Hiérarchisation des activités pharmaceutiques : simulation auprès de leaders en pharmacie

Les décideurs du domaine de la santé doivent établir des priorités et justifier leurs décisions. Notre objectif primaire était d’évaluer la hiérarchisation des activités pharmaceutiques par un groupe de leaders en pharmacie du Québec dans le cadre d’une simulation. Notre objectif secondaire était de classer les facteurs intervenant dans le processus décisionnel.

Les participants étaient répartis en équipe, représentant l’équipe de gestion d’un département de pharmacie fictif. Pour chaque équipe, un participant était désigné comme chef du département. Trente-deux activités pharmaceutiques étaient proposées sous forme d’un jeu de 142 étiquettes de couleur. Chaque équipe bénéficiait de 20 minutes pour sélectionner 60 étiquettes parmi les 142 proposées.

La tendance des leaders était de couvrir le plus grand nombre d’activités au lieu d’en cibler certaines et de les couvrir au maximum. Les facteurs prioritaires à leur prise de décision étaient la volonté de respecter le cadre législatif ou normatif, la perception de l’impact favorable des activités sur les résultats de santé et la perception de l’impact favorable des activités sur la prestation sécuritaire de soins.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de clôture des fêtes du cinquantenaire de l’A.P.E.S. le 20 octobre 2011 à Charlevoix, Québec.

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Lancement du livre d’histoire : « De l’apothicaire au spécialiste »

Jean-François Bussières, chef du département de pharmacie et de l’unité de recherche en pratique pharmaceutique au CHU Sainte-Justine et professeur titulaire de clinique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal ainsi que Nancy Marando, historienne à l’URPP, ont publié le 19 octobre 2011 l’ouvrage « De l’apothicaire au spécialiste – histoire de la pharmacie hospitalière au Québec » dans le cadre du congrès de clôture des fêtes du 50ème anniversaire de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES). Ces travaux de recherche et de rédaction ont été réalisés grâce à un soutien financier de l’APES, de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et de l’URPP. Une version électronique de l’ouvrage sera disponible d’ici la fin de l’année 2011. L’ouvrage, édité à près de 2000 copies, sera remis gratuitement à tous les pharmaciens d’établissement de santé du Québec. Outre cet ouvrage de plus de 550 pages, on peut consulter un volet web historique sur le site de l’APES qui comporte ou comportera d’ici la fin de l’année 2011, les éléments suivants :

– un volet web dédié à ce projet de recherche sur le site de l’APES

– plus de 75 fiches historiques reconnaissant la contribution des pharmaciens et pharmaciennes exerçant en établissement de santé à l’échelle du Québec

– un fil des événements par chapitre et globalement afin de reconnaître les dates et faits marquants de l’histoire de la pharmacie hospitalière au Québec

– des archives documentaires, photo et vidéo

– une version électronique de l’ouvrage

En sachant d’où nous venons, nous sommes sans doute enclins à mieux savoir où aller !  Puisse cet ouvrage et ce volet web inspirer la reconnaissance de la spécialisation en pharmacie au Québec. Ces travaux constituent les premiers fruits de la Société d’histoire de la pharmacie (Québec).

Cette nouvelle est également disponible sur le site du CHU Sainte-Justine.

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Hiérarchisation des programmes de soins avec pharmaciens décentralisés

La pratique pharmaceutique hospitalière a beaucoup évolué au cours des dernières décennies, notamment grâce à l’émergence des soins pharmaceutiques, l’introduction de nouvelles technologies, l’évolution des programmes d’enseignement ou encore le développement de la recherche sur les pratiques pharmaceutiques. Notre objectif était d’établir une priorisation consensuelle des programmes de soins selon l’impact perçu de la présence de pharmaciens décentralisés.

Chaque chef a coté individuellement sa perception de l’impact des pharmaciens décentralisés pour chaque programme selon trois critères :

  • Santé
  • Sécurité
  • Coûts

À partir d’un score de qualité des données probantes et des cotations individuelles, les chefs ont établi après consensus un rang global final des programmes de soins (Technique Delphi). Cette étude pilote présente la hiérarchisation de 17 programmes de soins ambulatoires et 18 programmes d‘hospitalisation d’après l’impact perçu de la décentralisation de pharmaciens, après discussion entre chefs de département de pharmacie de cinq Centres Hospitaliers Universitaires.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de clôture des fêtes du cinquantenaire de l’A.P.E.S. le 20 octobre 2011 à Charlevoix, Québec.

