Archives de Catégorie: Soins pharmaceutiques

Exploration de l’évolution de la consommation d’antibiotiques d’un centre hospitalier universitaire mère-enfant selon la classification AWaRe de l’organisation mondiale de la santé

La gérance des antimicrobien ou l’antibiogouvernance est une des pratiques organisatoinnelles requises (POR) formulée par Agrément Canada. L’intérêt est d’encadrer l’utilisation des antimicrobien pour en assurer le bon usage. En soutien, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a développé la classification AWaRe, un outil de gestion et de surveillance de consommation des antibiotiques.

L’objectif principal de cette étude était de décrire la consommation d’antibiotiques au sein d’un établissement universitaire mère-enfant en utilisant la classification AWaRe sur une période 15 ans.  

L’étude menée est descriptive et rétrospective; elle a inclus toutes les données de consommations d’antibiotiques des patients admis dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant du 1er avril 2005 au 31 mars 2021. Des 180 dénominations communes d’antibiotiques proposées par l’OMS, 54 étaient utilisées. Le nombre de jours de traitement (JT) par 1000 jours-présence (JP) a été calculé par année, par patientèle (chirurgie, pédiatrie, oncologie, soins intensifs, soins intensifs néonataux, pouponnière, psychiatrie, réadaptation et obstétrique-gynécologie) et de façon globale. Les données ont été classées selon les trois groupes AWaRe de l’OMS.  

Un total de 10 489 JT/1000JP été collecté sur 15 ans, soit 53,9% du groupe « Access », 45,2% du groupe « Watch » et 0,9% du groupe « Reserve». Sur 15 ans, on note une faible réduction du recours aux antibiotiques. Le rapport des valeurs de consommation en JT/1000JP de 2020-2021 sur celles de 2005-2006 était de 0,84 globalement (4743/5653), 0,79 pour le groupe « Access » (286/361), 0,89 pour le groupe « Watch » (270/302) et 0,88 pour le groupe « Reserve » (2,1/2,4).

La classification AWaRe a été utilisée afin de décrire la consommation d’antibiotiques au sein d’un centre mère-enfant. La consommation du centre hospitalier étudié se compare avantageusement aux données internationales et s’approche des cibles de l’OMS. Cette position peut être liée à la présence d’un programme structuré d’antibiogouvernance mis en place depuis plusieurs années au sein de notre établissement. D’autres travaux sont nécessaires afin de cibler plus finement les antibiotiques devant profiter d’un meilleur encadrement.

Vous pouvez consulter notre article publié dans les Annales Pharmaceutiques Françaises.

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Enquête sur la pratique de la pharmacie hospitalière au Canada – De 1985-86 à 2020-21

La pratique de la pharmacie hospitalière a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Afin de témoigner de cette évolution, certaines sociétés professionnelles ont réalisé des enquêtes périodiques (par exemple, l’American Society of Health-System Pharmacists, l’European Association of Hospital Pharmacists). En 2022, le Canada comptait 47 106 pharmaciens titulaires d’une licence. Un comité éditorial canadien indépendant composé de directeurs de pharmacie a été créé en 1985-1986 pour soutenir l’élaboration d’une enquête sur la pratique de la pharmacie hospitalière au Canada ; depuis 2016-2017, il fonctionne sous l’égide de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux (SCPH).

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire l’évolution de l’enquête sur les pharmacies hospitalières canadiennes de 1985-86 à 2020-21.

Pour cela, l’enquête ciblait les hôpitaux disposant d’au moins 50 lits aigus. Dans l’édition 2020-21, une enquête complémentaire a ciblé pour la première fois les petits hôpitaux (< 50 lits au total). Dans l’ensemble des rapports, les données ont été stratifiées par : région (par exemple, province ou groupe de provinces), taille de l’hôpital (50-200 lits, 201-500 lits, > 500 lits), statut (universitaire ou non) et mission (adulte ou pédiatrique). Jusqu’en 1996-1997, les participants ont été invités à prendre part à l’étude par le biais d’un courrier postal et d’un questionnaire papier ; par la suite, un courrier électronique et un questionnaire électronique ont été utilisés. Les membres du comité de rédaction se sont réunis plusieurs fois par cycle d’enquête pour choisir les sujets, définir les questions, déterminer les plages de réponses valables et convenir des procédures de recrutement. En outre, le comité s’est réuni plusieurs fois pour analyser les données recueillies et rédiger les chapitres. Un analyste statistique a été invité à travailler avec le comité de rédaction à chaque cycle de l’enquête. À partir des rapports publiés entre 1985-86 et 2020-21, les variables clés suivantes ont été extraites : fondation, membres du comité de rédaction, longueur, taux de réponse des rapports, thèmes, ratios clés et stratégies de diffusion.

