Archives de Catégorie: Descriptive

Implication des pharmaciens hospitaliers québécois dans des comités internes et externes

En 2022, plus de 1926 pharmaciens hospitaliers exercaient au Québec. L’expertise des pharmaciens hospitaliers est importante dans le réseau de la santé que ce soit dans la prestation des services et des soins mais aussi dans la participation à la vie en comité. Cette activité des pharmaciens est méconnue.

L’objectif de ce travail était de décrire l’implication des pharmaciens hospitaliers québecois dans des comités internes et externes.

Il s’agit d’une étude descriptive. Une liste des comités a été établi et les chefs de départements de pharmacie du Québec ont été sondés pour estimer le nombre et nom des comités avec une présence pharmaceutique. Une cartographie a été réalisée.

À l’externe, il y avait 30 entités primaires, 52 secondaires et plus de 99 comités différents. De plus, chaque société savante, compagnie pharmaceutique, de logiciel et d’équipements incluent des comités pertinents. À l’interne, on compte au moins 3 entités primaires, 25 secondaires et 80 comités par établissement. Il y avait en moyenne 48±30 comités par département de pharmacie, soit 30±17 comités internes et 18±14 externes.

Les pharmaciens hospitaliers sont pleinement impliqués dans la vie organisationnelle de leur établissement de santé et dans le réseau, tant à l’interne qu’à l’externe. L’expertise des pharmaciens spécialistes est mise à profit à travers le réseau de santé.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand forum de l’A.P.E.S, le 25-26 mars 2022, au Québec (Québec), Canada.

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Programme de surveillance de la contamination de surface par 11 antinéoplasiques dans 122 hôpitaux Canadiens

L’exposition professionnelle aux antinéoplasiques peut mener à long terme à des effets indésirables sur la santé des travailleurs. Annuellement, un programme de surveillance environnementale de la contamination de surface est mené.

L’objectif était de décrire la contamination de 11 antinéoplasiques mesurés sur les surfaces.

Les prélèvements ont été effectués sur 12 sites identifiés et standardisés en pharmacie d’oncologie et en clinique externe. Ceux-ci ont été analysés par chromatographie liquide à haute performance couplée à la spectrométrie de masse.

Au total, 122 participants ont inclus. La majorité était situé au Québec. Les médicaments les plus fréquemment mesurés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide et la gemcitabine. La grille devant la hotte, le bras de fauteuil du patient et le sol devant la hotte étaient les zones les plus souvent contaminées.

Des traces d’antinéoplsiques persistent sur les surfaces des hôpitaux canadiens. Les zones problématiques nécessitent des mesures correctives, comme la décontamination. Le programme contribue à sensibiliser les travailleurs et a mené à la création d’une communauté de pratique au Québec.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Canadian Society of Hospial Pharmacists, le 29 janvier – 3 févirer 2022.Canada.

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Une exposition de la collection d’artefacts pharmaceutiques de Denis Giroux

Dans le cadre du centenaire de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal (1919-1920 à 2019-2020), nous avons sollicité les dons de diplômés de la Faculté. Le pharmacien Denis Giroux a légué sa collection d’artefacts au fond historique (Fond JF Bussières) qui met en valeur le patrimoine historique de la pharmacie
québécoise. Dans le cadre d’échanges menés à l’été 2020, nous avons procédé au transfert des artefacts à la Faculté de pharmacie.

Une étude descriptive a été menée afin d’établir un profil de la carrière du pharmacien Denis Giroux et présenter la démarche de mise en valeur du don d’artefacts pharmaceutiques.

Pour cela, une revue historique a été réalisée avec la participation de deux étudiants au doctorat professionnel en pharmacie et le professeur responsable du fond. Un entretien semi structuré a été enregistré avec Denis Giroux afin d’établir un profil de carrière. La collection préparée par le donateur incluant une base de données et des photos professionnelles a été transférée. À partir de la base de données, la sélection d’artefacts a été identifiée et mise en vitrine. Les photos ont été imprimées et un article synthèse a été rédigé pour les Annales de l’URPP 2021.

En conclusion de l’étude, il a été retrouvé qu’il n’y a pas de musée de la pharmacie malgré quelques tentatives au fil du temps ; toutefois, le professeur JF Bussières a mis en place un musée virtuel et des vitrines historiques afin de présenter, chaque année une sélection d’artefacts d’un donateur. Ainsi, la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal veut mettre en valeur le patrimoine de ses diplômés par le biais d’un musée virtuel, d’expositions périodiques et l’implication des étudiants en formation à l’histoire de la pharmacie. Le don de Denis Giroux est important, tant par sa variété que la quantité d’artefacts ; certains livres datent du 18ème
siècle tandis que d’autres sont plus récents; certains artefacts (médicaments) du milieu du 19ème siècle et plusieurs datent des années soixante dix. Denis Giroux a joué un rôle important au Québec dans le développement des préparations magistrales de médicaments ; il a notamment été pharmacien consultant pour Vigilance Santé de 2011 à 2019 afin de revoir la section des préparations magistrales du logiciel Rx Vigilance; plus de 500 formules ont été mises à jour en fonction des normes de préparations magistrales publiées par l’Ordre des pharmaciens du Québec. Ce don permettra notamment la poursuite de travaux visant à recenser et décrire l’histoire des préparations magistrales au Québec. La Faculté de pharmacie est très reconnaissante de ce don qu’elle mettra davantage en valeur au terme de la pandémie à COVID 19.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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Enquête sur la pratique de la pharmacie hospitalière au Canada – De 1985-86 à 2020-21