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Vendredi PM et les ruptures de médicaments

L’unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) a mis en place à l’hiver 2011 un site public d’information sur les ruptures d’approvisionnement de médicaments. Ce site web gratuit affiche l’ensemble des ruptures par fabricant et propose une série de documents et renseignements pertinents.

Dans la presse canadienne du 16 octobre dernier, on fait mention du site vendredi PM et de l’objectif de diffuser davantage le site dans une initiative nationale (i.e. canadienne) visant à limiter l’impact des ruptures d’approvisionnement.  De plus, notez que le site vendredipm.ca sera prochainement bilingue dans une version fridaypm.ca et qu’il sera progressivement alimenté par les fabricants en temps réel, limitant les délais de publication.

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Publications récentes en contamination environnementale aux médicaments dangereux

Entre le 1er janvier 2010 et le 31 août 2011, de nombreuses nouvelles études sur la contamination environnementale aux médicaments dangereux ont été publiées. Nous recensons 12 études rapportant des mesures de contamination de surface au cyclophosphamide. Ces 12 études ont été réalisées par huit équipes de recherche distinctes, dans 69 établissements de santé, pour un total de 1 820 prélèvements. Les niveaux de contamination de cyclophosphamide les plus élevés sont régulièrement retrouvés sur la surface ou la grille de la hotte, mais des traces de cyclophosphamide sont retrouvées tant dans les zones de préparation (pharmacie) que dans les zones d’administration (unités de soins).

Une évaluation périodique de l’état de contamination à la pharmacie, dans les unités de soins et dans les cliniques externes apparaît nécessaire pour assurer un suivi de la situation et également à la suite de tout changement de pratique (p. ex., acquisition d’un nouvel équipement, mise en place de nouvelles procédures, nouveaux locaux) pour en mesurer l’impact. D’ici à ce qu’un niveau d’exposition acceptable ait été déterminé par les organismes de santé et sécurité au travail, une bonne méthode de travail incluant les équipements de protection personnels appropriés (p. ex., port d’un sarrau, de deux paires de gants stériles, de lunettes de sécurité, d’un masque, de couvre-chaussures, d’un chapeau) et des procédures de nettoyage adéquates demeurent essentielles.

Vous pouvez consulter notre article publié en ligne dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

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Évaluation de l’implantation de cabinets automatisés décentralisés

Sept stations CAD (cabinets automatisés décentralisés) ont été implantées en 2009-2010. La conformité de nos pratiques a été évaluée à partir des lignes directrices portant sur l’utilisation sécuritaire des CAD de l’Institute for Safe Medication Practice (ISMP) et de son outil d’auto-évaluation.

Le profil de conformité global est passé de 66% [35%-93%] à 74% [66%-100%] en trois mois. Notre analyse de conformité et notre implantation ont mis en évidence des faiblesses étonnantes sur le plan technologique et sur le plan organisationnel. Notre étude illustre la faisabilité et l’utilité de recourir à un cadre normatif externe en cours d’implantation afin de cibler les écarts et d’orienter nos actions, dans l’optique de réduire les erreurs médicamenteuses.

Vous pouvez consulter l’article accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

Avez-vous consulté les lignes directrices de l’Institute for safe medication practice sur l’utilisation sécuritaire de cabinets automatisés décentralisés?

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Transmission du bilan comparatif des médicaments au département de pharmacie

Dans l’optique d’améliorer l’utilisation du bilan comparatif des médicaments (BCM), nous avons introduit l’obligation de transmettre le BCM par télécopie au département de pharmacie.

Durant la période d’étude (6 décembre 2010 au 6 février 2011), un BCM a été transmis pour une moyenne de 28% des admissions, selon les unités de soins, de 0% (soins intensifs) à 55% (psychiatrie) des admissions. Une révision du modèle du BCM a été réalisée en janvier 2011 et incluait notamment la présence de cases à cocher pour les sources de l’histoire médicamenteuse, ainsi que des espaces désignés pour inscrire le nom du médicament, la dose, la voie, l’horaire d’administration et le moment de la dernière prise. Ces améliorations ont contribué à une augmentation de la conformité de plusieurs éléments, notamment : personne ressource consultée (19% c. 52%), voie d’administration du médicament (15% c. 62%), date/heure de la dernière prise (2% c. 39%).