Les résultats ont montré que la baisse du nombre de répondants potentiels illustre la régionalisation et la consolidation des structures de soins. L’augmentation des effectifs est le signe de la croissance des effectifs et de la place de l’équipe officinale dans la prise en charge des patients. La mise en place progressive des techniciens et des technologies de la pharmacie a soutenu cette croissance. La pharmacie hospitalière canadienne a particulièrement bénéficié de cette analyse comparative périodique des pratiques depuis 35 ans ; les autres professions de santé canadiennes n’ont pas accès à de telles données historiques comparatives. Cette enquête soutient les pharmaciens gestionnaires dans leurs efforts pour fournir les meilleurs services et soins pharmaceutiques.

Vous pouvez consulter le rapport publié dans la revue de la Canadian Society of Hospital Pharmacists et notre affiche présentée lors de la Réunion clinique semestrielle de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 5 décembre 2022, aux États-Unis.

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Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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NeuroPGx – Tests pharmacogénétiques en neurologie pédiatrique : une étude pragmatique évaluant les perceptions des cliniciens et des patients

Ces dernières années, le domaine de la pharmacogénétique a connu une croissance exponentielle. Cependant, l’utilisation de ces tests dans la pratique a été limitée. Les patients pédiatriques atteints d’épilepsie, en particulier, pourraient bénéficier de tests pharmacogénétiques, car des associations gène-médicament cliniquement pertinentes pour les antiépileptiques ont été rapportées.

Une étude prospective observationnelle à méthodes mixtes a été réalisée afin d’évaluer la perception des tests pharmacogénétiques par les cliniciens. Les perceptions des patients et des pharmaciens communautaires ont également été évaluées afin d’évaluer tous les participants au processus de test clinique pharmacogénétique.

Pour cela, les neurologues du Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine à Montréal ont eu accès à un panel pharmacogénétique (Precision Rx ; Dynacare, Laval, Qc) pour leurs patients pédiatriques atteints d’épilepsie qui avaient un rendez-vous de suivi pendant la période de l’étude (de mars à août 2021). Le rapport de résultats a également fourni les recommandations d’un pharmacien pour la gestion des médicaments psychotropes concernés. L’étude comprenait trois méthodes d’évaluation. Premièrement, les pharmaciens hospitaliers et les neurologues ont participé à des groupes de discussion concernant les tests pharmacogénétiques. Deuxièmement, les patients ayant bénéficié d’un test pharmacogénétique pendant la période de l’étude ont répondu à des enquêtes afin d’évaluer leur perception de ces tests. Troisièmement, les pharmaciens communautaires, qui ont reçu une copie des résultats de ces tests, ont répondu à une enquête sur leur perception de la pharmacogénétique.

Les résultats ont mis en avant l’utilisation des tests pharmacogénétiques directement auprès des cliniciens et des patients et ont montré que tant les cliniciens que les patients sont généralement favorables à la mise en œuvre des tests pharmacogénétiques dans le domaine de l’épilepsie pédiatrique. Certains facilitateurs sont nécessaires pour que ces tests deviennent plus couramment prescrits, notamment : le remboursement de ces tests par les assurances, l’inclusion d’une aide à la décision clinique ou d’une interprétation par les pharmaciens et la mise en place d’une structure organisationnelle pour assurer une utilisation efficace et à long terme des résultats des tests. L’intégration locale des tests pharmacogénétiques dans la pratique est une étape essentielle pour que les cliniciens se sentent plus à l’aise et connaissent mieux ces tests, afin d’améliorer à terme les soins et la sécurité des patients à plus grande échelle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Together Conference 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists, le 29 janvier 2022.

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Quels sont les indicateurs clés de performance de la pharmacie clinique (cpKPI) que les patients reçoivent au Canada ? Un registre national des cpKPI et une analyse groupée

Huit indicateurs clés de performance de la pharmacie clinique (cpKPIs) obtenus par consensus national et fondés sur des données probantes, représentant des processus de soins associés à un impact significatif sur le patient, ont été établis. Les hôpitaux à travers le Canada ont commencé à mesurer les données cpKPI. Cependant, un registre national canadien n’existe pas.