La pratique de la pharmacie hospitalière a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Afin de témoigner de cette évolution, certaines sociétés professionnelles ont réalisé des enquêtes périodiques (par exemple, l’American Society of Health-System Pharmacists, l’European Association of Hospital Pharmacists). En 2022, le Canada comptait 47 106 pharmaciens titulaires d’une licence. Un comité éditorial canadien indépendant composé de directeurs de pharmacie a été créé en 1985-1986 pour soutenir l’élaboration d’une enquête sur la pratique de la pharmacie hospitalière au Canada ; depuis 2016-2017, il fonctionne sous l’égide de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH).

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire l’évolution de l’enquête sur les pharmacies hospitalières canadiennes de 1985-86 à 2020-21.

Pour cela, l’enquête ciblait les hôpitaux disposant d’au moins 50 lits aigus. Dans l’édition 2020-21, une enquête complémentaire a ciblé pour la première fois les petits hôpitaux (< 50 lits au total). Dans l’ensemble des rapports, les données ont été stratifiées par : région (par exemple, province ou groupe de provinces), taille de l’hôpital (50-200 lits, 201-500 lits, > 500 lits), statut (universitaire ou non) et mission (adulte ou pédiatrique). Jusqu’en 1996-1997, les participants ont été invités à prendre part à l’étude par le biais d’un courrier postal et d’un questionnaire papier ; par la suite, un courrier électronique et un questionnaire électronique ont été utilisés. Les membres du comité de rédaction se sont réunis plusieurs fois par cycle d’enquête pour choisir les sujets, définir les questions, déterminer les plages de réponses valables et convenir des procédures de recrutement. En outre, le comité s’est réuni plusieurs fois pour analyser les données recueillies et rédiger les chapitres. Un analyste statistique a été invité à travailler avec le comité de rédaction à chaque cycle de l’enquête. À partir des rapports publiés entre 1985-86 et 2020-21, les variables clés suivantes ont été extraites : fondation, membres du comité de rédaction, longueur, taux de réponse des rapports, thèmes, ratios clés et stratégies de diffusion.

Les résultats ont montré que la baisse du nombre de répondants potentiels illustre la régionalisation et la consolidation des structures de soins. L’augmentation des effectifs est le signe de la croissance des effectifs et de la place de l’équipe officinale dans la prise en charge des patients. La mise en place progressive des techniciens et des technologies de la pharmacie a soutenu cette croissance. La pharmacie hospitalière canadienne a particulièrement bénéficié de cette analyse comparative périodique des pratiques depuis 35 ans ; les autres professions de santé canadiennes n’ont pas accès à de telles données historiques comparatives. Cette enquête soutient les pharmaciens gestionnaires dans leurs efforts pour fournir les meilleurs services et soins pharmaceutiques.

Vous pouvez consulter le rapport publié dans la revue de la Canadian Society of Hospital Pharmacists et notre affiche présentée lors de la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 5 décembre 2022, aux États-Unis.

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Évaluation de la conformité d’un processus d’audit du circuit du médicament avec une sélection de 42 critères d’efficacité

Une nouvelle théorie pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation du retour d’information dans les soins de santé a été publiée. Elle comprend une sélection d’hypothèses très fiables qui influencent l’efficacité du cycle de retour d’information. Or, un audit sur le circuit du médicament ciblant la préparation et l’administration des médicaments par le personnel infirmier est réalisé annuellement au CHU Sainte-Justine de Montréal.

Une étude descriptive a donc été menée afin d’évaluer la conformité du processus d’audit du circuit du médicament avec une sélection de 42 critères d’efficacité.

Pour cela, la conformité de ce processus d’audit a été évalué en utilisant la théorie de l’intervention de rétroaction sur la performance clinique et ses 42 hypothèses. Cette théorie est classée en trois groupes de variables : le retour d’information, le destinataire et le contexte, ainsi qu’en 10 sous-groupes : objectifs, méthode de collecte et d’analyse des données, affichage du retour d’information, fourniture du retour d’information , caractéristiques des professionnels de la santé, réponse comportementale, caractéristiques de l’organisation ou de l’équipe, population de patients, co-interventions, processus de mise en œuvre. Deux assistants de recherche ont évalué chaque critère (conforme, non conforme ou non applicable), avec des commentaires à l’appui. Deux pharmaciens ont revu la grille de manière indépendante pour confirmer les évaluations. Les différences ont été résolues par consensus.

