.
Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire les consommations de substances désignées (i.e.; stupéfiants, drogues contrôlées et benzodiazépines) entre un hôpital français (HF) et un hôpital québécois (HQ).
Pour cela, les données de consommation issues des logiciels de la pharmacie ont été extraites. Pour chaque substance désignée, les quantités (unité de sortie de stock) consommées pour la période d’étude ont été recensées. Les données ont été exprimées en dose définie journalière (DDJ) pour 1000 jours-présence.
Les résultats montrent que la consommation de substances désignées est plus élevée dans l’HQ que l’HF. Bien que les consommations respectives soient à la baisse, il apparait utile de les monitorer afin de limiter les risques de mésusage. L’utilisation du concept de DDJ/1000-jours présence, utilisé en gérance des antimicrobiens, peut permettre de comparer l’utilisation de substances désignées en établissement de santé.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises et notre affiche présentée à la 14ème édition du Colloque annuel de l’Association des étudiantes et étudiants en santé publique de l’Université de Montréal (AEESPUM), le 2 mai 2019, à Montréal, Québec, Canada.











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