Une étude a été menée afin de développer un registre national de patients cpKPI et produire des rapports nationaux de synthèse sur les cpKPI afin de contribuer à l’avancement de la pratique pharmaceutique et d’améliorer l’impact sur les patients.

Pour cela, un registre observationnel national des patients basé sur l’amélioration de la qualité de soins a été réalisé. Les participants à l’étude étaient les hôpitaux canadiens volontaires de la collaboration nationale cpKPI qui ont mis en œuvre des processus de soins aux patients cpKPI. Ils devaient mesurer et suivre activement au niveau local au moins un cpKPI sur au moins un secteur de soins. L’étude a été réalisée de janvier à décembre 2018.

Les résultats montrent la variabilité des profils de pratique des cpKPI pour chaque hôpital. Les résultats peuvent faciliter l’identification des des points forts, des lacunes en matière de soins et de la nécessité d’affiner les définitions des cpKPI. Le premier registre national canadien destiné à recueillir des données sur les patients dans le cadre des cpKPI a été créé. Les résultats pourront permettre l’étalonnage du profil des cpKPI
des hôpitaux et favoriser le partage des meilleures pratiques à l’échelle nationale.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Conférence annuelle sur la pratique professionnelle de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, le 1er février 2020.

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Risque d’effets indésirables graves relié à l’administration d’alimentation parentérale à domicile avec un système de perfusion ambulatoire

Certains patients vivants avec des pathologies complexes comme les syndromes d’intestin court et de pseudo-obstruction chronique de l’intestin sont dépendants d’une nutrition parentérale. Au CHU Sainte-Justine, une douzaine d’enfants bénéficient du programme d’alimentation parentérale à domicile. Le mode de perfusion utilisé permet un débit constant, suivi d’une diminution progressive dans les trente dernières minutes afin d’éviter les hypoglycémies rebond et d’un débit minimal afin d’éviter les obstructions de cathéter
jusqu’au débranchement. L’enseignement de l’utilisation de ce système de perfusion se fait en milieu hospitalier
par une infirmière spécialisée. Le fabricant de la pompe à perfusion ambulatoire utilisée indique une précision de perfusion de plus ou moins 6%, mais qu’elle dépend de la température et de la viscosité du liquide utilisé, du type de tubulure utilisée, de la taille du cathéter du patient ainsi que de la hauteur de la pompe par rapport au site d’administration. Le fabricant suggère de mesurer la précision d’une pompe donnée en effectuant une mesure du volume administré suite à un bolus de 20 mL d’eau stérile. Nous rapportons un incident qui s’est produit pendant la période d’enseignement d’un patient où la précision observée a dépassé ce seuil. Nous avons observé une hyperperfusion de l’ordre de 11%. Cette observation a été mise en évidence, car le contenu du sac de perfusion était complètement vide deux heures avant la fin prévue de la perfusion de 18 heures. L’infirmière dédiée à l’enseignement a également constaté une tubulure remplie d’air. Cet incident a soulevé plusieurs craintes au sein de l’équipe médicale, notamment les risques d’hypervolémie et de surnutrition reliés à la perfusion d’un volume plus élevé que ce qui est prescrit, mais aussi les risques d’hypoglycémie rebond par l’absence de la descente dégressive, et de microembolie gazeuse et d’obstruction du cathéter par la présence d’air dans la tubulure

Une étude a été réalisée afin de déterminer et corriger la source d’un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale afin d’assurer son administration de manière sécuritaire pour une population pédiatrique ambulatoire

Pour cela, une investigation multidisciplinaire a été conduite suite à l’incident, incluant l’équipe des soins infirmiers, du pharmacien en alimentation parentérale, de l’équipe de la gestion des risques et de l’équipe de génie biomédicale. Afin de résoudre le problème, le changement de la pompe ambulatoire a d’abord été tenté. La quantité de liquide contenu dans le sac a été mesurée afin d’éliminer la possibilité d’une erreur dans le processus de fabrication du sac de perfusion. Un facteur de correction de –10% à été intégré au paramètre «volume à perfuser» afin de permettre au retour à domicile du patient. Des tests de perfusion d’alimentation parentérale en mode continu dans un cylindre gradué ont été réalisés en modifiant différents paramètres (numéro de série de la pompe, concentration de la recette et type de tubulure) et ils ont été comparés avec le résultat des tests effectués selon la méthode suggérée par le fabricant.