Les résultats ont montré que la conformité du processus d’audit du circuit du médicament est de 70,7%. Des domaines d’amélioration ont été identifiés : informatiser la collecte d’informations en temps réel, accroître le partage des données avec d’autres hôpitaux. Le processus d’audit du circuit du médicament répond à la plupart des critères d’une norme externe. Cette évaluation a permis d’identifier les domaines à améliorer.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, le 10 mars 2023, à Banff, AB, Canada.

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Formation pratique des Pharm. D. dans les hôpitaux – une formation virtuelle d’une semaine à la suite du COVID19

Dans le cadre du doctorat en pharmacie (Pharm.D.), les étudiants effectuent un stage de 4 semaines dans un hôpital à la fin de leur 2ème année : PHA2510. La 2ème année prépare l’étudiant au stage PHA2510. Elle se compose de cours d’hématologie, de néphrologie, d’infectiologie, de gastro-entérologie, d’endocrinologie et de cardiologie. L’interdisciplinarité et les compétences en communication écrite sont mises en avant. Elle forme notamment aux présentation de cas de patients, aux bilans comparatifs des médicaments et à la rédaction de notes cliniques dans les dossiers médicaux sous forme SOAP.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de présenter le processus de conception et de mise en œuvre de l’externat virtuel d’une semaine en 2021 et 2022.

Pour cela, cinq étapes ont été mises en place : la conception et l’identification des objectifs d’apprentissage, le développement du contenu (éléments du contenu, stratégies éducatives, produits éducatifs), la publication en ligne, le stage (l’externat virtuel d’une semaine a permis une exposition à la pratique hospitalière, au circuit du médicament et aux services cliniques et de distribution) et enfin l’évaluation. Les étudiants volontaires ont fourni chaque jour un retour d’information détaillé par courrier électronique, associé à une discussion en ligne avec le professeur. Tous les étudiants ont également été invités à remplir un questionnaire en ligne à la fin du stage.

Les résultats ont montré que la virtualisation a permis de réviser et d’améliorer le contenu, en exposant tous les étudiants aux meilleures pratiques et à une variété d’exemples, alors que l’ancienne approche n’exposait les étudiants qu’à un seul centre. En outre, la semaine a permis de préparer les étudiants aux trois semaines suivantes d’externat clinique. La pandémie de COVID19 n’a pas eu que des inconvénients, elle a permis de faire progresser l’enseignement pratique en combinant l’enseignement virtuel et l’enseignement en face à face.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 6 décembre 2022.

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L’URPP aux Journées annuelles de santé publique

Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal

Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.

Contexte
Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3.
Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques.
L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance.
Méthode/Démarche
Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. 
Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail.
Résultats
Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048).
Conclusion/Recommandations
Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens.
Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.

Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.

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Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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Programme de mentorat pour les pharmaciens hospitaliers impliqués dans la gestion pharmaceutique : évaluation de la première cohorte

Depuis 2017, l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) a mis en place un comité de formation à la gestion de formation en gestion afin de développer des compétences spécifiques chez les gestionnaires. Cependant, aucune structure formelle n’a été mise en place pour favoriser la transmission des compétences des gestionnaires expérimentés aux nouveaux pharmaciens gestionnaires, qui sont nombreux. Dans ce contexte, un programme pilote de mentorat a été mis en place.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le programme de mentorat et évaluer la satisfaction des mentors et des mentorés.

Pour cela, des duos ont été créés, composés d’un pharmacien gestionnaire expérimenté et d’un pharmacien ayant récemment assumé un rôle de gestion. La période de mentorat était de 12 mois et les objectifs du programme étaient de promouvoir le partage d’expériences et la transmission de connaissances de la part de gestionnaires plus expérimentés et de favoriser l’attraction et la fidélisation de nouveaux pharmaciens gestionnaires. Une enquête de satisfaction a été réalisée à la fin du programme. Elle consistait en 33 questions dont 11 questions spécifiques aux mentorés, 7 questions spécifiques aux mentors et 18 questions communes.
Une échelle de Likert en 4 points a été utilisée : tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord, pas du tout d’accord. À la fin, les catégories « tout à fait » et « plutôt » d’accord ont été combinées pour l’analyse.

Les résultats ont montré que la plupart des répondants étaient d’accord avec les questions posées. La plupart recommanderaient ce programme pilote de mentorat d’un an. De plus, les mentorés et les mentors ont une opinion similaire de ce programme. Toutefois, la méthode d’appariement des mentorés et des mentors semble pouvoir être améliorée. Au vu des résultats de cette première cohorte, le programme sera pérennisé.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée lors de la réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 5 décembre 2022.

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