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 1 et 2 juin 2011 à Montréal, Québec. Le résumé est publié dans le Journal of Population Therapeutics and Clinical Pharmacology.

Depuis juillet 2011, nous publions en temps réel sur l’intranet du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (accessible à tous les professionnels de la santé), un état des BCM complétés et transmis. À titre d’exemple, l’intranet du 29 septembre affichait une proportion de 58,8% de BCM transmis (cliquez ici pour un exemple).  Compte tenu qu’il s’agit d’une pratique organisationnelle requise (POR) selon Agrément Canada, nous sommes optimistes d’atteindre plus de 80% de conformité dans les prochaines semaines.  Il s’agit à notre connaissance de la première initiative permettant la vérification du taux de conformité en temps réel de façon continue.

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Participation des parents dans le bilan comparatif des médicaments

Nous avons réalisée une étude pilote à l’urgence pédiatrique du CHU Sainte-Justine afin d’évaluer :

1- La conformité de l’information contenue dans les bilan comparatifs des médicaments (BCM) remplis par les parents

2- L’intérêt des parents pour cette démarche

Sur 156 BCM complétés en novembre 2010, la proportion de critères conformes varie de 1% à 87% pour la feuille et de 14 à 78 % pour le contenu des ordonnances de médicaments.

Sur les 140 questionnaires administrés, les répondants considèrent dans une proportion de 83% très important/important de compléter un BCM à l’arrivée et les parents ont eu recours à leur mémoire (75%), les contenants de médicaments/étiquettes (10%) ou autres (15%) pour compléter le BCM.

Il est difficile d’obtenir des BCM conformes. Toutefois, la participation des parents est souhaitable et réalisable.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée à la conférence nationale 2011 de l’Association des pharmaciens du Canada, qui a eu lieu du 28-31 mai 2011 à Montréal, Québec.

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Quelles sont les zones bruyantes dans une pharmacie d’hôpital?

Le bruit peut interrompre le déroulement du travail et être associé à des erreurs de dispensation de médicaments. Compte tenu du peu d’études sur le bruit en pharmacie et de l’implantation de nouvelles technologies, nous avons réalisé une étude pilote sur le bruit ambiant dans la pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le niveau de bruit moyen (dB(A)) était plus élevé durant le jour (59,4 ± 5,3) que durant le soir (52,8 ± 8,2) [p < 0.001]. Certaines zones de travail étaient beaucoup plus bruyantes que d’autres, ce qui est expliqué par la présence d’équipement mécanique (hotte, appareils de dispensation automatique, ventilation positive), ainsi que par le nombre d’employés présents simultanément. La salle de fabrication stérile était la plus bruyante, de jour (bruit ambiant moyen de 70,4db(A)) comme de soir (69,9).

Les équipes de gestion de pharmacies ne doivent pas attendre avant d’intégrer l’aspect “bruit” dans leurs plans avant l’achat ou l’installation d’équipement robotisé, afin de créer ou de maintenir un environnement auditif de meilleure qualité.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au congrès de l’International Commission on the Biological Effects of Noise (ICBEN) – 10th International Congress on Noise as a Public Health Problem, qui a eu lieu du 24-28 juillet 2011 à Londres, ainsi que l’article publié dans le compte-rendu de la conférence. Le programme de ce congrès est disponible ici.

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Charge de travail en alimentation parentérale

La préparation de l’alimentation parentérale (AP) dans la plupart des grands centres hospitaliers nord-américains est réalisée en pharmacie à l’aide de pompes volumétriques automatisées, à partir de solutions concentrées de chaque ingrédient.  En pédiatrie, ces systèmes sont d’une importance capitale en raison de la grande variabilité des besoins des patients.

Entre le 19 mai 2007 et le 25 juin 2010, 33 544 ordonnances d’AP ont été préparées dans notre centre, (29,8 ordonnances par jour), ce qui représente une charge de travail considérable.  Près de 60%  de ces préparations étaient destinés à la néonatologie.  Le coût moyen des ingrédients pour une ordonnance d’AP a augmenté durant la période d’étude, de 23,27$ en 2007 à 37,78$ en 2010.  L’augmentation des coûts était principalement attribuable à une augmentation du prix des solutions concentrées d’ingrédients.

Vous pouvez consulter notre affiche qui a été présentée au colloque annuel du réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments (RQRUM) les 1 et 2 juin 2011 à Montréal, Québec. Le résumé est publié dans le Journal of Population Therapeutics and Clinical Pharmacology.

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