Les résultats montrent que le fait de changer la tubulure haut débit pour une tubulure à débit standard a permis de corriger un problème d’hyperperfusion d’alimentation parentérale lors de tests en mode perfusion continue dans un cylindre gradué. En raison de difficultés d’approvisionnement, le type de tubulure n’a pas encore été changé chez les patients, et il est donc impossible de confirmer que cette observation corrige la situation au niveau clinique. Finalement, la tubulure utilisée pour administrer l’alimentation parentérale à l’aide d’une pompe ambulatoire peut être la cause d’une hyperperfusion significative ayant un potentiel d’effets indésirables graves, particulièrement pour une population pédiatrique ambulatoire. Cet élément doit être pris en considération, notamment dans les contextes de ruptures de matériel. Dans les cas où la tubulure à débit standard n’est pas disponible, nous suggérons d’inclure un facteur de correction de –10% au «volume à perfuser» .

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Appréciation des 16 ans de participation du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine au sein du Canadian Pharmacogenomics Network for Drug Safety

Les réactions indésirables médicamenteuses (RIM) se retrouvent parmi les 10 causes de décès les plus fréquentes au Canada. La pharmacogénomique (PGx) est l’étude de l’impact sur la réponse aux médicaments (Rx). Le Canadian Phamacogenomics Network for Drug Safety (CPNDS) est un réseau pancanadien de surveillance active des RIM mis en place en 2005 par Bruce Carleton et al., chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique. Le CPNDS assure sa mission de prévention de RIM par l’identification de facteurs génétiques de la survenue de RIM et la mise en place de tests PGx.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la participation du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) au sein du réseau CPNDS.

La participation a été décrite selon les catégories suivantes : généralités, projet CPNDS, projet PMP et sous-projet. Les données ont été extraites des bases de données des projets, des rapports annuels 2006-2022, le site internet du réseau CPNDS et autres documents.

Au final, la PGx est en pleine émergence. En sus de ces projets, le CPNDS a collaboré à un projet local au CHUSJ en neurologie (NeuroPGx) dans le cadre de la maîtrise en pharmacothérapie avancée (M.Sc.) de quatre résidentes en pharmacie. La participation du CHUSJ au réseau CPNDS est bénéfique grâce au recrutement et à l’identification de polymorphismes. Elle permet aussi d’enrichir les activités de pharmacovigilance et de donner accès aux enfants québécois à certains tests PGx.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois
de recherche sur les médicaments (RQRM), le 26 mai 2022, à Montréal, Canada.

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Démarche de mise en place d’un comité d’évaluation de l’acte pharmaceutique

L’évaluation de l’acte pharmaceutique (EAP) peut être réalisée grâce à plusieurs méthodes. Il existe peu de littérature décrivant une démarche organisée de mise en place d’un processus d’EAP intégrant toutes les activités d’évaluation effectuées dans le département. Malgré deux décennies des activités d’évaluation en pharmacie, il n’y a pas de comité formel intégrant toutes les activités d’EAP au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ).

Une étude descriptive a été menée au CHU Sainte-Justine afin d’implanter et décrire la mise en place d’un comité d’évaluation de l’acte pharmaceutique.

Pour cela, des évaluations ont été effectuées pour déterminer les modalités d’implantation d’un comité d’évaluation de l’acte pharmaceutique : inventaire des activités d’EAP effectuées au CHUSJ, revue documentaire sur les pratiques d’EAP (Pubmed, Embase, Google Scholar), sondage auprès des chefs de départements de pharmacie du Québec (Surveymonkey) incluant 23 questions, exposition à des réunions de comités d’évaluation de l’acte médical, après sollicitation des présidents de comités. Le comité d’évaluation de l’acte pharmaceutique (CEAP) a été mis en place selon les étapes suivantes : détermination de sa composition, établissement d’un mandat, adoption d’un agenda, choix des outils d’évaluation, identification des thèmes et tenir des rencontres.

Les résultats démontrent la faisabilité d’implanter un comité d’évaluation de l’acte pharmaceutique en établissement de santé en continuant de valoriser les activités d’évaluation par critères explicites et en développant l’évaluation par critères implicites.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2020 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mai 2020.

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Programme d’accès aux médicaments émergents dans un centre hospitalier mère-enfant : profil des activités 2020-2022

Le centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) traite une patientèle mère-enfant parfois complexe et réfractaire aux thérapies conventionnelles. Le recours à des médicaments qui ne sont pas inscrits aux listes locales ou québécoises et pour lesquels les données disponibles en soins mère-enfant sont limitées est parfois nécessaire. Depuis 2014, le CHUSJ possède un programme de suivi de l’utilisation pour ce genre de médicaments, dits émergents. Un formulaire de justification d’utilisation doit être complété par l’équipe traitante et approuvé par le chef du département médical et le chef du département de pharmacie.

Une revue descriptive et rétrospective a été réalisée afin de décrire les activités du programme d’accès aux médicaments émergents au CHUSJ entre 2020 et 2022.

Pour cela, les demandes d’utilisation de médicament émergent reçues entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2022 étaient incluses si les médicaments rencontraient au moins un des trois critères : accessibles par le programme d’accès spécial (PAS) et peu utilisés au CHUSJ, utilisés pour des indications non approuvées et peu documentées, ou coûteux (≥ 300$/dose). Les variables étaient collectées à partir de la base de données provenant des formulaires de demande d’utilisation. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que la majorité des médicaments émergents ont été destinés à des patients d’hémato-oncologie, utilisés hors-indication et coûteux. Ce profil est attendu vue l’émergence des thérapies innovantes et coûteuses dans ce domaine. Le sotrovimab est un nouveau médicament commercialisé pendant la pandémie du COVID-19 et utilisé dans cette indication, expliquant le nombre de demandes élevé. Une augmentation importante du nombre de demandes comptabilisées a été notée en 2020-2022, soit 133 contre 72 pour les années 2018-2020, possiblement expliqué par le fait qu’une ressource stable est dédiée à la gestion de l’accès à ces médicaments. Cette ressource assure un suivi rigoureux et centralisé entourant la gestion et l’utilisation de ces médicaments au CHUSJ. Finalement, ce programme permet entre autre de contribuer au bon usage de ces médicaments en faisant des suivis périodiques au chef du département de pharmacie et au comité de pharmacologie.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au 12ème Colloque annuel du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 26 mai 2022.

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SOINS PLUS : Évaluation d’une intervention à trois volets visant à accroître la visibilité de la présence et du rôle du pharmacien

Bien que la plupart des patients hospitalisés ou en clinique externe soient exposés à des pharmaciens dans le cadre de leurs soins, une méconnaissance demeure quant au rôle du pharmacien ainsi qu’à sa présence au chevet des patients. Un patient mieux informé quant au rôle et à la présence du pharmacien en établissement de santé est plus susceptible d’avoir recours à ses services et de profiter de son expertise. À ce jour, il existe relativement peu d’études visant à évaluer des stratégies de mise en valeur du rôle du pharmacien auprès des patients.

Une étude expérimentale randomisée contrôlée à simple aveugle a donc été mise en place afin de décrire et évaluer la faisabilité d’implanter une intervention à trois volets visant à accroître la visibilité du pharmacien et de son rôle dans l’équipe traitante, afin d’optimiser les soins pharmaceutiques.

Pour cela, des patients et leur(s) parents/tuteurs admis dans les unités de pédiatrie du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine entre le 5 mars et le 8 août 2019 ont été inclus. Deux groupes ont été formés. Le groupe intervention recevait les services et soins pharmaceutiques usuels la remise d’un dépliant portant sur la pharmacie hospitalière, un accès à une ligne téléphonique et un formulaire de congé standardisé. Le groupe témoin recevait seulement les services et soins pharmaceutiques usuels. Ensuite, deux sondages ont été envoyés : un sondage en ligne pour les participants sept jours après le congé et un sondage aux professionnels après la fin du recrutement.

Les résultats ont montré qu’il y a eu moins d’appels reçus que prévu, d’où la faisabilité d’implanter le volet téléphonique. 1/3 des questions posées par téléphone portaient sur l’innocuité.
Concernant le dépliant, le rôle du pharmacien demeure méconnu et les parents étaient intéressés pour rencontrer le pharmacien. Ils pensaient devoir être mieux informés de sa disponibilité pendant le séjour. Des commentaires positifs de pharmaciens de milieux externes ont été reçus. Pour ce qui est du formulaire de congé, il existe plusieurs barrières à son implantation : il n’était pas pertinent pour tous les participants, manquait de visibilité et son intégration dans la pratique quotidienne est à revoir et à améliorer.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Canadian Journal of Hospital Pharmacy et notre affiche présentée au Congrès des conférences de pratique professionnelle, le 1er février 2020, à Toronto (ON), Canada.

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